La température, le vent et la fraîcheur de l’automne me donnent envie de manger de la dinde, de la purée de patate douce et de la tarte à la citrouille. Pourquoi ne pas se replonger dans Dolce agonia de la canadienne Nancy Huston. J’ai trouvé que la saison des feuilles mortes serait un bon moment pour le présenter aux membres de mon club de lecture. Avec plaisir, une bonne tasse de thé et une galette Labriski (l’énergie de fer) (Mais qui diable est madame Labriski? ) je me suis lancée dans la relecture de ce roman publié en 2001.

Résumé :

Une douzaine de convives se retrouvent pour le souper du Thanksgiving américain (en novembre aux USA alors qu’au Canada c’est en octobre) chez leur ami Sean, un irlandais, professeur de littérature dans une université américaine. Le narrateur est Dieu lui-même! Les parties du livre alternent entre le déroulement de la fête chez Sean et un chapitre dédié à chaque invité où Dieu nous explique la mort de chaque personnage.

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Ce que j’ai le moins aimé:

C’est que tous ces gens ne semblent pas très heureux. Chacun a un grand malheur dans sa vie qu’on découvre au fur et à mesure que l’histoire progresse.

Ce que j’ai aimé:

Disons que j’ai un petit préjugé favorable pour les histoires se passant en Nouvelle-Angleterre. J’adore l’atmosphère et la plume de Nancy Huston. Dans ce roman, l’écriture me fait un peu penser au « flux de conscience » qu’utilise Virginia Wolfe dans Mrs Dalloway. L’auteure décrit ce qui se passe dans le réel de cette soirée et aussi les pensées intimes de chacun des invités. Ce qui est possible grâce à son narrateur spécial! Cela doit être difficile à écrire, de passer des états d’âme d’un personnage à l’autre.  La personnalité de chaque participant de cette fête mémorable, est très bien développée. On apprend à les connaître à travers plusieurs de leurs souvenirs.

Dans les chapitres où Dieu nous parle de la mort de chacun, on apprend aussi ce qui se passera dans la vie de cette personne après ce fameux Thanksgiving.  Même le plus jeune invité, un bébé, y passe!

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Nancy Huston est une grande dame de la littérature et elle le prouve dans ce roman.  J’ai beaucoup d’admiration pour cette compatriote, anglophone de naissance écrivant maintenant dans la langue de Molière.

Et bien maintenant, il ne vous reste plus qu’à aller dans votre cuisine vous concocter une délicieuse recette Labriski  Wow! j’ai fait des carrés aux datteskis , vous infuser un thé et vous installer dans votre fauteuil préféré et vous délecter avec Dolce agonia.

Bonne lecture!

Phrenssynnes.

P.S. Je n’ai reçu aucune rétribution pour cet article.  Le livre provient de ma bibliothèque personnelle et Mme Huston n’a pas été mise au courant de mon projet.