Épilogue, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

Magalie est allée à la rencontre de madame Dubois pour éviter qu’elle entre dans la maison. Ensuite, elle est allée visiter l’inspecteur Duclerc à l’hôpital. Elle lui a expliqué la lettre de sa sœur. Et, elle s’est rendu compte qu’il était beaucoup plus futé qu’il le laissait paraître.

Épilogue

Magalie s’assoit sur le fauteuil fleuri.

Celui dans lequel elle avait caché, dans une fente entre les coussins, les disquettes et la lettre de sa sœur. Elle y glissa la main pour s’assurer que l’espace était vide.

Savourant le doux ronronnement du frigo, elle tenta d’oublier les sons traumatisants de ce dimanche matin qui l’obsédaient.

Elle ferma les yeux et inspira. Magalie se leva soudain pour se diriger vers l’escalier et flaira. Elle se déplaça vers la cuisine, hésita, n’ouvrit pas la porte à battant qui menait à la salle à manger. Elle marcha vers le hall d’entrée, puis dans le salon et là, elle s’avança vers la salle à manger. Magalie retourna s’asseoir sur le fauteuil dans le bureau qui était désormais le sien. Elle huma de nouveau. Lentement.

L’odeur du parfum de Sylvie avait disparu de la maison.

Le soleil perça et inonda la pièce de lumière.

Les événements qu’elle avait vécus ce fameux matin resteraient à jamais gravés dans sa mémoire. Est-ce qu’elle pouvait prétendre n’avoir aucun regret ? Pouvait-elle se convaincre qu’elle n’aurait rien pu changer ? Peut-être ce moment où elle avait succombé aux charmes de Pierre ?

Comme c’était facile de juger, après.

Elle constata une évidence, cela prendrait une éternité avant qu’elle retombe dans les bras d’un homme. Les piliers sur lesquels s’appuyaient ses décisions s’étaient effondrés. Et, dans les débris de ces piliers s’émiettait ce qui lui restait de confiance.

Magalie sursauta au bruit de la sonnette d’entrée. Elle se leva, jeta un coup d’œil par la fenêtre et aperçut Gina, qui attendait devant la porte. L’espace d’un instant, elle se souvint que Pierre lui avait fait douter de sa meilleure amie. Une vague d’affection la submergea. Magalie se hâta pour ouvrir la porte à sa copine et reçut un câlin.

Gina entra et inspecta le rez-de-chaussée. « Ouais, good job. L’entreprise de nettoyage a fait un bon travail. Mais ils n’ont pas remis le cadre au-dessus du divan.

— Oui, ils l’ont fait. C’est moi qui l’ai enlevé.

— Ils ont raté le nettoyage ?

— Non, ils ont bien réussi, mais, premièrement, j’ai toujours détesté cette toile. Et deuxièmement, lorsque je la regardais, je ne voyais plus un paysage d’automne. Je visualisais un tableau d’art moderne créé par le sang et la cervelle de Pierre. Je l’ai rangé loin dans le sous-sol.

— Excellente décision. Alors, es-tu prête maintenant à planter la pancarte à vendre dans le banc de neige ?

— Non, imagine-toi que j’ai changé d’idée.

— Quoi ?

— Après une discussion avec Duclerc, j’ai beaucoup réfléchi. Je vais essayer de faire du neuf avec du vieux. C’est tout ce qui me reste de ma famille, dit-elle avec un trémolo dans la voix. Alors j’ai décidé de garder la vieille maison et de la rénover.

— Je ne m’attendais pas à ça mais je t’appuie à cent pourcent, » dit Gina en la prenant dans ses bras. « Je suis là pour toi.

 — Merci, Gina. Et, sais-tu quoi? Devine ce que j’ai découvert?

— Aucune idée.

— J’ai trouvé la recette de rôti de veau de ma mère. » Gina s’esclaffa. « Tu veux essayer d’en faire? Tu veux que je sois un cobaye? N’oublie pas que j’y ai déjà goûté à ce fabuleux rôti.

— Oui, je veux faire un souper avec toi et Louis.

— Louis?

— Louis Duclerc.

— Oh! On l’appelle Louis maintenant, la taquina Gina.

— Il m’a sauvé la vie.

— Je dis d’accord pour le souper, mais à une condition : être accompagnée.

— Quoi? Tu as un chum?

— Chum, c’est un bien grand mot.

— Ah! Ah! Je te reconnais bien là.

— Je voulais attendre avant de t’en parler. Bien, disons qu’on se voit. Régulièrement.

— Allez, crache le morceau, c’est Martin?

— Martin? Bien non. Quel Martin?

— Le Martin de l’autre soir. Arrête de me faire languir.

— Tu le connais, avoua Gina en rougissant un peu. Denis.

— Denis? Denis Danserot, s’exclama Magalie en éclatant de rire.

— Pourquoi ris-tu comme ça?

— Ben, voyons, Gina! Je suis surprise, tu semblais vraiment le détester chaque fois qu’on en parlait.

— Ouais, sais-tu comment j’ai réalisé ça?

— Petite cachottière, raconte-moi ça.

— L’autre soir, lorsque je devais rejoindre Martin, j’ai annulé mon rendez-vous après être sortie de chez vous. Tu m’as dit que Duclerc allait chez Denis pour l’interroger. Je n’ai pas hésité et je me suis pointée immédiatement chez lui. Il a beau être avocat, quand tu te fais poser des questions au sujet d’un meurtre par un policier, c’est toujours malaisant. J’ai sonné et, lorsqu’il a ouvert, je lui ai dit que j’étais son avocate et je suis entrée. Tu aurais dû lui voir la face, mais, au fond, il était content.

— J’imagine surtout lorsqu’il a vu la petite robe sexy que tu portais ce soir-là, » ajouta Magalie.

Elle observa son amie et prit conscience de ses sentiments. « Tu es en amour, Gina!

— Ah! Et ça me fait tellement peur.

— Je suis heureuse pour toi, renchérit Magalie en la prenant dans ses bras. Et, c’est certain qu’on va l’inviter à souper. Et avec Stéphanie en plus. Dis-moi, comment réagit-elle?

— Bien, mais, heureusement, je suis ta meilleure amie, ça me donne une chance.

— C’est parfait, » conclut Magalie.

Fin

 


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 22, La dernière lettre de ma soeur

Dans le chapitre précédent:

Magalie s’est rendu compte que c’était le policier, et non pas elle, qui avait fait feu. Elle a aidé Duclerc, blessé, à entrer dans la maison. Et ensuite, grand dénouement, elle a été témoin d’un geste spectaculaire.

Chapitre 22

Gina avait encore accueilli Magalie pour dormir chez elle à la suite des derniers événements. Cette dernière avait avisé son patron qu’elle prenait une journée de congé. Donc, en ce lundi matin à huit heures, Magalie attendait dans sa voiture stationnée dans la rue devant sa maison.   Puis, elle la vit arriver, déambulant sur le trottoir enneigé de son pas rythmé, avec son manteau gris. Le même qu’elle portait lorsque Magalie était enfant. Toujours fidèle au poste, beau temps, mauvais temps. Magalie sortit de la voiture et marcha pour la rejoindre.

« Bonjour madame Dubois.

— Bonjour, Magalie, mais qu’est-ce que tu fais là?

— Je vous invite à prendre un café ce matin.

— Ah oui! En quel honneur? J’espère que tu ne veux pas me mettre à la porte!

— Bien non! Mais regardez, la maison est encore garnie ce matin, s’exclama Magalie en lui montrant les rubans jaunes des policiers.

— Oh mon Dieu! Que s’est-il passé encore?

— Allez, embarquez dans la voiture, je vais vous expliquer tout cela. »

Elles réussirent, par miracle, à se stationner dans les bancs de neige accumulés sur la rue Cartier.

Quelques instants plus tard, attablée au café Krieghoff, Magalie dévorait une bonne assiette d’œuf et de jambon. Elle venait de tout lui raconter. « Ce café-là, c’est de la vraie dynamite, comme ce que tu viens de me conter, dit madame Dubois. Je n’en reviens pas. Mais je suis contente de te voir manger. Je m’inquiète pour toi, tu as maigri.

— J’ai beaucoup travaillé depuis que j’ai commencé mon emploi et je fais de la course aussi, répliqua Magalie avec un geste de la main signifiant que cela n’avait pas d’importance. Je voulais vous demander quelque chose, continua-t-elle. Vous n’aviez pas remarqué que Sylvie avait un chum?

— Tu sais, Magalie, ce qui fait mon succès, c’est que je suis comme une horloge. Même heure, même poste, chaque semaine. Les gens savent quand j’arrive et quand je pars. Ça leur permet de garder leur intimité. J’avais bien vu que Sylvie rayonnait. Oui, je me doutais qu’il y avait un monsieur dans l’air. Et à la fin, je la trouvais stressée, mais jamais je ne me serais attendu à ce qui s’est passé. Comme pour toi, je trouvais que tu étais plus souriante, mais je n’ai jamais vu le monsieur. Et là, ce matin… Tu es certaine que tu ne veux pas que j’aille faire le ménage?

— Croyez-moi, madame Dubois, vous ne voulez pas y aller, » argumenta Magalie. Elle revit la cervelle éclaboussée sur le tableau au-dessus du divan. Et, levant sa tasse pour prendre une gorgée, sa bouche se tordit, ses joues se contractèrent. Madame Dubois lui toucha la main et lui dit : « Laisse le méchant sortir. » Puis elle fouilla dans son sac et lui tendit deux mouchoirs. Magalie se cacha le visage. « Allez, pleure un bon coup, puis donne-toi deux minutes et ça va se calmer. »

Deux minutes plus tard, Magalie lui rappela en s’essuyant les yeux : « Vous disiez la même chose lorsque j’étais petite.

— C’est comme ça que ça marche. Allez, finis ton assiette, ça va te faire du bien. J’espère que, toi aussi, tu prends congé aujourd’hui ?

— Oui, et franchement, avec toutes les heures supplémentaires que j’ai faites jusqu’à maintenant, il n’y a pas de problème. »

Après être allée reconduire madame Dubois chez elle, Magalie arrêta chez un fleuriste, puis se rendit à l’hôpital. Devant la porte, armée de son bouquet, elle s’arrêta et se mit à respirer plus rapidement. « Oh ! Non, ça me reprend encore, » remarqua-t-elle. Elle recula, laissa d’autres gens entrer. « Il faut que tu ailles le voir, Magalie, il t’a sauvé la vie, » se dit-elle. Soudain, elle entendit la voix de Sylvie résonner dans sa tête : « Let’s go ma sœur, t’es capable! » Magalie expira tout l’air qu’elle pouvait et fonça.

Elle arriva au chevet de l’inspecteur Duclerc avec son immense bouquet de fleurs et un sourire aux lèvres. Il avait été opéré et reprenait du mieux, mais il était toujours sous l’effet des calmants. « Vous m’avez sauvé la vie, inspecteur. Je vous serai éternellement reconnaissante. Mais, bordel, voulez-vous me dire pourquoi vous étiez sur mon perron dimanche matin, juste au bon moment?

— C’était une bonne idée en bordel? Hein? répliqua-t-il avec un sourire.

— Ah ! Ah ! Effectivement, lui répondit-elle en souriant et en le pointant du doigt.

— J’avais votre chum à l’œil.

— Vous n’étiez même pas au courant que j’avais un chum et on venait à peine de commencer à sortir ensemble.

— Erreur. Effectiv… » Il rit en prenant encore conscience de son tic de langage. « Je sais. Vous ne m’aviez pas dit que vous aviez un amoureux. Étant donné que l’enquête piétinait, j’ai dû activer un peu les choses. J’ai donc fait des observations et je vous ai suivie.

— Oh ! Je ne m’en suis même pas rendu compte !

— Je sais. J’ai découvert votre relation avec le docteur Lormier et j’ai enquêté sur lui. Savez-vous que c’est le beau-frère du docteur Lendro ?

— Son beau-frère, répéta-t-elle, surprise. Je n’en avais aucune idée! C’est drôle, je me souviens avoir parlé de lui à Pierre parce qu’après mon examen de la vue, le docteur Lendro l’a rencontré dans son bureau. Il m’avait dit que c’était un collègue. Rien de plus, ça doit vouloir dire qu’il voulait me le cacher.

— J’ai aussi découvert que votre Pierre Lormier était violent avec sa femme, la sœur du docteur Lendro. Mais elle ne voulait pas porter plainte ni le quitter. Et c’était un conflit entre les deux médecins.

— Ça, je l’ai réalisé en lisant la lettre de ma sœur. »  Elle lui expliqua comment le déclic s’était fait en lisant cette missive. « Mais de quelle lettre parlez-vous, Magalie? demanda le policier.

— Oh ! C’est vrai, vous ne savez pas encore l’histoire de la lettre. »

Magalie relata à Duclerc sa découverte. « Voilà le mobile, déclara-t-il. Vous avez trouvé ça dans sa bibliothèque? Pourtant, on a fouillé partout, je ne comprends pas, s’exclama le policier.

— Vous ne pouviez pas la trouver. Impossible, c’était tellement bien caché, le réconforta-t-elle. »

Elle chercha dans son sac à main et lui tendit le duplicata de la fameuse missive.

« La voici, je l’ai apportée pour que vous puissiez la lire, ajouta-t-elle en lui remettant le feuillet. Mais, avant, je voudrais savoir comment a été votre rencontre avec le père de Stéphanie?

— En fait, c’est pour ça que je suis allé chez vous. Mais je devais également savoir ce qui se passait avec le docteur Lormier. Je n’avais aucun mobile, aucun lien, aucune preuve contre lui. Je savais qu’il allait à Boston, mais je ne pouvais pas l’empêcher de sortir du pays. Pour ce qui est de Denis Danserot, je l’ai interrogé. Son avocate était là. Il a confirmé la version de sa fille, mais, après avoir vu Sylvie vivante, il est allé chez d’autres gens, des parents d’amies de Stéphanie. Il me les a énumérés et ils ont tous confirmé sa version des faits. Mais le timeline était serré et ne jouait pas en sa faveur. Je ne l’avais pas éliminé des suspects. Je voulais vous en parler. Et j’avais aussi un drôle de sentiment à propos du docteur Lormier.

— Quand le téléphone a sonné, samedi après-midi, c’était Pierre qui m’appelait de Boston. Je ne me rappelle pas, exactement, quels mots j’ai utilisés, j’étais si énervée. Pierre a dû comprendre que la petite avait été témoin du meurtre. C’est pour ça qu’il est revenu pendant la nuit et qu’il était chez moi dimanche matin. Je suis encore en état de choc. »

 


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 21, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

La personne qui a assassiné la sœur de Magalie est entrée, par surprise, dans la maison. Cette personne a voulu obliger la jeune femme à sortir dans la tempête et à être la complice d’un autre meurtre.

Chapitre 21

Magalie observa le revolver qu’elle tenait dans les mains et réalisa que ce n’est pas elle qui avait tiré. Elle regarda Duclerc et comprit que c’était lui. Elle le vit s’affaisser. L’arme du policier était toujours braquée sur Pierre. L’inspecteur blessé soufflait fort et l’air condensé sortait de sa bouche, comme la fumée du pistolet. Le blizzard rugissant de plus belle avait masqué le son du coup de feu.

« Bordel de merde ! »

Elle observa Pierre, la première balle n’avait qu’effleuré son manteau, mais la deuxième l’avait touché à l’épaule gauche.

Le regard de Magalie oscilla de l’un à l’autre.

Elle aida Louis Duclerc à entrer dans la maison. Et elle l’installa dans le premier fauteuil du salon. Elle se tourna et vit le vent et la neige s’engouffrer dans la maison. Vivement, elle alla fermer la porte mais s’aperçut que Pierre avait disparu !

Elle avertit Duclerc et, en se retournant, elle se rendit compte, avec effroi, que Pierre était dans le bureau de Sylvie. Elle recula vers le salon, passa par la salle à manger pour atteindre le téléphone dans la cuisine. Magalie commençait à donner son adresse à l’opératrice du 911 lorsqu’elle entendit Pierre tout jeter par terre.

« Je vais trouver les maudites notes de ta sœur, » cria Pierre.

Magalie revint dans le hall et vit Duclerc, toujours assis, proclamer d’une voix éteinte : « C’est fini, docteur Lormier. »

Elle se rapprocha du bureau, mais s’arrêta juste avant d’y entrer, tenant toujours son arme à la main. Elle la braqua vers Pierre et lui ordonna : « Sors d’ici, espèce de fumier, et va t’asseoir sur le divan. Je t’interdis de toucher aux affaires de ma sœur. » Elle lui fit signe, avec le revolver pointé sur lui, de se diriger vers le canapé. « Ben, voyons, tu ne me tireras pas dessus, la nargua-t-il, en continuant de tout jeter en l’air.

— Magalie, intervint le policier, on reste calme. Docteur Lormier, vous n’avez pas le choix, asseyez-vous ici, » en lui montrant le divan.

Magalie se mit à hurler, aussi déchaînée que le vent dehors : « Sors de cette pièce et va dans le salon, c’est un ordre. On est deux avec chacun une arme braquée sur toi. Les renforts arrivent. C’est fini. As-tu compris ? C’est terminé. Et tu n’auras jamais le mérite de la découverte de ma sœur. »

Duclerc se redressa. « Vous avez entendu, » déclara-t-il à Lormier, surpris de la véhémence de la jeune femme et de cette histoire de découverte.

Réalisant la menace, Pierre leva son bras droit, celui qui n’était pas blessé, et se dirigea dans le salon, en hésitant. Magalie se demanda comment il pouvait encore tenir debout. Puis, en passant devant elle, dans un mouvement rapide, le médecin s’empara du revolver que Magalie tenait. Il eut le temps de s’asseoir sur le divan avant que Duclerc réagisse.

Le vent fit trembler la maison.

Elle le vit mettre le bout du canon dans sa bouche à l’horizontale et viser le fond de sa gorge.

Le médecin mit quelques secondes avant de s’effondrer, mais la mort fut instantanée. L’huile au-dessus du divan, un paysage d’automne, ressemblait désormais à une œuvre abstraite.

Magalie, happée par l’émotion, sentit son corps reculer tandis qu’elle entendait un son sortir de sa bouche. L’odeur âcre de la fumée mélangée à celle du sang lui donna la nausée.

 Elle perdit conscience et s’écroula.


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 20, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

Un dimanche matin où il faisait tempête, Magalie a lu la dernière lettre de sa sœur et a compris beaucoup de choses. Cela a ravivé plusieurs souvenirs douloureux. Elle allait appeler l’inspecteur Duclerc lorsque quelqu’un est arrivé.

Chapitre 20

Prise de panique, elle glissa la lettre et les deux disquettes dans la fente, entre le coussin et le rebord du fauteuil. Elle se leva en essayant de ne pas s’affoler. Inutile de courir vers la porte, pour la verrouiller, Pierre l’avait déjà ouverte.

« Qu’est-ce que tu fais ici, tu es supposé être à Boston, lui demanda-t-elle en restant calme, mais blanche de peur.

— Crisse de tempête », répondit-il.

La barbe longue, les cheveux hirsutes, le manteau détaché, il avait l’air de quelqu’un qui n’a pas dormi de la nuit. En entrant dans le salon, elle remarqua son haleine.

« Salut ma belle. T’es-tu ennuyé de moi ?

— Je suis surprise de te voir ici. J’attendais plutôt ton téléphone, je n’ai pas été capable de te rejoindre hier.

— As-tu du scotch, réclama-t-il

— Du scotch, voyons Pierre, il n’est pas dix heures du matin. Qu’est-ce qui se passe ? »

Voyant son regard furieux, elle murmura :

« D’accord, je vais voir. » Elle se dirigea vers le buffet de la salle à manger. « Je ne sais pas si j’en ai, je n’en bois jamais, mais il reste peut-être de vieilles bouteilles, » ajouta-t-elle.

Ses mains tremblantes firent s’entrechoquer les flacons. Son cœur battait trop fort, elle avait la bouche sèche. Elle dénicha un scotch qui devait dater de plusieurs années.

— Oui, j’en ai, répondit-elle en espérant qu’il ne sentirait pas les trémolos dans sa voix.

Elle saisit un vieux verre old-fashioned sur le dessus du buffet et y versa le liquide ambré. Le cliquetis de la bouteille contre le verre taillé n’enterra pas le bruit du vent. « Calme-toi, pensa-t-elle. Il ne sait pas que tu as découvert la lettre. Bordel, il ne doit pas trouver les disquettes! » Elle lui tendit la boisson et sursauta en voyant qu’il avait un revolver dans sa main droite. Magalie sentit encore son haleine alcoolisée. « Pourquoi as-tu une arme, Pierre ?

— Mets le verre sur la table à café, assieds-toi, là », ordonna-t-il en pointant un fauteuil du salon avec l’arme. Magalie s’exécuta, affolée de le contrarier. Il s’installa sur le canapé. Elle se tenait les mains pour essayer d’en contrôler le tremblement et elle songea, avec effroi, qu’il allait peut-être la tuer.

La lettre cachée lui revenait à l’esprit. Est-ce qu’on retrouverait cette missive? Peut-être que Gina, par miracle, penserait à chercher là, lorsqu’on aurait retrouvé son cadavre. Un nœud dans l’estomac, elle réalisa qu’il ne savait pas ce qui était arrivé la veille. Elle n’avait pas pu le rejoindre après les révélations de Stéphanie. « Pourquoi es-tu revenu à Québec plus tôt? interrogea-t-elle. Qu’est-ce qui se passe? Pourquoi cette arme? » insista-t-elle avec le ton le plus naïf possible.

Un sentiment de désespoir l’envahit. « Calme-toi, il n’est pas au courant de la lettre de Sylvie, puisque je l’ai trouvée. »  En un éclair, la lumière se fit dans son esprit. La peur l’avait empêchée de comprendre. Pierre devait croire que Stéphanie l’avait identifié.

« J’ai loué une auto à Boston et je suis revenu cette nuit. Je sais que tu sais, affirma-t-il.

— Que je sais quoi ?

— Que j’ai tué ta sœur ! C’était un accident. Crisse, pourquoi je ne me suis pas aperçu que quelqu’un était là? J’étais absolument sûr que personne ne m’avait vu.

— Tu as tué ma sœur, ne put s’empêcher de répéter Magalie.

— Tu m’en as donné de la misère, en installant le maudit système d’alarme. Je n’en suis pas revenu que tu aies remarqué que quelqu’un avait pissé chez vous! Ça prend une maudite téteuse de comptable pour se rendre compte d’un détail comme ça! J’ai été obligé de jouer le grand jeu si je voulais fouiller dans les affaires de ta sœur. Mais ils ne m’auront pas, câlisse. Maintenant, j’ai un plan. On va aller chez Stéphanie. J’y ai pensé toute la nuit. On va aller se débarrasser de la petite. Puis, tu vas m’aider. Elle te connaît, elle a confiance en toi.

— Voyons, Pierre, tu ne peux pas faire ça! C’est quoi cette histoire avec Stéphanie? » répliqua Magalie, essayant de jouer l’innocence. « Regarde-moi bien faire. Si tu crois qu’une petite écornifleuse va m’accuser de meurtre, il n’en est pas question. Elle va avoir un accident. Habille-toi, on va la chercher.

— N’y pense même pas, réagit Magalie.

— Tu n’as pas le choix, ordonna-t-il en la pointant avec l’arme.

— Pierre, tu vas tuer une enfant? Vraiment?

— Lève-toi et mets ton manteau, tabarnac, fut sa réponse. C’est de sa faute, la petite câlisse. »

Magalie ne savait plus quoi imaginer pour gagner du temps, mais elle réalisa qu’il devait aussi se débarrasser d’elle, puisqu’il venait de lui avouer le meurtre. « Faut que j’aille à la toilette, trouva-t-elle à dire.

— Bien, tu vas te retenir. Grouille-toi, on s’en va chez la petite. »

Elle se leva, prit le verre vide et se dirigea vers la cuisine. « Où tu vas? Stop! Qu’est-ce que tu fais? demanda-t-il, agressif.

— Je vais porter ton verre dans la cuisine, rétorqua-t-elle.

— Lâche-moi tes maudites manies, puis mets ton manteau. »

Elle replaça le verre sur la table à café. « Si elle n’est pas chez elle?

— Tu vas la trouver. Avance, » ordonna-t-il en pointant de nouveau le revolver. Elle ouvrit le placard, mit une parka et enfila des bottes. « On va prendre ton auto, as-tu tes clés? » demanda-t-il.

Elle se retourna vers la table de l’entrée, prit son sac. Il posa sa main sur une épaule et, de l’autre, planta la pointe de l’arme dans ses côtes. « Je t’avertis, ne fais pas de niaiseries. Ouvre la porte. »

Elle tourna la poignée, la neige s’engouffra dans le vestibule. Lorsqu’elle mit le pied sur le pas de la porte, le mugissement du vent la pétrifia. Elle entraperçut une ombre dans son champ visuel droit. Sans retourner la tête, elle s’exclama : « Oh! Je pense que mes clés sont dans les poches de mon autre manteau.

— Ouvre ta sacoche, vérifie. »

Elle obtempéra et referma la porte pour empêcher la neige et la bourrasque de s’engouffrer dans la maison. « J’ai mis mon autre manteau hier soir pour le souper chez mon patron. Les clés doivent être là. »

Toujours menacée, elle se tourna, entra, ouvrit la penderie et fouilla dans son manteau. Elle saisit les clés et affirma : « Voilà, je les ai. Pierre, tu ne peux pas aller tuer Stéphanie, reprit-elle un ton plus haut. Ça n’a aucun sens.

— Ferme ta gueule et avance, » commanda-t-il.

Magalie referma le placard et le duo se dirigea à nouveau vers la porte extérieure, Magalie devant Pierre. Elle ouvrit et la neige pénétra encore dans le vestibule. Elle traversa le pas et, lorsque Pierre franchit à son tour le seuil, l’ombre à droite bougea et s’exclama:

« STOP! »

Magalie se retourna enfin. Ahurie, elle aperçut l’inspecteur Duclerc qui braquait un pistolet vers Pierre.

« Ça s’arrête ici, docteur Lormier, continua le policier.

— Je vais la tuer, j’ai un revolver pointé sur elle », menaça le médecin.

Magalie se mit à respirer bruyamment.

« Baissez votre arme, » ordonna Duclerc.

Magalie haletait de plus en plus fort. « Arrête tes hosties de niaiseries, Mag. Je vais la tirer, », annonça-t-il en regardant le policier dans les yeux.

Soudain, les genoux de Magalie ployèrent dans une feinte bien maîtrisée. Pierre, désarçonné, se retourna et fit feu sur le policier. Il l’atteignit à l’épaule.

Magalie en profita pour saisir la pelle à neige à gauche de la porte et assena un coup à la tête de Pierre. Celui-ci chancela pendant une fraction de seconde, ce qui permit à Duclerc de viser. L’arme de Pierre tomba par terre, Magalie s’en empara. Sonné, le médecin essaya de se tenir debout en s’accrochant à la rampe.

« Espèce de fumier, c’est toi qui mérites de mourir, sanglota-t-elle.

— Si tu penses que je vais me laisser tuer par toi, » lui cracha-t-il au visage avec sa mauvaise haleine. Il amorça un mouvement vers elle, Magalie n’eut pas le temps de réfléchir, elle entendit un coup de feu et Pierre s’écroula.


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 19, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

Magalie a commencé le ménage du bureau de sa sœur. Elle a trouvé une disquette cachée dans la bibliothèque. Après plusieurs tentatives, elle a réussi à trouver le mot de passe pour ouvrir un fichier adressé à son nom.

Chapitre 19

Le Molto allegro de Mozart était achevé depuis quelques minutes. Magalie venait de terminer la lecture de la lettre que sa sœur lui avait écrite le 15 juin et qui n’avait jamais atteint sa destination.

Penchée au-dessus de la cuvette de la salle de bain, elle vomit son déjeuner. Tremblante, elle redescendit et reprit place dans le fauteuil fleuri du bureau. Elle observa par la fenêtre la neige abondante qui commençait à tomber et le vent à rugir.

Elle relut la lettre.

Québec, 15 juin 1995.

Salut Magalie,

       Je t’ai téléphoné plusieurs fois aujourd’hui, mais je suis toujours tombée sur ton répondeur.

Magalie réfléchit. Pourquoi n’avait-elle pas eu le message de Sylvie? Le 15 juin, c’était le lendemain de sa rupture. Olivier l’avait harcelée sur son répondeur et avait probablement rempli sa boîte vocale. L’autre hypothèse était que Sylvie n’avait pas laissé de message. Magalie reprit sa lecture.

Au moment où tu consulteras cette lettre, j’espère avoir pu te joindre au téléphone. Sinon, ne t’inquiète pas, je suis chez mon amie Charlotte, à New York. Tu te souviens, j’ai étudié avec elle. Je m’attends à ce que tu me pardonnes d’annuler notre fin de semaine à la dernière minute. Je t’écris pour t’expliquer, dans les grandes lignes, ce qui me pousse à partir ainsi à New York. Tu trouveras, ci-joint, deux disquettes d’ordinateur. Tu dois garder ces deux disquettes en sécurité pour un certain temps. Quand je dis « sécurité », c’est dans le style coffret de sûreté à la banque, pas sous ton matelas!

On se parlera à mon retour des États-Unis, mais je te résume la situation. Je me suis encore fait avoir par un gars! Je suis bouleversée, désenchantée, désillusionnée… les maudits hommes ! Et en plus, j’ai peur de lui.

Je travaille sur un projet depuis deux ans pendant mes temps libres. Tout a commencé par hasard. Une découverte fabuleuse. Un de mes patients s’est aperçu que sa myopie s’était améliorée après que je lui aie prescrit une combinaison peu commune de médicaments. Il attribuait cette amélioration à sa médication. Tu me connais et, avec mon scepticisme de chercheuse scientifique, j’ai expliqué et convaincu ce patient que c’était tout simplement impossible. Mais ça m’avait mis la puce à l’oreille. Je t’épargne tous les détails techniques, surtout médicaux (que j’ai consignés sur ces disquettes) pour te révéler que j’ai ramassé depuis les deux dernières années des statistiques impressionnantes. Aussi étonnant que cela puisse paraître, ça balance comme tu dis dans ton jargon de comptable, ça marche.

Mon patient avait raison.

J’ai tout, ou presque, pour soutenir l’hypothèse saugrenue, à laquelle je ne croyais pas moi-même, il y a deux ans. C’est pourquoi je n’en ai parlé à personne. L’occasion aurait été idéale pour ces messieurs misogynes avec lesquels je travaille pour se moquer de moi. Ne me traite pas de vieille fille enragée et frustrée, car j’en ai croisé plus d’une chercheuse à s’être fait couper l’herbe sous le pied. Évidemment, toujours par des hommes. J’étais rendue au point, dans mes analyses, où j’avais besoin de la collaboration d’un ophtalmologiste. J’ai rencontré Pierre Lormier dans un congrès. Tu te souviens de lui, papa et maman connaissaient ses parents. Donc, je me sentais plus en confiance avec lui.

Et comment donc!

Propriétaire d’une grosse clinique, il avait tout pour satisfaire les exigences. Il a bien ri de moi lorsque je lui ai expliqué mon projet sans lui fournir ma recette magique, mais, quand il a vu mes données, les chiffres l’ont impressionné. Je jubilais de fierté, d’autant plus qu’il est une sommité dans le domaine. Bref, il m’a prise au sérieux.

Mais, tout n’a pas tourné comme j’avais prévu.

Je suis tombée amoureuse de lui et lui de moi. Mais il est marié et… très manipulateur. Je n’arrive pas à comprendre comment j’ai pu aboutir là après ce que j’ai vécu avec Louis. Comment ai-je pu me laisser séduire par un homme marié? J’avais eu tellement mal quand Louis m’a trompée, pour moi, cela était inconcevable que quelqu’un fasse subir cela à une autre personne. Tout ce que je peux te dire pour ma défense, c’est que Pierre a un charme irrésistible.

Magalie sentit son estomac se contracter à nouveau.

Tu comprends pourquoi je ne m’en suis pas vantée et je ne t’en ai pas parlé! Les choses ont tourné au vinaigre quand j’ai commencé à remarquer de l’agressivité de sa part. J’ai saisi que tout ce qu’il désirait, c’était ma recette magique, pour pouvoir avoir le contrôle, comme il dit.

Ces mots résonnèrent dans la tête de Magalie.

Il veut que j’arrête mes recherches, car cela pourrait mettre en péril sa situation financière. Il a de grosses dettes.

Oui, ça, j’en sais quelque chose, songea Magalie.

Il croit que, si la moindre rumeur sur mon projet sort, plus personne ne voudra se faire opérer au laser. Et il n’a pas tort! Hier soir, nous avons eu une discussion, il avait bu. Imagine-toi qu’il m’a giflée si fort que j’en suis tombée par terre. J’étais aussi scandalisée, qu’estomaquée, moi qui n’ai jamais eu de claque ni de mon père ni de ma mère. Heureusement, il est parti, mais j’ai peur qu’il ne revienne. Et c’est pourquoi je t’envoie ces deux disquettes. Prends-en soin comme la prunell

 La lettre s’interrompait ainsi sur un mot inachevé.

Stéphanie avait dû arriver à ce moment-là, pensa Magalie. Et Sylvie avait caché la disquette. Elle comprenait maintenant. Ce n’était pas le père de Stéphanie qui avait sonné une deuxième fois, c’était Pierre.

Sûrement.

Désemparée, elle songeait aux renseignements que contenait cette lettre. Sylvie, une maîtresse battue.

Une image apparut dans l’esprit de Magalie, celle de la dernière femme battue qu’elle avait vue.

Chez le dentiste.

Et qui l’avait mise si mal à l’aise.

Un déclic dans sa tête.

Comment ne l’avait-elle pas reconnue?

C’était Joanie, l’épouse de Pierre.

C’est pourquoi elle avait eu cette impression de déjà-vu lorsqu’elle l’avait observée au restaurant avec son mari.

Pierre battait sa femme.

Idiote, pourquoi ne t’es-tu pas souvenue d’elle tout de suite?

Spasme de l’estomac.

Allait-elle vomir de nouveau? Le malaise physique s’estompa, mais pas son malaise psychologique. Des larmes brûlantes se mirent à couler. Magalie se sentait perdue dans un kaléidoscope d’images incongrues.

Dehors, la tempête empirait.

Pierre avait tué Sylvie.

Magalie avait fait l’amour avec le meurtrier de sa sœur, qui avait été aussi son amant. Elle s’était ouverte à lui dans sa plus profonde intimité sans aucune peur.

Une fêlure bougea au tréfonds d’elle, celle d’une plaque tectonique.

Lentement.

Un sentiment de honte ainsi qu’une foule d’images la submergèrent.

Elle se souvint d’un moment, elle devait avoir six ans. Elle avait explosé de colère parce qu’elle ne voulait plus porter les anciens vêtements de sa sœur. Sa mère lui avait répliqué que le budget était serré, mais comment une enfant de cet âge pouvait comprendre?

Sa maman achetait toujours des vêtements flambant neufs pour Sylvie et jamais pour Magalie. Elle se rappela la déception, le chagrin qu’elle avait ressenti lorsqu’elle avait déballé un cadeau de fête : la poupée Barbie de Sylvie. Sylvie, qui était devenue trop grande pour jouer à la poupée, madame Douchard l’avait refilée à Magalie. Souriant à sa fille, elle lui avait dit qu’elle avait cousu les habits neufs de Barbie avec des guenilles et de vieux coupons de tissus. Sa mère était si fière. La petite s’était demandé comment sa maman avait pu lui causer tant de peine, sans s’en rendre compte.

 Magalie se revit à treize ans. Sa mère l’emmenait magasiner dans le placard de cèdre tandis que ses amies se rendaient dans les commerces avec leurs mères. « On économise du temps en plus », avait répondu madame Douchard lorsque Magalie lui avait expliqué son désir. Sa mère y allait pourtant avec Sylvie. Avec sa grande. Elle, la petite, la laissée pour compte. Née sept ans après l’aînée, elle avait l’impression que sa venue au monde n’était pas voulue. Un cadeau tombé du ciel, répétait sa mère. Un accident, selon Magalie.

À dix-sept ans, alors qu’elle débordait d’envie de rencontrer des garçons, sa mère lui avait organisé un rendez-vous sans lui en parler. Magalie avait refusé de sortir avec l’affreux jeune homme de vingt-trois ans, boutonneux et maigre comme un polichinelle. Il ne valait rien pour Sylvie, mais il ferait l’affaire pour elle. Une insulte pour Magalie.

Pourquoi pensait-elle à ces anciennes histoires ? Aux vieilles affaires de sa sœur?

Un tremblement de terre faisait rage en elle. Des larmes coulaient sur ses joues.

Elle se leva pour se moucher. Puis, elle retourna s’asseoir dans le fauteuil et essaya de se calmer. Peu importait sa désillusion, elle devait réfléchir. Ses pensées se bousculaient dans sa tête et virevoltaient à la même vitesse que les flocons de neige à l’extérieur.

Pierre s’était intéressé à l’ordinateur de Sylvie. Il avait essayé de la monter contre Gina, contre Olivier. Il l’encourageait de façon excessive à s’occuper des affaires de Sylvie.

Tout s’emboîtait.

Qu’allait-elle faire? Elle se leva pour téléphoner, elle hésitait entre appeler Gina tout de suite ou après avoir rejoint l’inspecteur Duclerc. Elle décrocha le combiné, mais le redéposa aussitôt.

Comment allait-elle réagir demain face à Pierre? Rien que d’y songer, la peur lui nouait l’estomac. Elle reprit la lettre sur le bureau et s’interrogea en la regardant. Après relecture, Magalie avait la certitude d’avoir la preuve du meurtre entre les mains.

Ses émotions tournaient comme ce maelstrom de flocons. Magalie devait montrer cette lettre à Duclerc. Elle se demanda où elle avait noté le numéro de téléphone pour le joindre quand un bruit la fit sursauter.

On frappait à la fenêtre.

Elle se retourna et son cœur se mit à battre plus rapidement lorsqu’elle vit la silhouette se diriger vers la porte d’entrée, qu’elle n’avait pas verrouillée.


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 18, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

L’inspecteur Duclerc est allé reconduire Stéphanie chez elle. Magalie a demandé à Gina de venir tout de suite pour lui raconter ce que Stéphanie venait de révéler.

Chapitre 18

Le lendemain, son pain grillé et le café avalés, Magalie grimpa l’escalier pour enfiler ses jeans et un chandail ample. Habillée, elle descendit et se servit une deuxième tasse avant d’entrer dans la pièce maudite.

Magalie réussit à mettre les pieds sur la moquette moelleuse, à regarder l’immense meuble d’acajou, le foyer de marbre ou le petit fauteuil fleuri à côté de la table de travail, sans que son estomac se contracte.

En premier, elle devait se défaire de tous les livres de sa sœur. Désormais inutiles, ils encombraient les étagères du bureau. Elle alla chercher au sous-sol plusieurs boîtes de carton.

« Que faire de tous ces bouquins ? Peut-être que la bibliothèque à l’hôpital de Sylvie les prendrait ? » se demanda-t-elle. Elle pensa aussi qu’elle pourrait toujours les donner à l’université. De vraies briques, ils pesaient une tonne.

Elle avait vidé un rayon lorsque son regard se porta vers la fenêtre. Elle prit une gorgée de café. Le soleil éclatant narguait l’air glacial et faisait briller la vitre givrée. Une pensée lui vint à l’esprit : « Moi, c’est plutôt ma vie qui est “un jardin de givre” ! »

Le temps paraissait stoppé. Aucun mouvement dans la rue désertique, même pas une brise hivernale, aucun son ne troublait la nature pétrifiée par le froid. On annonçait à la météo plusieurs centimètres de neige et de forts vents. « Heureusement que Pierre revient seulement demain », songea-t-elle.

Elle se sentait comme ce froid polaire, figée telle une mer de glace sur sa douleur. Elle savait qu’il était temps de commencer à ranger les choses.

Et les questionnements reprirent dans sa tête. Pourquoi ? Pourquoi la vie de sa Sylvie avait-elle été interrompue si violemment ? Les larmes lui vinrent aux yeux. La culpabilité l’étouffait. Comment pouvait-elle se débarrasser de ses affaires ainsi ? Comment vivre, respirer, tandis que Sylvie reposait six pieds sous terre dans le fond d’un cercueil ? Sa grande sœur, qui lui avait montré à danser à la corde, qui lui avait déjà lancé un verre de jus d’orange à la figure et qui avait giflé le petit voisin parce qu’il avait ri d’elle. Sylvie, qui lui tirait les cheveux lorsque celle-ci fouillait dans sa chambre, mais sa complice pour voler des biscuits au chocolat avant le souper. Un kaléidoscope de souvenirs doux et amers défilait devant ses yeux ; doux et amers, comme la marmelade qu’elle venait de manger sur son pain quelques instants plus tôt.

Magalie regrettait d’avoir laissé sa sœur seule. Elle aurait dû rentrer à Québec pour y terminer ses études. Serait-elle morte à l’heure qu’il est ? Saurait-on un jour ce qui s’était véritablement passé ? Ces interrogations la désespéraient.

Elle savait que la vie devait continuer malgré tout. Elle prit une gorgée. « Zut ! se dit-elle, même le café est trop froid. »

« Allez, Magalie ! Secoue-toi un peu, ce n’est pas en se sentant coupable que Sylvie ressuscitera. »

Voulant chasser cette désolation et meubler le silence de mort qui imprégnait la demeure, elle alla dans le salon et chercha dans la collection de trente-trois tours de son père. Cela lui rappelait son enfance, les matins de week-end où son père leur faisait écouter de la musique à elle et Sylvie. Magalie choisit un de ses albums préférés, Les quatre saisons de Vivaldi. Elle sortit le disque de vinyle noir de sa pochette. Magalie le plaça sur le tourne-disque, elle saisit l’aiguille et la déposa sur le sillon. La musique envahit la maisonnée. Puis, elle se remit au travail, secourut par le rythme de Vivaldi.

Textbook of endocrinology, Anatomie humaine, Physiologie humaine. En vidant un autre rayon, elle reconnut des romans qu’elles avaient lus pendant l’adolescence : la série Jalna, plusieurs Agatha Christie, Robert Ludlum. Peut-être pourrait-elle en garder quelques-uns ? Cela lui remémorait des souvenirs. Soudain, Magalie eut une drôle de sensation. Elle se retourna, regarda tout autour. Elle sentait la présence de Sylvie. Ce n’était pas le fantôme de sa sœur, mais cette odeur presque imperceptible qui lui chatouillait le nez. Encore le parfum Paloma Picasso. De son vivant, on remarquait toujours son arrivée par cette senteur et des effluves demeuraient quelques instants dans la pièce que Sylvie venait de quitter.

Mal à l’aise, le cœur chaviré par cette fragrance, elle cessa de vider le rayon entamé pour en commencer un autre. En déplaçant une pile de bouquins, Magalie se rendit compte, en le saisissant, qu’un gros livre semblait léger pour sa taille. Aucun titre. Elle eut l’impression qu’il y avait un objet à l’intérieur. « Bizarre, qu’est-ce que c’est ? » se demanda-t-elle, intriguée. Elle l’ouvrit et réalisa qu’en réalité, c’était une boîte. Elle découvrit deux disquettes non identifiées à l’intérieur.

Elle démarra l’ordinateur, y inséra une des deux disquettes. Un seul fichier apparut, portant le titre : Magalie. « Bordel ! » s’écria-t-elle. Qu’avait-elle trouvé là ? Était-ce un message d’outre-tombe de sa sœur lui révélant qui était son assassin ? « Franchement, Magalie, tu as lu trop Agatha Christie », pensa-t-elle. Elle cliqua pour ouvrir le document et une boîte de dialogue apparue à l’écran. Elle devait entrer un mot de passe pour voir le contenu. Premier réflexe, elle pensa au numéro d’assurance sociale. Elle inscrivit le sien, puisque le fichier portait son nom. Évidemment, l’accès lui fut refusé.

Trop facile.

Elle réfléchit et songea à essayer le numéro d’assurance sociale de sa sœur. Elle chercha dans les filières de Sylvie, car, comptable de profession, Magalie savait qu’il était toujours indiqué sur les rapports d’impôts du contribuable. Elle constata, une fois de plus, le fouillis dans lequel Sylvie gardait sa tenue de livres. « Je me comprends dans mon chaos », lui avait-elle déclaré l’année précédente, quand Magalie, après l’avoir aidée pour ses déclarations de revenus, lui avait suggéré d’ordonner ses affaires. Magalie croyait que ce n’était qu’une excuse. En réalité, Sylvie détestait la comptabilité et attendait avec impatience que sa sœur cadette soit officiellement diplômée pour se décharger entièrement de cette corvée ennuyeuse. Magalie devait maintenant se débrouiller toute seule dans cette jungle de papier. Enfin, elle finit par trouver. Elle piocha les neuf chiffres, mais, grande déception, ce n’était pas ça. Elle essaya sa date de naissance, celle de Sylvie, celle de leur père et de leur mère, l’année de leur mariage, son propre numéro de téléphone, puis l’ancien, celui du temps où elle habitait à Montréal, son propre nom et pourquoi pas le mot « Sylvie » tout simplement ! Non, rien ne lui permettait d’accéder à ce fichier qui devait contenir des informations importantes.

« Sylvie ! Bordel de merde. À quoi as-tu pensé ? » hurla Magalie à travers la musique classique. Quelle idée de mettre un mot de passe introuvable ? fulmina-t-elle avec impatience. Elle connaissait sa sœur et celle-ci l’exaspérait par ses mystères, ses secrets et ses sempiternelles cachotteries. Là, elle la reconnaissait bien. Magalie, sentant ses poings contractés, se demanda comment elle ferait pour trouver ce mot de passe.

La musique s’arrêta, le ciel s’assombrit, les nuages se mettaient en place.

Elle se dirigea vers le tourne-disque dans le salon pour changer le vinyle. Hésitant entre Beethoven et Mozart, elle décida pour ce dernier. Après tout, pourquoi mettrait-elle le compositeur favori de sa sœur alors que celle-ci la faisait enrager ?

Quelle drôle de sensation ! Elle trouvait curieux d’être en furie contre une personne qui n’existait plus. Pourtant, la tension de sa mâchoire était bien réelle. Sa sœur avait toujours su comment la faire sortir de ses gonds.

Puis, un éclair se produisit dans son esprit.

Pourquoi n’y avait-elle pas pensé plus tôt ? Elle se rappelait le jeu idiot qui la mettait en rogne et qui l’enrageait autant aujourd’hui. Son aînée lui barrait le passage lorsqu’elle voulait aller dans sa chambre, à la salle de bain ou au sous-sol, et lui lançait : « Si tu veux passer, tu dois me donner le mot de passe. »  Elle lui disait un mot qui, évidemment, n’était jamais le bon. « Non, c’était celui d’hier. Devine celui d’aujourd’hui, rétorquait sa sœur.

— Laisse-moi passer, » s’offusquait Magalie en essayant de la bousculer. Ce qu’elle ne réussissait jamais, étant donné la différence d’âge entre les deux sœurs. Puis, leur mère, exaspérée par les cris, finissait par libérer la plus jeune du joug de l’aînée. Ce jeu stupide de la frontière l’avait frustrée toute son enfance. Car lorsque Magalie lui jouait le même tour, Sylvie lui tapait inévitablement dessus et franchissait l’obstacle sans aucune difficulté. Magalie pleurait de frustration de ne pas être la plus forte ni la plus grande. Aussi ridicule soit-il, ce jeu avait laissé une empreinte sur l’enfance de Magalie. Elle se sentait mal aimée comme si elle était obligée de payer son dû pour vivre dans cette famille. Un jour, Magalie essaya une autre stratégie. Prise dans l’éternel piège de la frontière, elle prononça un mot incompréhensible qu’elle venait d’inventer. À sa plus grande surprise, Sylvie l’avait laissée passer en décrétant que c’était leur langage secret. Dialecte impénétrable qui s’était limité à un seul mot : « yesomontérios ». Magalie réalisa qu’elle était la seule personne au monde à connaître ce mot qui voulait dire « oui ».


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 17, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

L’inspecteur Duclerc s’est invité chez Magalie un samedi après-midi. En prenant le thé, il l’interroge en profondeur lorsque Stéphanie arrive. Les deux adultes découvrent que la petite a des choses à révéler sur la journée du meurtre.

 

Chapitre 17

Duclerc décida d’aller reconduire Stéphanie chez elle et d’organiser une rencontre avec Denis Danserot dans la soirée.

Magalie, de son côté, s’écrasa sur un fauteuil du salon et poussa un grand soupir. Puis, elle ramassa les tasses, l’assiette de biscuits et se dirigea vers la cuisine. Voulant téléphoner à Pierre, elle alla dans le bureau pour utiliser l’appareil de cette pièce, dans l’espoir de s’habituer. Elle laissa sonner longtemps, mais il ne répondit pas. Certaine qu’il aurait attendu son appel, elle fut déçue. « Il doit être très occupé à son congrès, » se dit-elle. Elle raccrocha puis composa le numéro de Gina.

— Gina, je crois que je vais exploser. Je dois absolument te raconter ce qui vient de se passer. Est-ce que tu peux venir tout de suite ?

— Je sors avec Martin, ce soir, annonça Gina.

— Moi aussi, j’ai quelque chose, mais tu iras rejoindre Martin après.

— D’accord, j’arrive, mais je me maquille chez toi.

Quelques instants plus tard, Gina taquina Magalie pendant qu’elle enlevait son manteau.

« On se bourre de chips !

— J’ai besoin de compensation psychologique, ma fille, répliqua Magalie en tendant, à Gina, un verre de bière. On monte dans la salle de bain, ça va mieux pour se pomponner avec l’éclairage. Ouais ! quel chic, ajouta-t-elle en observant la mini robe noire ajustée que portait Gina.

 — Faut pas que je mange ces trucs-là, enchaîna Gina, en pigeant dans le plat de croustilles, je soupe avec Martin.

— Et il ne faudrait pas te gonfler le ventre avec ta robe sexy.

— Bon, qu’est-ce qui se passe ? Raconte-moi ça.

— Trouves-tu que ça sent le parfum de Sylvie ? en arrivant sur le palier.

— Je ne sais même pas quel était son parfum.

— Paloma Picasso. Là, on dirait qu’il y a une petite bouffée.

— Non, je ne sens rien. »

Magalie résuma les événements de l’après-midi en se dirigeant vers la salle de bain. Son amie, un bâton de mascara d’une main et une chips de l’autre, écoutait ses péripéties.

« Le père de Stéphanie ? Mon ancien prof ? Celui que tu voulais que je séduise ?

— Oui et bien là, il est trop tard. De toute façon, il te tapait tellement sur les nerfs l’autre fois au restaurant.

— Tu me dis que Duclerc veut l’interroger ce soir.

— Oui, il a dit le plus tôt possible. Mais il a insisté pour que Stéphanie ne soit pas présente.

— J’imagine. » Gina se dépêcha à appliquer la couche de mascara sur son deuxième œil et surprit Magalie en disant : « Écoute. Je dois me sauver. Je suis très en retard.

— Tu m’as dit que ton rendez-vous était dans une heure.

— Ouais, bien, il faut que j’arrête chez ma mère.

— O.K. En tout cas, c’est une histoire de fou et j’aurais voulu parler à Pierre, il est à Boston.

— Appelle-le.

— Je l’ai fait, il ne répond pas.

— Ah ! les gars, se plaignit Gina, ils ne sont jamais là quand on a besoin d’eux.

— Je vais le rejoindre plus tard. Ah ! si tu savais, il n’est pas comme Olivier, lui !

— J’espère que tu n’es pas en train de t’amouracher d’un homme marié.

— Hé ! C’est toi qui m’encourageais, l’autre fois, quand on l’a rencontré ensemble.

— Je t’ai conseillé d’en profiter, pas de tomber amoureuse ! Je ne veux pas qu’il te fasse souffrir. Garde tes distances, ma belle.

— C’est drôle, il m’a recommandé la même chose avec toi !

— Pourquoi ? protesta Gina, en mettant son manteau.

— Parce que tu as couché avec mon ancien chum.

— Hum ! je sens quelques petites flammèches à l’horizon entre moi et monsieur le docteur ! J’espère que tu ne le marieras pas.

— Ne t’inquiète pas, on est loin de là ! Il n’est pas encore séparé. Amuse-toi bien avec Martin. »

Elle décolla en coup de vent. Magalie, à son tour, se prépara pour sa soirée chez son patron en essayant de rejoindre Pierre plusieurs fois, sans succès. Elle avait envisagé de faire la tournée de ses boutiques préférées cet après-midi-là, pour porter quelque chose de nouveau à cet événement. Mais avec tout ce qui s’était passé, elle n’avait pas eu le temps. De toute façon, sa penderie regorgeait de vêtements qui pouvaient convenir pour cette occasion. Elle opta pour une robe bleu nuit qui mettait en valeur la couleur de ses yeux. Elle espérait que la soirée ne finirait pas trop tard. Elle avait de bonnes intentions pour le lendemain matin.

« Il est temps de faire le ménage du bureau de ma sœur », pensa-t-elle.


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 16, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

La relation de Magalie et Pierre s’est développée. La jeune femme s’est confiée à lui au sujet de Gina et Olivier. Pierre lui a annoncé qu’il allait à Boston pour un congrès le week-end suivant.

Chapitre 16

 Le lendemain, Magalie travailla jusqu’en début d’après-midi. De retour à la maison, elle s’apprêtait à profiter de son samedi après-midi pour à aller magasiner lorsque l’inspecteur Duclerc arriva chez elle sans s’être annoncé. Poliment, elle l’invita au salon. Elle observa que, pour une fois, ses cheveux étaient propres, mais une mèche folle retombait sans cesse sur ses yeux. Sa chemise n’était pas froissée. « C’est à croire qu’il s’est mis sur son trente-six pour venir me voir », pensa-t-elle. Elle éprouvait de l’ambivalence envers cet homme. Des cicatrices d’acné marquaient la peau de son visage et un commencement de calvitie haussait son front. Elle sentait, malgré les cernes qui soulignaient ses yeux, l’éclat intelligent de ceux-ci. Contrainte par la politesse à lui offrir un café, ou une tasse de thé, elle joua son rôle d’hôtesse comme il se doit. 

Attrapant un biscuit au chocolat, Duclerc lui demanda : « Magalie, avez-vous effectivement commencé le ménage des choses de votre sœur ?

— Oui, j’ai jeté une bouteille de parfum. Et son maquillage, ajouta-t-elle.

—  Pourquoi le parfum et pas le reste, effectivement ?

— J’ai parfois l’impression que les murs sont imprégnés de son odeur. À un moment donné, pouf, une bouffée m’envahit. Je déteste ça, je viens mal à l’aise. J’ai la sensation que son fantôme me hante. Et puis, je le sais que je dois me débarrasser de ses affaires. Mais c’est psychologique, on dirait que je suis incapable, pourtant, je veux vendre la maison, commencer une nouvelle vie. L’automne dernier, je me suis étourdie, je me gardais occupée pour ne pas avoir le temps ; j’évitais ! J’en ai pris conscience, maintenant.

— Je comprends, oui. Effectivement, vous n’avez pas envie de faire le tri des papiers, mais, pour l’enquête, pouvez-vous reconfirmer qu’elle n’avait pas d’assurance vie ?

— Non, elle n’en avait pas.

— Comment pouvez-vous en être certaine si vous n’avez pas effectivement vérifié ?

— En fait, étant donné que je suis comptable, ça, je l’ai vérifié et c’était bien ce que je pensais. À part son assurance-responsabilité professionnelle, elle n’a aucune assurance.

— C’est un peu surprenant.

— Non, je vais vous expliquer la situation. Mon père était courtier d’assurance. Mes parents sont décédés dans un accident d’auto il y a environ trois ans. Ils partaient en vacances pour un mois en Floride et ils ne sont pas allés plus loin que Saint-Nicolas. On nous a dit qu’ils sont morts tous les deux instantanément. Lors de la succession, ma sœur et moi, nous nous sommes rendu compte que mon père avait une panoplie de polices d’assurance. À notre plus grande surprise ! Heureusement que ma mère est morte en même temps que lui, sinon, je crois qu’elle aurait eu envie de le tuer pour avoir dépensé tant d’argent pour des assurances. Elle ne travaillait pas et passait son temps à chercher les aubaines, à économiser et à ne pas gaspiller parce que mon père lui disait tout le temps que le budget était serré. Après leur décès, on a consulté un avocat, en fait, le père de mon amie Gina. On voulait savoir si c’était légal d’avoir autant d’assurance. Sylvie et moi, nous étions éberluées, car on est devenues millionnaires. Il y a eu une enquête des compagnies d’assurance, mais mon père avait bien fait son travail. Maître Falardeau nous a dit qu’on avait droit à tout cet argent. Donc, Sylvie était tellement choquée pour l’insécurité financière que ma mère avait endurée toute sa vie qu’elle s’est jurée de ne jamais contracter d’assurance sur sa vie.

— Je comprends, effectivement. Le budget ne devait pas être si serré, puisqu’ils allaient en Floride.

— Mon père disait à ma mère que c’était grâce à elle, puisqu’elle avait tant économisé.

— Donc, effectivement, il n’y a aucun bénéficiaire d’une assurance vie pour Sylvie. Ça nous enlève un mobile pour le crime. Je vous encourage d’autant plus à faire le tri de ses dossiers. Vous pourriez peut-être découvrir quelque chose. On a fouillé et l’on a interrogé tout le monde, on n’a rien trouvé. Et au point où l’on est rendu, l’enquête, ça n’avance pas fort !

“Effectivement”, songea-t-elle, moqueuse, sans oser le taquiner vraiment.

— Est-il possible qu’on ne retrouve jamais le meurtrier ?

— Oui, ça se peut, Magalie.

— Je vais m’efforcer de faire le ménage de ses affaires et essayer de trouver d’autres indices.

— Moi aussi, Magalie, je vais faire tout ce que je peux. »

Après avoir passé son message, Magalie pensait qu’il s’en irait, mais non. Elle apprit qu’il était séparé depuis trois ans, qu’il était père d’une fillette de quatre ans, Laurence. Après une heure, ayant épuisé plusieurs sujets de discussion, elle sentait qu’il étirait la conversation. Elle ne savait plus quoi dire et se demandait pourquoi il restait. Magalie, gênée de le mettre à la porte, entendit soudain la sonnette de l’entrée.

« Stéphanie, merveilleuse Stéphanie, jamais je n’aurais pensé qu’elle me dépannerait à ce point ! » songea-t-elle lorsqu’elle la vit sur le pas de la porte.

« Bonjour, entre Stéphanie. Donne-moi ton manteau, viens t’asseoir.

— Oh ! Tu as de la visite. Est-ce que je te dérange ?

— Non, non, » lança Magalie, la prenant par le bras alors qu’elle avait à peine terminé d’enlever ses bottes.

« Assieds-toi. Comment ça va, Stéphanie ? Je te présente l’inspecteur Duclerc. Il est policier.

— Bonjour, murmura la petite.

— Aimerais-tu manger un biscuit ? »

Étant donné que Stéphanie n’avait jamais vu Magalie aussi contente de sa venue, elle accepta l’offre malgré sa timidité. Quelques instants plus tard, Magalie revint de la cuisine avec un verre de lait et une assiette de gâteaux secs. Puis, elle interrogea la fillette. Celle-ci s’élança dans un monologue long et ennuyeux pour Duclerc, au sujet des derniers potins des élèves de sa classe.

   « Et puis comment va ta gym ? s’informa Magalie lorsqu’elle s’aperçut que Stéphanie achevait de bavarder.

— Ça va bien, répondit-elle, en se levant. Je peux faire le grand écart maintenant. Et la roue aussi. Regarde, » déclara-t-elle, avec enthousiasme. 

C’est là qu’intervint Duclerc : « Non pas dans le salon ! Avec tous ces bibelots.

— Il a raison, » renchérit Magalie pendant qu’il emmenait Stéphanie hors de la pièce. 

L’inspecteur, plus rapide que Magalie, traversa le hall, puis ouvrit la porte du bureau de Sylvie. « On a plus d’espace ici, et il y a moins de risque que tu casses quelque chose, » affirma-t-il à Stéphanie. 

« Zut ! » songea Magalie. Ils se liguent tous contre moi pour me faire entrer dans ce maudit bureau. Pendant ces réflexions, un son étouffé était sorti de la bouche de l’enfant que Magalie, perdue dans ses pensées, ne perçut pas.

« Qu’est-ce que tu as dit ? » demanda Duclerc.

Stéphanie se dirigeait de nouveau vers le salon.

« Rien, rien. On va déplacer la table à café, » bégaya-t-elle, rouge de confusion.

Sur le coup, Magalie fut un peu surprise de cette réaction. Duclerc, lui, insistait : « Qu’est-ce que tu as dit ? »

Stéphanie, de plus en plus écarlate, restait muette.

 « As-tu entendu, Magalie ?

— Non.

— Elle a dit : “Est là.”

— …

— Qui est là ? Dis-moi la vérité, » ordonna-t-il en s’approchant d’elle et en la regardant dans les yeux.

« Qui as-tu vu ? Pourquoi ne veux-tu pas entrer dans le bureau, Stéphanie ? » redemanda-t-il en se penchant pour se mettre à la hauteur de son visage.

À la grande stupéfaction de Magalie, Stéphanie éclata en sanglots. Elle la prit dans ses bras pendant que l’enfant criait.

« Je ne peux pas le dire.

— Qu’est-ce que tu ne veux pas nous dire ? demanda Magalie.

— Ce n’est pas de ma faute, je la vois encore.

— Tu as vu Sylvie ? questionna à son tour l’inspecteur Duclerc. La petite hocha la tête.

— Tu étais là quand elle est morte ? insista-t-il. Elle acquiesça.

— Raconte-moi ça, murmura Duclerc.

Et, ne pouvant choisir une circonstance plus dérangeante, le téléphone se mit à sonner. Magalie alla répondre dans la cuisine en lançant, “je vais revenir”.

“C’est moi, annonça Pierre,” lorsque Magalie prit l’appareil.

— Comment vas-tu ? lui demanda-t-il de Boston.

— Ouf, je ne sais pas trop. Honnêtement, tu appelles à un très mauvais moment.

— Comment ça ? M’as-tu déjà trouvé un remplaçant ?

— Duclerc et Stéphanie sont ici. La petite, qui m’a accompagnée quand j’ai passé l’examen de la vue, te souviens-tu ? On vient d’apprendre qu’elle a peut-être été témoin du meurtre, le 15 juin. Je ne peux pas te parler longtemps.

— Es-tu sérieuse ?

— Je te le jure.

— Où était-elle ? Qu’est-ce qu’elle t’a dit ?

— Je ne sais à peu près rien, elle pleure encore. On essaye de lui sortir les vers du nez, on vient de s’en rendre compte et le téléphone a sonné. Tu comprends, elle gardait ça à l’intérieur d’elle depuis des mois. L’abcès vient de crever. On va l’interroger. Quelle histoire ! Pierre, as-tu conscience que c’est peut-être grâce à elle qu’on va pouvoir arrêter le meurtrier ?

— Pourquoi n’a-t-elle pas parlé avant ?

— Je n’en ai aucune idée. Je te le dirai plus tard, quand j’en saurai plus. Donne-moi ton numéro de chambre et le numéro de téléphone de l’hôtel, vite, je ne veux rien manquer. Elle est en train de parler au policier. » Magalie prit les coordonnées en note. « Écoute, ajouta Pierre, lundi matin, j’aimerais que tu attendes mon appel avant de venir me chercher à l’aéroport.

— Pourquoi ?

— Pourquoi ? Euh, il pourrait y avoir un changement dans l’heure du vol. Alors, je vais te contacter.

— D’accord, je te téléphone tout à l’heure. »

Magalie courut dans le salon où Duclerc offrait des papiers mouchoirs à Stéphanie.

« Elle ne veut pas parler, annonça-t-il à Magalie.

— Voyons, Stéphanie, tu ne peux pas garder ça pour toi. Regarde, tu es si malheureuse. » Les larmes redoublèrent.

« Pourquoi ne veux-tu pas le dire, insista Magalie

— Vous allez le mettre en prison, répondit-elle entre deux jérémiades.

— Qui ?

— Mon père. Je serai orpheline. Personne ne s’occupera de moi. »

Secouée de sanglots, Stéphanie se laissa enlacer par Magalie.

« Moi, je prendrai soin de toi, je ne t’abandonnerai pas. Tu dois nous dire ce qui s’est passé. Stéphanie, fais-moi confiance. »

Magalie la fit asseoir sur le canapé, les pleurs de Stéphanie ralentirent, puis elle commença à parler.

« Je m’étais chicanée avec mon père. Il m’avait punie, je ne pouvais pas sortir de ma chambre. Je me suis enfuie par la fenêtre et je suis venue voir Sylvie. Je ne lui ai pas dit que j’étais en punition. Il faisait chaud, ce soir-là, et elle m’a invitée à me baigner. Alors on est monté dans la salle de bain. J’avais oublié mon maillot la dernière fois que j’étais venue nager. J’étais en train de me changer, dans la salle de bain, quand on a sonné. Sylvie est descendue, puis elle est remontée. Elle m’a chicanée, mais avec un grand sourire, elle était si gentille. Je l’aimais, Sylvie. »

Le visage de Stéphanie se contracta et ses yeux affolés se remplirent de larmes à nouveau. Magalie dut cligner beaucoup pour contenir ses larmes, elle aussi.

« Alors, elle m’a traitée de ¨petite bon yenne¨ parce que je ne lui avais pas avoué que j’étais punie. Mon père venait de lui parler. Il me cherchait partout. Elle ne m’a pas trahie, elle a menti pour moi. Ça l’a un peu fâchée et elle m’a dit de me rhabiller tout de suite et de retourner vite chez moi. Je devais obéir à mon père. Puis, il a sonné encore. Je me suis cachée dans la salle de bain, j’avais peur de me faire chicaner encore plus. J’ai attendu, longtemps, mais Sylvie ne remontait pas. J’ai attendu encore, puis je me suis décidée à descendre lorsque j’étais certaine qu’il était parti. C’était tellement silencieux que j’ai pensé que Sylvie était partie. Mais je l’ai trouvée dans le bureau. Elle était couchée par terre, elle avait l’air morte. J’ai eu peur et j’ai couru jusque chez nous.

 — Attends un peu, enchaîna l’inspecteur, tu dis qu’il a sonné deux fois ?

— Oui.

— L’as-tu vu ?

— Non, pas une seule fois. C’est Sylvie qui m’a dit que c’était mon père.

— Qu’est-ce qui te dit que c’était lui la deuxième fois ?

— C’est Sylvie. Elle a dit : ça doit être encore lui et elle est redescendue en courant en claquant la porte. J’ai entendu discuter en bas, mais je n’entendais pas bien, car je m’étais cachée dans la baignoire, derrière le rideau de douche et la porte était fermée. J’ai attendu longtemps. Longtemps. J’attendais que Sylvie remonte, mais elle n’est jamais remontée.

— Alors, tu penses que c’est ton père qui l’a tuée ? insinua l’inspecteur.

— Ouah ! pleurnicha-t-elle. Vous allez le mettre en prison. Ouah !

— Ne pleure pas Stéphanie, on est loin de là, rassura Magalie.

— Est-ce que tu te souviens de l’heure quand tu es revenue chez toi ?

— Il était huit heures et demie.

— Comment peux-tu en être certaine ? demanda Duclerc.

— Mon père m’a dit qu’il était très inquiet, qu’il m’avait cherchée partout. Il m’a serrée dans ses bras, m’a dit de ne plus jamais recommencer. Et d’aller me coucher tout de suite, même s’il était seulement huit heures et demie, parce que j’étais punie. Me coucher à huit heures et demie, c’était une vraie punition. Il faisait encore clair, je m’en souviens.

— Est-ce que tu lui en as parlé ? demanda Duclerc.

— Bien non !

— Il a dû te demander où tu étais.

— Oui. Je lui ai dit que j’étais allée chez une amie, puis au terrain de jeux.

— Est-ce qu’il t’a dit qu’il était allé chez Sylvie ?

— Il a dit qu’il m’avait cherchée partout, mais il ne m’a pas dit où.

— En as-tu parlé à quelqu’un d’autre ?

— Non.

— Sûre ? Est-ce que tu nous dis toute la vérité ? »

Les larmes de Stéphanie se remirent à couler abondamment.

« Bien. Pour de vrai, ce n’est pas Sylvie qui m’a invitée à me baigner. C’est moi qui me suis invitée. C’est impoli, avoua-t-elle en regardant Magalie. Le reste, c’est tout vrai.

— Ce n’est pas grave, mon chou. »


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 15, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

Lors d’un souper au restaurant, Magalie a confronté Gina au sujet d’Olivier. Elle s’est ouverte sur sa relation avec Pierre Lormier. Le lendemain, Magalie et Pierre se sont rencontrés en joggant et ont brisé la glace…

CHAPITRE 15

 « L’opéra, c’est comme le cholestérol, ce n’est pas de mon âge ! » déclara Magalie, les yeux rieurs. Après avoir fini sa tournée à l’hôpital, le lendemain, Pierre était venu la rejoindre chez elle. À la suite de leurs ébats amoureux, elle avait mis un disque de musique classique et il avait protesté qu’il préférait l’opéra.

« Ah ! Ah ! C’est quoi, cette idée de cholestérol et d’opéra ? Je ne dois pas être si vieux que ça, lui répondit-il. Et l’on peut aimer ce genre musical à tout âge.

— Ah ! Est-ce que tu en écoutais lorsque tu étais adolescent ?

— Non, évidemment, j’étais un admirateur de The Who, The Moody Blues. Je ne comprends pas que l’opéra fait vieux jeu, mais pas la musique classique.

— C’est mon père qui nous a fait aimer le classique. Il s’amusait avec Sylvie et moi. Il mettait un morceau et l’on devait deviner le titre et le compositeur.

— Je me souviens que mes parents disaient ça, que ton père était amateur de musique classique. »

Après, Pierre avait allumé l’ordinateur de Sylvie et s’amusait à se promener d’un fichier à l’autre. Magalie, vêtue d’une robe de chambre, un café à la main, s’arrêta dans le cadre de porte du petit bureau. « Qu’est-ce que tu fais ? demanda-t-elle.

 — Je fouille.

— Ah ! As-tu trouvé quelque chose d’intéressant ?

— Non. Ça sent bon ce liquide, lança-t-il.

— C’est drôle, j’ai l’impression que ça sent le parfum de Sylvie dans ce bureau. Ça fait quelquefois que ça m’arrive. J’ai la sensation qu’elle est là.

— Ne pense pas à ça. Ne te rappelle pas sans cesse de mauvais souvenirs. Va me chercher une tasse de café à la place.

— Ce ne sont pas de mauvais souvenirs. C’est ma sœur quand même, on a eu du bon temps ensemble. Et en parlant de bon temps, tu as dû en avoir l’autre soir, mentionna Magalie en se dirigeant vers la cuisine.

— Pourquoi dis-tu ça ? lui cria-t-il du bureau de Sylvie.

— Je t’ai entrevu avec ta femme au restaurant en fin de semaine, dit Magalie, en revenant avec une tasse de café pour lui. J’ai mis un lait, un sucre. Joanie, c’est bien la blonde qui avait la robe noire ?

— On ne peut rien te cacher. Quand nous as-tu vus ?

— Au début de la soirée, Gina et moi nous avons soupé tôt avant d’aller au cinéma voir Le père de la mariée 2. Une vraie soirée de fille. Avant de partir, je suis allée aux toilettes et, en m’y rendant, je vous ai aperçus dans le salon privé lorsque vous preniez l’apéritif. Tu lui as chuchoté quelque chose à l’oreille. Je ne sais pas quoi, mais des éclairs sortaient de ses yeux, puis te regardant avec défi, elle a bu une grande gorgée.

— C’est le genre de soirée que je déteste, un souper de médecins, où l’on doit être accompagné. Joanie a pris un coup comme d’habitude. Elle est alcoolique.

— La prochaine fois, tu n’auras qu’à m’amener.

— Ah ! Ah ! Tu n’es pas drôle. Vivre avec une personne comme ça, c’est l’enfer.

— J’en sais quelque chose ! J’ai cassé avec mon ancien copain à cause de la boisson et de la drogue. En parlant de lui, sais-tu ce que j’ai appris ? Il faut que je te raconte ça. Jean-François m’a appelée l’autre après-midi.

— Qui est Jean-François ?

— Le copain d’Olivier. Tu sais, c’est lui qui m’a dit qu’ils allaient faire du parapente au téléphone. C’est comme ça que j’ai su qu’Oliver m’avait menti. Imagine-toi qu’ils ont dormi chez Gina, le soir du meurtre. »

Puis elle lui raconta la conversation téléphonique qu’elle avait eue avec Jean-François.

   « Jean-François a la langue bien pendue ! Alors, comme ça, Olivier et Gina ont couché ensemble ? Ton ancien chum et ta meilleure amie. Hum ! Tu es bien entourée ! Et puis c’est avec elle que tu es allée au resto et au cinéma ?

— Oui, mais c’est le genre de Gina ; avoir une relation d’un soir avec un gars et ne plus le revoir après.

— Tu n’es pas plus choquée que ça ?

— Plus maintenant, j’ai eu le temps de me calmer les nerfs avant de lui en parler. Et elle savait qu’on n’était plus ensemble.

— Vraiment, Magalie, je ne comprends pas que tu fasses confiance à cette fille.

— C’est le style de Gina. Ses parents sont divorcés. Ça l’a traumatisée et elle ne veut pas s’engager. Au fond, qu’elle ait baisé avec Olivier n’a pas d’importance. Mais je pense que c’est peut-être mieux l’apprendre six mois plus tard. Et ça me confirme que j’ai bien fait de casser avec lui. Imagine-toi que la journée même, le 15 juin, il me laissait des messages sur mon répondeur : “rappelle-moi, Magalie, rappelle-moi”, et le soir, il couchait avec ma meilleure amie. Maintenant, je me demande comment j’ai pu rester avec lui si longtemps.

— Est-ce que Jean-François est certain que c’est Olivier qui a pris la carte de guichet ? Est-ce qu’il l’a effectivement observé entre ses mains ? Qu’est-ce qui te dit que ce n’est pas Gina qui l’a volée et qui a tué Sylvie avant qu’Olivier et Jean-François passent ? Je ne lui fais pas confiance.

— Voyons, donc ! Et pour quelles raisons aurait-elle fait ça ?

— Ne sois pas trop naïve, Magalie, tu ne connais pas l’intimité des gens. Fais attention à cette fille-là.

— J’en ai discuté avec le policier. Il a vérifié son alibi. Ça ne peut pas être elle et en plus, je crois qu’elle ne serait pas assez forte physiquement pour avoir fait ça, affirma Magalie, irritée.

— Et Olivier ?

— Ce n’est pas Olivier non plus, Pierre ! répliqua-t-elle, susceptible.

— En es-tu certaine ? Je suis inquiet pour toi, confessa-t-il en prenant tendrement son menton. Je suis content que tu aies un système d’alarme. J’espère que tu n’oublies pas de l’activer ?

— Non, non.

— Quand l’as-tu fait installer ? Est-ce qu’il est fiable ?

— La semaine dernière. J’ai pris le meilleur.

— Pourquoi ne l’as-tu pas fait avant ?

— Je ne pensais pas que je pouvais être en danger. Puis, un soir, j’étais certaine que quelqu’un était entré dans la maison.

— Comment t’en es-tu aperçue ?

— Eh bien, tu vas trouver ça fou. J’ai même failli faire venir la police, mais la peur d’avoir l’air idiote a été plus grande. En rentrant, je suis allée à la toilette et le siège était soulevé.

— Le siège était soulevé ?

— Bien, voyons. Tu dis la même chose que Gina. Lorsqu’une femme vit seule, il n’y a pas un mâle pour lever le siège. Tu n’as jamais pensé à ça, que les filles ne relèvent jamais la lunette, comme disent les Français ? J’ai conclu qu’un homme a utilisé ma toilette quand je n’étais pas là. Ça m’a pris du temps à le réaliser, je m’en suis rendu compte le lendemain.

— As-tu une idée de qui ça peut-être ?

— Non, évidemment, aucun signe d’effraction. Et puis, seule ma femme de ménage a la clé. Mais va donc savoir à qui Sylvie a pu en fournir une avant de mourir.

— Maintenant, tu es en sécurité et j’en suis bien content, d’autant plus que je pars en fin de semaine prochaine. Je dois donner une conférence à Boston. Alors je veux que tu sois prudente. Pourquoi ne viendrais-tu pas avec moi ?

— Non, je ne peux pas, car je dois travailler le samedi matin et le soir, mon patron m’a invitée. Il accueille un gros client et il tient à ce que je sois là. À part ça, c’est de ta faute ! Car il a réalisé comment j’étais essentielle après le mauvais coup que tu lui as fait quand tu as refusé de le recevoir parce que je n’étais pas là, mentionna Magalie en le taquinant.

 — Ouais, tu as raison, mademoiselle la précieuse, répondit-il en l’embrassant.

— Est-ce qu’on va pouvoir se voir cette semaine ?

— Je n’ai pas fini de préparer ma conférence, mais je vais essayer de venir. Je prends l’avion vendredi soir.

— Je peux aller te reconduire. »

L’amour à dix-neuf heures devint une habitude pour eux.

À la date du départ, elle alla le rejoindre à son bureau où il laissa sa voiture. De là, ils se rendirent ensemble à l’aéroport avec la voiture de Magalie.

  « J’aurais dû envoyer promener mon patron et aller à Boston avec toi. Tu vas me manquer.

— Moi aussi, » lui répondit-il sans l’embrasser de peur d’être vu par un collègue. Il lui fit un clin d’œil et s’éloigna vers la porte d’embarquement.


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 14, La dernière lettre de ma soeur

Dans le chapitre précédent:

Magalie a eu une grande conversation téléphonique avec Jean-François. Il lui a appris ce qu’Olivier et lui avaient fait le soir du meurtre de sa sœur. Et il lui a révélé qu’Olivier avait couché avec Gina cette nuit-là.

Chapitre 14

Gina et Magalie se rejoignirent, comme prévu, dans un restaurant sur la rue Cartier avant de se rendre au cinéma. Gina, toujours en retard, avait un solide prétexte : les bancs de neige lui avaient donné de la difficulté à stationner. « Est-ce que tu as commandé un verre de vin ? questionna Gina.

— Non, je me demandais si j’allais passer la soirée avec toi. Je pensais que tu étais mon amie, mais maintenant, j’hésite entre traîtresse, connasse ou crapule, attaqua Magalie.

— Bon ! Qu’est-ce qui se passe encore ? »

 Magalie, voyant le garçon approcher, attendit d’avoir commandé le vin avant de répondre. « Je sais que tu as couché avec Olivier. Pourquoi tu ne me l’as pas dit ?

— Comment l’as-tu appris ?

— Peu importe. Mais tu as de la chance, j’ai eu le temps de me calmer avant d’en discuter.

— Tu appelles ça être calmée ! objecta Gina. Je ne t’ai rien dit, continua-t-elle, car ça n’aurait servi à rien. Je savais que vous n’étiez plus ensemble.

— Laisse-moi juger la prochaine fois que tu auras un truc dans le genre à me cacher.

— C’est Jean-François, la grande langue. Je suis certaine, tu lui as parlé ? C’est ça ?

— Ben, je ne suis pas censée le rapporter. Ce n’est pas de sa faute. » Magalie lui relata la conversation. « En tout cas, Gina, je suis sonnée. Même Pierre se questionne, comment je peux avoir encore confiance en toi ?

— Tu lui en as parlé ?

— Non, pas de ça, je viens juste de l’apprendre. C’est l’autre fois, lorsque je suis allée au restaurant avec lui, je lui ai raconté l’histoire de la carte.

— Tu es allé au resto avec lui ! Tu ne m’as pas raconté ça !

— Ouais, c’est ce que j’étais censé faire ce soir, te raconter mes histoires d’amour, mais, au lieu de ça, j’apprends que tu m’as poignardée dans le dos.

— Là, tu exagères. Je savais que tu avais cassé avec Olivier. Et tu sais très bien que mes petites aventures ne sont jamais sérieuses. La preuve, il a disparu du décor depuis des mois.

— La prochaine fois, raconte-moi tout ! On s’est toujours tout dit, Gina. Sinon, je n’aurai plus confiance en toi.

— D’accord. Bon, maintenant, on va commander, dit Gina en faisant signe au serveur. Si l’on veut avoir le temps de manger et arriver à temps au cinéma. Est-ce que tu veux toujours aller au cinéma avec moi ?

— Ben oui, on va aller au cinéma. » Elles commandèrent leur plat.

Et Magalie continua : « En tout cas, ça me confirme que j’ai bien fait de le laisser. Je peux pas croire que je suis sorti avec un gars comme lui. D’autant plus que je vois la différence avec Pierre.

— Raconte-moi ça.

— Gina, il est tellement fin, il m’a appelée tous les jours cette semaine. Je te dis que ça fait une différence avec Olivier. Il est si mature, responsable, d’une bonne écoute. Et si beau, susurra-t-elle en clignant des yeux.

— Et qu’est-ce qu’il a dit sur moi ?

— Que je devrais me méfier !

— Je commence à moins l’aimer, ton Apollon, continua Gina. Je trouve que tu placotes pas mal. Arrête de raconter à tout le monde les détails de l’enquête. Puis là, tu me surprends.

— Pourquoi ? rétorqua Magalie.

— Que mon amie, qui est plus honnête que le pape, sorte avec un gars marié.

— Il m’a dit qu’il se séparerait bientôt. Ça ne marche plus avec sa femme. Gina, si tu savais. Il est tellement… attentionné. Puis, c’est pas comme si j’avais brisé un couple. Oups ! En parlant de couple brisé, regarde qui vient vers nous. »

Gina aperçut Denis Danserot s’approcher pour les saluer.

« Bonjour, Magalie, comment vas-tu ?

— Très bien. C’est drôle, je viens de laisser Stéphanie chez vous il y a quelques instants.

— Oui, elle m’a dit qu’elle était allée te dire un petit bonjour. Elle t’aime beaucoup, tu sais.

— Moi aussi, elle est adorable, elle m’a même aidé à pelleter. Êtes-vous toujours satisfait de la voiture ?

— Tout à fait. » Magalie se tourna vers Gina et lui dit : « Maître Danserot vient d’acheter la voiture de Sylvie. Voici, mon amie, Gina Falardeau, la présenta-t-elle en se retournant vers lui.

— Oui, je connais maître Falardeau. Elle a été mon étudiante.

— Je m’en souviens très bien, c’est le seul cours que j’ai failli couler, s’exclama-t-elle en le regardant droit dans les yeux. » Celui-ci, un peu désarçonné, répliqua : « Je fais souvent ça avec mes meilleurs étudiants. » Elle rougit, mais ne put s’empêcher de répliquer : « C’est une mauvaise habitude.

— Combien de fois avez-vous échoué à votre examen du barreau avant de réussir ? demanda-t-il, sévère.

— Sachez que j’ai réussi du premier coup, répliqua-t-elle, rouge de colère. » Il lui fit un clin d’œil en disant : « Vous voyez, vous faisiez partie de la crème et je le savais. Vous aviez besoin d’un peu de motivation. Au revoir, et bonne soirée à toutes les deux. » Et il s’éloigna en souriant.

« C’est quoi cet air de bœuf avec cet homme charmant ? s’exclama Magalie, surprise.

— Ben, c’est un vieux prof que je ne sens pas, je te l’ai dit en Floride.

— Je pensais pas que c’était à ce point-là. C’est malaisant. »

À la fin du repas, Magalie se rendit aux toilettes du restaurant. Elle descendit les escaliers, puis elle remarqua un groupe de personnes dans un salon. Verres à la main, ils étaient debout autour des tables. Ils discutaient et riaient, sous l’éclairage tamisé de la salle richement décorée de boiseries et de vitraux colorés. Une soirée privée, se dit Magalie lorsqu’elle reconnut Pierre parmi les invités, même s’il lui tournait le dos. Elle l’observa s’approcher d’une blonde vêtue d’une robe noire très chic. Il lui chuchota quelques mots à l’oreille qu’elle ne sembla pas trop aimer. Elle le regarda avec des flammes dans les yeux et but une grande lampée du verre de Scotch qu’elle tenait. « Ainsi donc, voici madame Lormier », pensa Magalie, surprise de ressentir un pincement de jalousie. Elle avait l’impression de la connaître ou de l’avoir déjà vue, mais elle avait beau chercher, elle ne la replaçait pas.

Le lendemain matin, elle rêvait encore de cette merveilleuse soirée. Pas celle de la veille avec Gina, mais la dernière passée en compagnie de Pierre dans le bistro italien. Elle avait bien noté qu’il allait courir tous les week-ends tôt le matin. Depuis ce souper, il l’avait appelée tous les jours, parfois seulement pour prendre de ses nouvelles.   Elle décida de commencer sa journée par une séance de jogging. Après tout, elle avait envie de s’entraîner dans les rues de Sillery au lieu d’aller, comme elle l’avait fait l’automne dernier, dans un centre sportif. Magalie avait demandé à Gina de l’accompagner, mais celle-ci, pas très sportive, avait refusé.

Habillée de plusieurs épaisseurs sous son nouveau survêtement de course, elle était prête à affronter la température de janvier. Elle étira ses mollets, roula les chevilles et partit au petit trot sur le trottoir de la rue des Mirettes. Le froid faisait craquer la neige durcie sous ses pas et, pourtant, elle avait l’impression de galoper sur des nuages et de s’envoler vers le ciel.

« C’est incroyable de constater à quel point les émotions peuvent avoir un effet sur notre vie », songea-t-elle.

Pierre, Pierre, Pierre, elle le voyait dans sa soupe, dans ses rêves. Elle ne passait pas un jour sans penser à lui. Il lui avait bien dit qu’il allait bientôt se séparer de sa femme. Des fantasmes sexuels, où il était le héros, surgissaient de sa tête à tout moment. Sa libido, aiguisée par des mois d’abstinence, après la régularité qu’elle avait connue avec Olivier, l’obsédait.

Arrivée au coin de la rue Holland, elle bifurqua vers le sud, direction Sillery où le docteur Lormier habitait.

Évidemment.

Peut-être allait-elle le rencontrer par un heureux hasard. « Quelle coïncidence cela serait », songea-t-elle, ironique. Comme si de rien n’était, elle passa devant chez lui. Tout semblait trop calme. « Il doit dormir encore », se dit-elle, dépitée. Elle n’aurait pas dû sortir à une heure aussi matinale. Elle revint vers son point de départ, déçue, et elle sentit sa mauvaise humeur l’envahir. C’était ridicule de s’attendre à le rencontrer, ils ne s’étaient pas donnés de rendez-vous. Revenue sur la rue Holland, un autre joggeur la rattrapa et la frôla en accrochant son espadrille. Il continua de courir juste à côté d’elle, s’ajustant à son rythme. « Franchement, qu’il fasse donc attention », pensa-t-elle, fâchée. Elle se tourna vivement vers lui dans l’intention de le tancer, mais elle fut surprise ! C’était Pierre.

Voyant son air mécontent, il éclata de rire, puis elle aussi. Elle s’était fait avoir. Ils continuèrent à courir ensemble jusque chez elle où elle l’invita pour prendre un café.

Épluchant les multiples épaisseurs mises pour se protéger du froid, Magalie sentait son excitation sexuelle augmenter de plusieurs crans à chaque couche que Pierre enlevait. Son survêtement, déformé par son phallus en érection, le rendait un peu ridicule. Lorsqu’il ne lui resta que son t-shirt et son pantalon d’entraînement, la virilité dégagée par son torse et ses bras musclés fit tomber toutes les barrières de Magalie.

Devant la cuisinière, elle se concentra pour préparer le café, mais à côté d’elle, il s’avança. Elle se retourna pour le regarder. Il la fixa, langoureusement, et avec douceur, il tendit la main pour toucher sa joue avec la paume de la sienne. Il s’approcha de son visage, les lèvres entrouvertes. Elle s’avança vers lui et il l’enlaça. Elle fut séduite et c’est avec une audace insoupçonnée que Magalie s’abandonna.

L’ancienne table de cuisine prouva sa solidité.

Après avoir repris son souffle, Magalie finit de préparer le café qu’elle lui avait promis. Distraitement, Pierre se promena dans la maison.

« J’ai toujours su que vous habitiez ici, mais je crois que c’est la première fois que j’y suis invité. On voit que ce n’est pas toi qui as choisi la décoration !

— C’est vrai, c’est la maison de mes parents. J’ai le projet de la vendre et d’avoir une maison vraiment à moi, décorée à mon goût, déclara-t-elle en sortant de la cuisine. Et avec une salle de bain au rez-de-chaussée. »

Regardant à gauche, puis à droite, elle faillit renverser les deux tasses de café lorsqu’elle s’aperçut qu’il était dans le bureau de Sylvie.

« Eh bien, dit-il en lui souriant, est-ce qu’on commence le ménage tout de suite ? »

Le visage soudain blême, elle pénétra dans la pièce.

« C’est la deuxième fois que j’entre ici depuis le mois de juin. »

Il saisit la tasse, en but une gorgée et dit en entamant la fouille du premier tiroir. « Alors, on s’y met ?

— Je suis désolée, Pierre. Je ne suis pas capable. » Elle sortit vite et alla s’asseoir dans le salon en pleurant. Il vint la rejoindre.

« Je me sens coincée, si je veux partir, je sais que je dois classer ses choses, mais j’en suis incapable. C’est physique, j’ai des crampes dans le ventre. Qu’est-ce que je vais faire ?

— Je vais t’aider, je vais commencer, l’encouragea-t-il en se dirigeant à nouveau dans la pièce.

— Pierre sort de là, s’il te plaît. »

Il revint sur ses pas et la prit dans ses bras.

« Ne t’en fais pas, ça va s’arranger. Je vais te montrer quoi faire et tu vas voir, ça va marcher. On va le faire ensemble et progressivement. Tout ira bien. »

Elle se sentit rassurée et émerveillée de l’appui que Pierre lui offrait.

Elle n’osa pas lui mentionner qu’elle l’avait vu la veille au restaurant avec sa femme. Mais quand il quitta la maison, elle lui demanda : « Qu’est-ce que tu vas dire à ta femme ?

— Elle ne me posera pas de questions. »


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 13, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

Magalie a appris qu’Olivier voyage en Europe. Elle a eu une rencontre professionnelle avec Pierre Lormier à son bureau. Ils ont ensuite mangé ensemble au restaurant.

 

Chapitre 13

En fin d’après-midi, alors que Magalie revenait du travail, le téléphone sonna. « Ça doit être encore Duclerc qui m’appelle pour m’annoncer qu’il n’a rien à me dire », songea-t-elle en se dirigeant dans le salon pour répondre. Elle décrocha et fut surprise d’entendre Jean-François. « Salut, Magalie, comment ça va ?

— Salut Jeff,

— Eh ! je t’appelle de la Californie.

— En Californie ! Mais qu’est-ce que tu fais là-bas ?

— Eh bien, j’ai eu une offre. Vois-tu, ma chère, tu parles à un ingénieur canadien qui bosse pour une compagnie américaine à Tijuana au Mexique.

— L’enfant de l’ALÉNA[1] !

— Tout à fait. Je demeure à San Diego et je traverse la frontière quotidiennement pour aller travailler.

— Et quelle est la température aujourd’hui ?

— Oh ! comme d’habitude. Ensoleillé et de soixante-cinq à soixante-dix degrés Fahrenheit. Et à Québec ? »

Debout face à la fenêtre, elle vit le fils de la voisine d’en face pelleter l’entrée. Au coin de la rue, elle aperçut le chasse-neige de la ville commencer à gratter la neige de la rue. Elle s’installa sur un des fauteuils du salon. « Oh ! comme d’habitude, répliqua-t-elle en riant. Nuageux, moins deux-cent-cinquante degrés. Bref, on croule sous des tonnes de neige et on gèle comme des cretons.

— Magalie, continua Jean-François sur un ton différent, je voulais te dire que je suis désolé pour ta sœur. Je n’ai pas vraiment eu l’occasion de t’offrir mes condoléances.

— Je me suis toujours demandé ce que vous faisiez Olivier et toi. Vous n’êtes même pas venus aux funérailles.

— Pour te dire la vérité, Magalie, il n’était pas capable d’y aller. J’ai joué à la mère pendant des jours. Notre voyage au mont Sainte-Anne a été un calvaire pour moi. Il ne dessoûlait pas. J’avais peur de le laisser seul. Est-ce que Gina t’a parlé de ce qui s’est passé le 15 juin ?

— Oui, je suis au courant.

— Je me suis aperçu qu’il n’est pas équilibré. Il n’allait vraiment pas bien. Et il se sentait tellement coupable d’avoir couché avec Gina. Ce n’était pas un…

— Comment ? Il a couché avec Gina ! vociféra Magalie.

— Tu viens de me dire que tu étais au courant !

— Je savais que vous aviez dormi chez elle ce soir-là, mais elle n’a pas dit avoir couché avec Olivier.

— Maudite grande langue que je suis.

— Ouais, je comprends maintenant. C’est pour ça qu’elle était si mal à l’aise quand elle m’en a parlé.

— Je m’excuse, je regrette, je pensais que tu le savais.

— Elle va en entendre parler, tu peux être sûre.

— Ne lui dis surtout pas que c’est moi qui l’ai balancé.

— De toute façon, je préfère être au courant.

— Et comme je te disais, Olivier, ce n’était pas un gars pour toi.

— As-tu eu de ses nouvelles ?

— Il est en Europe actuellement, du moins, je pense. Il m’a envoyé une carte postale, le temps que je la reçoive à ma nouvelle adresse, ça prit une éternité. Ce sont les seules infos que j’ai depuis.

— Je ne l’ai jamais revu non plus. Il ne m’a jamais contactée pour venir chercher ses affaires à l’appartement. J’ai laissé un message à son père l’été dernier et Olivier n’a rien fait. Alors je suis allée moi-même les porter chez sa mère à l’automne.

— Magalie, si je veux te parler aujourd’hui, dit Jean-François, c’est parce que je dois rappeler un policier de Québec. Le message sur la boîte vocale indique qu’il désire me poser des questions à propos du meurtre de Sylvie.

Instinctivement, sans réfléchir, elle lui expliqua tous les détails de la carte bancaire.

— Ah ! maintenant, je comprends pourquoi Olivier insistait pour arrêter dans un guichet quand on est sorti de chez Sylvie. Mais, Magalie, j’y pense, ça prend un NIP pour sortir de l’argent.

— Il le connaissait, car on avait déjà fait des blagues dans un souper parce que ma sœur et moi, on a le même NIP. C’est l’année de mariage de mes parents. Ben, là, je l’ai changé depuis, mais Sylvie, comme je la connais, elle n’a pas dû le changer.

— Je comprends. Mais, tu sais, Magalie, ta sœur était déjà morte lorsqu’on est arrivés.

— Hein !

— En arrivant à Québec.

— T’as trouvé ma sœur morte et t’as rien fait, t’as rien dit !

— Écoute-moi. Olivier voulait faire un stop chez Sylvie pour voir si tu étais là. Il était certain que tu y serais, car tu n’avais pas réagi à ses appels et à ses messages de la veille. Et, avant de quitter Montréal, on est passé à ton appartement. Tu n’y étais pas.

—  J’étais sortie avec Maud.

— Olivier a conclu que tu étais partie plus tôt pour Québec. Quand on est arrivé chez ta sœur, on a sonné deux fois. Puis, Olivier a essayé d’ouvrir la porte, ce n’était pas barré et il est entré. Je l’ai suivi. Et là, on a découvert ta sœur morte.

— Pourquoi vous n’avez pas appelé la police ?

— Magalie, on venait de s’introduire dans une maison où on n’avait pas d’affaires. Olivier avait de la coke sur lui, il avait dépassé le “point zéro huit”[2]. Et moi, qui conduisais, j’étais correct, mais pas à jeun. Nous vois-tu appeler la police ? Ce n’était peut-être pas la meilleure chose à faire, mais Olivier était d’accord, on ne voulait pas être mêlé à une histoire de meurtre. Parce que c’était évident que c’était un meurtre. On est sorti de la maison et, comme j’embarquais dans la voiture, il est retourné en lançant qu’il avait oublié quelque chose. C’est à ce moment-là qu’il a dû voler la carte, parce qu’il ne l’a pas fait quand j’étais là. Il m’a dit en revenant dans l’auto qu’il avait effacé les empreintes digitales. J’ai failli en parler à Gina plus tard quand on l’a rencontrée. Mais avec le regard qu’Olivier m’a fait, je me suis fermé la trappe. Je suis désolé, Magalie.

— Jean-François, bordel de merde ! À quoi avez-vous pensé ? Ça fait des mois que la police enquête et ils ne trouvent rien ! En plus, est-ce que c’est légal de s’enfuir comme ça sans avertir les autorités que tu viens de trouver quelqu’un de mort ? Il m’est venu à l’esprit que ça pouvait être Olivier qui l’avait tuée.

— Ah non, ça, je peux te le confirmer, on est entré ensemble dans la maison et elle était déjà morte. Je suis désolé.

— Alors, comme ça, il a volé la carte bancaire et de l’argent à ma sœur morte, pis il a couché avec ma meilleure amie. En tout cas, ça me confirme que ce n’était pas un gars pour moi, comme tu dis. Un imbécile de la pire espèce. Comment j’ai pu sortir avec lui ? Mais ça ne nous avance pas. C’est décourageant, vont-ils découvrir un jour qui l’a tuée ? Alors, demanda Magalie, Gina ne savait pas que Sylvie était morte ?

— Non, on ne lui a pas dit. Là, je vais rappeler le gars de la police. J’espère que ça ne m’attirera pas d’ennui.

— En tout cas, moi, je te crois, le rassura-t-elle.

En raccrochant l’appareil, elle observa le fils du voisin découragé par le nouveau banc de neige compressé que le chasse-neige venait de glisser devant l’entrée d’auto. Juste à l’endroit où il venait de finir de pelleter.

Aussi frustrée que lui, elle monta dans sa chambre se préparer pour sa soirée. En face du miroir, par mégarde, elle s’accrocha la paupière avec le bâton de mascara. Exaspérée, elle soupira en voyant son œil barbouillé de noir. “Bordel, il va falloir que je me calme.” Elle avait fini par réparer sa bourde lorsqu’on sonna à la porte. Magalie descendit à moitié maquillée.   Elle ouvrit et Stéphanie, les joues roses, souriait de toutes ses dents.

« Bonjour,

— Salut, lui répondit Magalie. Est-ce le jour des biscuits au chocolat ?

— Non, répondit-elle, je venais juste dire bonjour.

— Et bien entre. On n’aura pas beaucoup de temps pour jaser, car j’ai un rendez-vous avec une de mes amies. » Stéphanie entra puis enleva ses bottes et son manteau.

« Monte avec moi, » ordonna Magalie.

Entre deux coups de fard, elle s’informa des dernières querelles des petites amies de Stéphanie. Et elle l’interrogea sur les nouveaux amoureux dans la classe.

« Et toi, Stéphanie, as-tu un chum ?

— Es-tu malade ? Les gars, c’est des cons, s’exclama-t-elle pendant qu’elle farfouillait le contenu du coffre à bijoux. Je pourrais t’en faire des bijoux, Magalie. J’ai eu un jeu pour ça à Noël.

— C’est vrai, tu me l’as dit. J’aimerais ça. Et comment vont tes cours de gymnastique ?

— Ça va bien, je suis presque capable de faire le grand écart. Ce ne sera pas long. Quand je vais l’avoir, je viendrai te montrer ça.

— J’ai hâte. Moi aussi, je pouvais le faire quand j’avais ton âge. Bon, je suis prête. Est-ce que je te laisse chez toi, Steph ?

— D’accord, répondit celle-ci. »

Magalie n’était pas fâchée d’avoir à la reconduire. Puisqu’elle l’aida à dégager son entrée d’auto, qui était aussi bloquée par un petit monticule de neige laissée par le chasse-neige.

[1]. . L’accord de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.

[2]. . Le taux limite d’alcool pour conduire au Québec est de 80 mg d’alcool par 100 ml de sang. (0,08)


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 12, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

Magalie a avisé l’inspecteur Duclerc. Elle a eu un malaise à l’hôpital. Pierre Lormier, l’ophtalmologiste, l’a invitée au restaurant et elle a été très bavarde avec ce vieil ami de la famille. Le patron de Magalie lui a fait un reproche.

Chapitre 12

« Il voyage en Europe », annonça Duclerc à Magalie. Celui-ci essayait depuis plusieurs jours de rejoindre Olivier. L’inspecteur Duclerc avait finalement contacté son père. Il lui avait appris qu’Olivier voyageait à travers l’Europe et qu’il ne savait pas où il se trouvait actuellement.

« Et j’ai beaucoup de difficultés à parler à son ami de parapente qui l’accompagnait le soir du meurtre. Le Jean-François, c’est bien ça ?

— Oui, acquiesça Magalie.

— Il demeure en Californie, maintenant, et toutes les fois que je téléphone, je tombe sur le répondeur. J’ai laissé des messages, mais il ne me rappelle pas. Je voulais vous tenir au courant. De votre côté ? Rien de nouveau ?

 — Non, rétorqua Magalie. »

À dix-huit heures, elle alla rejoindre Pierre à son cabinet. Son patron n’était pas d’accord, mais le rendez-vous était déjà pris. Tout le personnel de la clinique était parti. Après avoir enlevé son manteau et ses bottes, elle était entrée dans son bureau. Il avait approché une chaise pour qu’elle soit près de lui. La qualité des meubles en acajou impressionna la jeune femme. De somptueux tableaux ornaient les murs, la richesse et la classe transpiraient de cette pièce. « Magnifique décoration, s’exclama-t-elle.

— Oh ! c’est le designer. Je me suis dit qu’étant donné le nombre d’heures que je passe ici, ce serait agréable d’avoir un bel environnement. »

Ils s’installèrent et commencèrent à travailler. La jeune comptable posa quelques questions pour bien comprendre tous ces chiffres. Elle lui fit une liste des documents qu’il devrait lui fournir, car il en manquait plusieurs. Elle eut l’impression qu’il était structuré et très au courant de ses affaires. Puis, elle lui demanda ce qui lui brûlait les lèvres : « Pourquoi ne t’es-tu pas associé avec d’autres médecins pour l’acquisition de ton laser ? Ça t’aurait permis de diminuer l’endettement. »

Pierre se spécialisait en chirurgie laser pour la myopie et possédait une instrumentation sophistiquée et dispendieuse tant à l’achat qu’à l’entretien.

 « Je préfère en être le seul propriétaire. Je garde le contrôle, » répondit-il, le sourire aux lèvres. « Si je dois décider de quelque chose, je n’ai besoin de consulter personne. Je déteste être associé avec d’autres et ne pas avoir la maîtrise totale de mes affaires. C’est la même chose pour mon cabinet. Je loue mes salles d’examens et l’équipement pendant les heures où je pratique à l’hôpital. »

« Un homme responsable », pensa-t-elle.   Quelle différence par rapport à Olivier en qui elle ne pouvait avoir confiance pour la moindre chose ! Plus Magalie apprenait à connaître Pierre, plus elle l’admirait.

En lui expliquant un détail de comptabilité qu’il ne comprenait pas, Magalie fut attirée par les doigts de Pierre posées sur le bureau à côté des feuilles remplies de chiffres. « De belles mains, songea-elle, des mains d’homme. » Elle ne pouvait détacher son regard de ces doigts habiles, musclés aux ongles propres et rectangulaires. Les poils très noirs qui les recouvraient offraient un contraste sur le rose de sa peau. Velues, viriles et fortes. Son esprit brouillé, perturbé par ces pensées intimes, elle se sentit mal à l’aise. Alors, Pierre ne comprit rien à son explication. « C’est ridicule », songea-t-elle en se reprenant. Comment quelques poils sur des mains pouvaient-ils la déconcentrer à ce point ? Mais, elle remarquait aussi ses yeux marron, brillants et intelligents. Cette nuque rasée surmontée d’une toison noire et bouclée. Elle n’avait qu’une envie : passer ses doigts dans ces boucles sombres comme les ailes d’un corbeau, toucher la rugosité des cheveux dans son cou, embrasser ses lèvres volontaires.

 « Je ne te suis plus du tout », avoua-t-il.

Son trouble la fit rougir. Elle réussit à bafouiller en souriant : « Moi non plus !

— Est-ce que je t’ai déjà précisé comment tu as de beaux yeux ? déclara-t-il soudain, en lui prenant la main. Elle sentit les battements de son cœur s’accélérer.

— Non, tu ne m’avais pas mentionné ça lors de mon examen, ironisa Magalie. » Il répliqua avec un clin d’œil. « Ah ! Ah ! on ferait mieux de s’y remettre si l’on veut finir, répondit-elle.

— Écoute, j’estime qu’on a bien avancé, aujourd’hui. Que dirais-tu si l’on allait manger ? Je meurs de faim. Je connais un restaurant italien près d’ici. Qu’est-ce que tu en dis ?

— Bon, d’accord, allons-y », lança-t-elle.

 Ils se levèrent et rangèrent les papiers.

Malgré le peu de clients, en cette soirée de vendredi, Magalie trouva l’ambiance de l’endroit charmante et la nourriture délicieuse. Elle se laissa aller et se surprit à faire toutes sortes de confidences. Pierre n’avait qu’à poser, de temps à autre, une question pour provoquer un torrent de mots de la part de Magalie. Même si elle l’avait toujours connu, il n’avait jamais été proche d’elle. Elle n’avait jamais eu de contact si intime avec lui. Mais aujourd’hui, elle se sentait bien et en sécurité en sa présence. Elle lui raconta sa vie avec Olivier, ce qui était arrivé à la mort de sa sœur, puis elle le mit au courant des derniers détails de l’enquête. « Duclerc passe son temps à m’appeler. Franchement, il me donne un coup de fil pour m’annoncer qu’il n’a rien à m’apprendre. Je me demande pourquoi.

—  Peut-être qu’il est intéressé, une belle femme comme toi…

— À moi ? mentionna-t-elle, étonnée. Gina le surnomme inspecteur cheveux gras et chemise fripée. Il a l’air vraiment intelligent et il est très professionnel. Il me téléphone peut-être pour savoir si j’ai découvert d’autres éléments. Après tout, c’est moi qui ai retrouvé la carte. Mais il s’était déjà rendu compte que la carte avait disparu.

—  Quelle carte ? demanda-t-il.

—  De guichet automatique.

—  Ah ! oui, je me souviens.

—  Je ne t’ai pas raconté tout le roman ?

—  Oui, une histoire surprenante.

— Tu peux le dire. Et Gina est convaincue que c’est Olivier qui a dû l’échapper, car il a dormi sur ce sofa le soir du 15 juin. Elle n’a aucune idée de la manière dont la carte aurait pu se retrouver là autrement.

— Et tu crois ça ? Magalie, j’espère que tu as expliqué ça à la police.

— Oui, évidemment.

— Je te le répète, moi, à ta place, je me méfierais d’elle. Tu ne trouves pas ça louche ?

— Sur le coup, un peu, mais, tu le sais, Gina est une amie d’enfance en plus d’être avocate.

— Ce n’est pas une référence, Magalie. Je m’inquiète un peu pour toi.

Ensuite, la conversation dévia sur Sylvie. Pierre s’informa sur son travail et ses recherches.

— Tout ce que je sais, c’est qu’elle était endocrinologue et que cela concerne les hormones, avoua-t-elle ironiquement. La médecine, pour moi, c’est comme de la sorcellerie, je n’y comprends rien.

— Ta sœur et toi deviez avoir de grandes discussions philosophiques à ce sujet !

— Psychologiques, plutôt. Sylvie désirait me guérir de ma phobie. Elle disait qu’elle allait me débarrasser de ça. Elle voulait m’amener visiter son hôpital, son bureau, son laboratoire aussi. Ça me fait penser… son patron est passé à la maison l’autre fois, pour m’apporter les caisses qui contenaient les choses personnelles de Sylvie à son travail. C’est le Dr Lendro. Tu le connais. Je l’ai vu à ton bureau comme je sortais après mon examen, il attendait pour te voir.

— Oui, c’est un collègue, expliqua-t-il.

— Il trouvait que je prenais trop de temps à aller chercher les affaires de Sylvie, alors il est venu me les porter. Ne pas avoir à y aller m’a soulagée. D’ailleurs, je dois faire un ménage dans ses affaires. Je n’ai presque rien touché depuis que je suis revenue de Montréal. C’est pénible, j’ai beaucoup de difficulté à entrer dans sa chambre ou dans son bureau. Mais je devrai faire le grand tri un jour.

— Je peux t’aider si tu veux.

—  Ah ! Oui, c’est gentil de ta part, mais ton horaire est si surchargé et tu as une femme.

—  Je réussirai bien à dénicher du temps et, soit dit en passant, on est sur le bord de la séparation.

— Oh, désolée. Si jamais tu as besoin d’en parler, n’hésite pas, je suis d’une bonne écoute. »

« Quel homme charmant », conclut Magalie. Elle espérait seulement que cette promesse de l’aider n’en était pas une en l’air.


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 11, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

Lors d’une rencontre au restaurant, Magalie a fait une mise au point avec Gina. Puis, elles ont rencontré le docteur Pierre Lormier, l’ophtalmologiste de Magalie. Gina s’est rendue compte qu’il plaisait à Magalie.

 

Chapitre 11

Le lendemain, Magalie téléphona à Duclerc pour lui expliquer l’histoire du couvercle de toilette. Elle eut l’impression qu’il trouvait cela important. Et il lui dit qu’il gardait cette information dans son pack-sac. Magalie lui donna les coordonnées d’Oliver et de Jean-François. Et Gina aurait droit à une petite discussion.

Magalie venait de raccrocher quand le téléphone sonna de nouveau. C’était Pierre Lormier qui l’appelait pour ses services professionnels. « Il n’a pas perdu de temps », pensa-t-elle, enchantée. Elle se sentait fière d’amener un nouveau client à la firme, même si elle n’était qu’une junior. « Bon, dans ce cas, veux-tu me rejoindre demain vers quatre heures, je pourrais te montrer mes papiers. Est-ce que ça te va ?

— Oui, je l’inscris à mon agenda, répondit Magalie.

— J’opère alors ce serait parfait si l’on se rencontrait à l’hôpital, déclara-t-il.

— N’est-ce pas mieux de se voir à ton bureau ? » Elle était bien prête à se fendre en quatre pour un nouveau client, mais elle se sentait déjà oppressée juste à imaginer pénétrer dans un hôpital. Elle ne pouvait pas lui raconter l’histoire de sa vie. « Eh bien, c’est que j’ai quelques chirurgies de planifiées et je crois que j’épargnerais du temps si tu venais à l’hôpital, lui spécifia-t-il.

— D’accord, accepta-t-elle, acculée au pied du mur. À demain. »

Elle eut beaucoup de difficulté à s’endormir ce soir-là et se réveilla à cinq heures du matin, incapable de fermer l’œil à nouveau. Elle éprouva de la difficulté à se concentrer toute la journée. Puis elle alla à sa rencontre sans dire un mot à son patron. Normalement, elle savait qu’elle aurait dû aller rencontrer le médecin avec un collègue plus expérimenté, mais elle préférait s’y rendre seule. Bien mise dans son manteau de mouton renversé, elle portait son fameux tailleur Chanel. Ses cheveux bien coiffés, un maquillage parfait qu’elle avait retouché avant de partir, elle faisait très professionnelle avec sa mallette. Dès qu’elle ouvrit la porte et qu’elle pénétra dans le bâtiment, l’odeur l’assaillit. Des relents de désinfectant, de médicaments infiltraient son nez. Elle se sentit défaillir. Précipitamment, elle ressortit respirer un peu d’air frais pour reprendre courage. « Vas-y, espèce d’idiote, tu n’as pas le choix, tu ne peux pas te défiler maintenant. » En entrant à nouveau, elle se souvint avoir lu dans un magazine un article sur l’olfaction. On y expliquait que lorsque les muqueuses nasales sont saturées d’un arôme, le cerveau le décèle moins bien. Elle ne se souvenait pas de tous les détails, mais avait remarqué la justesse du propos, car elle avait expérimenté ce phénomène lors de l’achat de son eau de toilette. Lorsqu’elle sentait plusieurs flacons l’un après l’autre, elle ne percevait plus les différences. En toute logique, elle se dit qu’inspirer et expirer de façon profonde et rapide l’aiderait à moins percevoir l’odeur. L’objectif était d’imprégner ses récepteurs olfactifs le plus vite possible pour que son malaise diminue.

La préposée à l’accueil lui annonça qu’elle devait parcourir le long corridor pour se diriger vers le bureau du docteur Lormier. Elle soupira en voyant l’immensité du tunnel peint d’un vert qui la rendait déjà nauséeuse. Elle prit la résolution d’y aller un pas à la fois.

« Inspire, expire. On respire fort, et on espère ne rencontrer aucune civière. » En cette fin d’après-midi, beaucoup de personnes circulaient. « Tous des gens normaux », se rassura-t-elle en aspirant le plus d’air qu’elle pouvait. Elle parvint à un carrefour, et croisa une infirmière qui poussait un énorme appareil. Magalie aurait été bien en peine de dire à quoi servait cet instrument de torture. « Ce n’est pas pour toi la grosse machine, Magalie, on inspire, ça va bien, on inspire plus fort », se répétait-elle. Devant les ascenseurs, elle sentit un petit étourdissement. « On se remplit bien les poumons », se sermonna-t-elle.

Les portes s’ouvrirent et un préposé déplaça une civière où un enfant branché à un soluté était assis. « Inspire, expire. » Chauve, le regard cerné et fiévreux, il sourit à Magalie. Elle sentit son cœur chavirer. Sa bouche se contracta en un rictus et elle continua son périple. Elle repéra à sa droite la toilette des dames. Elle s’y engouffra afin de s’y rafraîchir, question de se ressaisir.

« Inspire, expire. »

Son malaise s’amplifia quand l’odeur insupportable de vomissure la prit d’assaut. Elle en ressortit plus vite qu’elle n’y était entrée, mais eut le temps de s’apercevoir dans la glace. Elle se trouva un peu pâle.

De toute façon, elle atteignait bientôt sa destination. « J’aurais dû enlever mon manteau », songea-t-elle en se rendant compte qu’elle était en sueur. Elle espérait que le docteur Lormier la ferait attendre, elle avait besoin de quelques instants pour se remettre. De plus en plus étourdie, la nausée au bord des lèvres, incapable de prononcer un seul mot, elle arriva devant le bureau de la secrétaire. Celle-ci, éberluée, en voyant la pâleur de la jeune femme, allait lui offrir de s’asseoir, mais elle n’eut pas le temps. Magalie visualisa une multitude d’étoiles et s’écroula sans autre avertissement.

Lorsqu’elle reprit connaissance, Pierre se trouvait devant elle. Elle eut besoin de quelques instants pour retrouver ses esprits. « Eh bien ! C’est toute une arrivée ! déclara-t-il en souriant.

— Zut ! Très professionnel et très sérieux, n’est-ce pas ? » répondit-elle, honteuse et ironique.

Quelques minutes plus tard, rouge de confusion, elle réalisa qu’elle s’était mise elle-même dans un état d’hyperventilation. « C’est bête, je me suis rendue malade moi-même sans le savoir. Sylvie se serait tordue de rire. Elle n’a jamais compris ma phobie », admit-elle après avoir confessé son problème au docteur Lormier.

— Tu aurais dû m’en parler avant, nous serions allés à ma clinique privée, lui répondit-il gentiment. Maintenant que tu te sens mieux, je te sors au plus vite d’ici.

Ils se rendirent dans un petit bistro tout près.

« Ah ! quelle bonne odeur, » remarqua Magalie en entrant. « C’est différent de celle à l’hôpital… et dans une des toilettes, je crois que c’est ça qui m’a achevée », déclara-t-elle.

Un charmant maître d’hôtel les accueillit. Pierre tira lui-même la chaise pour la jeune femme. Cela flatta Magalie et lui rappela que son père avait l’habitude de faire la même chose lorsqu’il sortait seul avec elle. Pierre commanda un verre de vin rouge, mais Magalie, après le malaise qu’elle venait de subir, préféra s’en tenir à une tasse de thé. On discuta chiffres, comptabilité, impôts. Ils décidèrent finalement de manger ensemble dans ce petit restaurant. « Est-ce que l’enquête sur la mort de ta sœur avance ? l’interrogea-t-il après avoir demandé un steak frites.

— Un peu. C’est très bizarre. L’inspecteur a noté qu’on a effectué un retrait dans son compte de banque à partir d’un guichet automatique.

— Un gros montant ?

— Mille dollars. Et la transaction date du 15 juin et l’on a découvert son décès le seize.

— Oui, je sais.

— Et, plus étrange, ajouta-t-elle, c’est qu’elle avait l’habitude, d’après son historique, d’acquitter ses factures par chèque ou par carte.

— Avez-vous trouvé pourquoi elle avait besoin d’argent comptant ? demanda-t-il.

— Non, mais autre chose encore plus bizarre, on croit que mon ancien ami était en possession de sa carte de guichet.

— Ton ex ? s’exclama-t-il, surpris. Est-ce qu’il pourrait l’avoir tuée ?

— Cela n’a aucun sens. J’ai vécu avec lui pendant plusieurs mois, je le connaissais quand même assez bien. D’un autre côté, il prenait de plus en plus de drogue. C’est une des raisons pour lesquelles je l’ai laissé. On ne sait jamais avec la dope. En plus, lui et ma sœur ne s’entendaient pas bien du tout. La police doit l’interroger.

— Comment a-t-on découvert que c’est lui qui détenait la carte de guichet ?

— Ah, ça, c’est une longue histoire. Pour faire court, c’est la conclusion à laquelle Gina et moi sommes parvenues.

— Gina ?

— C’est ma meilleure amie, elle m’accompagnait au restaurant l’autre fois quand on s’est rencontré.

— Oui, je me souviens.

— On a retrouvé la carte dans son sofa. »

Magalie lui raconta les détails de leur fameuse soirée.

« Magalie, tu me dis que tu as trouvé la carte de ta sœur chez Gina et sa déduction est d’accuser ton ancien copain. Wow ! Méchante conclusion. Moi, je me méfierais d’elle. Avocate, hein ? Moi, je ferais attention.

— Voyons, je la connais depuis que j’ai treize ans,

» répliqua-t-elle.

Le lendemain, assise dans le luxueux bureau de son patron, elle fut surprise des propos de celui-ci. « Magalie, je ne veux plus que tu rencontres un client toute seule. Tu n’as aucune expérience, tu peux ternir la réputation du cabinet. As-tu pensé à ton geste, aux conséquences d’une erreur ? Ça ne se fait pas. Une junior a besoin de supervision. Est-ce clair ? » Fière d’annoncer qu’elle avait recruté un nouveau client, elle ne s’attendait pas à une réprimande de la sorte. « C’est un vieil ami de la famille, se défendit-elle.

— Ce n’est pas grave, ça ne fait pas professionnel. »

Elle se retint de citer Pierre, qui avait dit en avoir assez des comptables en habits à carreaux comme à la télévision. Magalie réprima un sourire, car, justement, elle venait de remarquer que son patron portait une veste de ce genre.


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 10, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

Lors d’une séance de cinéma maison, Magalie a fait une étrange découverte chez Gina. Malgré sa colère, elle a réussi à faire parler sa meilleure amie. Celle-ci a révélé être sortie avec Jean-François et Olivier le soir du meurtre de sa sœur. Et ils ont passé la nuit chez Gina.

 

Chapitre 10

Magalie convoqua Gina pour un lunch au restaurant, deux jours après cette soirée de film ratée. Gina avait suggéré le dernier bistro à la mode. Magalie, assise dans cet endroit bondé de gens d’affaires, lisait le menu avec irritation. Elle était autant exaspérée par cette offre ridicule et bizarre de bouffe que par le retard de Gina. Celle-ci finit par arriver, quelques minutes plus tard, accompagnée, comme d’habitude, de nombreuses excuses.

« Gina, j’ai deux choses importantes à te dire. Je n’ai presque pas dormi les dernières nuits. Cette histoire avec Olivier me fatiguait trop et j’ai appelé Duclerc hier.

Le serveur vint prendre leur commande. Magalie opta pour des pâtes agrémentées d’une sauce qui ne lui inspirait guère confiance. Gina choisit une salade.

« De toute façon, reprit Gina, il fallait que tu lui dises.

— Bon, je suis contente que tu ne sois pas fâchée. En plus, je pense que je devrais lui révéler quelque chose d’étrange que j’ai découvert dimanche dernier. Je n’ai pas osé lui en parler hier.

— Quoi ?

— Après notre soirée cinéma, je suis allée me coucher, mais je me sentais bizarre, comme si j’oubliais quelque chose. Je me suis relevée, j’ai vérifié si toutes les portes étaient barrées, si tout semblait normal. J’avais l’impression que quelque chose clochait.

— Qu’est-ce que c’était ?

— J’en ai pris conscience le lendemain. Cette nuit-là, j’ai rêvé que j’engueulais Olivier parce qu’il n’avait pas redescendu le siège de la toilette après avoir fait son petit besoin. J’étais assise sur la toilette avec le sac de Sylvie dans les mains et je criais de colère après lui et je glissais dans la cuvette. Un cauchemar. En déjeunant, je me suis souvenue de ce rêve. Et là, j’ai ressenti un coup dans le ventre, une telle émotion que j’en ai eu un malaise. »

Sur ce, Magalie s’interrompit, le garçon leur apportant les verres de vin.

« Continue, s’impatienta Gina, intriguée.

— En revenant de chez vous, après notre soirée cinéma ratée, je me suis précipitée aux toilettes parce que j’avais beaucoup envie et je n’ai pas remarqué tout de suite.

— Qu’est-ce que tu n’as pas remarqué ? demanda Gina, excitée.

— Le siège de ma toilette était relevé !

— Le siège relevé… Quel est le problème ? interrogea son amie.

— Allons Gina ! tu ne comprends pas. Je vis seule, je suis l’unique personne à utiliser la toilette dans cette maison. Ça veut dire qu’un gars a fait pipi chez moi. Ma femme de ménage n’est pas venue cette journée-là, c’était dimanche et je n’ai eu aucune visite. Je crois qu’un homme est entré dans la maison à mon insu.

— Et tu n’as pas appelé la police ?

— Bien non. Je me sentais tellement idiote. Commencer à leur raconter mon histoire de cuvette. Imagine-toi ! J’aurais eu l’air d’une vraie folle. Mais une heure après, le serrurier changeait toutes les serrures et j’ai fait installer un système d’alarme ce matin.

— Des traces d’effraction ?

— Non, c’est pour ça que j’ai fait changer les serrures !

— Qui possède la clé de ta maison à part toi ?

— Le voisin en garde une d’habitude, mais il ne l’avait pas quand c’est arrivé. Je l’avais reprise lorsque j’ai perdu mon porte-clés et je ne lui avais pas redonné.

— Est-ce que ça fait longtemps ? C’est sûrement à ce moment-là. Quelqu’un en a fabriqué un double.

— Bien non, je les ai retrouvées le lendemain par terre. Je n’ai jamais compris comment je les avais égarées. Maintenant, je me demande à qui Sylvie aurait pu en donner une à quelqu’un.

— Mais tu devrais en discuter avec ton inspecteur le plus vite possible. Étrange. L’important, c’est que le problème est résolu avec les nouvelles serrures. Ça ne te dérange pas de rester dans la maison ?

— Ben, c’est chez nous, mais, oui, parfois ça fait bizarre. Je sens le parfum de Sylvie, pourtant j’ai jeté la bouteille. Des fois, j’ai l’impression de sentir une présence. On dirait que le bruit du frigo démarre quand je passe à côté du bureau où on l’a trouvée. Je me fais sûrement des idées. Mais je vais la vendre, la maison. C’est juste qu’il faut que je me décide à entrer dans ce maudit bureau et que je me débarrasse de toutes ses choses. Même madame Dubois n’y va pas, mais je ne l’obligerai jamais. C’est elle qui a trouvé Sylvie. Je suis chanceuse qu’elle vienne encore faire le ménage chez nous. »

On apporta leur repas.

« Changement de sujet, enchaîna Gina. Comment va ta vie amoureuse ? » Un nouveau Casanova au travail ?

— Hélas non ! Gina, je bosse dans un bureau de comptable ! Il y en a bien un qui voudrait sortir avec moi, mais ce n’est pas mon style du tout. Finalement, c’est pas si mal ce plat de spaghetti, dit-elle en enroulant une autre bouchée de pâte autout de sa fourchette.

— Eh bien, moi, je ne t’ai pas parlé de ma dernière conquête, encore.

 Magalie écoutait, à travers le tapage des autres conversations, les péripéties de la vie amoureuse de son amie. C’est à ce moment précis, en buvant une gorgée de vin blanc, qu’elle l’aperçut. Il était là, attendant l’hôtesse à l’entrée du restaurant. Les joues rosies par le froid hivernal, il enlevait son manteau. Yeux marron, cheveux noirs bouclés, on devinait la silhouette athlétique à travers la coupe de son complet marine. Elle faillit renverser son verre.

Gina remarqua qu’elle rougissait.

Magalie fut surprise de l’impression que cet homme avait sur elle. Puis, il l’aperçut. Elle essuya ses mains moites sur la serviette de table. Gina s’amusait de la voir si mal à l’aise et lui demanda avec empressement qui était ce bel Apollon qui s’approchait d’elles. N’ayant pas le temps de lui répondre, Apollon les ayant rejointes, c’est en bégayant que Magalie présenta Pierre Lormier à Gina. « Je voulais justement t’appeler Magalie, annonça-t-il, sûr de lui-même. J’ai besoin d’une bonne comptable. »

— Ah oui ! parvint-elle à articuler.

— Je vais prendre ta carte. Tu dois avoir une carte professionnelle maintenant ?

— Bien certainement, bafouilla-t-elle en fouillant dans son sac à main.

— Je te donne un coup de fil dans les prochains jours, répliqua-t-il en prenant la carte avec un sourire désarmant. Ça m’a fait plaisir de te rencontrer, Gina ». Et il s’éloigna.

« Heureusement que sa table se trouve à l’autre bout du restaurant », songea Magalie. Elle n’aurait pu soutenir son regard plus longtemps.

« Eh bien ! Je comprends que ce n’est pas sur tes collègues de travail que j’aurais dû te poser des questions, mais plutôt sur les clients ! Dis-moi, qui est ce bel Adonis ?

— Tu as entendu. C’est Pierre Lormier.

— Je le sais, tu viens de me le présenter, mais QUI est Pierre Lormier ?

— Un ami de la famille, en fait, mes parents connaissaient les siens depuis belle lurette. Il n’avait jamais attiré mon attention. Il est beaucoup plus vieux que moi, je pense qu’il a environ trente-sept ans. Il est venu aux funérailles de Sylvie et ça faisait une éternité que je l’avais vu. Je crois qu’il n’a même pas assisté à celles de mes parents. En fait, c’est un des moments des obsèques dont je me souviens le plus. Je nageais dans la brume à cause des maudites pilules que tu m’avais fait prendre. Sur le coup, je l’ai à peine reconnu. Puis, à travers mon brouillard, il s’est approché pour m’offrir ses condoléances. Il s’est excusé que Joanie ne l’accompagne pas. C’est sa femme et je ne la connais même pas, je ne l’ai jamais vue. Puis, en me prenant les deux mains, il a dit simplement : « Je suis désolé. » Et il m’a embrassé les joues. C’est comme s’il m’avait fait sortir de ma torpeur pour quelques secondes. Pourtant, il a agi comme tous les autres, mais cela m’a marquée. Je ne sais pas pourquoi. Je l’ai rencontré il y a trois semaines. Il est ophtalmologiste, je suis allée le consulter pour mon examen de la vue.

— Ah mon Dieu ! soudain, j’ai mal aux yeux, répliqua Gina en riant. Je sens tout d’un coup que mes verres de contact ont besoin d’être changés. Je n’y vois plus rien.

— Ah, ah, ah, au contraire, moi, je crois que tu vois un peu trop !

Gina lui rétorqua : « En tout cas, pour toi, monsieur le docteur semble te faire un effet. Et plus qu’un effet placebo.

— Tu penses !

— Franchement, Magalie, regarde comment tu réagis parce que je le trouve beau.

— Tu as raison, il n’est pas laid. » Magalie ne pouvant s’empêcher de sourire expliqua : « Lors d’un test, il s’approche très près de ton œil avec une lumière vraiment forte. Enfin, c’est très éblouissant, j’imagine qu’il était à cinq centimètres de mon visage, je sentais son souffle et son après-rasage.

— Je crois qu’il doit avoir une bonne marque, ah, ah.

— Je me rappelle avoir songé que s’il avait entendu mes pulsations cardiaques, il m’aurait envoyée chez le cardiologue. J’ai dû me retenir pour ne pas rire.

— Ah ! monsieur te donne des palpitations en plus, claironna Gina.

— De toute façon, il est marié.

— Eh bien, même là, il a l’air intéressé, ma chère. J’ai remarqué la façon dont il t’a dévorée des yeux.

— Tu penses vraiment ? »

Et c’est sur le ton des confidences que le repas se poursuivit. À la fin, Gina pria Magalie de l’aviser si jamais ses grands principes moraux l’empêchaient de goûter à ce magnifique fruit défendu qu’était le docteur Lormier, car elle, Gina, y mordrait avec délectation.

— Il me semble que tu avais une nouvelle flamme et, en plus, lui est marié alors que je t’ai proposé l’autre fois un bel avocat séparé, répliqua Magalie.

— Le père de Stéphanie, je t’ai dit qu’il n’en était pas question, » conclut-elle.


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 9, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

Magalie s’est occupée de sa santé. Elle a visité le gynécologue, le dentiste et, pour sa visite chez l’ophtalmologiste, elle était accompagnée de Stéphanie. La petite avait insisté pour passer, elle aussi, un examen de la vue en même temps que Magalie. En sortant, celle-ci a croisé le docteur Lendro, un collègue de sa sœur Sylvie.

 

CHAPITRE 9

Le dimanche suivant, Gina et Magalie avaient réservé leur soirée pour visionner un film chez Gina. Magalie arriva équipée de tout le nécessaire requis pour leur séance officielle de filles : des chips au ketchup, des arachides, du Pepsi et de la bière. L’autre s’occupait du ciné. « Qu’est-ce que tu as loué comme film ? interrogea Magalie.

— La firme, un film avec le beau Tom Cruise, annonça Gina.

— Déformation professionnelle ? Tu devrais écouter d’autres choses que des histoires d’avocats pour te changer les idées.

— Tu as sans doute raison, mais c’est difficile de résister à Tom Cruise !

— Bière ou Pepsi ? demanda Gina.

— Un Pepsi, tu sais que je n’aime pas la bière, lui répondit Magalie. »

Quelques sacs de croustilles plus tard, la vessie de Gina réagissant à l’effet diurétique de la bière, elle voulut stopper le magnétoscope, mais ne trouva pas la télécommande. Gina arrêta le film directement sur l’appareil et dit à Magalie : « Cherche-la donc, pendant que je vais aux toilettes, je n’en peux plus. »

Magalie fouina partout, soulevant tous les coussins un à un, tassant les revues sur la table à café. Elle jeta un coup d’œil loin derrière les pots de plantes, derrière la lampe, se pencha pour regarder sous les fauteuils. « Je ne le retrouve pas, lui cria-t-elle. C’est ton chat qui l’a mangé.

— Bien non, ça ne se peut pas! Elle ne peut pas avoir disparu, je l’ai vue tout à l’heure sur le sofa, répondit Gina de la salle de bain.

Puis Magalie se rappela avoir déjà trouvé la sienne entre le coussin et l’armature du meuble. Elle faufila ses doigts dans la fente.

« Gina, c’est la pêche miraculeuse. Je fouille dans le fond de ton divan. Je trouve un peigne, un vingt-cinq sous, une carte de guichet ». Elle déplaça sa main plus vers la gauche.

« Un bras de Barbie, continua-t-elle. Je ne savais pas que tu jouais encore à Barbie !

— C’est à ma petite cousine, » mentionna Gina en revenant dans le salon.

Magalie dirigea ses doigts de nouveau vers la droite plus en profondeur.

« Bingo ! proclama-t-elle en sortant la télécommande. Et je devrais avoir droit à une récompense, car en plus, j’ai retrouvé ta carte de guichet ! »

Gina démarra le magnétoscope en affirmant :

« Ce n’est sûrement pas la mienne, je ne l’ai jamais perdue.

— Eh bien, elle doit appartenir à ta petite cousine. Oh! non, elle doit venir d’un de tes nombreux soupirants », la taquina Magalie en se dirigeant vers la cuisine.

« Il a dû la perdre pendant un de vos magnifiques ébats sur le sofa. Veux-tu une bière, Gina ?

— Sache, ma chère, que je déteste faire l’amour dans le salon. Je préfère de beaucoup la chambre à coucher et oui, s’il vous plaît, apporte-m’en une autre, demanda Gina en prenant quelques croustilles.

— Ho ! Là, là, Gina, la grande séductrice, ne baise que dans son lit confortable ! Franchement, ma belle, tu me déçois, » claironna Magalie en revenant dans la pièce avec un verre de Pepsi et une bouteille de bière. Gina saisit, à ce moment, la carte de guichet. Surprise, elle resta figée, la bouche grande ouverte.

« Qu’est-ce qui se passe, tu es toute blanche ? » interrogea Magalie, qui saisit la carte des mains.

Un cri de stupéfaction s’échappa de sa gorge lorsqu’elle regarda la carte. Une foule de questions se bousculèrent dans sa tête. Quelques secondes passèrent pendant que son cerveau essayait de tout démêler. Magalie devint rouge de colère.

« Ah ! bordel de merde. J’ai hâte de voir comment tu vas m’expliquer que la carte de guichet automatique de ma sœur est enfouie dans ton divan ! » s’écria-t-elle d’un ton emporté.

— Moi aussi, rétorqua Gina à brûle-pourpoint. Elle arrêta le film qui défilait toujours sur l’écran.

— Bordel de merde, Gina.

— Je n’en ai absolument aucune idée, riposta-t-elle d’un air affirmatif.

— Ben bordel de merde, Gina ! s’exclama-t-elle encore plus fort.

— Je te le dis et arrête de dire bordel de merde ! Pourquoi es-tu fâchée ?

— Ben bordel, tu ne m’avais pas dit que ma sœur était déjà venue chez vous ?

— Justement, Sylvie n’est jamais venue ici.

— Bordel, s’exclama encore une fois Magalie, tout rouge. Tu ne peux pas me faire croire ça.

— Arrête de dire bordel ! C’est impossible, j’y réfléchis et je suis certaine qu’elle n’a jamais mis un pied ici.

— Alors, la carte est apparue dans ton appartement par magie, attaqua Magalie.

— Voyons, Magalie. Arrête de m’accuser et de divaguer.

— Je ne t’accuse pas, mais, Gina Falardeau, tu rougis comme une tomate. Je te connais, tu me caches quelque chose. Je sais quand tu mens.

— Si je te dis la vérité, est-ce que tu me promets de ne pas te choquer ?

— Pourquoi est-ce que je me fâcherais ? » lança-t-elle, colérique.

Devant le regard accablant de Gina, Magalie approuva :

« Bon d’accord, je vais rester calme. Allez, raconte-moi.

 — Ce soir-là, j’ai rencontré Jean-François et Olivier. On a pris un verre ensemble. Ils s’en allaient passer le week-end au mont Sainte-Anne.

— Oui, je sais ! C’est une des raisons pour lesquelles on a cassé. Te rappelles-tu à quelle heure tu les as rejoints ?

— Ouf ! bonne question. Attends un peu, j’ai laissé ma mère chez elle vers dix heures. Je m’en souviens parce qu’elle ne doit pas manquer son téléjournal. Le temps de me rendre sur la rue Cartier, il devait être environ dix heures et quart. Ils sont arrivés, grosso modo, cinq minutes après moi. On est parti vers minuit. Et comme ils avaient trop bu tous les deux, je les ai invités à dormir ici.

— Et qui a couché sur le divan ?

— Olivier, répondit Gina.

— Et tu ne me l’as pas dit !

— Pourquoi il aurait fallu que je te le dise ? » répliqua Gina, qui voulait éviter le sujet avec Magalie.

« D’autant plus, continua-t-elle, que je ne l’ai jamais revu après. Et toi, est-ce que tu l’as rencontré après ?

— Non, disparu dans la nature.

— Et Olivier a couché sur le sofa. Qui d’autre s’est assis dessus ? Étiez-vous uniquement tous les trois ?

— Oui, on était les trois seulement, mais, depuis ce temps, beaucoup de gens sont venus dans ce salon.

— Oh ! Et Jean-François possède une auto rouge, annonça Magalie en passant du coq à l’âne. Comment n’y ai-je pas pensé ?

— Quel est le rapport ? interrogea Gina. Ah ! Oui, je me souviens que tu m’as dit qu’un voisin a vu une auto rouge ce soir-là ».

La réponse de Magalie se fit attendre, car les idées se bousculaient dans sa tête. Olivier et Jean-François avaient dû arrêter chez Sylvie. Pourquoi ? Peut-être voulaient-ils la voir ? Magalie imagina des hypothèses. Olivier espérait peut-être que Sylvie lui donne de l’argent. Ils se disputent, il lui demande sa carte de guichet, puisqu’elle n’a pas d’argent comptant. Elle résiste et il la tue. Est-ce possible ? Est-ce qu’Olivier aurait assassiné Sylvie pour du fric ?

Magalie raconta le fil de sa réflexion à son amie qui lui répondit :

 « Tu délires ! Penses-tu que le gars avec qui tu es restée pendant des mois aurait tué ta sœur ?

— Ce que tu ne sais pas, c’est que les derniers mois, Olivier avait commencé à prendre de la cocaïne. D’ailleurs, c’est une des raisons pour lesquelles je l’ai quitté. Sa mère est alcoolique. Je crois que ce genre de dépendance peut être héréditaire. La drogue, c’est bien traître, ça transforme les êtres en créatures épouvantables. Je dois raconter cette histoire-là à Duclerc.

— Écoute, Magalie, peux-tu attendre un peu ? Je ne veux pas être impliquée dans tout ça et me retrouver dans le collimateur de ton inspecteur.

— Oui, mais tu n’as rien fait, Gina.

— C’est certain, je n’ai même pas vu ta sœur ce soir-là, mais j’accompagnais Olivier et Jean-François dans le bar après dix heures quinze. À quelle heure est-elle morte ? demanda Gina.

— Il pense entre dix heures du soir et six heures du matin.

— Attends, pourquoi l’inspecteur Duclerc a-t-il dit dix heures ? À cause du retrait probablement. Il supposait peut-être que Sylvie avait elle-même sorti l’argent au guichet automatique. »

Tom Cruise avait perdu tout intérêt et la soirée vidéo se termina ainsi.

Sitôt revenue à la maison, Magalie grimpa les escaliers à la course. Cette vieille maison n’avait pas de salle d’eau au rez-de-chaussée. Un défaut que Magalie se promettait de régler dans sa prochaine maison.

Détachant son pantalon d’une main, le sac dans l’autre, elle courut jusqu’à la salle de bain. Elle baissa le siège et se soulagea, le manteau encore sur le dos. Elle expira de satisfaction, mais un sentiment étrange l’envahit.

 


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 8, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

Magalie et Gina ont passé du bon temps en Floride en se reposant à la plage et en sortant à Fort Lauderdale. Elles ont magasiné et Magalie s’est acheté des vêtements à Palm Beach en se moquant d’une commis-vendeuse.

 

Chapitre 8

Ses vacances terminées, Magalie mit à exécution le déroulement de sa remise en forme planifiée avant les fêtes : le gynécologue en premier, le dentiste et ensuite les yeux. Un vrai calvaire. Magalie avait prévu la pire des visites en premier : le gynéco. La vue de plusieurs dames enceintes égaya l’atmosphère, mais, chez le chirurgien-dentiste, elle ne s’était pas attendue à un spectacle si affligeant.

Magalie arriva en même temps qu’une autre patiente. Habillée de vêtements coûteux et parée de bijoux, elle semblait souffrir et son visage ne mentait pas. Les lunettes solaires ne réussissaient pas à cacher l’œil au beurre noir ainsi que le trouble de son regard. Elle l’entendit dire à la secrétaire qu’elle avait eu un accident d’auto. Magalie eut des doutes. Le professionnel l’invita à entrer tout de suite pour réparer sa dent cassée. La dame parut soulagée de ne pas avoir à s’asseoir dans la salle d’attente. « Magalie Douchard. J’ai rendez-vous à dix heures avec le docteur Robert », annonça Magalie à l’employée qui ne semblait pas dupe, elle non plus.

« Moi qui imaginais que les femmes battues venaient seulement des milieux défavorisés, lui chuchota-t-elle.

— Vous aussi, vous avez remarqué, murmura la secrétaire. C’est une cliente de longue date et ce n’est pas la première fois. C’est vraiment dommage, je ne la comprends pas. Que peut-on faire pour l’aider si elle n’en a pas la volonté ? Mais je crois qu’elle s’échappe dans l’alcool. Veuillez vous asseoir, madame Douchard, ce ne devrait pas être long. »

Magalie, un peu chavirée, s’installa et essaya de lire le roman que Gina lui avait prêté. Puis, elle observa l’aquarium. Quelle idée de mettre des poissons dans une salle d’attente ! Elle devrait en parler à son dentiste. Depuis des années, elle regardait ces maudits poissons à toutes ses visites. Elle ne trouvait rien de plus exaspérant quand on ressentait de l’anxiété pour cet examen. Ces créatures gluantes vous narguent, insouciantes, paisibles, et nagent dans cet aquarium silencieux et serein pendant qu’on entend la fraise du dentiste. Et, ces petites bêtes qui ne font qu’ouvrir et fermer leur gueule.

Tout était oublié quelques minutes après. La bouche grande ouverte, les mains moites serrant un papier mouchoir, elle anticipait le verdict du professionnel. Elle poussa un lent soupir lorsqu’il lui dit enfin qu’elle n’avait aucune carie. Ouf !

En sortant de la clinique, elle aperçut, dans le stationnement, la cliente à l’œil au beurre noir. Elle montait dans une voiture et Magalie entrevit le chauffeur.

Quelques jours plus tard, elle consulta pour ses yeux Pierre Lormier, l’ami de la famille qui l’avait émue aux funérailles de Sylvie. Cela faisait longtemps qu’elle avait passé un examen de la vue et l’étude intensive des derniers mois avait affecté sa vision. La petite Stéphanie Danserot l’accompagnait pour cette consultation. Elle visitait Magalie lorsque celle-ci avait téléphoné pour prendre son rendez-vous.

« Tu sais, j’ai du mal à bien voir ce qui est écrit au tableau, » avait avoué Stéphanie pendant qu’elle mangeait un biscuit au chocolat cuisiné par Magalie. Stéphanie venait chez elle aussi souvent qu’elle le pouvait. Elle adorait fouiller dans son coffre à bijoux, la regarder se maquiller ou se coiffer. Ses yeux étincelaient lorsque Magalie lui offrait des galettes avec un verre de lait, une petite gâterie qui était devenue un rituel hebdomadaire.

« En as-tu parlé à ton père ? lui demanda Magalie.

— Bien non, pas encore, mais il est tellement occupé. Il n’aura sûrement pas le temps de m’emmener. Peut-être que je pourrais y aller avec toi !

— Tu dois en discuter avec lui. »

  Le lendemain, Stéphanie avait téléphoné à Magalie pour lui dire qu’il avait accepté. Magalie avait éclaté de rire. « Tu as organisé tout ça, ma cocotte ! »

— Est-ce que ça te dérange de m’accompagner ?

— Bien non, ça me fait plaisir, déclara-t-elle avec son grand cœur.

 Plus tard dans la journée, le père de Stéphanie appela.

« Cela me met un peu mal à l’aise. Elle me dit qu’elle ne voit pas bien à l’école, mais seulement depuis hier. Bang ! tout d’un coup. J’ai l’impression que c’est parce qu’elle veut s’y rendre avec toi. Mais ce serait une bonne chose d’avoir un examen. Je ne sais pas la dernière fois qu’elle en a eu un, c’est sa mère qui se chargeait de ces choses-là. Je voulais y aller, mais Stéphanie a insisté pour que ce soit toi qui l’accompagnes.

— Ça me fait plaisir, elle est adorable. Je vais m’occuper de prendre un rendez-vous pour elle en même temps que le mien, si vous êtes d’accord.

— Bien oui, pas de problème.

— Je vous le confirmerai. Moi aussi, j’ai le sentiment que sa vision est correcte, mais qu’elle a besoin d’une présence féminine. Ça me fait plaisir, elle est adorable. »

Dans la salle d’attente, Stéphanie resta bien sage. Elle passa la première et le médecin corrobora l’impression de Magalie et de son père. Elle avait de très bons yeux. « Je ne l’aime pas, le docteur », lui murmura Stéphanie lorsqu’elle s’assit à côté de Magalie. Celle-ci n’eut pas le loisir de lui demander pourquoi, car on l’appelait. Le docteur Lormier l’a reçue pour lui expliquer qu’il avait senti que Stéphanie aurait bien voulu avoir besoin des lunettes, mais que sa vision était parfaite.

— Est-ce qu’elle a bien répondu aux questions ? s’enquit Magalie.

— Oui, mais elle était bien déçue que sa vue soit bonne ! Ça arrive souvent à cet âge-là.

— Ses parents sont séparés, elle a besoin d’attention. C’est une petite voisine que je gardais pendant mon adolescence.

— Je sais, affirma-t-il. Et toi ? Tes yeux ?

Magalie lui expliqua son problème de vision pour discerner les pancartes sur les autoroutes. Il l’examina. Magalie remarqua que, malgré l’heure tardive de la journée, il avait l’air frais et dispos. En fait, elle devait s’avouer qu’elle le trouvait très attirant. Aussi, son cœur se mit à battre rapidement lorsqu’il s’avança très près d’elle pour observer son fond d’œil. Elle éprouvait de la difficulté à respirer. L’odeur de son après-rasage, l’éblouissement de l’appareil, son visage si proche. L’analyse terminée, il lui annonça qu’elle devait subir un autre examen. Il lui demanda de laisser son sac et son manteau dans le bureau et il l’emmena dans une salle voisine pendant que l’angoisse l’étreignit. « Pourquoi réclamer une évaluation de plus ? Est-ce que j’ai un problème ? Un champ visuel avait-il dit ? Qu’est-ce que c’est ? Est-ce que ça fait mal ? Est-ce que j’ai une maladie aux yeux ? Est-ce que j’ai quelque chose de grave ? »

En somme, le test exigeait une certaine concentration, mais elle le trouva facile à exécuter et surtout sans douleur.

« Est-ce que vous savez pourquoi il a réclamé ce test ? interrogea l’assistante à Magalie.

— Non, quelque chose d’anormal ? demanda-t-elle, l’inquiétude dans la voix.

— Au contraire, c’est parfait, justement. »

L’auxiliaire la dirigea de nouveau dans le bureau du docteur Lormier. Diagnostic final : elle avait besoin d’une lunette pour corriger une légère myopie. Il lui suggéra des verres de contact.

« Je ne mettrai jamais ces choses gluantes dans mes yeux, » rétorqua-t-elle en se rappelant comment Gina se battait avec ses lentilles souples le matin en Floride.

— Pourtant, ce n’est pas si terrible que ça, lança-t-il en riant de sa réponse. Plus tard, si tu ressens toujours du dégoût pour ces petites choses gluantes, on pourra effectuer une chirurgie réfractive.

— Qu’est-ce que c’est cette chirurgie ?

— On corrige la myopie avec un laser.

— Non, merci. J’aime mieux endurer des lunettes sur le bout du nez en espérant qu’on trouve une pilule pour guérir la myopie.

Après l’avoir remercié, elle alla chercher Stéphanie dans la salle d’attente.

Le docteur Lendro, le collègue de Sylvie, patientait, assit trois chaises à côté de Stéphanie, un journal dans les mains. Lorsqu’il vit Magalie sortir du bureau du médecin, il se leva. Magalie, surprise, le salua. « Oh ! Bonjour Docteur Lendro. » Celui-ci répondit à sa salutation rapidement et se déplaça tout de suite pour rejoindre son collègue sans y avoir été invité. Elle entendit « Bonjour Pierre » et le docteur Lendro claqua la porte.

« Hum ! On dirait qu’il ne vient pas pour un test, celui-là. Il n’a pas l’air de bonne humeur », songea Magalie. Elle s’aperçut que Stéphanie n’avait rien remarqué.

En sortant de la clinique, Magalie s’exclama : « Zut ! Stéphanie, veux-tu m’attendre ici ? J’ai oublié ma sacoche à l’intérieur. »

Elle demanda à la réceptionniste si elle pouvait entrer dans le bureau, celle-ci lui répondit : « Bien sûr, vous avez juste à cogner avant. »

Magalie frappa et eut l’impression qu’on parlait fort de l’autre côté. Pierre ouvrit la porte et elle récupéra son sac sans s’attarder devant le malaise de ces visages longs.


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 7, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

Magalie a vendu la voiture de Sylvie à Denis Danserot. Elle a appris qu’elle a réussi son examen de comptabilité. Elle a célébré son succès de façon inusité. Gina l’invite à passer les vacances de Noël en Floride.

Chapitre 7

Magalie, étendue sur le ventre sous le parasol, se sentait ramollir. Le livre Le monde de Sophie traînait à côté d’elle. La chaleur dégagée par le sable de la plage à travers sa serviette multicolore, le bruit rythmé des vagues la berçait si bien, qu’elle s’était endormie. À ses côtés, Gina, assise sur une chaise, lisait le dernier roman de Mary Higgins Clark. Quelques instants plus tard, le cri des enfants qui jouaient au ballon près d’elles réveilla Magalie. Elle se retourna, le cerveau encore embrumé de sommeil. « Tu as fait un petit roupillon, interpella Gina.

— Je me suis encore endormie ! Je suis partie vraiment profondément.

— Tu ne t’en étais pas rendu compte, mais tu étais épuisée avant d’arriver ici.

— Tu as raison, Gina. Je n’arrête pas de dormir.

— Oh ! Ne t’en fais pas, j’aime bien lézarder sur le sable chaud pourvu qu’on ne soit pas trop loin de la chaise du lifeguard ! Ça me permet d’admirer ses beaux abdos. Franchement, aujourd’hui, on est gâtée avec ce beau blond. » Magalie se retourna et confirma en répliquant :

« Veux-tu qu’on aille se baigner dans les vagues, histoire d’essayer de te noyer ?

— Ah ! Ah ! Non, j’irais plutôt à la piscine en revenant au condo.

— Est-ce que tu veux qu’on aille faire un tour de voiture à Fort Lauderdale ce soir ?

— D’accord. On pourrait aller prendre un strawberry daiquiri au Shooters ?

— Et après, on ira faire un petit tour au September !

— Avec notre magnifique voiture de location, on va faire fureur. Ce n’est pas comme si l’on avait la magnifique BMW de ta sœur.

— Gina, c’est vrai, j’ai oublié de te dire que je l’ai vendue.

— Tu l’as vendue ! Mais pourquoi ? Tu aurais dû la garder pour toi. Je pensais que tu attendais de faire ton deuil avant de te débarrasser de ta Honda !

— Non, je vais m’en acheter une bien à moi. Je ne veux pas des affaires de ma sœur. Sais-tu à qui je l’ai vendue ?

— Aucune idée.

— À Denis Danserot, le père de Stéphanie. Tu te souviens de lui ?

— Oui, je l’ai vu aux funérailles. D’ailleurs, je l’ai eu comme prof et je ne l’aimais pas. Il a failli me faire couler un cours.

— Te souviens-tu cet automne, un dimanche où je raclais le terrain, tu étais venue me dire bonjour et tu t’es enfuie lorsqu’il est arrivé ?

— Vaguement.

— Il venait pour faire inspecter la voiture. Quelques jours plus tard, il rayonnait de bonheur lorsqu’il est parti avec la voiture. Tu connais les hommes et l’importance qu’ils accordent à leur voiture…

— Je comprends qu’il devait être content, une belle auto comme ça ! répliqua Gina.

— Il a vécu des moments difficiles ces derniers mois. Sa femme est partie. Il est tout seul pour élever sa fille.

— Pauvre petit, le prends-tu en pitié ou es-tu en train de devenir amoureuse de lui ?

— Ni l’un ni l’autre. Trouves-tu que j’ai raison quand je dis que c’est important une auto pour un gars ?

— Bien, ça dépend des mecs. Pourquoi ?

— Je ne le sais pas trop… Comme il a beaucoup insisté pour avoir l’auto, je me suis demandé s’il pouvait avoir un motif particulier pour expliquer le plaisir d’avoir en sa possession l’auto de Sylvie.

— Ben, c’est certain que c’est une belle voiture. Pourquoi dis-tu ça ? Tu penses que c’est lui qui l’aurait tuée ?

— Tu sautes vite aux conclusions ! déclara Magalie. C’est qu’il s’est tellement acharné. Je ne te l’ai pas raconté, mais imagine-toi qu’un soir, je suis sortie dans le garage en robe de chambre et en pantoufles. Tu aurais dû me voir ! J’ai fouillé de fond en comble la voiture, juste au cas où je découvrirais quelque chose de louche, un indice.

— Puis, tu n’as rien trouvé ?

— Exactement, Gina. Rien de rien, sauf que sa voiture d’avant était rouge.

— C’est quoi l’histoire de l’auto rouge ?

— Duclerc m’a dit qu’un voisin avait vu une voiture rouge dans la rue, le soir du meurtre. Tu pourrais peut-être sortir avec le père de Stéphanie, pour lui tirer les vers du nez. Voir s’il n’y a pas autre chose de louche.

— Tu veux que je sorte avec Denis Danserot ?

— Oui, le roux un peu bedonnant, confirma Magalie.

— Pas si bedonnant que ça.

— Franchement, je ne peux pas imaginer sérieusement qu’il ait pu faire du mal à ma sœur. Il semble un homme doux. Je deviens parano !

— Mais ne compte pas sur moi pour sortir avec lui. Même si c’est le calme plat dans ma vie amoureuse en ce moment.

— Pourquoi ? Ce n’est pas ton genre de refuser de charmer un bel homme de plus.

— Je ne le sens pas, murmura-t-elle en faisant la moue.

— Je ne sais pas pourquoi je te demande ça. De toute façon, c’est ridicule. En tout cas, je ressens un soulagement que la voiture soit vendue. C’est comme un premier pas. Ça devrait m’aider à commencer à me débarrasser des choses de Sylvie.

— Tu n’as pas encore fait le ménage de ses affaires ?

— Je n’ai rien touché. J’ai seulement vérifié ses assurances, puis j’ai fermé la porte de sa chambre et de son bureau. Il m’est impossible de ranger ou de déplacer quoi que ce soit, Gina.

— C’est vrai que tu as tellement travaillé cet automne.

— Ouais, mais c’est plus que ça. Je pense que j’ai un blocage. »

                                     ***

 Vers la fin des vacances, Magalie insista pour aller explorer les magasins chics sur Worth avenue. Enfilant un jeans et un tee-shirt après une douche rapide, elle pressa Gina, qui ne finissait plus de se pomponner. Magalie avait décidé de se gâter et c’est dans une des riches boutiques de cette célèbre avenue qu’elle voulait acheter son cadeau de Noël, pour réaliser un désir de longue date.

Quand l’employée française les aperçut entrer dans le magasin, elle les salua poliment. Gina et Magalie observèrent le mouvement subtil des yeux de haut en bas et la travailleuse se détourna. Puis son nez se releva à peine de quelques millimètres avec assurance.

Les jeans et les vieilles espadrilles des jeunes femmes firent leur effet. Gina fut surprise de voir Magalie se diriger vers une salle d’essayage. Elle vint lui chuchoter à travers la cabine : « Magalie, pourquoi perds-tu ton temps à te déshabiller ? De toute façon, tu ne l’achèteras pas. Tu as regardé le prix ?

Magalie sortit de la salle d’essayage et Gina pouffa de rire. Son amie ressemblait à un éléphant.

— Qu’est-ce que je t’avais dit ? notifia Gina. C’est du linge de bonne femme ici et, en plus, la Française a presque fait une syncope quand tu lui as demandé d’essayer, murmura Gina.

Magalie la reluqua avec un clin d’œil en lui déclarant : « Laisse-moi faire, ma cocotte. » La vendeuse s’approcha et demanda : « Does it fit ?

— No, would you bring me the pink… tailleur… over there, please, exigea Magalie.

 Certainly, répondit la Française avec son accent. »  Lorsqu’elle s’éloigna, Gina exprima un petit sourire en roulant les yeux au plafond.

Magalie se changea et parada devant son amie avec l’ensemble rose.

« Est-ce que tu trouves que j’ai l’air encore d’une bonne femme ? Tu vois, Gina, c’est ça de la haute couture. Ça galbe au bon endroit et ça camoufle là où il le faut !

La jupe sculptait sa silhouette à merveille et le veston suivait la ligne de sa taille et mettait en valeur sa poitrine. C’était à la fois chic et sexy.

— Wow ! Je ne pensais jamais que ça ferait cet effet-là. Si tu portes ça au bureau, tu vas impressionner les clients, affirma Gina. La vendeuse, qui les avait entendues discuter en français, vint s’enquérir d’elles, mais en anglais.

— It fits really well on you ! proclama-t-elle.

— Yes, thank you, » dit Magalie, en rentrant dans la cabine d’essayage pour remettre ses jeans. La vendeuse s’approcha de sa collègue tout près de la caisse. Gina murmura à Magalie : « Tu as remarqué ? Elle nous a parlé en anglais.

— C’est juste pour nous emmerder, prononça-t-elle avec l’accent de Paris. Je te gage qu’elle ne me demandera même pas si je l’achète. »

De fait, lorsque Magalie rapporta le vêtement, la commis le reprit avec un air ennuyé sans rien dire. Magalie la remercia. Puis, elle sortit de la boutique avec Gina sur ses talons.

Arrivée sur le trottoir, Gina s’exclama : « Tu parles d’une méchante snob !

— Un, deux, trois, quatre. »

Gina la regarda, interloquée.

« Suis-moi, Gina », ordonna Magalie.

 Elles entrèrent en trombe dans le magasin.

« … de ces emmerdeuses, j’espère qu’elle n’a pas sali… »

La vendeuse s’interrompit, cramoisie, en s’apercevant que les deux Québécoises venaient de rentrer à nouveau. Magalie lui adressa un grand sourire et lui dit en français : « Savez-vous, finalement, j’ai décidé d’acheter le tailleur Chanel rose. »

 Les lèvres de la dame écarlate s’écartèrent en un rictus qui fit craquer son maquillage.

« Bien », susurra-t-elle tandis que son teint devenait plus rose.

 Magalie déambula dans le magasin pendant qu’on préparait sa facture. Gina, victime d’un fou rire incontrôlable, sortit pour l’attendre. Elle riait encore toute seule lorsque Magalie la rejoignit quelques instants plus tard.

« Je ne me suis jamais tant amusée, révéla-t-elle.

— Quelle magnifique leçon, c’est jouissif !

— Oui, mais ça t’a coûté cher, répliqua Gina.

— Pas plus que ce que j’avais prévu.

— J’espère que tu as payé en argent comptant. Tu as pensé à la douane ?

— Tu sais bien que je ne me promènerais jamais avec autant d’argent sur moi. Et puis j’avais déjà planifié les frais à la frontière.

— Ça, c’est bien toi ! Voyons, Magalie, porte ton achat pour le voyage de retour et ils ne s’apercevront de rien. On ne doit pas être plus saint que le pape.

— Ça prend bien une avocate pour me dire ça ! »

Quelques jours plus tard, Magalie, fière de son honnêteté et de sa tenue, franchit la douane après avoir payé son dû, pendant que Gina, exaspérée, l’attendait.


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 6, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

 

Magalie a étudié puis écrit son examen de comptabilité. Elle a déménagé à Québec et s’est installée dans la maison familiale. Denis Danserot, le père de Stéphanie, veut acheter la voiture de sa sœur Sylvie.

 

Chapitre 6

Le lendemain, Magalie raclait les feuilles sur son terrain lorsque Gina arriva à l’improviste. Magalie allait lui raconter sa fouille de la veille lorsque Denis Danserot arriva. L’acheteur potentiel venait chercher l’auto pour l’inspection avec sa fille Stéphanie. Reconnaissant un de ses anciens professeurs, Gina s’enfuit en disant « Bon, je vais y aller. J’étais juste venue te dire un petit bonjour.

— J’espère que ce n’est pas moi qui l’ai fait partir, dit Danserot.

— Bien non. Vous avez trouvé un mécanicien un dimanche matin ? lui demanda Magalie.

— C’est quelqu’un que je connais bien. Ça ne devrait pas être très long. » Stéphanie poussa un long soupir qui fit sourire Magalie. Elle lui offrit : « Veux-tu rester avec moi pendant que ton père va au garage ? Un petit chocolat chaud ? » Le visage de la petite s’éclaira d’un immense sourire.

« Je ne veux pas te déranger, Magalie.

— Bien non, ça me fait plaisir. De toute façon, vous devez revenir ici après.

Une heure plus tard, l’affaire fut conclue.

— Magalie, je ne te remercierai jamais assez. Tu ne peux pas savoir à quel point cette voiture me fait plaisir. C’est vraiment une occasion unique pour moi. J’ai toujours rêvé d’en posséder une BM. Ça fait du bien au moral et disons que j’en ai besoin ces temps-ci ! »

***

Vendredi, cinq heures quinze. Exténuée par une semaine de boulot, Magalie rentrait chez elle au volant de sa Honda. En tournant le coin de la rue des Mirettes, elle rêvait d’un bain chaud et de la sainte paix pendant au moins une heure avant d’aller rejoindre des collègues de travail pour un souper au restaurant. Terminé les colonnes de chiffres, le téléphone qui sonne, plus de patron qui vous sermonne.

 En ce début décembre, les précipitations hâtives donnaient une allure de drap mortuaire à la ville. Les Québécois, pourtant habitués aux rigueurs de cette saison, avaient l’impression d’être déjà rendus au cœur de l’hiver.

Magalie sortit de l’auto et s’enfonça dans la neige jusqu’au milieu des mollets. Elle devrait secouer l’homme qu’elle avait engagé pour nettoyer son entrée de voiture. Elle saisit son courrier dans la boîte à lettres, se débattit avec la vieille serrure pour ouvrir et alluma. Factures diverses et sur la dernière enveloppe, elle reconnut le logo de l’Ordre des comptables agréés. Son cœur se mit à battre rapidement. Elle déposa le tout sur la table de bois sculpté et retira ses bottes. Magalie prit son temps pour enlever son manteau, le ranger dans le placard ainsi que sa mallette et son ordinateur. La bouche sèche et les mains tremblantes, elle respira un bon coup et se décida à déchiqueter l’enveloppe. Dans son empressement, elle déchira une partie de son contenu. « S’il vous plaît, faites que je l’ai réussi, » pria-t-elle tout haut. Elle ferma les yeux et déplia la feuille de papier. En ouvrant les yeux, elle vit les mots : « Nous avons le plaisir de vous annoncer… » Elle sauta en l’air en hurlant. Elle se sentit légère, comme si on la délestait d’un énorme poids. Des larmes de joie et de soulagement coulèrent sur ses joues. Elle se pinça le bras, relut la lettre du début à la fin, s’attardant au deuxième paragraphe où on lui expliquait qu’elle avait obtenu la meilleure note de tout le Québec. Elle éclata de rire et n’en revenait pas de ses prouesses. Et vlan pour ses collègues masculins !

Dans un éclair d’exaltation, elle monta prendre une douche en vitesse. Quinze minutes plus tard, en robe de chambre et pantoufles, elle ouvrit le Moët et Chandon qu’elle avait mis de côté depuis plusieurs semaines. Le bouchon sauta. Elle sortit un verre à champagne et l’emplit. Elle adorait ces coupes au pied creux. Les bulles remontaient de la base en formant un petit tourbillon au centre. Sa mère les avait reçues en cadeau il y avait de nombreuses années. On avait célébré plusieurs évènements en buvant dans ces magnifiques verres.

Magalie voyait la fierté qui aurait brillé dans les yeux de son père, lui qui n’avait jamais eu la chance de faire des études universitaires, le visage épanoui de sa maman qui lui aurait dit : « Je le savais que tu réussirais. » Elle entendait les cris de joie de sa sœur, Sylvie. Elle sentait les odeurs du repas qu’aurait préparé sa mère pour célébrer l’évènement : un rôti de veau, salade à la crème et aux oignons, des pommes de terre en purée et, pour finir, son dessert préféré, un gâteau aux pommes. Mais ce brouhaha familial demeurait le fruit de son imagination. Autour d’elle, le bruit du réfrigérateur et les rugissements du vent s’offraient comme musique de réjouissance. Elle eut le sentiment aigu de leur disparition.

Ses parents, sa sœur. Tous absents, tous morts.

Puis elle entendit une longue plainte, un hurlement provenant de ses propres entrailles. Un gémissement, un cri animal qui émanait du fond de son ventre. Ses jambes ployèrent et la pointe acérée de la souffrance creva le furoncle du deuil qui grossissait depuis des mois.

Puis les larmes vinrent et coulèrent autant que le champagne. Elle pleura, sans courage, couchée par terre au milieu de son salon. Elle avait honte de cette débâcle, mais elle continua de se lamenter telle une bête agonisante. Les bulles qui jaillissaient du fond de sa coupe agissaient comme des milliers de détonateurs.

Elle but à son succès, à sa peine. Elle entendit le téléphone sonner. « C’est probablement les copains du bureau qui s’inquiètent de mon retard au restaurant. » Elle laissa le répondeur débiter son message confirmant que c’était bien un des collègues qui l’attendaient. Elle avait décidé de ne pas y aller. Debout devant le miroir du vestibule, elle regarda la scène désolante que la glace lui renvoyait. Elle, qui, d’habitude, était si soignée, avait les yeux rouges, bouffis et tachés par son maquillage. Ses cheveux ternes et décoiffés encadraient son visage au teint blême. Bien loin de l’image de la blonde active et énergique aux yeux bleus qui se dégageait d’elle au bureau.

Elle se rendit compte que son deuil avait été un luxe qu’elle n’avait pas pu s’offrir.

Elle alla fouiller dans le petit bahut sous la fenêtre et en sortit plusieurs volumes. Elle s’installa sur le divan préféré de sa mère avec son verre et la bouteille. Sentant la faim la tirailler, elle aligna, sur la table à café en face d’elle, un énorme sac de chips au ketchup, un pot d’olives farcies et une boîte de papier mouchoir. Elle pigeait dans chacun d’eux en feuilletant les albums de photos de famille accumulés au fil des ans. Elle revécut les évènements importants de son existence par ces images. Puis elle se leva et marcha de long en large dans le salon en bougonnant. Magalie lança son verre avec une force fulgurante vers le cadre au-dessus du divan. Le cristal se fracassa sur le paysage d’automne, laissant couler les dernières gouttes de champagne comme une pluie de novembre. Elle imagina sa mère se retourner dans sa tombe. Ses coupes, ses précieuses coupes ! Et la peinture, la fameuse toile de son père ! Magalie avait toujours détesté cette œuvre qu’elle trouvait déprimante. Puis, elle regretta de ne pas avoir une deuxième bouteille de champagne.

Cette nuit-là, elle vomit à travers ses sanglots en faisant une promesse d’ivrogne : ne plus jamais manger de chips au ketchup. Elle déambula tout le reste du week-end dans la maison telle une épave, mais elle téléphona quand même à Gina pour lui raconter sa soirée.

***

À la suite de ce week-end sinistre où elle avait appris son succès, Magalie se reprit en main. Au bureau, on souligna ses bons résultats à l’examen de comptabilité par un party surprise. Magalie jubilait.

Gina l’invita au restaurant pour fêter sa réussite. Après avoir commandé une bouteille de champagne, elle taquina sa copine.

— Tu me coûtes cher avec tes succès, s’exclama-t-elle.

— Gina, tu es malade de commander du champagne au resto !

— Bien là ! Non seulement tu as réussi ton examen, mais t’es arrivée première. Faut fêter ça pour de vrai. Je ne suis pas capable de cuisiner le rôti de veau de ta mère, mais je peux te payer du champagne.

— Le pire, Gina, c’est que je n’ai pas la recette de ce fameux rôti de veau. Je ne pourrai jamais en faire. N’oublie pas de demander à ta mère ses meilleures recettes.

— En parlant de ma mère, elle nous offre le condo en Floride pour les vacances de Noël. As-tu envie de venir ?

— Tes parents n’y vont pas dans le temps des fêtes ? s’étonna Magalie.

— Non, même mon père n’y va pas.

Magalie accepta volontiers, sachant que ce serait une période difficile à vivre cette année. Elle était tentée par un changement de décor et, même si elle n’osait pas se l’avouer, elle se sentait fatiguée.

 Magalie présumait qu’ensuite, elle en aurait fini avec ce deuil. Elle se sentait prête à jouir de sa part de bonheur.


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 5, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

 

Les funérailles ont eu lieu à l’église du Saint-Sacrement. Magalie n’a pas changé ses plans de vie et va retourner à Montréal. Elle n’a pas eu de nouvelles d’Olivier depuis leur rupture.

 

Chapitre 5

Magalie tourna la clé dans la serrure de la porte de son appartement à Montréal. Son livre de comptabilité traînait, toujours figé à la page soixante-quinze, et son sofa lui parut plus terne que jamais. Ses plantes jaunies et sèches gisaient dans leur pot. Une odeur de renfermé complétait l’ambiance et confirmait qu’une éternité s’était écoulée depuis qu’un policier lui avait annoncé le décès de sa sœur. Magalie déposa sa valise dans sa chambre, elle ouvrit les fenêtres. Au lieu de commencer à ranger ses bagages comme elle l’aurait fait d’habitude, elle s’affala sur le matelas. Ce lit qu’elle avait partagé avec Olivier.

Le réfrigérateur se mit à vrombir. Les yeux fermés, les bras en croix, étendue en travers du lit, elle poussa un long soupir. Puis un autre, jusqu’à ce que l’ampleur de sa solitude l’étouffe. Ses yeux se remplirent de larmes. Ses pensées oscillèrent et se transformèrent en colère envers Olivier. Il n’avait rien dans le ventre, d’ailleurs, elle se demandait s’il aurait le courage d’aller aux obsèques de ses propres parents. C’était la preuve qu’elle ne pouvait pas compter sur lui dans les moments difficiles. D’une bourrasque, sa rage se mua en un énorme tourbillon, un prodigieux ouragan venant du fond d’elle-même. Magalie était seule, mais elle allait s’en sortir ! Prenant la résolution de se lancer à fond dans ses études, rien ne pourrait la détourner de son objectif : l’examen en septembre. Discipline. Elle s’entoura d’une bulle à l’épreuve des émotions, du stress, des maladies, des hommes, des baisers et de l’amour. Magalie se retira au plus profond de son être et se retrouva comme dans l’œil d’un ouragan, dans ce calme terrifiant, ce blanc si puissant au cœur de la tempête. Rien ne peut arrêter un cyclone.

Horaire radical de cours et d’étude, alimentation saine entrecoupée par quelques séances de jogging par semaine. Elle ne s’offrait un répit que le samedi matin pour faire les courses strictement nécessaires à sa survie et, le soir, elle allait seule au cinéma. Elle vit presque tous les films du grand écran. Apollo 13, Cœur Vaillant, Pocahontas. Bons ou pas, n’importe quel film pour se distraire et se rafraîchir à l’air climatisé. Elle ne voulait pas s’arrêter, car la peine qu’elle avait frigorifiée au centre d’un énorme bloc de glace risquait de dégeler. Elle parlait si rarement que sa voix semblait parfois rauque.

Les étudiants formèrent des équipes pour la révision finale avant la date fatidique. Ce furent les seules rencontres qu’elle se permit cet été-là.

Le jour J arriva plus vite qu’elle ne l’aurait soupçonné. Même si les autres étudiants qualifièrent l’épreuve de difficile, Magalie eut l’impression de s’en être bien sortie.

Aussitôt terminée, elle retourna chez elle afin de commencer les boîtes pour déménager à Québec. Une autre étudiante de troisième année en comptabilité devait occuper son appartement quelque temps plus tard. Magalie était attendue dans un bureau privé de Québec pour réaliser son stage.

En s’en allant vers la capitale, à bord de sa voiture pleine à craquer, elle ne fit qu’un seul arrêt à Saint-Lambert. Elle laissa, chez la mère d’Olivier, un carton qui contenait quelques bricoles qu’il n’était même pas venu chercher.

« Entre Magalie, entre donc prendre un café avec moi », l’avait invitée madame Dumontier à travers la brume de son ivresse. Avoir une conversation avec elle était la dernière chose dont Magalie avait envie. Madame Dumontier, alcoolique, divorcée, frustrée, déprimée, accrochée à son fils unique qui la négligeait autant que son mari l’avait fait du temps de leur vie commune. Magalie essayait de garder ses distances et elle se servit de son voyage dans sa ville natale comme prétexte. Elle s’éloigna rapidement de la luxueuse demeure.

Arrivant chez elle en fin de journée, elle dut se taper plusieurs virées pour vider sa voiture bien pleine.

Le lendemain matin, madame Dubois entra dans la maison avec sa clé comme toutes les semaines pour faire le ménage. Elle vit un amoncellement de boîtes de carton dans le hall. Puis Magalie apparut dans l’embrasure de la cuisine, en robe de chambre avec une tasse de café à la main. « Magalie, tu es revenue de Montréal, » s’écria la dame pleine d’énergie qui s’avança vers elle pour lui faire la bise.

« C’est tout ton stock ? Quand es-tu arrivée ?

— Hier en fin de journée. C’est pour ça qu’il y a beaucoup de désordre, je suis arrivée affamée et épuisée. Alors ça va être notre ouvrage aujourd’hui, madame Dubois, tout ranger ça. Si ça ne vous dérange pas, on ne mettra rien dans le bureau de Sylvie.

— Pas de problème, répliqua-t-elle, ça fait même mon affaire, je n’aime pas entrer dans cette pièce-là. En tout cas, je suis heureuse de trouver une maison plus vivante. Je suis tellement contente que tu sois revenue. »

Le lundi suivant, par un matin typique d’automne à Québec, Magalie, vêtue d’un nouveau tailleur du même gris anthracite que les nuages dans le ciel, se présenta pour sa première journée de travail.

Elle reprit le même rythme discipliné en troquant les heures d’études contre des heures de bureau.

Elle trouvait que ce style de vie lui convenait très bien ainsi qu’à ses patrons, plus que satisfaits de cette jeune stagiaire zélée. Il ne lui restait plus qu’à attendre le résultat de son examen.

Un soir, en revenant du travail, elle écoutait la radio dans la voiture. L’animateur discutait du référendum devant avoir lieu cet automne-là. Magalie songea que son père devait se retourner dans sa tombe, lui qui avait toujours été fédéraliste. Même si le débat faisait rage partout au Québec, Magalie ne se sentait pas concernée.

Parfois, elle arrivait vraiment à oublier la mort atroce de sa sœur, mais l’inspecteur Duclerc l’appelait régulièrement pour la tenir au courant. En fait, elle s’interrogeait sur la raison même pour laquelle il téléphonait, car il n’avait vraiment rien de nouveau à lui apprendre. L’enquête piétinait sauf pour un nouvel indice.

« Un autre voisin a vu une voiture probablement la même que votre voisine d’en face. Mais il a pu dire qu’elle était rouge. Connaissez-vous quelqu’un qui possède une voiture rouge ? avait demandé le policier.

— Oui, moi !

— Effectivement, mais qui, à part vous, dans l’entourage de Sylvie ?

— J’y réfléchirai, mais je vous ai dit que sa vie sociale était limitée et je n’ai pas rencontré les gens de son milieu de travail à part aux funérailles. »

Un samedi, en début d’après-midi, Magalie, sortait les sacs d’emplettes de sa voiture lorsqu’elle vit la petite Stéphanie marcher, donnant des coups de pied à toutes les feuilles mortes qui se trouvaient sur son chemin.

— Allô, comment vas-tu, ma belle Stéphanie ?

Celle-ci aida Magalie à entrer ses sacs dans la maison, en maugréant qu’elle allait bien.

— Que dirais-tu d’un chocolat chaud ? lui offrit Magalie.

Le visage de la petite s’éclaira : « Comme lorsque tu me gardais ! »

Puis Magalie se rappela l’impression qu’elle avait eue aux funérailles. Elle songea que ça serait une bonne idée d’avoir une petite conversation avec cette enfant-là.

Quelques instants plus tard, devant leur tasse, les deux filles avaient fait le point. Elles avaient discuté de l’école, des cours de gymnastique de Stéphanie et des garçons si idiots de sa classe.

— Eh bien, crois-le ou non, mais un jour, tu verras que ces « fulls cons » vont changer. Ils deviendront aussi gentils que ton papa.

— En parlant de papa, est-ce que je peux l’appeler ? Il ne sait pas où je suis.

Après l’appel, Stéphanie se plaignit :

« Il vient me chercher. Franchement, je suis assez grande pour revenir toute seule à la maison. »

Quelques minutes plus tard, lorsque la sonnette retentit, Magalie comprit pourquoi Denis Danserot avait insisté pour venir chercher sa fille. Roux, bedonnant, il avait l’allure typique d’un professeur d’université avec ses lunettes brun foncé et sa veste en tweed.   Un peu mal à l’aise, il demanda à Magalie : « Je sais que ça ne fait pas longtemps, mais si tu penses à vendre la voiture de ta sœur, j’aimerais ça que tu m’appelles. Je voudrais l’acheter. Regarde mon bazou, déclara-t-il en pointant du doigt sa vieille Toyota rouge foncé. Il faut que je change mon auto avant qu’elle ne me lâche.

— D’accord, je ne suis pas pressée de régler ça, mais je vous téléphonerai quand je serai rendue là. »

Magalie se dit qu’il faudrait faire évaluer la voiture pour avoir une idée du prix et de son état. Mais c’était la dernière chose dont elle avait envie de s’occuper.

Durant la semaine qui suivit, Denis revint à la charge à quelques reprises. Elle finit par céder. Elle sacrifia son samedi matin pour aller au garage afin d’obtenir une estimation de la BMW. Tout de suite en sortant de l’atelier, elle se rendit chez Denis Danserot pour l’informer de ses conditions de vente. Elle stationna la voiture devant chez lui. Celui-ci raclait les feuilles sur son terrain malgré le vent automnal. Le nez rougi par le froid, il mentionna :

— J’imagine que Sylvie devait faire attention à sa voiture, une belle BM comme ça, mais j’aimerais la faire évaluer par mon mécanicien. Est-ce que tu y vois un inconvénient ? C’est une bonne somme d’argent, tu comprends.

— Pas de problème, rétorqua Magalie en s’attendant à cette condition. Mais elle était rassurée par la rencontre qu’elle venait d’avoir avec le mécanicien qui, lui aussi, avait fait une offre pour acheter la BMW.

Magalie s’était tracassée toute la journée. Ce n’était pas la démarche d’inspection qui la turlupinait. La demande paraissait raisonnable, mais pourquoi voulait-il acheter la voiture de Sylvie ? Elle trouvait étrange qu’il insiste autant. Tout semblait normal dans le comportement de Denis Danserot lorsqu’elle lui avait montré l’auto.

Ce soir-là, après être allée prendre un verre avec des collègues, alors qu’elle se brossait les dents, elle pensa encore une fois à la voiture. Elle était déjà au lit lorsqu’elle se décida à aller fouiller dans la BMW. Le froid et l’humidité avaient envahi le garage. L’éclairage austère, le silence et le désordre du bric-à-brac qui entourait la voiture lui firent ressentir la profondeur de sa solitude. Tondeuse, pelles, sceau, arrosoir, les instruments de jardinage de sa mère, tout semblait cynique et hostile sous la lumière crue de l’ampoule électrique. « Qu’est-ce que tu viens foutre ici en pyjama, pauvre conne ? se sermonna-t-elle. Tu devrais ronfler au chaud dans ton lit. » Cela ne l’empêcha pas de se mettre à quatre pattes pour chercher sous les sièges, vider la boîte à gants, farfouiller dans le coffre arrière. Avec des gestes rapides, sur le bord de la panique, elle se dépêchait, fouillait dans le moindre recoin. Elle voulait en finir au plus vite, car elle détestait l’atmosphère sinistre de ce garage et cette odeur de pneus entreposés. Elle découvrit un grattoir, un quatre litres de lave-vitre à moitié plein et un vieil emballage de tablette de chocolat.

Elle revint bredouille dans sa chambre à coucher et se sentit idiote. Qu’aurait-elle pu trouver ? Pourquoi ce besoin, cette pulsion l’avait-elle poussée hors de son lit ? Denis Danserot y aurait-il caché l’arme du crime ? Franchement, Magalie se sermonna-t-elle, Sylvie a été étranglée. Des mains, c’était des mains qui avaient tué Sylvie. Duclerc le lui avait dit lorsqu’il avait reçu le rapport d’autopsie. Pourquoi penser à une arme ? Il n’y avait rien à dissimuler. Pour quelle raison Denis Danserot aurait-il voulu assassiner sa sœur ? Ridicule. De toute façon, elle n’avait rien trouvé.


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 4, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

 

Magalie a eu une conversation avec l’inspecteur Duclerc. Il lui a posé des questions qu’elle n’a pas aimées. Et elle lui a demandé comment sa soeur a été tuée.

 

Chapitre 4

La main de Magalie bougeait dans un mouvement circulaire et perpétuel sur la tête de Grisou, le chat de Gina. Installée ainsi depuis des heures sur le sofa dans le salon de son amie, la jeune femme regardait dans le vide et des larmes coulaient parfois sur ses joues.

« Sais-tu comment elle est morte ? questionna Magalie.

— Bien oui, le policier nous l’a dit hier, rétorqua Gina.

— Je ne m’en souviens pas !

— Il pense qu’on l’a étranglée.

— Oui, je sais, répliqua Magalie.

— Tu viens de me dire que tu ne t’en souvenais pas.

— Je lui ai demandé ce matin comment elle était décédée. Il m’a répondu qu’il nous l’avait dit la veille. J’étais mal à l’aise, car je n’ai aucune trace de ça. Je cherche dans ma mémoire et c’est étrange, c’est comme si c’était effacé.

— Ça doit être le choc, Magalie. Là, tu sais qu’on va devoir commencer à faire des arrangements pour les funérailles.

— Vas-y, Gina, veux-tu m’aider ? Choisis comme si c’était ta propre sœur.

— Je ne peux pas faire ça toute seule, tu dois venir avec moi, Magalie.

— Demande à ton père, il nous a aidées lorsque mes parents sont… De toute façon, c’est lui qui est censé avoir son testament. Si elle l’a fait, je ne suis pas certaine. Tombe fermée et on reçoit les condoléances une heure avant la cérémonie. Ce sont mes uniques consignes. »

Magalie se sentait incapable de voir sa sœur dans le satin blanc de sa tombe. En rêve, c’était bien assez.

Les obsèques eurent lieu à l’église du Saint-Sacrement. Sise sur le chemin Sainte-Foy, c’était un bâtiment de style roman avec ses deux tours et son œil-de-bœuf garni d’un vitrail. Cet endroit avait fait partie de la vie de Magalie. Baptême, communion, confirmation. La dernière cérémonie avait été les funérailles de ses parents. Une fois de plus, elle se remémora cet évènement pénible. En ce jour marquant, elle avait le sentiment de se retrouver environ trois ans plus tôt dans une sensation bizarre de déjà-vu. C’était une journée aussi pluvieuse qu’aujourd’hui. Comme si mère nature s’était déguisée en pleureuse. Magalie avait l’impression que Sylvie était à ses côtés comme aux obsèques de son père et de sa mère. Elle entendait les commentaires que Sylvie aurait chuchotés à son oreille : « Oncle Georges sent encore le gin… tante Rosalie, le parfum cheap… Franchement, ma tante Andrée m’a pincé la joue comme si j’avais douze ans. C’est vrai, j’en avais peut-être onze lorsque je l’ai vue la dernière fois. »  Magalie se retourna, la chercha des yeux et n’arrivait pas à croire que sa sœur était couchée là, au bout de l’allée, dans cette grande boîte garnie de fleurs devant l’autel.

Elle reçut la visite de plusieurs collègues de Sylvie, médecins, infirmières ou employés de l’hôpital et même de quelques patients. L’église était bondée. Sylvie semblait très appréciée de tous. De vieux amis de la famille, des voisins. Magalie revit des gens qu’elle n’avait pas croisés depuis bien longtemps.

Des rencontres furent plus touchantes, comme celle avec Stéphanie, maintenant âgée de dix ans. Elle était venue avec son papa. Magalie avait été sa gardienne favorite et elle était restée attachée à cette petite rouquine aux grands yeux verts. Elle savait que ses parents avaient vécu un divorce pénible quelques mois plus tôt. Sa mère était partie vivre à Toronto. Stéphanie ne l’avait pas revue depuis, et en était très troublée. Quand elle vit son regard plein de tristesse, Magalie en fut encore plus retournée. Elle eut l’impression que quelque chose n’allait pas. Elle ressentit, face à cette gamine, une émotion à la fois vague et subtile.

Le visage rempli de marques de rouge à lèvres, Magalie avait hâte que ce calvaire s’achève. Puis, elle vit approcher Pierre Lormier. « Bonjour, Magalie, ça fait longtemps qu’on s’est vu. Tu me reconnais, Pierre Lormier, le fils des amis de tes parents ?

— Bien sûr, tu n’as pas changé. On a dû se voir aux obsèques de mes parents la dernière fois. Comment vont les tiens ?

— Mon père est décédé d’une crise cardiaque l’an dernier et ma mère fait un début d’Alzheimer précoce.

— Oh ! Je suis désolée, je ne savais pas.

— Non, c’est moi qui m’excuse, en fait, car Joanie, ma femme, est malade et n’a pas pu venir. »

 « Je ne la connais même pas », songea Magalie. Et, comme si le temps s’était arrêté, il lui prit les deux mains et lui dit simplement : « Je suis désolé, je t’offre mes sympathies. » Il lui fit la bise, par-dessus toutes les autres bises. Elle eut l’impression de sortir de sa torpeur pendant quelques secondes. Elle ne sut pourquoi la chaleur de cette poigne, la senteur de cette lotion après-rasage ou la rugosité de cette joue contre la sienne l’émurent autant. « Peut-être est-ce parce que c’est le dernier dans la grande filée ? » songea-t-elle.

Soudain, une odeur familière lui pinça le cœur, celle du parfum de Sylvie. Elle chercha autour d’elle. Qui osait commettre un tel sacrilège ? Puis, elle se calma, tout le monde ne pouvait connaître la fragrance que Sylvie utilisait.

 La cérémonie débuta.

Après la messe, sur le perron de l’église, Duclerc vint offrir ses condoléances et en profita pour la mettre au courant de nouveaux éléments de l’enquête. « Une voisine a vu une voiture de couleur sombre devant la maison le 15 juin pendant la soirée. Ça ne vous dit rien, une petite auto foncée ?

— Non, pas à première vue, mais c’est quand même vague comme description, répondit Magalie en songeant que l’inspecteur n’avait pas vraiment le don de la délicatesse.

— On n’est pas chanceux. La voisine ne s’y connaît pas assez pour identifier la marque de l’automobile et, en plus, elle a avoué avoir des cataractes ! Elle a fait la remarque que c’était la première fois qu’elle observait cette voiture-là devant votre maison. »

Madame Dubois les interrompit. Le visage en larmes, elle offrit ses condoléances à Magalie. C’est elle qui avait découvert le cadavre de Sylvie en entrant dans la maison comme toutes les semaines pour y faire le ménage. « Je vais te rappeler, Magalie, pour le ménage, j’aimerais ça continuer quand même. » Magalie comprit que ce travail était important pour elle, financièrement. « Bien sûr, madame Dubois, il n’y a pas de problème. On va s’arranger. »

Gina s’approcha et madame Dubois la reconnut. « Comme tu es devenue une belle jeune femme, Gina. Ça fait une éternité que je t’ai vue. » Elles discutèrent et, lorsque la vieille dame s’éloigna, Magalie demanda à Gina : « J’espère qu’Olivier n’est pas là. Est-ce que tu l’as vu ?

— Non, répliqua-t-elle.

— Ça ne me surprend pas. Penses-tu qu’il est au courant ? Je ne l’ai pas prévenu. Toi, l’as-tu appelé ?

— Non, mais franchement, Magalie, ils en ont parlé dans tous les médias.

— Dans le fond, je suis contente de ne pas le voir, mais, en même temps, ça me fait un petit pincement au cœur. On a vécu ensemble et il ne vient pas aux funérailles de ma sœur.

— Crois-moi, Magalie, tu mérites mieux », conclut Gina.

Elle ne le vit pas non plus au cimetière. Magalie entendait même la réplique qu’il lui aurait faite pour se disculper : « Moi, tu sais, les partys avec des petits sandwichs dans le sous-sol d’église, ce n’est pas mon fort ! »  Elle se dit qu’elle avait bien fait de lâcher ce salaud.

***

 Quelques jours plus tard, Gina avait forcé Magalie à sortir pour se changer les idées. Assise dans un café terrasse sur la Grande Allée, Gina essayait d’égayer son amie avec peu de succès. Le beau temps avait amené, sur cette artère branchée, non seulement les touristes, mais aussi tous les jeunes fêtards. Une bande de jeunes hommes défilaient sur le trottoir rigolant et parlant fort. Une troupe de filles en jupes courtes, en camisoles légères et en talons hauts les précédaient. « Oh ! Que ça fait du bien qu’il fasse beau, dit Gina.  Toi qui habites Montréal où l’hiver est moins long, es-tu certaine de vouloir revenir à Québec ?

— Gina, il y a à peine deux semaines de différence. C’est écrit dans le ciel que je reviens. Je n’ai pas envie de vivre à Montréal. D’autant plus que, maintenant, je n’ai plus aucun lien là-bas.

— As-tu réalisé ? À part la maison, aujourd’hui, il n’y a rien qui te retient à Québec.

— Je ne suis pas intéressée par la maison, Gina. Non, je veux vivre ici à cause de la qualité de vie. En plus, regarde autour de toi, c’est tellement une belle ville.

— C’est quoi, ton plan ? demanda Gina.

— Bof ! je vais me plonger dans l’étude et tout faire pour réussir mon examen de comptabilité. C’est bête à dire, mais même si je ne suis plus avec Olivier et que Sylvie est décédée, ça ne change pas mon programme. Ensuite, je reviens à Québec, je vends la maison, je m’achète quelque chose de neuf, bien à moi, je me trouve un chum, puis “ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.”

— Si tu as besoin d’aide pour la succession, tu ne te gênes pas.

— Oui, merci. Ton père m’a déclaré la même chose hier après-midi. Ça va devoir patienter quelques mois, lorsque j’aurai mon diplôme officiel. »

Magalie se rappela le décès de ses parents. Elle se remémora un moment en particulier : lorsque les deux sœurs étaient revenues à la maison après la rencontre avec maître Falardeau. L’avocat de leur père venait de leur lire le testament et les mettre au courant du bilan. Sylvie, qui avait les cheveux du même auburn que son grand-père, donnait l’impression d’avoir la tête en feu tellement elle était en colère. Magalie, elle, se sentait ambivalente après cette rencontre. Bien sûr, elle était contente d’avoir un avenir financier assuré, mais elle ressentait de la déception pour sa mère, qui n’avait pas profité de cet argent. Maintenant, Magalie héritait en plus de tous les biens de sa sœur.

Elle ferma la maison sur des Mirettes dans les jours suivants après avoir demandé au voisin de s’occuper de la piscine et du courrier. Magalie discuta avec madame Dubois au sujet de l’entretien de la maison. Et elle fit ses adieux à Gina. « Je vais me concentrer sur l’étude pendant tout l’été. Alors, n’attends pas trop de mes nouvelles, lui dit Magalie.

— Si ça ne va pas, tu m’appelles. Non ! je préférerais que tu m’appelles régulièrement, sinon je serai inquiète. N’oublie pas, téléphone-moi, sinon je vais te harceler.

— Promis.

— Pas de nouvelles d’Olivier ?

— Non, répondit Magalie, mais je crois que c’est aussi bien comme ça. »

Gina décréta : « Tu mérites mieux, tu sais. »

Magalie ne pouvait se douter que Gina parlait en connaissance de cause.


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 3, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

 

Magalie s’est rendue à Québec. En arrivant chez sa soeur, elle a rencontré son amie Gina, le docteur Lendro et l’inspecteur Duclerc.

 

CHAPITRE 3

Le lendemain, Louis Duclerc désirait rencontrer Magalie. Il insista pour la rejoindre sur les lieux du crime. Gina la déposa à la maison de sa sœur, car la voiture de Magalie était restée sur la rue des Mirettes. L’inspecteur l’attendait, fumant une cigarette dans sa voiture. La voyant approcher, il sortit du véhicule et écrasa son mégot par terre.

Avec l’air aussi fatigué que la veille, il s’empressa de serrer la main de Magalie. Les scellés sur la maison avaient été enlevés. Les gonds de la porte grincèrent lorsqu’ils entrèrent dans le cottage anglais. « Comme je vous ai dit hier, on a retrouvé votre sœur dans le bureau ici. » Magalie évita de regarder vers cette pièce et se dirigea au salon vers la gauche. Ils s’installèrent dans chaque fauteuil. « Êtes-vous certain qu’elle a été assassinée ?

— Effectivement, l’autopsie va le confirmer. Ça va être fait à Montréal probablement lundi prochain. Effectivement, le corps devrait arriver mardi de Montréal. »

— Pourquoi Montréal ? demanda Magalie.

— Dans les cas de meurtre, les autopsies sont toujours faites à Montréal. Si je voulais vous rencontrer, c’est que j’ai quelques questions à vous poser. Je voulais discuter d’une chose en particulier. Je suis allé à la banque de votre sœur, hier. Elle aurait retiré de l’argent d’un guichet automatique vers dix heures le soir du 15 juin. Mille dollars. Nous avons fouillé la maison de fond en comble, effectivement, ainsi que son bureau à l’hôpital. Nous n’avons trouvé ni cet argent ni la carte bancaire. Auriez-vous une idée de l’endroit où est la carte et où elle aurait pu cacher ce montant ou de la façon dont elle aurait pu le dépenser ? »

Le sac à main de Sylvie pendait à la poignée de la porte de son bureau. Magalie ne put s’empêcher de le fouiller malgré ce qu’il venait de lui dire. Elle sortit le porte-monnaie et l’ouvrit en le montrant à Louis Duclerc.

« Vide », déclara-t-elle en regardant chaque pochette.

— C’est ce que je vous ai dit, on a fouillé partout, renchérit-il. » Magalie se dirigea vers le bureau. Elle s’arrêta devant la porte fermée, poussa un soupir et se décida à entrer dans la pièce pour chercher dans tous les recoins. Le secrétaire d’acajou était embourbé de papiers pêle-mêle. Magalie souleva le clavier de l’ordinateur, ouvrit tous les tiroirs. Elle jeta un coup d’œil à la bibliothèque, vérifia derrière le coussin du fauteuil fleuri. Puis, elle sortit de la pièce, referma la porte et monta à l’étage toujours suivi par le policier. Le couloir menait à quatre chambres. Elle entra dans celle de gauche. Le lit était défait, le pyjama de Sylvie traînait en boule sur l’oreiller. D’autres vêtements s’empilaient sur un fauteuil et formaient une sculpture surréaliste colorée. Dans un coin, sur le plancher de bois franc, des vêtements éparpillés formaient une montagne de linge sale. Sur la commode, une bouteille à moitié pleine d’eau de toilette Paloma Picasso montait la garde à travers un amas de foulards de soie, de bijoux et de pacotilles. « Je m’excuse du désordre, ma sœur n’est pas très ordonnée. Elle travaille beaucoup, mais ce n’est pas ça le problème. Elle est vraiment désordonnée, ma mère n’a jamais été capable de la dompter. »  Elle vérifia tous les fonds de tiroirs, la table de chevet, elle fouilla dans la garde-robe. « Maintenant, elle réplique tout le temps, je me comprends dans mon bordel. » Elle souleva le matelas en déclarant « C’est bien son style de cacher l’argent là ! Elle a dû le dépenser, car elle gardait son argent dans son porte-monnaie comme tout le monde. Je n’ai aucune idée de ce qu’elle a pu faire avec ce montant. Elle n’a pas parlé de gros achat à faire. Vraiment, je ne sais pas. »

Ils redescendirent au salon. « Votre sœur était célibataire, médecin spécialiste. Effectivement. Pensez-vous qu’elle aurait pu être victime d’un chantage quelconque ?

— Non, je ne vois pas pourquoi.

— Est-ce qu’elle se droguait ? Effectivement ?

— Non, évidemment.

— Est-ce qu’elle buvait ?

— Un ou deux verres de vin, le week-end.

— Est-ce qu’elle avait un amoureux ?

— Non, du moins à ma connaissance.

— Une jeune femme aussi belle qu’elle, toute seule encore à son âge… était-elle homosexuelle ?

— Non, elle a eu une relation, avec un homme, qui s’est mal terminé. C’était pendant ses études.

— Qui étaient ses amis ? »

Magalie devint rouge, écarlate et sentit quelque chose exploser en elle. En une fraction de seconde, l’effet des pilules que Gina lui avait ordonné d’avaler la veille disparut.

« Eh ! Bordel de merde ! C’est elle la victime ! Elle s’est fait tuer et vous l’accusez de tous les maux de la terre ! Comme si Sylvie pouvait se droguer ou être alcoolique ! Dites donc qu’elle était trafiquante d’armes, tant qu’à y être ! Il ne vous est même pas venu à l’esprit que ça pouvait être l’assassin qui a dû prendre l’argent ? »

— Effectivement, c’est une possibilité, effectivement, le vol pourrait être le motif du meurtre, mais nous devons tout envisager. Je suis désolé, mademoiselle. Votre sœur est victime, effectivement. Dans les prochains mois, vous allez en venir à connaître toute l’étendue de cette réalité. Elle était sans doute quelqu’un de très bien, mais nous allons devoir passer sa vie intime au peigne fin. Je vais avoir besoin de votre pleine collaboration.

— Eh bien, vous vous y prenez mal !

— Je suis désolé. Je comprends que c’est pénible pour vous, dit-il.

— Ah oui ! Est-ce que votre sœur a été assassinée, elle aussi ? Vous avez vécu la même chose que moi, vraiment ? »  Le voyant mal à l’aise, elle n’en continua pas moins. « Ne me dites pas que vous savez que c’est difficile, car vous ne savez pas !

— Effectivement. Préférez-vous poursuivre une autre fois ?

— Non, autant en finir tout de suite ! répliqua-t-elle, encore enflammée.

— Est-ce qu’on peut s’asseoir ? demanda-t-il en s’asseyant sur le divan tandis que Magalie s’installait sur un fauteuil à sa droite.

— Bon, effectivement, aucune trace d’effraction. On peut conclure qu’elle connaissait son meurtrier, puisqu’elle lui a ouvert.

— Erreur, Sylvie ne verrouille jamais ses portes, même la nuit. Elle est très distraite, révéla Magalie, qui refusait de parler d’elle au passé.

— C’est ce genre de chose que j’ai effectivement besoin de savoir. On a fouillé la pièce où on a retrouvé le corps. »  Voyant Magalie blanchir, il ajouta : « Euh ! désolé, on a fait le tour de la maison. Effectivement, on n’a trouvé aucun indice. Il semble qu’on n’ait rien volé à part peut-être ces mille dollars. C’est quand même une bonne somme. Vous n’avez vraiment aucune idée de la raison pour laquelle elle aurait eu besoin de cet argent comptant ? insista-t-il.

— Non, comme je vous ai déjà dit. Ce que je peux dire, c’est qu’elle payait plus souvent de cette façon.

— Pourriez-vous vérifier si, effectivement, il ne manque rien dans la maison, dans ses affaires, dès que possible ? Si quelque chose vous semble louche, même si c’est un détail anodin, n’hésitez pas à me le dire. Effectivement, le moindre indice peut avoir une grande importance. Parlez-moi d’elle. Avait-elle des ennemis ?

— Non, c’est ridicule. Elle était docteur, non un gangster ! Je ne vois pas qui aurait pu la menacer. Elle n’était pas homosexuelle. Célibataire endurcie. Comme je l’ai dit, lorsqu’elle était en deuxième année d’université, elle s’est aperçue que son chum, un autre étudiant en médecine, la trompait avec une infirmière. Elle l’a très mal pris. Elle en a échoué son année universitaire. Mes parents étaient très inquiets à son sujet. Elle n’est plus jamais sortie avec un homme depuis ce temps-là. Je me disais qu’un jour ou l’autre, un beau prince lui ferait changer d’avis.   Maintenant, ça n’arrivera plus, dit Magalie, le trémolo dans la voix.

— Avait-elle beaucoup d’amis ou était-elle plutôt solitaire ?

— Elle n’en avait pas tellement. Ses copines sont parties : une à Montréal, une autre aux États-Unis, de sorte qu’elle ne les voyait pas souvent. Je crois que sa vie sociale se limitait au monde médical. Elle travaillait beaucoup, passionnée par sa profession, très consciencieuse. Elle faisait de la recherche. Et elle vient, justement, d’avoir une grosse subvention pour une étude. C’est pour ça que je venais en fin de semaine. Pour fêter ça avec elle. À part ça, elle faisait de la bicyclette en été et un peu de ski en hiver. Elle se sentait responsable de moi depuis que nos parents sont décédés. J’habitais déjà à Montréal quand ils sont morts. J’étais en première année à l’université. J’avais pensé rentrer à Québec à ce moment-là, mais Sylvie m’a encouragée à finir mes études comme prévu. Je me suis fait un chum pas longtemps après et on s’est installé ensemble. Je termine mes études bientôt et j’ai l’intention de revenir à Québec après. On ne fait pas de bons Montréalais avec des Québécois ! Sylvie était absorbée totalement par son travail, alors nous attendions que je finisse mes études pour vendre la maison. Elle voulait s’acheter quelque chose de plus petit. On ne s’est pas vues fréquemment dans la dernière année. Vous savez… la distance et puis mon chum et elle ne s’entendaient pas très bien. On se parlait au moins une fois par semaine. J’avais hâte de revenir à Québec pour passer plus de temps avec elle », confia Magalie, les yeux embués de larmes.

— Quand, effectivement, rentrez-vous à Québec pour de bon ?

— En septembre.

— Avec votre chum ?

— Non, je viens de casser avec lui il y a quelques jours à peine. J’allais le dire à Sylvie et je m’attendais à ce qu’elle soit contente. Je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’elle n’est plus là.

— J’aurais une autre question pour vous. Je ne veux pas que vous le preniez mal, mais effectivement, c’est un point qu’on est obligé d’aborder pour l’enquête.

— Oui ?

— Où étiez-vous le soir du 15 juin ?

Magalie le regarda, haussant les sourcils.

— Oui, bien sûr, vous devez me poser cette question. On se croirait dans un roman policier !

— Vous comprenez, dans la vraie vie, je dois effectivement écrire un rapport et je dois consigner cet élément.

— Effectivement, affirma-t-elle, moqueuse, je suis allée magasiner avec une amie. Après, nous sommes sorties, on a pris une bière dans un bistro et Maude a dormi chez moi. Elle habite en banlieue de Montréal, on était rentrées tard et elle avait quelque chose à faire en ville le lendemain. Est-ce que je dois remercier le ciel… ou Maude d’avoir passé toute la nuit dans mon appartement ?

— Effect…. Euh ! Eh bien, la question ne se pose plus, mais j’aurai besoin de ses coordonnées… pour le rapport… Et votre ami ? C’est quoi son nom ?

— Olivier Dumontier.

— Vous mentionnez qu’il ne s’entendait pas bien avec votre sœur ?

— Oui, mais jamais il ne l’aurait assassinée ! Sylvie croyait que c’était un profiteur, un enfant gâté qui ne prend pas ses responsabilités. J’ai mis du temps à m’en apercevoir et ensuite à l’admettre.

— Bon, je pense que ça va être tout pour le moment, dit-il en se levant.

— Allez-vous me le dire ?

— Vous dire quoi ? demanda Duclerc en la regardant droit dans les yeux.

— Comment a-t-elle été tuée ? »

Chapitre 2, La dernière lettre de ma sœur

Dans le chapitre précédent:

 

Magalie a rompu avec Olivier suite à un appel téléphonique avec Jean-François. Elle a reçu la visite d’un policier.

 

Chapitre 2

Magalie s’affala sur son divan rose, les yeux humides, un nœud dans le ventre et une lourdeur que ses jambes ne pouvaient plus supporter. En état de choc, tout ce qu’elle voyait, c’était son cadran numérique : neuf heures quarante-huit. Elle ne comprenait pas comment les secondes pouvaient continuer de pulser. Elle savait que le pouls de cette horloge serait buriné à jamais dans sa mémoire. Ce cadran, son livre de comptabilité abandonné à la page soixante-quinze, son marqueur jaune pointant vers les mots « Déduction pour amortissement. »  La boule dans son ventre s’amplifia et elle la sentit se transformer en sanglot, mais rien ne sortit. Elle entendit une porte claquer dans le corridor de la conciergerie. Le bruit résonna dans sa tête, longtemps, comme une détonation.

Clac !

C’était fini pour Sylvie, sa sœur était morte, la porte de sa vie venait de se fermer et elle ne s’ouvrirait plus jamais.

Magalie réalisa qu’elle était désormais seule au monde.

Abandonnant tout, elle saisit sa valise, déjà prête, et quitta Montréal. À Saint-Hyacinthe, elle eut un petit hoquet, à Drummondville, un sanglot et à la hauteur de Trois-Rivières, elle réussit à contenir ses larmes en serrant le volant de toutes ses forces.   Elle alluma la radio et reconnut Nights in white satin de The Moody Blues.

Elle se laissa porter par le rythme de la musique, mais une contraction dans la gorge l’empêcha de chanter. Sans trop comprendre pourquoi, elle eut l’impression qu’une odeur envahissait l’habitacle de la voiture. Paloma Picasso, le parfum de Sylvie. Le souvenir de cette senteur s’empara des narines de Magalie et, comme le refrain de la chanson, il se faufila jusqu’au fond de son cœur.

Le trémolo dans la voix du chanteur fit vibrer le nœud dans son ventre. C’en était trop. Elle ne vit plus la route, ses yeux inondés de larmes, elle entendit un gémissement sortir de sa gorge. Avait-elle déjà dit à sa sœur qu’elle l’aimait ?

La musique blessait ses oreilles.

Elle voyait sa sœur dans sa tombe, endormie dans le satin blanc pour une nuit sans fin.

Elle réussit à arrêter la voiture sur le bord de l’autoroute. Aveuglée par cette image, elle s’éjecta de son siège pendant que la musique continuait dans sa tête.

Elle ne reverrait plus jamais sa sœur. Ses entrailles se changèrent en une énorme boule pendant que les automobiles défilaient à une vitesse folle à côté d’elle. L’odeur obsédante du parfum lui souleva le cœur. La musique à ses oreilles se transforma en un vroum ! vroum ! Le bruit de la circulation lui battait les tympans. Dans un intolérable spasme, elle vomit larmes et déjeuner dans le fossé.

Elle atteignit Québec épuisée avec des crampes dans les bras. Magalie, l’estomac encore à l’envers, roula sur le boulevard Laurier, puis bifurqua sur Holland. Les hélicoptères des érables à Giguère tournoyaient dans l’air embaumé du parfum des tilleuls. Magalie observa des enfants pédaler sur leur vélo, des coureurs qui sillonnaient les trottoirs. Elle les voyait dans cette journée nuageuse, mais elle se sentait en dehors de leur monde. C’était comme si elle les apercevait depuis une bulle hors du temps.

Sur la rue des Mirettes, elle aperçut plusieurs véhicules du service de police. Ceinturé d’une banderole jaune, le vieux cottage de briques rouges à l’ombre des grands érables semblait paisible et immuable.

Magalie gara sa voiture dans la rue et s’avança vers la maison. Un policier en uniforme l’arrêta. Après s’être identifiée, Magalie vit approcher un autre homme habillé en civil. L’inspecteur Louis Duclerc se présenta à elle. Les cheveux en désordre et le visage sévère, il lui brossa un rapide tableau de la situation. Elle le regardait parler, entendait les mots à travers un brouillard sans comprendre un son. Elle remarqua la chemise fripée et le veston mou. Il avait l’air fatigué mais avait un regard intelligent.

Le policier finit par prendre conscience que Magalie ne l’écoutait pas. « Je reviens », glissa-t-il en s’éloignant pour discuter avec ses collègues.

Puis, Magalie fut surprise de voir arriver sa copine Gina.

« Mais qu’est-ce que tu fais ici, Gina ?

— J’ai entendu à la radio qu’il y avait eu un meurtre sur des Mirettes. Alors qu’est-ce que tu penses ? Je suis venue vérifier. Ne me dis pas que c’est Sylvie, s’inquiéta Gina en se mettant la main sur la bouche avec un trémolo dans la voix.

Entendant la réponse de Magalie, Gina, les yeux pleins d’eau, la prit dans ses bras.

« Oh, c’est terrible. Il n’est pas question que tu restes ici, lança Gina. Tu viens t’installer chez moi. »

Les policiers et les techniciens commençaient à quitter les lieux. Duclerc revint vers les jeunes femmes. S’adressant à Magalie, il remarqua son état de choc. Gina se présenta et expliqua à l’inspecteur que Magalie resterait chez elle dans les prochains jours. Il lui donna sa carte et nota le numéro de téléphone de Gina en avisant Magalie qu’il allait la contacter le lendemain. Il se retourna, un collègue l’appelait.

Gina lui demanda s’il avait encore besoin d’elles. « Pas pour le moment, lança-t-il en s’éloignant. »

« Viens, on va aller chercher tes bagages dans ta voiture », ordonna Gina. Les deux filles virent arriver une grosse Mercedes noire dans la rue. Le conducteur, un homme aux cheveux grisonnants, en sortit. Un monsieur chic, complet, cravate et loafers italiens.

Il s’approcha d’elles : « Bonjour, je suis le docteur Lendro, je travaille avec Sylvie Douchard. » Gina fut plus rapide que son amie et se présenta en lui tendant la main.

« Voici Magalie, la sœur de Sylvie. » Il lui serra la main. « En fait, je suis le chef du département à l’hôpital et je m’inquiétais parce que Sylvie était absente hier. »

Il était venu prendre des nouvelles.

Catastrophé en apprenant les faits, il leur demanda s’il pouvait aider. Magalie, toujours dans les brumes du choc, se dirigea vers sa voiture. Elle ouvrit la porte et s’assit à la place du passager. Elle entendit sa copine fournir ses coordonnées au médecin. Gina le dirigea ensuite vers Duclerc. « Peut-être qu’il voudra vous parler. »

Gina rejoignit Magalie.

« Sacrée Gina… deux fois en quelques minutes. Tu ne manques pas une occasion de donner ton numéro ! », déclara Magalie.

— Franchement, Mag, comment peux-tu faire un commentaire comme ça ? Je t’emmène chez moi, on s’en va tout de suite.

— Mais pourquoi veux-tu que j’aille chez toi ?

— Voyons donc, ta sœur vient d’être tuée dans cette maison. Je ne te laisserai pas toute seule, ici, sur une scène de crime. Tu vois le ruban.

— Une scène de crime ? Mais c’est chez nous !

— C’est plein de policiers et as-tu envie de te retrouver en face du meurtrier ?

— Crois-tu qu’il puisse revenir ? demanda Magalie, les yeux pleins d’effroi.

— On ne sait jamais. Allez, on part. On prend mon auto. » Magalie sortit de sa voiture pour prendre la place du conducteur en disant : « Non, je te suis avec la mienne.

— Non ma belle, tu n’as pas une tête à conduire. Tu as l’air à moitié morte, répliqua Gina sans réfléchir. »

Voyant son amie blanchir, elle se corrigea.

« Oh, excuse-moi, Mag, mais tu ne t’en rends pas compte de ton état de choc ! »

Une fois installée dans la voiture de Gina, Magalie s’exclama : « Le chlore. Il faut mettre du chlore dans la piscine. »

 Puis elle se mit à glousser d’un rire nerveux.

« Ma sœur vient de mourir et je pense au chlore ! »

— Oh ! ça ne me surprend pas de toi, tu as toujours tes réflexes de fille organisée, répliqua Gina. Est-ce vraiment important de mettre du chlore là, maintenant, dans la piscine ? »  Voyant l’expression de son amie, Gina marmonna : « D’accord, d’accord, le chlore, allons mettre du chlore. Non, d’après moi, on ne pourra pas mettre du chlore, les policiers ne nous laisseront pas faire. »

Magalie sortit de la voiture et, suivie par Gina, elle se dirigea vers l’inspecteur. « Laisse-nous nous occuper du chlore, Magalie. Une tasse, ça devrait être assez », insista Gina, qui se déplaçait vers l’arrière de la maison avec l’inspecteur. Magalie les suivit.

En discutant de l’entretien de la piscine avec le policier, Gina observa Magalie et vit couler des larmes sur ses joues. Elle suivit la ligne de son regard. Un bikini que plus personne ne porterait désormais pendait bien sec sur la corde à linge.

Dans la voiture, Gina avoua à Magalie : « Sais-tu, je crois que j’aurais été incapable de me rendre à Québec comme tu l’as fait. Tu aurais dû m’appeler.

— C’était déjà prévu que je vienne à Québec, je devais passer la fin de semaine avec Sylvie. Donc, ma valise était déjà prête, mais je dois te dire que j’ai vomi en chemin. En plus, Gina, imagine-toi que ça fait deux jours que j’ai cassé avec Olivier.

— Un malheur n’arrive jamais seul, répliqua Gina en détournant les yeux. » Magalie ne pouvait se douter que son amie le savait déjà.

« Attends, ne pars pas tout de suite », demanda Magalie.

Elle regarda la maison de son enfance.

Les fenêtres et les portes blanches trouaient la façade de briques rouges. La galerie était surmontée d’un auvent blanc et vert au motif rayé qui répétait les couleurs de la fenestration et des volets du deuxième étage. Le bois de chacun de ces volets vert forêt était percé en son centre par une forme en sapin. Sur la gauche, l’allée menait à un garage. Attenant à la maison, il était doté d’une porte aussi blanche que l’ensemble de la fenestration. Devant la galerie, la haie de pivoines roses Kennedy promettait, avec ses boutons, une floraison abondante dans quelques jours.

Une éclosion florale que Sylvie ne verrait plus jamais.

« Ok, on peut y aller, soupira Magalie.

— On va arrêter sur la rue Maguire pour acheter des sous-marins, il n’y a rien à manger à l’appartement.

— J’ai encore l’estomac à l’envers. Comment as-tu su que Sylvie était morte ? Pourquoi n’es-tu pas au bureau ?

— Je te l’ai dit tantôt. En plus, hier, je n’ai pas bien dormi et j’ai décidé de prendre congé cet après-midi. En retournant chez moi, j’ai entendu à la radio qu’il y avait eu un meurtre sur la rue des Mirettes. La curiosité m’a amenée.   Et quand j’ai vu tout le brouhaha dans la rue, je me suis dit, c’est impossible ! »

Magalie observa son amie.

Elles s’étaient connues au début de leurs études secondaires et avaient sympathisé pendant leur premier cours de mathématiques. Elles avaient formé un duo atypique, mais inséparable jusqu’au début de leurs études universitaires. Gina avait étudié à Laval tandis que Magalie avait opté pour l’Université de Montréal. Elles avaient continué à se voir de façon sporadique quand Magalie visitait Québec ou quand Gina se rendait à Montréal. Magalie, grande et blonde, semblait le contraire de Gina, la brunette. Celle-ci arborait une silhouette un peu boulotte à l’époque. Elle était devenue, maintenant, une jeune avocate aux charmes sensuels recherchés. Ses yeux noisette surmontaient des joues recouvertes de taches de rousseur qui n’avaient jamais disparu. Son air espiègle d’adolescente s’était transformé. Que ce fût par l’inclinaison de sa tête, sa façon de se mouvoir ou le rythme de sa démarche, une volupté féminine émanait d’elle.

En stationnant la voiture sur la rue Maguire, Gina dit : « Attends-moi dans l’auto, ça ne sera pas long. »  Elle sortit de la voiture et entra dans le petit restaurant, donna sa commande et pendant qu’on la préparait, elle appela chez elle. Elle entendit son répondeur débiter le message habituel et raccrocha aussitôt, soulagée : ses visiteurs de la veille étaient bel et bien partis.


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Chapitre 1, La dernière lettre de ma sœur

Chapitre 1 de La dernière lettre de ma soeur

Six mois plus tôt

Assise à sa table de travail, un stylo à la main, Magalie essayait de se concentrer. Il n’y avait rien à faire, la logique démontrée à la page soixante-quinze de son livre de comptabilité n’arrivait pas à lui entrer dans la tête. La boule qu’elle avait dans la gorge occupait tout son esprit. Magalie se sentait lourde, épuisée.

Pourtant, deux jours plus tôt, son étude allait bien, mais sa vie avait chaviré après cette querelle où elle avait rompu avec Olivier. Tout lui semblait si terne maintenant malgré la lumière de ce soleil de juin qui envahissait son salon. « Étonnant, comment, en un instant, notre existence peut changer ! », pensa-t-elle. Elle était loin de se douter que sa vie prendrait encore un nouveau tournant quelques minutes plus tard.

Elle savait que la couleur de son divan ne pouvait s’être modifiée en moins de quarante-huit heures, mais le voile de ressentiment qui l’accablait était si lourd que le rose du velours de son sofa avait pâli. Ses plantes semblaient molles et avachies malgré les compliments que lui avait faits la veille son amie Maude. Le bruit de la circulation plus bas la laissait amère et malheureuse. Rien n’avait changé, pourtant tout était si différent. Elle lissa le pantalon qu’elle portait. Signé d’un grand couturier, cet ensemble acheté en compagnie de Maude rehaussait le bleu pourpre de ses yeux et mettait en valeur sa silhouette déjà parfaite. Dans la boutique, sa copine lui avait dit d’un air ébahi, en regardant le prix sur l’étiquette : « Eh bien, ma vieille ! Tu vas être serrée dans ton budget pendant les prochaines semaines, mais si ça peut te consoler de ta peine d’amour. » Magalie avait eu un sourire un peu figé. « Zut, avait-elle pensé, c’était peut-être une erreur d’emmener cette Maude magasiner avec moi. » Magalie était économe sauf en ce qui concernait ses vêtements et la mode.

Sa sœur, Sylvie, lui avait fait promettre d’être toujours discrète au sujet de leur situation financière. C’était un conseil prudent que la petite sœur fut contente d’avoir suivi après quelques mois de vie commune. Olivier dépensait à une vitesse fulgurante. Il représentait tout le contraire de Magalie qui adorait calculer le contenu de ses goussets. Bien d’autres antagonismes entre elle et Olivier avaient émergé avec le temps. Elle se félicitait d’avoir eu la force de rompre.

Alors pourquoi, en ce moment, se sentait-elle si tiraillée ? Elle n’avait qu’une seule envie : entendre SA voix. Elle se demanda comment elle pouvait avoir une idée aussi irrationnelle alors qu’elle ne remettait pas en doute sa décision, qu’elle ne regrettait rien.

Cette chicane avait commencé de façon anodine par un simple coup de téléphone. « Salut, Magalie, c’est Jean-François. Est-ce que je peux parler à Olivier ?

— Il n’est pas là. Veux-tu que je lui fasse un message ?

— Dis-lui que ça marche pour le parapente en fin de semaine.

— Le parapente ? avait-elle répliqué, étonnée.

— Oui, le parapente, Olivier a dû t’en parler ?

— Ah ! Oui, oui, avait-elle menti.

— Bien finalement, ça fonctionne, Luc nous prête son chalet au mont Sainte-Anne. Je suis content, j’ai hâte d’essayer ça. J’en rêve depuis trois semaines.

— Ah bon ! dit-elle en se demandant depuis combien de temps Olivier en rêvait, lui.

— Ne t’inquiète pas, Magalie, c’est sans danger. Je vais le surveiller ton Olivier, je vais lui faire porter son casque, je te le promets. Et il n’y aura pas de filles au chalet.

— Voyons, Jean-François, ça va, il n’y a pas de problème. Tu peux compter sur moi pour lui faire le message. » Ça, il pouvait être certain qu’elle allait lui en parler.

Lorsque Olivier était arrivé, il avait franchi la porte, comme d’habitude, avec l’assurance de celui qui sait plaire. Elle ne pouvait s’empêcher de ressentir toujours le même attrait physique que lorsqu’elle l’avait aperçu la première fois dans un cours à l’université. Les cheveux courts et blonds, la mâchoire carrée à l’anglo-saxonne, il possédait un sourire de Dieu et un physique athlétique qu’il prenait grand soin de bien vêtir. Olivier avait du charisme. Les femmes le trouvaient attirant et les hommes le jugeaient sympathique ; tout le monde aimait Olivier Dumontier. Hélas, ce charme qu’il exerçait aussi sur Magalie commençait à s’émousser depuis quelques semaines. Elle en était venue, avec le temps, à connaître sa vraie nature. Olivier était beau comme un vase chinois. Beau et précieux, mais creux et vide. Elle avait cru pouvoir combler ce vide, mais il s’était avéré être un puits sans fond.

Elle attendit qu’il eût enlevé la veste en daim qu’elle lui avait offerte à son dernier anniversaire. Puis, elle lui avait demandé en l’embrassant : « Tu es certain que ça ne te dérange pas trop que j’aille à Québec visiter ma sœur en fin de semaine ?

— Non, non, vas-y.

— Tu pourrais venir avec moi ?

— Tu le sais bien que Sylvie et moi, on est comme chien et chat. Je vais rester ici, je vais aller jouer au squash avec Jean-François. Puis, on ira souper et prendre une bière avec des amis à lui. »

Comment pouvait-il lui mentir ainsi ? De ses prunelles bleues, il la regardait, la fixait droit dans les yeux. Si elle n’avait pas eu ce coup de fil de Jean-François, elle l’aurait cru sans le moindre doute. « Excellent comédien », se dit-elle éberluée. Les soupçons qui pointaient en elle depuis quelque temps en étaient d’autant plus exacerbés. Elle répliqua : « Il y a juste un petit problème dans ton organisation de fin de semaine. Jean-François a téléphoné tout à l’heure. Je doute qu’il puisse aller jouer au squash parce que Luc va vous prêter le chalet et les parapentes vous attendent. » Le visage d’Olivier se figea dans un rictus. « Oups, on dirait que je viens de me faire avoir ! »

— Tu peux le dire ! Est-ce qu’il y en a beaucoup d’autres, de petits mensonges comme celui-ci ?

— Bien non, Ti-Mine.

— Ne m’appelle pas Ti-Mine.

— J’ai pensé que ça t’inquiéterait si tu le savais.

— Cela n’a aucun rapport. La franchise, la communication dans un couple, Olivier, c’est important. Comment veux-tu que j’aie confiance en toi ? Tu passes ton temps à me faire des entourloupettes. C’est comme avec l’histoire de la cocaïne. Après la crise que je t’ai faite, j’imaginais que tu avais compris.

— Tu ne l’as pas digérée encore celle-là. Reviens-en, ce n’est pas grave de sniffer une fois de temps en temps la fin de semaine.

— Non, moi, le seul Coke que je consomme c’est celui qu’on boit en mangeant des chips et des peanuts. Bordel de merde, tu ne te rends pas compte du danger.

— De toute façon, je t’ai dit que je n’en prendrai plus.

— Tu ne prends plus de coke et tu joues au squash avec Jean-François. C’est ça ! Est-ce que je suis une tarte ?

— C’est toi qui passes ton temps à me harceler de questions. Je suis comme un prisonnier. Tu es toujours après moi ! J’ai de la misère à aller boire une bière avec mes chums. »

Tilt !

En entendant ces paroles, Magalie sentit un déclic à l’intérieur d’elle, comme si quelque chose s’était décroché. Une décision venait de se prendre quelque part en elle.

« Console-toi, car là, tu vas pouvoir aller trinquer comme tu veux et quand tu veux. Tu pourras faire du parapente, du parachute et même du bungee si tu le désires. Moi, je m’en contrefiche à présent. J’en ai assez d’un éternel adolescent qui ne pense qu’à s’amuser. Regarde-toi à vingt-sept ans ; tu n’es même pas capable de finir un bac. Depuis que je te connais, tu as butiné de la comptabilité au droit, puis en psychologie et maintenant tu es rendu en sociologie. Branche-toi, Olivier. Arrête de jouer, de faire la fête, fais quelque chose de ta vie ! Tu es incapable de garder un job d’été. C’est moi qui paie toutes les factures à la fin du mois. Je veux me marier et avoir des enfants. Je ne pourrai pas en avoir à cinquante ans quand tu auras peut-être fini de festoyer. Et encore là, ce n’est pas certain que tu auras mûri ! »

En prononçant ces mots, elle avait saisi une valise et commencé à vider les tiroirs et la garde-robe pour foutre les affaires d’Olivier dedans. Car pour cela aussi, elle savait qu’elle ne pouvait pas compter sur lui. « C’est terminé, j’en ai assez et je ne veux plus te voir », lui avait-elle dit en ouvrant la porte. « Ne te fâche pas », avait-il riposté en franchissant malgré lui le seuil.

Bang ! Elle claqua la porte.

Blessé dans son orgueil, il saisit son bagage et partit sans se retourner. Il avait la conviction que la tempête serait calmée dans quelque temps : elle lui retomberait dans les bras, elle serait désolée d’avoir été si dure avec lui. Il connaissait bien la susceptibilité de Magalie. Même si, jusqu’à maintenant, elle ne lui avait jamais fait de si grosse crise, il avait la certitude de pouvoir regagner son cœur dans les prochains jours.

Quarante-huit heures plus tard et quelques centaines de dollars dépensés en vêtements, Magalie ressentait encore un grand vide en elle. Au lieu de se sentir libérée, elle n’avait qu’une envie : qu’Olivier la serre dans ses bras.

Elle se leva pour se servir un verre de jus de fruits, mais, lorsque sa main toucha la porte du réfrigérateur, le carillon de l’entrée la surprit. Elle n’attendait personne. Qui d’autre qu’Olivier pouvait sonner ? Elle s’approcha, silencieuse comme un félin, et regarda par le judas. Elle vit un inconnu.

« Qui est là ? demanda-t-elle à travers la cloison, le cœur battant.

— Police de Montréal.

— Avez-vous votre insigne ? » répliqua-t-elle en ouvrant à l’homme vêtu en civil.

Après avoir effectué les vérifications d’usage, elle le laissa entrer dans son appartement, intriguée. Une myriade de scénarios défila dans sa tête en une fraction de seconde. Olivier avait peut-être eu un accident de voiture ou de parapente ou il s’était peut-être fait arrêter pour possession de drogue.

Lorsqu’elle referma la porte, quelques minutes plus tard, elle s’effondra sur son divan.


Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Présentation et prologue du roman La dernière lettre de ma sœur

À Lhom


« La famille est à la fois notre refuge et notre plus grande blessure. »

— Carl Jung


Prologue

La musique cessa pendant que Magalie, penchée au-dessus de la cuvette de la salle de bain, vomissait son petit-déjeuner. Tremblante, elle redescendit au rez-de-chaussée, dans le bureau. Elle s’assit de nouveau dans le fauteuil fleuri et relut la lettre.

Qu’allait-elle faire ? Elle se leva pour téléphoner, il fallait qu’elle raconte cela à Gina. Elle décrocha le combiné, mais le redéposa aussitôt.

Comment allait-elle réagir demain face à lui ? Rien que d’y songer, la peur lui nouait l’estomac. Elle reprit la lettre sur le bureau et s’interrogea en la regardant. Après relecture, Magalie avait la certitude d’avoir la preuve du meurtre entre les mains.

Les émotions de la jeune femme tourbillonnaient comme le maelström de flocons qui faisait rage dehors. Elle devait montrer cette lettre à l’inspecteur Duclerc au plus vite. C’était lui qu’elle devait appeler en premier. Elle cherchait encore où elle avait noté son numéro de téléphone quand un bruit la fit sursauter.

On frappait à la fenêtre.

Elle se retourna. Son cœur s’emballa lorsqu’elle vit la silhouette se diriger vers la porte d’entrée, qu’elle n’avait pas verrouillée.


 

Quel est ce texte ?

Eh ! Vous venez de lire le prologue de mon fameux roman, celui pour lequel je travaille depuis les années 90 !

Alors voilà. J’ai décidé de le publier sur le blogue. Le titre est La dernière lettre de ma sœur. C’est un thriller ayant lieu au milieu des années 90. Synopsis en une phrase : Magalie, une jeune comptable, prend son envol dans sa nouvelle vie, mais l’enquête policière sur le meurtre de sa sœur bouleverse bien des choses.

La genèse

La plupart d’entre vous savent que j’ai été optométriste. Lors d’une carrière de 40 ans, il y a des hauts et des bas. Les optométristes au Québec ont vécu des moments difficiles dans les années 90. Un de mes anciens professeurs d’université avait publié, à l’époque, un article dans une revue optométrique. Il y expliquait l’importance d’avoir un passe-temps. Il nous avait raconté que sa passion pour les trains électriques l’avait aidé à garder un équilibre dans sa carrière.

J’ai toujours aimé la lecture et je rêvais de publier un roman comme ceux de mes auteur.e.s préféré.e.s. Alors, je me suis lancée. J’ai fait un plan et j’ai tout écrit à la main sur des feuilles de cahier anneaux lignées. Ensuite, il me fallait le taper à l’ordinateur. Un IBM dans une chambre de mon sous-sol. Bien loin de mon rêve d’écrire dans une maison en Nouvelle-Angleterre face à la mer ! En plus, j’étais très lente pour dactylographier. Mon amie Françoise m’a gentiment offert de le taper. J’ai tout de suite accepté sa proposition et je lui suis éternellement reconnaissante.

Le premier jet

Une fois, le premier jet terminé, je n’aimais pas mon manuscrit. Ce n’était pas comme les livres que je lisais, mais j’étais incapable de dire pourquoi. Alors, je suis allée suivre plusieurs formations, des cours de création littéraire à l’université, des ateliers d’écriture avec Esther Croft, des camps littéraires pendant que mon histoire dormait au fond du tiroir.

À la retraite, j’ai démarré ce blogue qui m’a permis de prendre encore de l’expérience en écriture. Puis, un jour, je me suis décidée à extirper mon histoire de la poussière.

J’ai consulté mon amie pathologiste sur certains détails, plusieurs amis.e.s ont lu une des innombrables versions. J’ai engagé une éditrice, Jennifer Tremblay, que je remercie chaleureusement. Même Lhom, qui n’aime pas lire de la fiction, s’est mis à la tâche et m’a donné des commentaires pertinents.

Aujourd’hui, je suis prête à vous la présenter. Un peu comme un roman-feuilleton, un thriller raconté un chapitre à la fois.

Vous trouverez à la fin du texte un lien pour la table des matières qui reliera chaque chapitre.

Abonnez-vous pour le recevoir chaque samedi matin dans votre boîte courriel.

J’attends vos commentaires avec plaisir.

À la semaine prochaine!

Phrenssynnes

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Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages et les lieux qui y sont décrits sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, ou avec des événements réels, serait purement fortuite.

© Francine Boilard

Le dernier article de l’année 2025

Déjà décembre 2025

J’ai ajouté un peu de magie de Noël avec cette petite neige douce.

Ce mois-ci, je vous offre un article plus visuel. Parfois, les mots ne viennent pas, et c’est pourquoi j’ai choisi des photos et des images pour refléter mon humeur. C’est comme une sorte de moodboard. Si vous préférez un mot français, cela peut se traduire par « tableau d’humeur » ou « planche d’ambiance ».

Tel que je l’ai expliqué dans ma dernière infolettre, mon père est décédé cet automne.

Bon, d’accord, il y aura quand même quelques mots… Comme quoi je ne peux m’empêcher d’écrire… Cela me fait prendre conscience que ce sont les images qui m’inspirent souvent.

Un secret révélé

Ma photo « emblème du blogue » s’avère être un selfie avec mon papa. Voici la version non tronquée.

Depuis la pandémie, beaucoup de choses ont changé dans ma vie. Peut-être aussi dans la vôtre. Cette photo représente la joie de vivre qu’on doit ajouter à notre quotidien, le petit brin de folie qui nous fera sourire un jour.

Phrenssynnes et son papa (crédit photo Phrenssynnes)
Fleurs des funérailles (crédit photo Phrenssynnes)
Photo d'un journal intime(crédit photo Phrenssynnes)
Peinture de ma mère (©Rachel Boilard)

Les images inspirantes

La première photo est un gros plan des fleurs pour les funérailles.

La suite de mon automne a été une combinaison de travail pour la succession et du ménage dans mes objets.

Voici un autre secret à révéler. Je suis une collectionneuse d’objets de toutes sortes. J’ai le défaut d’assigner une valeur sentimentale aux choses. Donc, j’ai beaucoup de difficulté à m’en défaire. Pourtant, ça fait toujours du bien de réaménager l’espace, de faire de la place pour passer à autre chose. Comme preuve, vous pouvez aller lire cet article sur la boîte à souvenirs.

Si je retrouve la photo de ma collection de lunettes, je la publie. Franchement, je serais capable d’ouvrir un musée, mais qui s’intéresserait à un musée portant mon nom?

La deuxième photo représente la preuve que je garde tout. C’est mon journal intime pendant une partie de mon adolescence. Combien d’entre vous ont encore en sa possession son journal intime datant d’aussi longtemps?

La troisième photo est une huile de ma mère. Elle a commencé à peindre après ses 40 ans. J’ai toujours aimé cette œuvre où mon goût pour les couleurs pastel ressort.

Livres vendus 1 (crédit photo Phrenssynnes)
Livres vendus 3 (crédit photo Phrenssynnes)
Livres vendus 2 (Crédit photo Phrenssynnes)
Livres vendus 4 (crédit photo Phrenssynnes)

Les livres

Ces quatre photos sont celles des livres que j’ai vendus. Comme quoi, je m’améliore. Cela m’a arraché le cœur, mais j’ai été capable de me départir de tous ces livres lus.

Pour les personnes qui habitent à Québec, il y a une bouquinerie de livres d’occasion sur la rue Cartier, qui peut acheter vos livres.

Et vous pouvez aussi échanger vos livres chez  Lire et relire.

Cela donne une deuxième vie à vos bouquins et c’est un geste écologique.

Dessin de ©Phrenssynnes
Gizmo, la mascotte du blogue © Phrenssynnes

Les dessins

Bon, il faut croire que j’ai peut-être hérité des talents d’artiste de ma mère. En tout cas, j’ai découvert les vertus calmantes du dessin. Voici deux personnages que j’ai créés. La première n’a pas encore de nom mais, sur la deuxième image, c’est Gizmo. Je lui ai donné le rôle de mascotte du blogue. Donc, vous le verrez probablement de temps en temps soit ici ou sur les réseaux sociaux.

Les décorations de Noël

En finale, voici ce qui nous a occupés, Lhom et moi, cette semaine. Nous avons terminé la décoration de la maisonnée pour Noël.

C’est un arbre traditionnel mais artificiel. Les lumières colorées ainsi que les guirlandes dorées lui donnent un aspect ancien. Les multiples boules et ornements font partie de notre collection depuis… (Oh! non, je ne dirai pas le nombre d’années…)

Certaines boules datent d’un héritage de notre chère tante Kikine. Et plusieurs ornements ont été acquis lors de nos pèlerinages annuels à Ogunquit. Une pour chaque année.

Le bas du sapin est garni de tissus imitant la roche et ornait aussi le fond de la crèche lorsque Lhom était enfant.

Il me reste à cuisiner le party deluxe, les bonbons de Noël, faire le ragoût de boulettes, emballer les cadeaux, cuire la dinde, alouette!

 

Arbre de Noël 2025 (crédit photo Phrenssynnes)

Photo de Lhom

Lhom et moi en profitons pour vous souhaiter un très joyeux temps des fêtes. Nous espérons que vous pourrez profiter des joies du plein air pendant cette période.

Sapins et ciel bleu (crédit photo Lhom)

JOYEUSES FÊTES

Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

Si vous avez aimé cet article, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos proches ou sur les réseaux sociaux. 

Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

J’attends vos commentaires avec plaisir.

Joyeux Noël et une bonne et heureuse année.

Phrenssynnes

 

Lectures d’automne 2025

Bonjour chers lecteur·rices (je me mets au goût du jour…),

Je profite de cet article pour faire une petite mise à jour concernant le blogue. Étant donné que je travaille sur d’autres projets d’écriture, le rythme des articles sera désormais mensuel au lieu d’hebdomadaire.

Pour ceux·elles que cela intéresse, voici mes autres projets :

  • L’infolettre sur Substack intitulée La chronique de Phrenssynnes.
  • Mon roman, un thriller, en est à l’étape de l’édition.
  • Et j’ai aussi, en chantier, une nouvelle.
  • Je participe également à des rencontres d’écriture avec un groupe de professionnels de la santé.

J’ai accumulé un peu de retard dans tous ces projets, car le mois d’octobre a été rempli d’émotions. Mon père est décédé à l’âge vénérable de 98 ans.

Maintenant, voici mon avis sur mes lectures d’automne.

Suggestions pour vos lectures d’automne

Les vents de sable de Kristin Hannah

Ce que j’ai aimé :

Après la Grande Dépression, une partie des États-Unis a été touchée par des années de tempêtes de poussières. Dans cette fiction, on découvre toute la misère qu’a vécue une Américaine affectée par ces événements. On s’imprègne de l’histoire, on visualise bien les personnages. Kristin Hannah réussit à nous plonger dans l’émotion.

J’ai été déchirée et catastrophée par tout ce que l’héroïne subit.

Lorsque j’arrêtais la lecture de ce livre, je regardais autour de moi et j’éprouvais beaucoup de gratitude.

Ce que j’ai moins aimé :

Le sable, le sable, l’auteure n’en finit plus d’en parler. Il faut dire que la période de sécheresse et de tempêtes dure environ 4 ans, mais il y aurait quelques longueurs à raccourcir.

Je suis aussi un peu déçue de la fin. 

Les vents de sable (crédit photo Phrenssynnes)
Les vents de sable 2(crédit photo Phrenssynnes)

Ce que savent les morts de Laura Lippman.

J’ai découvert cette auteure de roman policier américaine grâce à Austin Kleon

Ce que j’ai aimé :

Intrigue bien ficelée dont je n’ai pas deviné la fin. Un roman d’environ 400 pages, mais sans longueurs. Un point de départ qui suscite beaucoup la curiosité.

Ce que j’ai moins aimé :

Je ne me suis pas tellement identifiée aux personnages. Parfois, on est déçu de finir un roman, car on aime les protagonistes et on n’a pas envie de les quitter. Ici, je n’ai pas eu d’attachement particulier.

Ce que savent les morts (crédit photo Phrenssynnes)
Ce que savent les morts2( crédit photo Phrenssynnes)

L’affaire Alaska Sanders de Joël Dicker

J’aime beaucoup Joël Dicker mais il m’a déçue dans L’énigme de la chambre 622 et La disparition de Stephanie Mailer. Par contre, j’ai adoré son fameux succès : La vérité sur l’affaire Harry Quebert ainsi que la suite, Le livre des Baltimore.

Ce que j’ai aimé :

Dans L’affaire Alaska Sanders, publié en 2022, on retrouve Marcus Goldman. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai beaucoup aimé ce roman. On s’attache à cet antihéros, l’écrivain à succès qui a de la difficulté à gérer sa réussite, malheureux en amour et pris dans la nostalgie de ses dernières histoires. Ce qui m’a particulièrement touchée, c’est l’humanité des policiers. Certains sont véreux tandis que d’autres ne sont pas dotés d’un grand quotient intellectuel. Et leurs collègues doivent naviguer, gérer les bourdes et les frasques de l’un ou l’autre.

À la fin, on a encore envie d’une autre histoire avec Marcus Goldman.

Ce que j’ai moins aimé :

En fait, pas grand-chose. Bien sûr, l’intrigue n’en finit plus d’avoir des rebondissements mais ce n’est pas trop tiré par les cheveux.

L'affaire Alaska Sanders (crédit photo Phrenssynnes)
L'affaire Alaska Sanders 2 (crédit photo Phrenssynnes)

Respirer de James Nestor

James Nestor est un journaliste qui avait beaucoup de problèmes respiratoires. Dans ce livre, il raconte son parcours et ses recherches journalistiques sur les bienfaits de différents exercices respiratoires.

Ce que j’ai aimé :

Même si vous n’avez pas de problème respiratoire, vous aimerez le ton jovial, humble et bienveillant. On admire l’étendue de sa démarche scientifique et toutes ses anecdotes amusantes.

Ce que j’ai moins aimé :

C’est de l’avoir emprunté à la bibliothèque au lieu de l’avoir acheté!

Respirer (crédit photo Phrenssynnes)
Respirer 2 (crédit photo Phrenssynnes)

Secrets Boréals de Anna Raymonde Gazaille

Ce livre a gagné le prix Saint-Pacôme du roman policier en 2022.

Ce que j’ai aimé :

Au début du livre, on alterne entre deux histoires à chaque chapitre. Ce qui donne du mystère à l’intrigue. Les histoires se relieront à la fin de l’œuvre.

Le personnage de Brigit est énigmatique. On a une envie de découvrir ce qu’elle a vécu.

L’écriture est juste assez dosée de poésie lors des descriptions de la beauté boréale. Le récit s’avère bien structuré, ce qui nous amène à vouloir découvrir les secrets de Brigit.

Ce que j’ai moins aimé :

Sans vouloir vous en dire trop, j’aurais mieux aimé une autre fin. Mais je vous recommande quand même cette belle lecture.

Je ne connaissais pas cette auteure, c’est un bon filon !

Secrets Boréals (crédit photo Phrenssynnes)
Secrets boréals 2 (crédit photo Phrenssynnes)

Les disparus de la Durance de Sandrine Destombes

Je découvre une autre auteure. Sandrine Destombes est une écrivaine française qui a publié une dizaine de romans. Un bon nom à retenir si vous aimez les livres policiers.

Ce que j’ai aimé :

C’est une histoire dont l’action a lieu en France et la Durance est une rivière qui se jette dans le Rhône. J’aime beaucoup ce pays et l’on s’y sent transporté dans ce bouquin.

L’intrigue de départ s’avère un peu glauque, mais on s’y accroche. Le personnage de Martin Vaas attire notre sympathie ainsi que tous les membres de son équipe. Leurs dialogues sont empreints d’humour et d’ironie.

Le rythme du récit avance sur une bonne cadence.

Ce que j’ai moins aimé :

Le côté très lugubre des meurtres s’avère parfois difficile.

Les disparus de la Durance (crédit photo Phrenssynnes)
Les disparus de la Durance 2 (crédit photo Phrenssynnes)

Citation

Citation de Jonathan Franzen (crédit photo Phrenssynnes)

Photo de Lhom

Lhom nous présente, cette semaine, ce magnifique coucher de soleil de St-Adrews, Nouveau-Brunswick. En souvenir de l’été !

Coucher de soleil (crédit photo Lhom)

J’espère avoir augmenté votre pile à lire !

Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

Si vous avez aimé cet article, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux. 

Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

J’attends vos commentaires avec plaisir.

Bye, bye, jusqu’au mois prochain.

Phrenssynnes

P.S. Je n’ai pas avisé, avant publication, les auteurs et éditeurs mentionnés dans cet article.

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book-club_illustration-10 (crédit DIVI)

Bromont à vélo

Bromont à vélo ou comment profiter de l’automne au Québec

Si vous cherchez un endroit pour faire un voyage de vélo, Bromont s’avère une destination idéale. À mi-chemin entre Sherbrooke et Montréal, cette petite ville se situe en Estrie.

Nous y sommes allés cet automne et l’endroit est magnifique. C’est une façon active de profiter des paysages colorés de l’automne.

Pancarte près de Bromont (crédit photo Phrenssynnes)

Bromont, l’endroit idéal 

Faire un voyage à vélo, ce n’est pas compliqué. La région de Bromont regorge d’hôtels et de camping accueillants pour les cyclistes.

Nous avons logé à l’hôtel Vallea Bromont. Des pistes cyclables passent juste à côté de l’hôtel.

Et, pour ceux qui aiment le magasinage, vous pouvez aller à pied dans le quartier des magasins de style outletsLe Vieux-Village de Bromont, et, entre autres, la rue Shefford, est un endroit très agréable pour se promener et profiter de tout ce que les commerçants du coin ont à offrir.

Ce qui est intéressant dans cette région, c’est que les pistes relient plusieurs petites municipalités charmantes à visiter. Pour les débutants ou les personnes moins en forme, les pistes sont faciles puisqu’il n’y a pas de côtes. Pour les athlètes, vous pouvez vous défoncer en roulant sur plusieurs kilomètres ou en vélo de montagne.

C’était notre première expérience de voyage pour faire du vélo.

Granby, Waterloo, Bromont

La première journée, nous sommes partis de Bromont et nous sommes allées luncher à Granby. Nous avons choisi un restaurant thaïlandais pour nous régaler, mais nous aurions aussi pu faire un pique-nique. Les pistes cyclables se prêtent bien à ça, puisqu’il y a des aires de repos avec tables à pique-nique.

La deuxième journée, nous avons mangé à Waterloo dans un café très sympathique où plusieurs amateurs de vélo se sustentaient.

Nous avons continué jusqu’à Warden et, dans ce tronçon, la piste était en poussière de pierre.

Quatre-vingts kilomètres en deux jours, c’était bien pour nous initier au voyage en vélo. L’important, c’est d’y aller à son propre rythme.

Outlets à Bromont (crédit photo Lhom)
Montagne de Bromont (crédit photo Phrenssynnes)

Les auteures de l’Estrie

J’aime bien lire des romans dont l’intrigue a lieu dans un endroit que je visite. Sinon, ça peut être des auteurs de la région. Je vous en suggère quelques-unes : Johanne Seymour, Michèle Plomer et, évidemment, Louise Penny.

Rivière Yamaska1 (crédit photo Phrenssynnes)
Rivière Yamaska 2 (crédit photo Phrenssynnes)

Entendre l’eau de la rivière couler, sentir l’odeur des feuilles mortes qui inondent les sentiers, admirer les couleurs de l’automne, faire plusieurs arrêts pour échanger avec nos amis, que de plaisir nous avons vécu.

Et après tout cet exercice, nous avons dégusté un copieux repas avec de bons amis autour d’une bouteille de vin. Bref, c’est une expérience que Lhom et moi avons bien aimée. Nous nous promettons de retourner faire du vélo dans cette magnifique région.

Vélo à Bromont (crédit photo Phrenssynnes)

Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue !

J’attends vos commentaires avec plaisir.

Bonne semaine.

Phrenssynnes

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Où aller en roadtrip ou les aventures de Brittany Brexit : St Andrews, N.-B.

Rouge, brillante et très british, je suis la rutilante mini Cooper de Phrenssynnes. Pour savoir qui je suis, cliquez ici : Mais qui diable est Brittany Brexit?

St Andrews, N.-B.

Water Street (crédit photo Phrenssynnes)

St Andrews, N.-B.

J’ai conduit Lhom et Phrenssynnes à St Andrews au Nouveau-Brunswick. C’est leur fille, Kit4 qui leur a recommandé de visiter cette jolie ville des Maritimes.

C’était la première fois que nous roulions dans ce coin de pays. Nous avons été enchantés par la route panoramique. La région du lac Témiscouata nous a particulièrement impressionnés. Assez pour nous encourager à en faire une prochaine destination.

Me revoilà avec une nouvelle aventure.

Brittany Brexit et la baie de Passamaquoddy (crédit photo Phrenssynnes)
Coucher de soleil à St Andrews (crédit photo Phrenssynnes)

Où loger à St Andrews

Si vous avez un gros budget ou que vous voulez vous gâter, l’Algonquin, juché au sommet de la ville, vous comblera. Vous y trouverez un hôtel à l’architecture particulière, des courts de tennis, une piscine, etc. Et un magnifique terrain de golf à proximité.

Si vous préférez le bord de l’eau, il y a plusieurs auberges et hôtels. 

Étant donné que la ville n’est pas très grande, si vous louez une maison dans un quartier plus résidentiel, vous serez quand même à proximité de toutes les activités.

Avis aux amateurs de camping, un terrain de camping se situe à la pointe de St Andrews avec vue fabuleuse sur la baie de Passamaquoddy.

Hôtel Algonquin (crédit photo Phrenssynnes)

La route vers St Andrews

Le trajet pour se rendre à St Andrews est d’environ six heures et demie à partir de Québec. Avec les arrêts nous avons mis sept heures pour atteindre notre destination. L’autoroute Transcanadienne 2 offre des vues panoramiques à couper le souffle. Nos deux lurons s’étaient apporté un lunch pour le trajet.

En arrivant à l’hôtel, je me suis bien reposé, car le couple d’amoureux a découvert la ville sur leurs deux pattes. Donc, ce que je vous relate, c’est Phrenssynnes qui me l’a raconté. Ils aiment bien marcher après avoir roulé longtemps avec moi.

J’ai pu admirer le magnifique coucher de soleil car je suis opacarophile moi aussi. Vous ne connaissez pas ce mot ? Alors c’est que vous n’êtes pas abonné à l’infolettre de Phrenssynnes sur Substack ! Qu’attendez-vous pour vous inscrire ? Vous trouverez le lien plus bas.

Hôtel sur le bord de l'eau (crédit photo Phrenssynnes)

Manger à St Andrews

Vous trouverez beaucoup de restaurants sur le bord de l’eau avec une vue splendide.

Lhom et Phrenssynnes ont aussi dégusté une bonne guédille au homard au Kennedy House, un des plus vieux hôtels du Canada.

Phrenssynnes, une passionnée de poissons et fruits de mer, a été comblée. Elle a adoré le maritime chowder. Cela ressemble à la chaudrée de palourdes de la Nouvelle-Angleterre, mais on y met du saumon et de l’aiglefin au lieu des palourdes.

Elle a aussi découvert un mets appelé succotash. C’est un plat d’origine amérindienne de la région de Narragansett. Il est composé de maïs et de légumineuses et semble avoir un regain de popularité.

Traditionnellement, il contient du maïs et des fèves de Lima mais, ici, il était cuisiné avec des edamames.

Quoi faire à St Andrews

St Andrews est un endroit de villégiature. Vous pouvez vous promener sur la rue principale, Water street, pour y faire du lèche-vitrine, prendre un café ou admirer l’architecture particulière au nord-est du continent américain.

Katy’s cove est une petite plage aménagée tout près de la ville. Un endroit parfait avec un parc de jeux pour les enfants, des tables de pique-nique, une plage de sable fin. Les enfants adoreront se baigner dans la crique, qui est peu profonde. On peut aussi y faire du kayak ou de la planche à pagaie (paddle board).

Nous y avons passé un bel après-midi à nous faire chauffer par le soleil.

Chevreuils à St Andrews (crédit photo Phrenssynnes)

Lhom a adoré observer les chevreuils. Il y a une surpopulation et on les voit un peu partout dans la ville. Le bas de tous les cèdres est mangé.

Tel que vous le voyez sur la photo de la carte, le sentier Van Horne vous permet de faire une belle tournée de l’endroit.

Il y a aussi à visiter : Minister Island, le Block House, Kingsbrae Garden, l’aquarium ou une excursion pour observer les baleines.

Succotash à St Andrews (crédit photo Phrenssynnes)
Sentier Van Horne (crédit photo Phrenssynnes)
Carte des sentiers (crédit photo Phrenssynnes)
Bateaux à St Andrews (crédit photo Phrenssynnes)
Katy's Cove Beach (crédit photo Phrenssynnes)

Katy’s Cove.

Voilier à St Andrews (crédit photo Phrenssynnes)
Magnifique maison à St Andrews (crédit photo Phrenssynnes)
Minister Island (crédit photo Phrenssynnes)

Ce qui nous a le plus impressionné tous les trois, c’est la vue sur la baie de Passamaquoddy. Regarder la mer, sentir son odeur, les embruns sur notre peau, entendre les mouettes et la susurration de l’eau.

C’est si apaisant.

Bref, nous avons beaucoup aimé l’atmosphère de cette charmante petite ville et nous y retournerons certainement.

Photo de Lhom

Cette semaine, c’est plutôt une vidéo que Lhom nous présente. Il adore observer les animaux dans la nature. La prise de cet enregistrement fut un des beaux moments de leur visite.

Phrenssynnes vous remercie d’avoir lu cette chronique.

Si vous avez aimé cette publication, elle aimerait beaucoup que vous la partagiez avec vos proches et sur les réseaux sociaux. 

Je suis très reconnaissante, de même que Phrenssynnes, que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

J’attends vos commentaires avec plaisir.

Bonne semaine.

Brittany Brexit.

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Critique de _L’eau qui dort_ : Un Policier Époustouflant

L’eau qui dort de Fiona Barton

Il m’arrive parfois de bouquiner à la bibliothèque de la ville et de choisir un livre au hasard. Je m’attarde sur la couverture, je porte attention à la taille du volume, je lis la quatrième de couverture. Habituellement, c’est ce qu’il me faut pour décider. Étant donné que c’est un livre emprunté, je me réserve le droit de ne pas l’achever. Par contre, lorsque j’en achète un, je m’oblige à le finir. C’est pourquoi à la bibliothèque, je me sens libre de découvrir des auteurs sans aucune recommandation.

J’ai choisi L’eau qui dort de Fiona Barton comme ça, je ne connaissais pas du tout cette auteure.

Publié en 2022 en anglais et en 2023 pour la traduction française, L’eau qui dort est le quatrième roman de Fiona Barton. Née à Cambridge en 1957, l’auteure est journaliste et formatrice.

Quatrième de couverture

Quatrième de couverture de L'eau qui dort (crédit photo de Phrenssynnes)
L'eau qui dort sur le bord de la piscine (crédit photo Phrenssynnes)

Ce que j’ai aimé

L’écriture de Fiona Barton s’avère fluide avec un bon équilibre dans les descriptions de paysage ou des personnages. On s’envole dans l’histoire sans sauter de phrases comme cela a été le cas avec un autre roman choisi aussi au hasard!

Le livre de Barton est un roman policier ayant lieu dans une petite ville britannique. L’intrigue m’a accroché tout de suite au début.

J’ai bien aimé le personnage principal, Élise King, la policière en charge de l’enquête.

Une femme sympathique dont l’auteure nous montre un peu de sa vulnérabilité. On comprend rapidement que c’est une policière très intelligente.

Citation

« Retourner travailler, voilà ce dont elle avait besoin. Diriger une enquête criminelle, se doper à l’adrénaline et au café froid. Pas à la tisane mémère. Pourtant, ses velléités s’éteignaient lorsqu’elle croisait son reflet dans le miroir : yeux caves et touffes de cheveux hérissés sur le crâne. Elle peinait à se reconnaître. »

Fiona Barton dans L’eau qui dort.

Ce que j’ai moins aimé

J’avoue qu’il n’y a pas grand-chose que je n’ai pas aimé!

Bien sûr, il y a beaucoup de personnages, puisque l’intrigue de ce roman, d’environ 420 pages, est assez complexe. Pourtant, on s’y retrouve facilement.

Il y a bien une chose que j’aurais aimé voir plus développé. Un peu plus de romance dans les amours d’Élise aurait été agréable. Son ex-conjoint l’a quittée pour une femme plus jeune. Et l’on apprend qu’il se fait abandonner par cette nouvelle fiancée.

Dans le prochain roman (s’il y en a un), nous souhaitons plus de bonheur et un peu de vengeance pour Élise.

En conclusion

Voilà un bon roman pour l’été. Que vous alliez à la plage, à la montagne ou sur le bord d’une piscine, ce roman vous divertira.

Recommandation

À lire si

  • vous aimez vous enfuir dans des romans policiers.
  • les histoires se déroulant en Grande-Bretagne vous intéressent.
  • vous désirez encourager la littérature féminine.
  • ou si vous aimez tout simplement lire un bon livre pendant vos vacances.
Livre de Fiona Barton sur le gazon (crédit photo Phrenssynnes)

Photo de Lhom

Si vous désirez voyager au Québec cet été, voici une photo qui attisera votre envie.  Lhom nous présente la rivière Jacques-Cartier.

Rivière Jacques-Cartier (crédit photo Lhom)

Connaissiez-vous cette auteure ?

J’attends vos commentaires avec plaisir.

Bonne semaine.

Phrenssynnes

P.S. Les auteurs et éditeurs mentionnés n’ont pas été mis au courant de ce projet avant publication.

 

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book club illustration (credit DIVI)

Suggestions de lecture du club, printemps 2025

Des suggestions de lecture pour l’été

L’été sera là bientôt et c’est une saison fantastique pour lire.

Un bouquin, c’est comme un ami.

J’adore la lecture et j’espère vous partager cette passion.

C’est une activité relaxante que vous soyez à la maison ou en voyage.

Dans ce billet, je vous propose les dernières recommandations de mes copines.

La relieuse d'Oxford (capture écran de Phrenssynnes)

Suggestions de lecture de madame A

Madame A a lu La relieuse d’Oxford de Pip Williams et elle a adoré ce bouquin. Ce livre raconte l’histoire d’une jeune femme d’un milieu pauvre pendant la Première Guerre mondiale. Une intrigue où l’on découvre une amitié entre deux jeunes femmes originaires de milieux différents et le bouleversement dans leurs vies lorsque des réfugiés arrivent. Une oeuvre où la solidarité entre femmes est valorisée.

Suggestions de lecture de madame Na

Étant donné qu’elle ira bientôt se promener à Amsterdam, madame Na a lu Le journal d’Anne Frank. Publié la première fois en 1947, c’est un des livres les plus lus au monde, puisqu’il a été vendu à plus de 30 millions d’exemplaires.

Madame Na nous suggère aussi Les plus beaux jours de nos viesun roman feel-good de Lucy Diamond. Une lecture légère dans laquelle vous aimerez plonger tout en restant sur le bord de la piscine!

La prof de Frieda Mc Fadden s’avère un thriller aussi passionnant que La femme de ménage.

Et le dernier bouquin lu par madame Na est La symphonie des monstres du français Marc Lévy. Une histoire troublante de kidnapping d’enfants ukrainiens par les autorités russes.

Suggestions de lecture de madame W

Petite Nature de Perrine Leblanc est la première lecture de madame W. Un recueil de textes sur les bonheurs quotidien de l’auteure qui vit en Gaspésie. Son écriture sensible et réconfortante a beaucoup plu à madame W.

Dans un registre plus littéraire, Peuple de verre s’avère une fiction troublante sur la gestion sociale des sans-abris.

Danser sur le fleuve écrit par Marie Paquet est un roman où la présence de l’eau domine les mots.

L’auteure s’est inspirée du Saint-Laurent pour l’écrire, mais elle a peut-être été influencée aussi par le lac Saint-Jean, puisqu’elle est originaire du Saguenay.

Les suggestions de madame Ni

Madame Ni a lu énormément cet hiver.

Deux ouvrages d’Éric-Emmanuel Schmitt: Les deux messieurs de Bruxelles et La rivale. Des histoires à tendance philosophique et humaine qui sont tout à fait dans le style de l’auteur bien connu.

Ce que je sais de toi d’Éric Chacour, qui a gagné le Prix des cinq continents de la francophonie en 2024. C’est un roman avec une narration particulière. Le lecteur ne cesse de s’interroger sur un des narrateurs.

Charlotte de David Foenkinos raconte l’histoire d’une jeune femme morte pendant la Deuxième Guerre mondiale dans un camp de concentration. Le récit est inspiré de la vie de Charlotte Salomon.

Là où fleurissent les cendresest le deuxième roman écrit par Nguyen Phan Que Mai. Les thèmes de l’intrigue sont les naissances dites amérasiennes, c’est-à-dire des enfants nés de femmes vietnamiennes et de pères militaires américains. Cette écrivaine est aussi poétesse et elle a gagné plusieurs prix pour ses livres.

Le ver à soie est le premier d’une série policière créée par Robert Galbraith, pseudonyme de J.K. Rowling. Madame Ni l’a si aimé qu’elle a l’intention de lire la suite des aventures du détective privé Cormoran Strike.

Et, finalement, madame Ni a lu La conquête de la Palestine de Rachad Antonius. Elle voulait connaitre le point de vue palestinien dans l’espoir d’être mieux informée. Sa conclusion? Elle en sait un peu plus, mais elle est tout aussi confuse sur ce conflit perpétuel.

Les suggestions de lecture de Phrenssynnes

Quant à moi, j’ai présenté également plusieurs livres.

Nous étions le sel de la mer de Roxanne Bouchard est l’histoire d’une jeune femme à la recherche de sa mère qu’elle n’a jamais connue. Une histoire dont l’intrigue a lieu en Gaspésie. Une intrigue amusante pour les dialogues avec l’accent typiques des personnages colorés de l’endroit. Une fiction au goût poétique où l’auteure joue avec tous les mots en lien avec la mer, la pêche, les tempêtes, la voile. Bref, tout ce qui s’attache à l’eau salée.

Si tu m’oublies de Toni Behar est une intrigue légère avec une note romantique dont l’héroïne principale est ophtalmologiste. Vous devinez pourquoi je l’ai choisi! L’action se déroule en France, en Espagne et aux États-Unis.

Je me suis lancée dans le fameux best-seller La femme de ménage de Freida McFadden. Moi, qui suis une amatrice de ce genre, je n’ai pas été déçue et je vous le recommande.

J’ai lu un nouvel auteur pour moi : Julian Fellowes. Son roman Passé imparfait a été un véritable délice. Fellowes est surtout connu pour avoir écrit Downtown Abbey. Passé imparfait s’échelonne sur une quarantaine d’années et nous raconte l’histoire d’un narrateur dont on ne connait jamais le nom. Je le nommerai M. X, il a un humour grinçant à souhait comme un vrai Britannique. L’intrigue permet à l’auteur de nous faire vivre les troublantes années 60 et 70 avec tous les changements sociaux dans la société anglaise.

Je termine avec une citation qui m’a fait bien sourire. Je l’ai trouvée dans le livre que je lis actuellement.

Citation

« Il n’est rien qui soit pour l’homme plus infinie torture que ses pensées. »

John Webster, Le démon blanc

Une petite photo pour terminer

Je vous souhaite une plage pour lire!

Une plage pour lire (crédit photo Phrenssynnes)

Avant de partir en voyage, j’aime lire des romans dont l’intrigue a lieu dans ma future destination. Alors, si vous voyagez l’été prochain, que ce soit en Gaspésie, en Grande-Bretagne, en France, aux Pays-Bas, aux États-Unis, à Bruxelles, en Allemagne, au Vietnam ou au Moyen-Orient, vous avez de bonnes suggestions!

Lesquels de ces livres vous tentent?

Avez-vous un club de lecture?

Un merci spécial à mes amies du club de lecture, j’aime beaucoup ces moments passés avec vous!

J’attends vos commentaires avec plaisir.

Phrenssynnes

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Faire du pain au levain avec mon amie Chantal

Pain au levain

Introduction

Lors d’un souper, mon amie Chantal m’a apporté un pain, qu’elle avait fait elle-même, comme cadeau d’hôtesse.

Lhom et moi sommes amateurs de pain au levain et le sien était délicieux. Chantal m’a offert de s’improviser professeur de boulangerie et de me faire découvrir une de ses passions.

Bien sûr, j’ai accepté avec plaisir.

 

Chantal fait du pain (crédit photo Phrenssynnes)

Mon amie Chantal

Chantal et son mari sont de fins gourmets et ils cuisinent tous les deux.

À la retraite depuis quelques années, ce sont aussi des sportifs. Ski de fond, natation, vélo ou camping, voilà des activités qui ouvrent l’appétit. Elle s’est aussi lancée dans l’aquarelle pendant la pandémie. Elle me confie qu’elle manque de temps pour cette activité artistique. Je remarque qu’elle en a toujours pour faire ses deux miches hebdomadaires!

Son rôle de mère de famille et son travail de médecin pathologiste l’ont amené à développer un sens de l’organisation incroyable. C’est avec une telle habileté qu’elle m’a démontré que faire du pain, ce n’est pas si compliqué.

Ce qui la motive pour cuisiner ses miches, c’est le délicieux résultat qu’elle obtient.

Le plaisir de faire une activité ensemble

La retraite nous offre la possibilité de faire une foule d’activités.

Au début, on cherche, on expérimente. On finit par trouver nos passe-temps préférés. Les pratiquer et les faire découvrir à nos amis nous permet de nous rencontrer, de tisser des liens. 

Ce fut donc un grand plaisir de cuisiner du pain avec Chantal.

Pain au levain 4 ( crédit photo Phrenssynnes)
Levain (crédit photo Chantal)

Le pain et moi

Jamais de ma vie j’aurais pensé qu’un jour je ferai du vrai pain maison.

Pourtant, en 2019, j’avais remarqué une recette de pain sans gluten sur Pinterest. J’ai aimé la cuisiner mais étant donné que je n’ai pas de problème avec le gluten, j’ai manqué de motivation pour la refaire à nouveau.

Aussi, j’ai déjà fait du pain avec une de mes filles comme vous aviez pu le lire dans cet article. Mais c’était une recette sans pétrissage utilisant de la levure sèche active. Quelle est la différence entre la levure et le levain? Voici la réponse sur le site painaulevain. Je vous suggère aussi  ce site si vous désirez plus d’information sur les différences entre le levain, la levure sèche active, la levure instantanée et la fraîche.

Pendant la pandémie, plusieurs se sont lancés dans la boulangerie artisanale. Je n’avais aucune idée des ingrédients du levain lui-même, jusqu’à ce que ma fille Juny se lance dans l’expérience. Je ne sais pas si c’est une tradition ou un fait cocasse mais on nomme le levain. Juny l’a appelée Michel Levain, et celui de Chantal, c’est Valentin.

J’ai été abasourdie d’apprendre que les seuls ingrédients s’avéraient être de l’eau et de la farine!

Le langage de la boulangerie

Lors de mon cours avec Chantal, l’écrivaine en moi s’est plongée dans un tout nouveau langage.

Les rabats, le laminage, le façonnage, le banneton, le pointage de masse, la grigne, etc. Vous comprenez pourquoi j’étais bien contente d’avoir une formation personnalisée. La recette de Chantal s’inspire de celle de Josée L’Italien, du groupe Facebook « Levain pour débutantes et débutants ». C’est un groupe privé de plus de 62,000 personnes. Si vous êtes intéressés par le sujet, je vous recommande de faire une demande pour devenir membre. Vous y trouverez une foule de conseils, des vidéos ainsi qu’un excellent groupe d’entraide. Chantal m’a confié que c’est grâce au protocole de Josée L’Italien que tout s’est éclairci pour elle concernant les différentes étapes de la préparation d’un pain au levain. Depuis ce temps, elle le réussit à chaque fois.

Les photos vous montrent l’étape du frasage (mélange de la farine, de l’eau et du levain) puis l’étape du laminage avec l’ajout de graines dans la pâte.

Les deux mains dans la pâte (crédit photo Phrenssynnes)
De la pâte sur les mains (crédit photo Phrenssynnes)
Laminage (crédit photo Phrenssynnes)

Les deux mains dedans

En plongeant les deux mains dans la pâte moelleuse et collante, je me sentais comme ma petite-fille de deux ans qui découvre la pâte à modeler.

Le geste me rappelle aussi le jardinage lorsqu’on joue avec la terre molle. Vous pouvez constater sur les photos combien j’ai aimé ça. Et la pâte, c’est encore plus collant que de la terre. Chantal m’avait offert de mettre des gants et j’ai refusé.

J’ai vécu l’expérience pleinement.

Les conseils de Chantal

Chantal cuisine du pain depuis quelques années et elle en a raté plusieurs. La persévérance, lire, regarder des vidéos et s’informer sur le sujet s’avèrent les meilleurs moyens de réussir. Un jour, Chantal a trouvé la formule idéale selon son conjoint et elle la répète depuis ce temps. Elle expérimente à l’occasion d’autres recettes avec de la levure.

Voici les livres qu’elle nous recommande. Avoir de bons outils et ustensiles vous aidera aussi dans votre cheminement

Livres recommandés (crédit photo Phrenssynnes)

Mon pain

Celui que j’ai fait avec Chantal était parfait.

Je me suis essayée toute seule avec le levain de Chantal. Le pain n’était pas aussi délicieux que celui que j’ai fait dans ma formation. Toutefois, je n’avais pas les mêmes outils et j’ai utilisé une farine d’une marque différente. Pourtant, j’ai l’intention de le refaire avec mon propre levain. Étant donné que je devrai lui trouver un nom, je vous invite à inscrire vos suggestions dans les commentaires. J’aurai aussi la sagesse de regarder de nouveau la vidéo de Josée l’Italien juste avant de cuisiner.

En tout cas, on peut dire que mon pain a du toupet!

Pain avec un toupet (crédit photo Phrenssynnes)
Deux pains dans la cuisine (crédit photo Phrenssynnes)

Les deux pains sont ceux que j’ai faits avec Chantal. Le pain seul sur la grille est celui que j’ai fait chez moi après mon cours.

En conclusion, vous êtes à la retraite ou le serez bientôt? N’hésitez pas à expérimenter et faire de nouvelles choses. Cela vous fera rencontrer de nouveaux amis.  Peut-être découvrirez-vous un nouveau monde auquel vous ne vous attendiez pas.

Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

Si vous avez aimé cet article, je vous serais reconnaissante si vous le partagez avec vos amis, votre famille sur les réseaux sociaux.

Merci de contribuer à la popularité du blogue!

J’attends vos commentaires avec plaisir.

Bonne semaine.

Phrenssynnes

Pains sur grille (crédit photo Phrenssynnes)

Trouver un équilibre peut être un défi mais manger sainement n’a pas besoin d’être compliqué!

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Une petite pause

Bonjour,

je vous annonce que le blogue sera en pause pour quelques semaines. J’ai l’intention de me consacrer, pour le moment, à d’autres projets d’écriture.

Pendant ce temps, je vous invite à visiter la bibliothèque des articles, j’en ai plus de 300. Peut-être y en a-t-il quelques-uns que vous n’avez pas lus?

Si vous n’êtes pas encore inscrit à l’infolettre sur Substack, ça me ferait plaisir de vous avoir comme abonné. Vous trouverez le lien pour vous inscrire plus bas. Je continuerai à publier un billet à la fin de chaque mois.

Pour ceux qui auraient manqué l’annonce, j’ai publié un petit recueil de nouvelles en décembre dernier. Si vous désirez me soutenir et acheter le livre, vous trouverez aussi le lien plus bas.

Bibliothèque des articles

Edith Wharton? Mais qui diable est Edith Wharton?

J’ai choisi de vous parler d’Edith Wharton, car j’aime lire les œuvres des romancières américaines.  Je l’ai découverte dans ce livre offert par ma sœur ou mes parents lors d’un de mes anniversaires. L'histoire des plus grands succès littéraires (crédit photo...

La meilleure recette de granola

Granola maison Préparez-vous cette recette facile. Regardez les ingrédients de ce granola maison et vous comprendrez qu'il est bon pour la santé. Bien non, ce n'est pas  la recette de granola de Ricardo! La mienne est moins  sucrée et plus protéinée.  On ajoute...

Brittany Brexit? Mais qui diable est Brittany Brexit?

Brittany Brexit, la mini Cooper Rouge, brillante et très British, je suis la rutilante mini Cooper de Phrenssynnes. J'ai été conçue à Oxford, United Kingdom, yes my dear! C'était en 2016, au même moment où Phrenssynnes visitait la célèbre université.  Bloody hell!...

La meilleure recette de tartare de saumon

Tartare de saumonQuoi de mieux qu’un bon tartare de saumon assaisonné à notre goût. Cette recette est inspirée de celle de mon ami Martin et son frère, les Lucky Brothers. Portions 2 à 4 portionsPrêt en: 30 minutes Bon pour: Lunch ou entrée ou souperInroduction À...

Citation de Carl Gustav Jung

La citation préférée des optométristes!  «Votre vision devient claire lorsque vous regardez dans votre cœur.» Carl Gustav Jung Qui est Carl Gustav Jung? Selon Wikipédia, "il est un médecin psychiatre suisse" né en 1875. Il a été un des premiers disciples de Sigmund...

Où aller en road trip ou les aventures de Brittany Brexit au Mont Tremblant

Rouge, brillante et très British, je suis la rutilante mini Cooper de Phrenssynnes. Mais qui diable est Brittany Brexit? Envie d'une escapade d'automne? Indeed!  Pourquoi pas le Mont Tremblant.  Situé au nord de Montréal, c'est un des plus beaux endroits de...

À mes amis surfers, une citation de Jon Kabat-Zinn

Citation de Jon Kabat-Zinn « You can't stop the wave, but you can learn to surf. » Si vous avez aimé cette citation, je vous exprime toute ma gratitude si vous la partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux.  Je suis également reconnaissante que...

Vive Coco Chanel

  Si vous avez aimé cette citation, je vous exprime toute ma gratitude si vous la partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux.  Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de contribuer à la popularité du blogue! J’attends...

Citation de Mark Twain

Venez découvrir d'autres citations ↓

Siri Hustvedt. Mais qui diable est Siri Hustvedt?

Siri Hustvedt?  Mais qui diable est Siri Hustvedt? Siri est une écrivaine américaine mondialement reconnue, elle a fait un Ph.D. en littérature anglaise à l’université Columbia à New York. Elle est issue d’une famille d’origine norvégienne. Poétesse, romancière et...

Je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre participation et votre intérêt à mes projets d’écriture.

Vous avez toute ma gratitude, je suis reconnaissante du temps que vous avez consacré pour lire le blogue et pour votre contribution à sa popularité.

Comme toujours, j’attends vos commentaires avec plaisir.

Phrenssynnes

Commandez mon premier livre!

Dans la nouvelle intitulée La lettre, Louise s’apprête à déchirer une lettre qui pourrait tout changer. Cette missive, rédigée dans un moment de colère, aurait bouleversé sa vie bien ordonnée de mère de famille et de professionnelle. Ce matin-là, elle a pris une décision, mais le destin en décide autrement.

Une dentiste, un bûcheron, une Louise ou un prince, les personnages vous surprendront par leur divergence. Pourtant, ces histoires hétéroclites sont tissées par ce fil intangible et subtil que sont les relations humaines.

Sur un site internet, nous avons l’obligation de déclarer si nous avons un revenu en recommandant un lien. Donc, celui-ci n’est pas affilié mais puisque je suis l’auteure, je recevrai des redevances.

Je vous invite aussi à me laisser une évaluation ainsi que vos commentaires sur le site de vente Amazon.

Merci de votre soutien !

Mon top 10 pour 2024

Dans l’esprit du top 10 des lectrices du blogue Collectif polar, j’ai décidé de participer à la suggestion de Geneviève Van Landuyt, l’auteure du site. Elle travaille à la bibliothèque Parmentier à Paris et coordonnatrice de Collectif polar.

Je vous invite à aller voir les différentes suggestions de lecture des autres lectrices.

#1 François de Bro Blog Black.

#2 Alexandra de Les blablas de Tachan.

#3 Emmanuelle.

#4 Le blogue d’Aurelalala.

 

Le top 10 en 2024

Voici mon top 10 des livres lus en 2024.

1. Intérieur nuit de Marisha Pessl. J’ai été éblouie par son sens artistique.

2. La mer de la tranquillité d’Emily Saint-John Mandel. Un roman dont l’intrigue a lieu dans l’avenir sans être un livre de science-fiction.  Emily est une auteure à suivre.

La mer de la tranquillité (crédit photo Phrenssynnes)
Livre Intérieur nuit sur fond gris (crédit photo Phrenssynnes)
Couverture 1 La prisonnière du temps (crédit photo Phrenssynnes)

3. Un été à Nantucket d’Elin Hilderbrand. J’ai adoré l’aspect historique et féministe de ce bouquin.

4. Le serment (tomes 1 et 2) de Tom Clancy. Une de ses meilleures histoires et on adore son héros, Jack Ryan.

5. La prisonnière du temps de Kate Morton. Une histoire originale à Londres.

 

La folie des foules (crédit photo Phrenssynnes)

6. Le garçon d’encre de Marie-Christine Chartier. Une nouvelle auteure québécoise à surveiller.

7. Les lendemains de Mélissa Da Costa. Une belle histoire émouvante qui fait du bien grâce à la résilience de son héroïne.

8. La folie des foules de Louise Penny. Une autre enquête de l’inspecteur Armand Gamache qu’on lit avec délice.

9. Billy Summer de Stephen King. Le premier Stephen King que je réussis à terminer! Différent des livres d’horreur que l’auteur a l’habitude d’écrire.

10. Ce que la vie doit au rire de Boucar Diouf. Un délice léger, agréable, plein d’humour et de philosophie.

Photo de Lhom

Lhom nous présente cette semaine une image en lien avec le thème de la lecture. Cette bibliothèque du château de Warwick représente une époque révolue, celle où seulement des hommes visitaient ces lieux de grand savoir!

Bibliothèque du château de Warwick au nord de Londres ( crédit photo Lhom)

Connaissiez-vous ces auteurs?

Et vous? Quel est votre top 10?

J’attends vos commentaires avec plaisir.

Bonne semaine.

Phrenssynnes

P.S. Les auteurs et éditeurs mentionnés n’ont pas été mis au courant de ce projet avant publication.

 

  Cliquez ici pour lire d’autres articles sur Phrenssynnes se cultive.

book club illustration (credit DIVI)

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Une grande nouvelle pour la fin de 2024

Le blogue

J’ai démarré le blogue de Phrenssynnes en 2018 mais j’écris depuis le début des années 90. À mes débuts sur le site, je n’avais aucune connaissance en informatique ou en communication. Je ne connaissais rien à WordPress, j’ignorais ce qu’était le référencement naturel (SEO) et je ne savais pas comment bâtir un blogue.

Mais j’avais envie de le faire.

Je travaillais encore comme optométriste à l’époque et, parfois, je n’avais pas le temps d’écrire un article. Alors, je trouvais une citation que j’aimais, je l’écrivais sur un tableau situé sur un mur de ma cuisine. Je prenais une photo et la publiais sur le blogue. Cela m’a permis de développer l’habitude de publier de façon hebdomadaire. Ceci a évolué en une riche collection de citations.

Citation de John Cheever

Citation de John Cheever

Une de mes citations préférée. J'ai une énorme gratitude envers vous tous, chers lecteurs pour votre temps et votre attention. Un grand merci. Phrenssynnes Venez découvrir d'autres bonnes idées partagées par Phrenssynnes ↓

Citation de Spinoza

Citation de Spinoza

Citation de Spinoza Qui est Spinoza? Selon Wikipédia: "...il gagne sa vie en taillant des lentilles optiques pour lunettes et microscopes."   Cela et sa philosophie nous rapproche! Bonne semaine. Phrenssynnes Pour me suivre et ne rien manquer, inscrivez vous à...

Citation de Jonathan Franzen

Citation de Jonathan Franzen

« La lecture nous apprend à apprivoiser notre solitude. » Jonathan Franzen Citation de Jonathan Franzen Est-ce que vous aimez lire? Est-ce que vous aimez être seul? Il faut aussi aimer la solitude lorsqu'on est écrivain. Bonne semaine. Phrenssynnes Cliquez ici pour...

Citation sur la perfection

Citation sur la perfection

  J'adore cette citation de Dave Brailsford. Sur cette réflexion, je vous souhaite une bonne semaine. PhrenssynnesCliquez ici pour d'autres citations choisies par Phrenssynnes.En vous abonnant sur le blogue (sur la plateforme WordPress), vous recevez le samedi...

Coco Chanel a encore raison!

Coco Chanel a encore raison!

J'aime bien cette personnalité qu'était Coco Chanel. Elle était ami avec Jeanne Toussaint, surnommée la panthère. Venez lire cet article sur La panthère, un livre de Stéphanie des Horts. Garder à l'esprit cette citation. Bonne semaine. Phrenssynnes Les seuls beaux...

Une belle réflexion

Une belle réflexion

Quelle belle citation, je l'ai vue sur Twitter cette semaine. Merci à @ph_carreira de me l’avoir fait connaître. Avez-vous trouvé votre caillou? Bon dimanche. PhrenssynnesPour d'autres citations choisies par Phrenssynnes, cliquez ici.En vous abonnant sur le blogue...

« Phrenssynnes »

Tel que je l’ai déjà expliqué dans je ne sais quel article (j’en ai plus de 300), j’ai choisi le nom Le blogue de Phrenssynnes par défaut, en attendant de trouver mieux. La première année, je montrais à ma famille, dans un party de Noël, que si l’on cherchait Phrenssynnes sur Google, mon blogue sortait dans les premiers résultats. Mon beau-frère informaticien me dit alors que c’était excellent et que certains payaient pour obtenir cela. Et, n’y connaissant rien, je répliquai : « Hum, est-ce qu’il fallait que je paye pour ça? » C’est là que j’ai découvert le SEO et que, sans le vouloir, j’ai choisi un nom si unique que c’était un avantage.

Pourtant, mon frère ne cesse de me répéter que c’est une erreur car personne n’est capable de l’épeler ou le prononcer. Mais je le répète, c’est tout simplement la façon la plus compliquée d’écrire le mot Francine et on le prononce de la même façon.

Code QR

Depuis, les progrès informatiques m’ont aidé et voici le code QR du blogue qui me facilite les choses. Cette image vous aide à partager mon blogue. Demandez à la personne, avec laquelle vous désirez le partager, de numériser le code QR avec la caméra de son téléphone et de cliquer sur le lien qui apparaît.

Code QR blogue de Phrenssynnes (créé avec Canva)

Les expériences

Les spécialistes claironnaient que le succès passait par le choix d’une niche très particulière. Je n’arrivais pas à me décider car j’avais envie de parler de tout ce qui me passionnait. J’ai choisi les voyages, la lecture, la bouffe et la catégorie « Phrenssynnes cogite » pour ce qui n’entrait pas dans les trois premières. Finalement, c’est ce qu’on nomme Lifestyle.

J’ai fait des essais sur Pinterest, sur Instagram. Twitter symbolisait le Graal du succès encore selon les experts. J’y ai fait quelques rencontres mais il s’avère que Facebook est un des réseaux qui fonctionne le mieux pour mon site.

Medium

En janvier 2021, j’ai commencé à écrire sur Medium, une plateforme payante et surtout anglophone. Mon anglais s’est un peu amélioré mais cela ne représentait pas mon objectif.

WordPress

À l’été 2021, je suis passée de WordPress.com à WordPress.org pour être plus indépendante. J’ai appris beaucoup du point de vue technique mais j’ai dû demander de l’aide à une technicienne en informatique. Mon plan était de monétiser le blogue mais j’ai changé d’avis. Cela m’irrite lorsque je visite un site qui déborde de publicité. Je ne voulais pas vous offrir cette expérience.

J’ai même participé à une émission de radio sur CKIA avec Yves Simard et au balado de Justin Busch!

En juin 2023, je me suis mise au diapason de la dernière tendance et j’ai démarré une infolettre sur la plateforme Substack.

La réflexion

Bref, j’ai expérimenté toutes sortes de choses. Ce qui m’a amené à réfléchir sur ce que j’avais vraiment envie de faire.

Récemment, j’ai relu des journaux rédigés pendant mon adolescence, j’ai constaté que le goût d’écrire datait de ce temps-là. À la mi-trentaine, l’envie d’écrire a augmenté. Grâce à Esther Croft et ses ateliers, l’encre a recommencé à couler dans mes veines. Par contre, je n’avais pas beaucoup de temps pour cela mais j’y travaillais comme passe-temps. C’est à l’approche de la retraite que j’ai démarré le site.

Écrire régulièrement pour le blogue m’a aidé à m’améliorer dans la composition des textes. Mon amie et éditrice, Ann, m’a fait progresser et d’autres copains et copines m’ont beaucoup encouragée. De plus, je me suis acclimatée à écrire publiquement. Quant à Lhom, il s’est habitué à me voir dans ma bulle devant mon ordinateur et me laisser du temps. Lui, qui détestait la lecture, est devenu un excellent éditeur!

Premier livre de Phrenssynnes (crédit photo Lhom)

 La grande nouvelle

 

Après mûre réflexion, j’ai décidé de revenir aux sources et à ce qui m’intéresse le plus : écrire de la fiction.

Mon rêve était de publier un livre, un vrai! J’ai longtemps tergiversé sur la façon de le faire. Puis, j’ai découvert que le labeur ne se termine pas par le manuscrit. Le travail d’édition commence : la correction, la mise en page, etc. Encore une fois, j’ai beaucoup appris.

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous annoncer que la glace est brisée et mon premier livre est publié. J’ai combiné quelques nouvelles. Certaines publiées sur le blogue, d’autres dans des revues littéraires et j’en ai fait un petit recueil.

Conclusion

Étant donné que c’est ma première expérience, tout n’est pas parfait et je vous suis reconnaissante de ne pas être trop sévère.

Si vous êtes amoureux des livres comme moi, vous pouvez désormais le commander sur Amazon.

Sur un site internet, nous avons l’obligation de déclarer si nous avons un revenu en recommandant un lien. Voici le lien pour l’achat de mon livre. Il n’est pas affilié mais puisque je suis l’auteure, je recevrai des redevances.

Je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre participation et votre intérêt à mes projets d’écriture.

Vous avez toute ma gratitude, je suis reconnaissante du temps que vous avez consacré pour lire le blogue et pour votre contribution à sa popularité.

Comme toujours, j’attends vos commentaires avec plaisir.

Je vous souhaite de très joyeuses fêtes et de la santé, de la santé et de la santé en 2025.

Phrenssynnes

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Les secrets d’une soupe savoureuse

Trucs et astuces pour réussir une soupe maison succulente

Depuis plusieurs années, j’ai pris l’habitude de faire une grosse chaudronnée de soupe nourrissante une fois par semaine.

La raison principale, Lhom et moi adorons manger un bon bol le midi. Devenue une « pro » de la soupe aux légumes , je suis maintenant incapable de manger de la soupe achetée en boîte et j’apprécie un véritable potage au restaurant. Vous vous rappelez lorsque je vous ai parlé du restaurant « Soupe et cie! ».

Voici les secrets pour une soupe pas trop salée, pas trop liquide, nourrissante, succulente et faite maison.

Un mets si réconfortant à déguster pendant nos longs mois d’hiver.


(suite…)

Comment faire le plein d’énergie, se sentir en forme et tuer la fatigue

Cette semaine, comme vous avez pu le constater sur Facebook, ma sœur et moi avons fait un petit séjour à Stoneham. Nous nous sommes amusées à le nommer pompeusement Camp littéraire 2024!

Voici la photo de l’inauguration officielle.

Des randonnées pédestres entre de grandes discussions et d’exercices littéraires ou créatifs. En bref, ce fut une expérience intense et très motivante. N’ayez crainte, je vous épargnerai mes élucubrations poétiques.

Donc, le sujet de la semaine sera sur une conférence qui m’a fait découvrir les secrets d’un bon repos.

Camp littéraire 2024 (crédit photo Phrenssynnes)

Insomnie, un problème pour beaucoup de personnes

Je vois que sur le réseau social Reddit, le thème de l’insomnie provoque beaucoup de commentaires. Devons-nous présumer la grande importance de ce problème dans la population?

Insomnie et ménopause

Je ne suis pas une insomniaque chronique mais à une certaine époque, j’avais plus de mal à bien dormir. La ménopause s’avère une période de changement important dans la vie d’une femme. Et, j’ai été étonnée que l’insomnie s’avère en être le plus grand symptôme. Alors que je croyais que c’était les chaleurs.

J’ai déjà écrit un article sur le sommeil. En fait, c’était le résumé d’un livre sur l’insomnie que j’ai beaucoup apprécié et d’une allocution de Matt Walkers.

Le livre de Shawn Stevenson (crédit photo Phrenssynnes)

Matt Walkers

Avez-vous visionné cette conférence de ce spécialiste? Il explique jusqu’à quel point le sommeil est important pour une bonne santé. Que ce soit pour le système immunitaire, le niveau de testostérone (oui, messieurs!), les fonctions d’apprentissage et de mémoire. Le sommeil s’avère aussi bénéfique pour empêcher l’inflammation chronique et réduire les chances de maladies cardiovasculaires.

De l’importance du sommeil

L’idée n’est pas de vous stresser si vous dormez mal mais de vous faire comprendre l’importance du sommeil. Car la plupart du temps, vous pouvez reprendre le contrôle en ayant de bonnes habitudes.

Proverbe Irlandais (crédit photo Phrenssynnes)

Mais qu’en est-il si vous dormez bien et que vous êtes quand même fatigué?

Lors de mes navigations sur le web, je suis tombée par hasard sur une conférence du docteure Saundra Dalton-Smith. Elle raconte qu’à un moment dans sa vie, après une bonne nuit de sommeil, elle se réveillait épuisée. Sa conférence est le fruit de ses recherches. Elle explique que le sommeil et le repos ne sont pas la même chose. Le sommeil s’avère crucial mais c’est seulement une partie du repos dont nous avons besoin.

George Stern en a fait une belle infographie sur ce lien.

J’ai été surprise d’apprendre tout cela.

Sortes de repos

 

  1. Physique
  2. Sensoriel
  3. Créatif
  4. Spirituel
  5. Émotionnel
  6. Social
  7. Mental
citation Didier Van Cauwelaert (crédit photo Phrenssynnes)

Repos physique

Les signes d’un besoin de ce type de repos

  • Manque d’énergie physique.
  • Être malade souvent.
  • Avoir des douleurs ou des courbatures.

Les solutions

Repos sensoriel

Les signes d’un besoin de ce type de repos

  • Ressentir de la fatigue visuelle ou de la tension au niveau des yeux.
  • Être sensible aux sons trop forts.
  • Ne pas pouvoir sentir ou goûter comme d’habitude.

Les solutions

  • Faire une pause de vos appareils électroniques.
  • Changer ce qui vous perturbe : diminuer l’intensité de la lumière, diminuez le son de la musique.
  • Se fermer les yeux ou se boucher les oreilles quelques instants.

Repos créatif

Les signes d’un besoin de ce type de repos

  • N’avoir aucun temps libre dans votre journée.
  • Avoir de la difficulté à réfléchir ou à faire du brainstorming.
  • Avoir de la difficulté à être émerveillé par la nature.

Les solutions

  • Prendre des grandes ou des petites pauses, c’est-à-dire des vacances ou plus de petits arrêts.
  • Passer du temps à l’extérieur dans la nature sans objectifs, marcher.
  • Lire, danser, voir des spectacles, visiter un musée.

Repos spirituel

Les signes d’un besoin de ce type de repos

  • Manque de motivation.
  • Se sentir impuissant, désespéré ou piégé.
  • Ressentir une diminution de la satisfaction en général.

Les solutions

The five-minute journal ( crédit photo Phrenssynnes)

Repos émotionnel

Les signes d’un besoin de ce type de repos

  • Anxiété ou inquiétude excessive.
  • Insécurité ou doute de soi.
  • Être démesurément accablé par le drame des autres.

Les solutions

  • Prendre des mesures pour éviter de se comparer aux autres.
  • Consulter un thérapeute.
  • Éliminer les drains émotionnels comme les relations toxiques.

    Repos social

    Les signes d’un besoin de ce type de repos

    • Se sentir seul.
    • Se sentir détaché de vos amis ou de votre famille.
    • Se sentir drainé par les personnes qui vous entourent.

    Les solutions

    • Passer du temps de qualité avec quelqu’un qui vous redonne de l’énergie.
    • S’éloigner des personnes qui vous pompent de l’énergie.
    • Rejoindre un groupe ou un club de personnes partageant les mêmes idées.

    Repos mental

    Les signes d’un besoin de ce type de repos

    • Manque d’énergie mentale.
    • Ressentir un brouillard mental.
    • Craquer ou s’irriter facilement.

    Les solutions

    • Bloquer les distractions lors du travail approfondi.
    • Écouter de la musique.
    • Méditer.

    Conclusion

    J’espère que ces renseignements vous seront utiles et vous rendront plus heureux.

    Voici une photo prise à Stoneham lors de mes randonnées.

    Est-ce le chemin qui vous mènera vers l’éden?

    En tout cas, si vous ressentez le besoin de repos créatif et de vivre ce que les Anglais nomment l’émotion awe, c’est un bon endroit!

    Chemin vers le repos(crédit photo Phrenssynnes)

    Photo de Lhom

    Voici Lhom bénéficiant des vertus du repos lors d’une petite pause dans une auberge près du lac de Côme.

    Fenêtre

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

    Si vous avez aimé cet article, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux. 

    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

    J’attends vos commentaires avec plaisir, dites-moi ce que vous aimez.

    Bon repos!

    Phrenssynnes

    Souvenir de novembre

    Souvenir de novembre

    Un souvenir fabuleux berce ma mémoire tous les mois de novembre. Je ne sais pas quel âge j’avais, mais c’était l’époque où ma conscience émergeait de ma petite enfance. Assise à la fenêtre, j’attendais. Une espérance peuplait mes journées lentes et monotones. Puis un matin, la voilà. Quelle surprise de voir ces minuscules flocons se déposer avec précaution et former un voile ensoleillé sur la terre gelée! Je m’étais imaginé que des boules de neige, de véritables sphères de huit à dix centimètres chuteraient du ciel. Quel étonnement! Je contemplais ce nouveau décor avec délice. Mon novembre sinistre se troquait en un décembre joyeux. Je ressentais cette première neige comme l’exaucement d’un vœu.

    Le ravissement nous avait menées à l’ivresse, ma sœur et moi. Avant même d’avoir déjeuné, notre mère nous avait chassées dehors avec soulagement. Nous rêvions de glissades, de bonhomme de neige, de joies hivernales. Des heures incalculables de plaisir nous attendaient, enfin terminé le cafard pluvial.

    Des années plus tard, j’étudiais à Montréal et je revenais d’un week-end à Québec par un dimanche soir lugubre. Après un souper au rosbif chez mes parents, mon amoureux venait toujours me reconduire à la gare sur le boulevard Charest. Et me revient cet arrière-goût désagréable, l’odeur des gaz d’échappement des autobus. Le cœur gros, je grimpais dans l’engin qui filerait sur l’autoroute 20 pour me ramener vers mes études en optométrie. Arrivée dans la métropole, je prenais le métro, autre souvenir olfactif pénible. Comment décrire l’odeur du métro? J’embarquais ensuite dans le bus numéro 51 jusqu’à l’université. Le métro ne se rendait pas jusque-là à l’époque. En passant, je saluais la statue d’Édouard Montpetit et grimpais les interminables escaliers jusqu’aux résidences d’étudiant où j’habitais.

    Ce soir-là, mon sac de voyage m’écrasait l’épaule autant que la semaine de travaux, de stage et d’examens qui m’attendait. Le goût du rosbif et des baisers de mon amoureux se dissipait déjà et j’avais hâte de retrouver mon lit. Le corps penché vers l’avant, je cheminais dans la giboulée contre le vent. Pas un être vivant à l’horizon.

    Neige, chêne et ses feuilles (crédit photo Phrenssynnes)
    Instruments d'optométrie (crédit photo Phrenssynnes)

    Puis, j’ai entendu des cris.

    J’ai relevé la tête, c’était des rires. Un jeune étudiant étranger, seul, les deux bras grands ouverts, virevoltait et valsait sur le parvis. Son visage tourné vers les cieux, il s’éclatait de rire. La neige, aussi blanche que son sourire, contrastait avec sa peau foncée. Il gloussait, inclinait la tête vers l’arrière pour la recevoir en plein visage. Ses yeux brillaient autant que les cristaux scintillaient au sol sous la lumière des réverbères.

    Soudain, il me regarda et me dit avec le visage resplendissant : « C’est de la neige! »

    Une euphorie étira mes lèvres et cette gaité enfantine m’était revenue. Quel bonheur de le voir savourer sa première neige! Je repensai à mes balles de dix centimètres et le poids de ma semaine à venir s’envola. Après quelques mots avec lui, je grimpai la dernière volée de marches en dansant au même rythme que les flocons.

    Photo de Lhom

    Lhom a choisi cette photo. Voici ce qui nous attend dans les prochains mois. Pour ceux qui n’aiment pas la neige, pensez à planifier des activités en plein air et cela vous aidera à mieux vivre vos hivers.

    Neige en hiver (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Phrenssynnes

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    Halloween 2024

    Halloween

    Enfant, j’adorais me déguiser.

    Mon petit frère et moi avions sept années de différence, ce qui me permettait d’étirer l’âge pour fêter l’Halloween. Pour mon plus grand plaisir, j’avais hérité de la tâche de l’accompagner. Je continuais à ramasser des friandises alors que mes copines se jugeaient trop grandes.

    Halloween dans les années 70 (crédit photo Phrenssynnes)
    Masque d'Halloween (crédit photo Phrenssynnes)

    Se déguiser à l’école

    À l’école, nous avions comme projet obligatoire d’écrire des sketches. Il s’agissait de petites pièces de théâtre que nous composions en groupe. On devait ensuite les jouer devant la classe.

    Et là, il fallait se déguiser. Youpi!

    Je me souviens, entre autres, d’une fois à la fin de l’école primaire. Dans une scène, je jouais le rôle d’une épouse si en colère contre son mari, qu’elle lui lançait un œuf. Mon mari était joué par un rouquin, Michel qui restait au bout de notre rue. Son déguisement consistait en de vieux habits et une vieille calotte verte que j’avais chipés à mon père. Je ne me souviens pas des détails de l’histoire. Mais je me rappelle que j’avais un œuf. Un seul.

    J’avais bien mimé la colère, je lui criais après, alors que lui devait s’éloigner de moi, comme prévu dans le scénario. Nous avions pratiqué la scène mais pas le geste.

    J’ai toujours été une enfant gauche. Je n’étais pas très douée pour les sports et je n’avais jamais lancé une balle de baseball de ma vie. Michel devait le savoir.

    Et, je lui ai lancé l’œuf. J’ai visé dans le mille, à mon grand étonnement!

    En plein derrière la tête, dans le milieu de la casquette verte.

    Je fus si étonnée. Et lui aussi. Le rythme de son pas diminua pendant que l’œuf visqueux lui dégoulinait dans le cou.

    Mais « The show must go on! »

    Michel et moi avons réussi, avec beaucoup de difficulté, à retenir notre fou rire pendant que toute la classe se bidonnait.

    Je ne sais pas si mon père a porté sa calotte verte après cet évènement!

    Halloween couple de zombies (crédit photo Phrenssynnes)

    L’Halloween pour mes enfants

    J’ai transmis à mes filles la joie de fêter cette journée d’épouvante.

    La première fois que nous avons sonné aux portes, ma fille aînée devait avoir environ deux ans. Dès les premiers bonbons, elle s’est assise sur le bord du trottoir et a commencé à les déguster. J’ai dû travailler fort pour la persuader de continuer la collecte.

    Au fil des ans, nous l’avons fait malgré le froid et même la neige. Les enfants revenaient excitées de l’école. J’avais prévu un souper rapide et ensuite je les déguisais. Puis, vers vingt heures, épuisées, elles déversaient chacune leur montagne de friandises sur le tapis du salon.

    Des jours et des jours de gâteries.

    Depuis le temps, cette fête, d’origine américaine est de plus en plus soulignée au Québec. Elle met un petit grain de sel dans la noirceur de l’automne. Nous achetons tous des citrouilles et d’autres décorations.

    J’essaye de faire ma part et de cuisiner la citrouille au lieu de la jeter aux poubelles.

    Citrouille Halloween 2024 (crédit photo Phrenssynnes)
    Tasse de thé (crédit photo Phrenssynnes)

    L’Halloween pour une grand-mère

    Depuis que je suis grand-mère, ma fille m’a prévenue que les choses ont changé.  Non seulement on doit avoir une citrouille mais elle doit être illuminée pour avoir la visite des enfants déguisés. D’une année à l’autre, l’achalandage fluctue et cet automne, nous avons eu peur de manquer de bonbons. Il faut croire que la chandelle dans la citrouille a attiré la clientèle!

    Si nous n’avions pas cette fête, il faudrait l’inventer.

    Comme les autres plaisirs de cette sombre saison : cuisiner de la soupe à la courge butternut, se délecter de gâteau aux pommes et rêver d’une dinde avec de la purée de patate douce. Lire un bon roman avec une tasse de thé. Grimper des montagnes sur des sentiers remplis de feuilles mortes. Et pourquoi ne pas participer au NaNoWriMo?

    L’automne s’avère une belle saison pour écrire.

    En conclusion, je ne sais pas ce qu’est devenu Michel. En tout cas, il n’est pas devenu acteur.

    Moi non plus, pourtant j’aimais bien me déguiser et jouer la comédie.

    C’est peut-être là que j’ai pris le goût d’écrire et espérer faire rire toute la compagnie.

    Photo de Lhom

    Dans le thème de saison, Lhom nous présente une photo des décorations que l’on peut voir en saison à Ogunquit, Maine. Ça vaut le déplacement!

    Halloween à Ogunquit (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique au complet!

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    Phrenssynnes

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    Chronique littéraire: Le garçon d’encre de Marie-Christine Chartier

    J’ai lu Le garçon d’encre

    Le 12 août dernier, j’ai acheté mon livre québécois. Si vous ne comprenez pas le lien avec le 12 août, je vous invite à lire cet article.

    J’ai choisi, cette année, un livre de Marie-Christine Chartier, une auteure que je ne connais pas du tout. Le garçon d’encre a obtenu la deuxième place pour les ventes de livres littéraires cette journée-là.

    Il y a quelqu’un qui a bien fait son travail!

    Je l’ai choisi pour plusieurs raisons. La présentation et l’esthétique du bouquin s’avèrent professionnelles. Tel que vous pouvez le constater, le texte de la quatrième de couverture attise notre curiosité.

    Quatrième de couverture

    Quatrième de couverture   Le garçon d'encre (crédit photo Phrenssynnes)
    Le garçon d'encre 1 (crédit photo Phrenssynnes)

    Ce que j’ai aimé

    Pourquoi Maxine n’a pas envie de retourner dans la maison de son enfance?

    Notre curiosité est piquée.

    Et l’on veut savoir d’où vient le cynisme de l’héroïne et pourquoi elle est si braquée contre le monde, la vie et le bonheur. Avec une écriture fluide et bien rythmée, l’auteure nous fait ressentir des émotions universelles.

    J’ai beaucoup aimé la personnalité mordante de Jeannie, une grande amie de Maxine. Ses remarques caustiques ajoutent beaucoup de saveur aux dialogues.

    On retrouve beaucoup de mots anglais parsemés dans les dialogues. Mais ce langage représente bien les personnages. Je n’ai pas trouvé ça irritant comme dans le roman Lourdes de Catherine Lemieux.

    J’admire l’intelligence émotionnelle de JP, l’ancien amoureux de Maxine.

    Bref, j’aime beaucoup les personnages que Marie-Christine Chartier a créés dans Le garçon d’encre. Leur authenticité les démarque.

    Le garçon d'encre2 (crédit photo Phrenssynnes)

    Citation

    « Peu à peu, le rythme s’accélère, les notes explosent contre les murs de la maison, d’une violence que je ne me connaissais pas, ou plutôt que je ne me permets jamais d’exprimer. »

     

    Marie-Christine Chartier dans Un garçon d’encre.

    Ce que j’ai moins aimé

    J’avoue que je suis un peu déçue de la fin sans pouvoir vous l’expliquer puisque je ne veux pas divulgâcher l’histoire. L’auteure tire l’élastique un peu fort, mais d’un point de vue littéraire, c’est acceptable.

    Malgré cela, j’ai envie de lire d’autres livres de Marie-Christine Chartier.

    Citation du livre Le garçon d’encre

    « Le condo d’Éric offre une des meilleures vues de la ville: le Petit Champlain qui s’étale sous nos pieds, puis le fleuve, et enfin Lévis, sur l’autre rive. Pas que ce soit très beau, Lévis, mais avec les remparts illuminés la nuit, on pourrait se croire ailleurs, peut-être en Europe. Comme un mirage. »

    Marie-Christine Chartier.

    Photo de Lhom

    En lien avec l’histoire de Marie-Christine Chartier, Lhom nous offre cette semaine une photo prise dans le vieux Québec. Près de l’endroit même où se trouvait Maxine dans une scène au début du roman.

    Un bateau au vieux port de Québec (crédit photo Lhom)

    Recommandations

    À lire si :

    • vous prévoyez voyager dans la région du Saguenay prochainement.
    • vous aimez les romans québécois.
    • vous avez envie de découvrir une jeune auteure qui a beaucoup d’avenir.

    La connaissiez-vous, Marie-Christine Chartier?

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

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    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    P.S.: Je n’ai pas avisé, avant publication, les auteurs et éditeurs mentionnés dans cet article.

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    Heureuse tristesse

    C’est l’automne

    Je vous offre cette semaine une autre nouvelle avec une atmosphère aussi mélancolique que la saison automnale. Même si c’est le mois de l’horreur avec la fête de l’Halloween, je me laisse plus submerger par le sentiment de nostalgie que par la peur.

    Cette citation d’un célèbre poème de Verlaine m’émeut à chaque lecture.

    « Chanson d’automne

    Les sanglots longs
    Des violons
    De l’automne
    Blessent mon coeur
    D’une langueur
    Monotone.

    Tout suffocant
    Et blême, quand
    Sonne l’heure,
    Je me souviens
    Des jours anciens
    Et je pleure

    Et je m’en vais
    Au vent mauvais
    Qui m’emporte
    Deçà, delà,
    Pareil à la
    Feuille morte. »

    Paul Verlaine dans Poèmes saturniens.

    Ruisseau l'automne à Stoneham (crédit photo Phrenssynnes)

    Une nouvelle pour l’automne

    Voici ma nouvelle intitulée Heureuse tristesse :

    Heureuse tristesse

    La voiture s’éloigne sous le déluge.  Voilà! Il est parti, songe-t-elle.  Il n’aurait pu choisir un soir plus triste.  Une pluie à boire debout, qui embrouille tout derrière le carrelage mouillé.

    Le ciel pleure pour elle.

    Autre soupir.

    Elle s’assoit face à la fenêtre et réussit à ouvrir son nouveau livre. Avant de le commencer, comme à son habitude, elle va à la fin et consulte la toute dernière phrase.  Elle n’y pige rien, évidemment. Par contre, elle croit que, telle une graine, cette ultime phrase contient tout le récit.  Elle essaye d’imaginer le roman. Quand elle arrivera à la dernière phrase, pour la deuxième fois, après avoir parcouru la fiction, elle en comprendra toute l’étendue. Comme par magie, elle connaîtra toute l’histoire.

    Puis, elle amorce sa lecture des premiers mots du bouquin, l’incipit, qu’elle reliera aussi un deuxième coup.

    Ce soir, elle a vécu une dernière phrase, se console-t-elle.

    La tristesse de cette veillée pluvieuse lui serre le cœur. Elle le savait, s’y attendait, mais pas à une telle intensité.

    Elle a fourni tant d’effort pour remplir son existence.

    Au moment du départ, elle a choisi de demeurer là pour lui souhaiter bonne chance, bien lui montrer la fierté et la confiance qu’elle a en lui. Le rassurer, qu’elle ne ressentait ni rage ni furie comme il l’avait craint.

    Ce départ est dans l’ordre des choses.

    Livre sur sofa (crédit photo Phrenssynnes)

    Toutefois, elle se surprend. Elle n’avait pas imaginé la sensation lorsqu’il l’a prise dans ses bras. Tant de serrement dans sa gorge, tant de flou à travers ses larmes, tant de tumulte en entendant le moteur de la voiture démarrer.

    Mais elle n’a pas flanché, a tenu bon sous le déluge qui s’abattait derrière la vitre mouillée de son cœur.  Elle a même réussi à sourire en lui tendant la boîte de sucre à la crème. Sa douceur préférée qu’elle lui a cuisinée.

    Tombe, tombe la pluie.

    Elle tourne les pages de son roman, se laisse bercer par le charme des flots diluviens, se cale dans le moelleux de son fauteuil.

    Elle sent monter en elle un tendre sentiment de caramel mou et onctueux.

    Ce soir, elle a vécu une dernière phrase, une belle finale.

    Un vague sourire éclaire son visage en pensant qu’il vit en ce moment le souffle, le devenir, l’élan prometteur des premiers mots d’une histoire. Le début de sa propre épopée.

    Elle s’est gardé quelques sucreries. Et tendant la main vers un morceau, elle se dit qu’après tout, la nuit est faite pour pleuvoir, les pages d’un roman pour être tournées et le sucre à la crème mangé.

    Sa confiserie avalée, elle déguste ce sentiment avec une heureuse tristesse.

    Et se laisse bercer par la plénitude de cet aboutissement qu’est le départ de son fils, devenu un homme.

    Photo de Lhom

    Dans le thème automnal de cette semaine, Lhom nous présente cette photo remplie de feuilles multicolores prise près de Lenox, Massachusetts.

    Sentier d'automne (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir lu ce texte.

    Si vous l’avez aimé, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux. 

    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

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    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

     

     

     Cliquez ici pour lire d’autres articles sur Phrenssynnes se cultive.

    book club illustration1  (credit DIVI)

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    Biscuits santé sans cuisson

    Biscuits sans cuisson

    À l’approche de l’hiver, nous avons souvent envie de manger des aliments sucrés. J’ai trouvé une façon de se gâter sans engouffrer trop de glucides. Voici ma recette de biscuits sans cuisson.

    Facile et rapide à exécuter, cette recette vous comblera avec une bonne tasse de thé ou de café.

    Biscuits santé sans cuisson et tasse (crédit photo Phrenssynnes)

    Biscuits santé sans cuisson

    Ingrédients

    Pour les biscuits

    • 325 ml (1 1/3 tasse) de flocons d’avoine
    • 60 ml (1/4 tasse) d’amandes effilées
    • 60 ml (1/4 de tasse) de noix de Grenoble hachées
    • 125 ml (1/2 tasse) de beurre d’arachides naturel
    • 10 dattes entières dénoyautées
    • 5 ml (1 cuillère à thé) d’essence de vanille
    • 60 ml (1/4 tasse) de canneberges séchées
    • un peu d’eau si la pâte est trop granuleuse (1 cuillère à thé à la fois)

    Pour la sauce au chocolat

    • Environ 75 g de chocolat noir
    • 15 à 30 ml (1 à 2 cuillères à table) de lait ou de boisson de soya

    Préparation

    Étape 1

    Faites ramollir le beurre d’arachides quelques secondes dans le four micro-ondes (entre 5 et 30 secondes selon votre appareil).

    Mettez tous les ingrédients dans un robot culinaire et malaxez. La pâte doit se compacter lorsqu’on la presse dans la paume de la main. Si elle est trop grumeleuse, ajoutez une cuillère à thé d’eau jusqu’à ce que le mélange se tienne mieux.

    Étape 2

    Façonnez la pâte pour former des galettes.

    Étape 3

    Placez les galettes au frigo pendant que vous préparez la garniture au chocolat.

    Étape 4

    Faites fondre le chocolat au bain-marie ou au micro-ondes. Ajoutez le lait ou la boisson de soya. Mélangez afin d’avoir une sauce onctueuse.

    Étape 5

    Recouvrez la base de chaque biscuit de sauce au chocolat et replacez-les au frigo.

    Bon appétit!

    La pâte des biscuits sans cuisson

    Vous pouvez voir ici comme le mélange est granuleux.

    Le secret est d’avoir un bon équilibre entre le beurre d’arachides et l’eau pour que la pâte se tienne et ne soit pas trop collante.

    Vous pouvez remplacer les canneberges séchées par des raisins secs ou des pépites de chocolat.

    La pâte des biscuits santé sans cuisson (crédit photo Phrenssynnes)

    Pourquoi ces biscuits sont-ils sains?

    Madame Labriski compare les valeurs nutritives d’une tasse de dattes avec la même quantité de sucre blanc, de cassonade, de sirop d’érable et de miel.

    Donc, pour une quantité équivalente, les dattes renferment moins de glucides, de sucre, de calories et plus de fibres. Alors, c’est une bonne idée de sucrer vos recettes avec des dattes ou de la purée de dattes.

    Si vous êtes sensible au gluten, ces galettes n’en contiennent pas. Et pour les intolérants au lactose, utilisez votre boisson sans lactose préférée.

    Cette recette n’est pas entièrement sans sucre ajouté puisqu’il y en a dans le chocolat. Mais la quantité s’avère sûrement moindre que pour les biscuits achetés.

    Tasse de thé (crédit photo Phrenssynnes)

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Phrenssynnes

    Trouver un équilibre peut être un défi mais manger sainement n’a pas besoin d’être compliqué!

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    Faire du vélo à Québec

    Des belles pistes de vélo près de Québec

    La popularité du vélo a grimpé en flèche ces dernières années et les gens recherchent des endroits agréables pour se promener.

    À Québec, nous sommes gâtés car nous avons un réseau de pistes cyclables extraordinaires. Aujourd’hui, je vous en présente deux qui se démarquent.

    Piste La Liseuse

    Nous avons découvert, cette année, le chemin de la Liseuse qui relie les petites villes de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier et Pont-Rouge. Située à environ 30 minutes de la ville de Québec, la piste longe la rivière Jacques-Cartier. Ce sentier de poussière de pierre sillonne un magnifique boisé. L’hiver, la même piste ravit les skieurs de fond et c’est aussi un bel endroit pour marcher.

    Sentir les parfums de la forêt, voir la rivière à travers les branches, faire une pause pour observer et entendre les rapides du cours d’eau, c’est une expérience sensorielle fantastique.

    Vous trouverez, clairsemés sur le sentier, des poèmes d’Anne Hébert et de Saint-Denys-Garneau, tous deux originaires de cette petite municipalité.

    Vous pouvez partir de Sainte-Catherine, mais également de Pont-Rouge, où la piste change de nom pour la Dansereau. Si vous faites un aller-retour, vous pédalerez sur une distance d’environ 28 kilomètres.

    Prévoyez un pique-nique que vous pourrez déguster soit au départ, à l’arrivée ou même sur le parcours, car il y a plus d’un endroit où vous pourrez vous installer.

     

     

    Pancarte sur la piste de vélo (crédit photo Phrenssynnes)
    La Liseuse en poussière de pierre (crédit photo Phrenssynnes)
    Paysage en vélo à Québec (crédit photo Phrenssynnes)
    Rivière Jacques-Cartier (crédit photo Phrenssynnes)

    Le parc linéaire de la Rivière-Saint-Charles

    La piste de la rivière St-Charles 1 (crédit photo Phrenssynnes)

    Faire du vélo dans la ville de Québec

    Vous pouvez profiter du parc linéaire de la Rivière-Saint-Charles pour faire de la bicyclette en été, du ski de fond en hiver et de la marche en toutes saisons. Pour les amateurs de chiens, vous connaissez peut-être le parc canin, un bel endroit où votre toutou peut s’époumoner en galopant ou rencontrer ses congénères.

    Consultez cette carte pour choisir comment accéder à la piste.

    Cette route de vélo est reliée à celle sur le bord du fleuve Saint-Laurent en bordure du boulevard Champlain.

    Voici le lien pour obtenir plus de renseignements sur le parc linéaire de la Rivière-Saint-Charles.

    Fleurs sauvages à Québec (crédit photo Phrenssynnes)
    Les ponts de la rivière St-Charles (crédit photo Phrenssynnes)

    Traverser les ponts en vélo

    Plusieurs ponts jonchent la rivière donc vous pouvez ainsi vous promener d’un côté à l’autre si vous le désirez.

    La première fois que j’ai pédalé sur cette piste, j’avais l’impression d’être une touriste dans ma propre ville. Voici un parc où resplendit la verdure au cœur de l’urbain.

    On peut observer la faune et la flore de ce milieu naturel.

    Vous remarquerez beaucoup de marcheurs, mais le partage des sentiers s’avère facile.

    Des fleurs sauvages en ville

    Vous verrez plusieurs aménagements paysagers, mais aussi des fleurs sauvages.

    Ce parc représente 32 kilomètres de sentiers pédestres.

    Vélo à Québec 1 (crédit photo Phrenssynnes)
    Vue sur la rivière St-Charles (crédit photo Phrenssynnes)
    Piste vélo rivière St-Charles 2 (crédit photo Phrenssynnes)
    Fresques colorées (crédit photo Phrenssynnes)
    Œuvres d'art sur la piste de vélo (crédit photo Phrenssynnes)
    Des viaducs multicolores (crédit photo Phrenssynnes)

    Des œuvres d’art à voir en vélo

    En plus du parc canin et de nombreux emplacements pour faire une pause ou un pique-nique, vous remarquerez plusieurs œuvres d’art.

    Vous pouvez constater que la voie est couverte d’asphalte tout au long du tracé. Et, elle est identifiée en treize secteurs.

    Voici le parcours que nous effectuons habituellement. Nous partons du quai des Cageux et nous roulons vers le vieux port. En suivant la piste cyclable, nous nous dirigeons vers le parc linéaire. Après avoir fait le tour, nous sortons à la rue Marie-de-l’Incarnation pour remonter par la côte de la Pente-Douce. Oui, la fin s’avère un défi pour les mollets et le cardio! Après tout, c’est la raison pour laquelle on pédale!

    Vue sur la rivière 1 (crédit photo Phrenssynnes)
    Piste vélo à Québec (crédit photo Phrenssynnes)
    Vue sur la rivière 2 (crédit photo Phrenssynnes)

    Faire du vélo l’automne

    La saison du vélo se terminera bientôt, mais la température clémente de cette année nous permet de la prolonger. Imaginez, pédalant sur votre bécane à travers les merveilleuses couleurs automnales, à sentir les odeurs des feuilles mortes et entendre le gazouillis des oiseaux. Et vous ferez sûrement une pause en croquant dans une pomme fraîche!

    Photo de Lhom

    Pour la beauté de son environnement, le sentier du chemin de la Liseuse arrive en première position selon lui. Pour la photo de la semaine, il vous offre une image de la vue qu’on peut y admirer.

    Rivière Jacques-Cartier 3 (crédit photo Lhom)

    Et vous? Quelle est votre piste de vélo préférée?

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

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    Lumière dorée prise de Perkins Cove (crédit photo Phrenssynnes)

    Pour lire en plus sur les aventures de Brittany Brexit et autres voyages.

    Comment trouver un bon livre

    Comment se choisir un livre?

    La lecture est une activité agréable et bénéfique. Tel que j’en ai déjà discuté dans cet article, vous pouvez profiter des avantages de la lecture dans plusieurs domaines de votre vie. Que vous soyez à la retraite ou un travailleur acharné, lire vous apportera des moments de bonheur.

    Pour quelqu’un qui ne pratique pas ce passe-temps, il peut parfois être ardu de commencer. On ne sait pas quoi lire, on ne sait pas où se les procurer, quels sont les grands classiques à privilégier? Comment connaître les dernières parutions?

    J’essayerai dans cet article de répondre à vos interrogations.

    Des lunettes roses pour lire La puissance de la joie (crédit photo Phrenssynnes)

    Les grands principes

    Le plaisir

     

    Lorsqu’on veut commencer à pratiquer un passe-temps, l’important est d’y aller avec le plaisir et progressivement. Est-ce primordial de se plonger dans les grands classiques? Non, évidemment. Et vous n’êtes pas obligé, non plus, de vous lancer dans le dernier pavé à la mode, celui que toute la planète lit.

    La liberté

     

    Lire de la fiction ou des essais? Vous pouvez lire les deux et même passer d’un bouquin à l’autre.

    La bibliothèque

     

    Inscrivez-vous à la bibliothèque de votre ville. Cela vous permettra d’expérimenter et d’essayer une panoplie de romans, d’essais ou même de biographies.

    Dites-vous que lorsque vous débutez un livre, vous n’êtes pas obligé de le terminer! Certains lecteurs donnent cinquante pages d’attention à l’auteur. S’ils ne sont pas captivés après, ils se donnent le droit d’abandonner.

    L’emprunt dans une bibliothèque vous permettra d’oser sans investir. Et vous permet d’être minimaliste car partager les livres s’avère être une bonne façon de ne pas s’encombrer. C’est bon pour la planète.

    Papier ou numérique

     

    Papier

    Lire un vrai bouquin en papier offre une expérience sensorielle incomparable. Imaginez être assis confortablement dans un bon fauteuil à côté d’une fenêtre où tambourine la pluie. D’une main, vous tenez votre tasse de thé et de l’autre, votre lecture. Ah! quel plaisir!

    Mais, si vous achetez un livre papier, vous devrez lui trouver une place dans une bibliothèque de votre maison. À moins que vous ne le donniez à un ami.

    Vous avez aussi l’option de faire une donation dans une boîte de livres. Faites une recherche sur Google Maps et vous pourrez trouver la localisation de ces boîtes.

    Biblio encombrée (crédit photo Phrenssynnes)
    Ma biblio (crédit photo Phrenssynnes)

    Numérique

    Le numérique offre l’avantage de la légèreté. Ce qui s’avère pratique lorsqu’on part en voyage et qu’on veut apporter plusieurs livres.

    Le poids léger est aussi un bénéfice lors de la lecture.

    Un livre numérique n’encombrera pas votre maison une fois que vous l’aurez terminé.

    Par contre, il faut apprendre comment télécharger l’œuvre sur votre tablette ou liseuse lors de l’achat ou de l’emprunt. Habituellement, on donne des consignes claires.

    Liste de Derek Sivers Capture écran de Phrenssynnes)

    Les recommandations de lecture

    Souvent les hommes aiment moins lire. Pourtant, la plupart des leaders connus sont de grands lecteurs. Certains rédigent des listes de suggestions d’œuvres littéraires ou d’essais. En voici quelques-unes contenant des œuvres de fiction ou des essais. Ces listes sont en anglais mais vous pouvez souvent trouver une traduction française.

    Citation

    « La lecture est importante. Si vous savez lire, alors le monde entier s’ouvre à vous. »

    Barak Obama

    Les trucs pour avoir des idées de lecture

    Émissions littéraires

    Écouter des émissions littéraires s’avère être une bonne façon de découvrir plusieurs idées.

    Cliquez ici pour celles de Radio-Canada.

    Balado littéraire

    Il existe une panoplie de balados ayant comme thème la littérature.

    Cliquez ici pour en découvrir quelques-uns.

    La librairie

    Devenez ami avec votre libraire du coin. En développant une bonne relation, vous pourrez discuter de vos coups de coeur.

    Et vos amis

    Demandez à vos amis ou aux membres de votre famille ce qu’ils lisent présentement. Vous serez surpris de toutes les suggestions que vous pouvez récolter.

    Icône de Balados (capture écran de Phrenssynnes)
    Capture écran collectif polar par Phrenssynnes

    Suivre des blogues littéraires

    Il existe une panoplie de blogues ayant comme sujet la lecture et la littérature. Vous pouvez fouiner sur des plateformes. WordPress.com regorge d’une panoplie incroyable de sites de ce genre. Voici des recommandations.

    Vous pouvez rechercher des groupes ou des clubs de lecture sur Facebook.

    Connaissez-vous le site quialu.ca?

    Lire des livres anciens ou nouveaux?

    Afin de connaître les nouveautés vous pouvez consulter la liste des best-sellers du New York Times. Oui, c’est en anglais mais les traductions sont souvent publiées par la suite.

    Vous pouvez vous intéresser aux prix littéraires.

    Afin de découvrir des grands classiques littéraires, vous pouvez faire des recherches Internet ou en parler à votre entourage.

    J’ai reçu il y a longtemps un livre en cadeau qui m’a fait découvrir Edith Wharton.

    N’oubliez pas qu’il existe les grands classiques de la littérature en général mais aussi de chaque langue ou dans chaque genre. Qu’avez-vous envie d’explorer? À vous de choisir.

     

    Succès littéraires (crédit photo Phrenssynnes)
    Livres anciens (crédit photo Phrenssynnes)

    Ce que je lis présentement

    Je lis présentement Les lendemains de Mélissa Da Costa, Lourdes de Catherine Lemieux, Libérez votre créativité de Julia Cameron et L’anatomie du scénario de John Truby. 

    Quels sont les livres à lire absolument dans sa vie?

    La réponse est simple, ceux dont vous avez envie et qui vous font plaisir!

    Photo de Lhom

    Lhom nous offre, cette semaine, une photo prise dans un parc de Savannah en Georgie. Hum… Voici un autre endroit pour s’installer avec un bon livre, profiter de la lecture et du plein air.

    Parc à Savannah (crédit photo Lhom)

    Êtes-vous un lecteur débutant ou chevronné? 

    Si vous êtes un lecteur assidu, comment trouvez-vous vos lectures? 

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    P.S. Les auteurs, éditeurs ou sites mentionnés n’ont pas été mis au courant de ce projet avant publication.

     

      Cliquez ici pour lire d’autres articles sur Phrenssynnes se cultive.

    book club illustration (credit DIVI)

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    Comment créer une chanson avec l’intelligence artificielle

    Chanson et intelligence artificielle

    Récemment, lors d’une fête à laquelle nous avons participé, nous avons entendu quelque chose d’unique.

    Un des convives nous a présenté une chanson personnalisée pour le jubilaire. Ce fut, bien sûr, le clou de la soirée! Étant donné que Lhom et moi étions conviés prochainement à un anniversaire de mariage, nous voulions absolument savoir comment faire.

    C’est ainsi que nous avons découvert que l’intelligence artificielle (IA) avait créé la mélodie.

    Nous avons réussi à concevoir une rengaine à propos de nos amis. On s’est bien amusés non seulement à la créer, mais aussi à la fête. Vous auriez dû voir les yeux du couple lorsqu’ils ont entendu la pièce vocale qui incarnait le thème de leur histoire d’amour.

    On peut faire beaucoup de choses avec l’intelligence artificielle (IA) mais je constate à peine l’étendue de ce qu’on peut réaliser. Comme déjà mentionné dans cet article, je ne veux pas me servir de l’IA pour écrire. Composer des textes s’avère être un véritable plaisir.

     

    Les étapes à suivre pour composer une chanson avec l’intelligence artificielle

    Composer les paroles

    Vous pouvez composer vous-même les paroles. Nous avons décidé d’utiliser Claude, une application IA que j’ai découverte par l’entremise de Seth Godin.

    Ensuite, j’ai effectué un copier-coller sur mon application « note ». J’ai modifié les paroles afin de les rendre plus amusantes.

    Veuillez bien réviser votre texte. On ne peut pas les changer une fois la musique générée par l’intelligence artificielle et garder la même mélodie.

    IA Claude (capture écran de Phrenssynnes)

    Évidemment, vous devrez vous créer un compte avec une adresse de courriel pour chaque application. J’utilise une adresse électronique Hotmail (ça peut être Gmail). Puisqu’à tout bout de champ, on se la fait demander, c’est pratique d’en détenir une pour les affaires importantes et une autre pour les choses qui le sont moins.

    Intelligence artificielle Suno 1(capture écran de Phrenssynnes)

    L’intelligence artificielle pour la musique

    Lhom et moi avons essayé quelques sites, mais nous avons préféré Suno.com tel qu’on nous l’avait recommandé.

    L’application peut aussi vous créer des paroles mais nous ne les avons pas aimées. Peut-être parce que nous voulions que notre chanson soit en français.

    C’est pourquoi il est souhaitable de composer votre texte ou de le faire générer par une autre IA.

    Custom

    Pour utiliser vos propres paroles, vous devez cliquer sur le bouton « custom ». Faites ensuite un copier-coller dans la case des paroles.

    Puis, vous choisissez le style de musique et vous l’indiquez dans la case appropriée. Rock, pop, rap, jazz, à vous de sélectionner.

    Dans la section du bas, vous écrivez le titre de votre chanson. Ne l’inscrivez au début du texte car il fera partie de la chanson.

    Suno 2(capture écran de Phrenssynnes)
    Suno 3 (crédit photo Phrenssynnes)

    Créer, copier-coller et c’est terminé!

    Finalement, vous appuyez sur le bouton « create ».

    L’intelligence artificielle génèrera deux pièces musicales que vous pourrez voir du côté droit de l’écran. Vous sélectionnez votre préférée et cliquez sur l’icône « partager » pour copier le lien.

    J’ai copié le lien sur l’application « note » de mon téléphone. Lors de la présentation de la chanson, je n’ai eu qu’à cliquer sur le lien afin qu’on l’entende.

     

     

     

     

    Démonstration d’une chanson créée avec l’IA

    Pour vous faire la démonstration, j’ai décidé de produire une chanson pour le blogue.

    Le générateur de musique crée deux versions. Je vous les présente et j’aimerais que vous votiez dans les commentaires pour me dire laquelle vous préférez.

    Cliquez pour entendre la version 1 Chanson thème du blogue de Phrenssynnes

    https://suno.com/song/35dbeb63-9ae2-4ed8-a8e6-f4912ddf5314

    Cliquez pour entendre la version 2 Chanson thème du blogue de Phrenssynnes

    Nous nous sommes vraiment amusés lors de ces partys.

    Donnez-m’en des nouvelles si vous l’essayez!

    Photo de Lhom

    Sur la route, en compagnie de Brittany Brexit, nous rencontrons parfois des aléas. Nous avons observé ces nuages menaçants dans l’État de New York. Nous n’avons pas eu une seule goutte de pluie. Qui l’eût cru?

    Nuages (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

    Si vous avez aimé cet article, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux. 

    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

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    Le blogue de Phrenssynnes, 6 ans déjà!

    6 ans déjà!

    La rubrique sera différente cette semaine. J’en profite pour mentionner l’anniversaire du blogue et annoncer une collaboration.

    De plus, je désire effectuer quelques mises au point pour vous faciliter la vie lorsque vous naviguez sur le blogue. Cela répondra, j’espère, à vos questions. Si jamais cela ne correspond pas à vos interrogations, je compte sur vous pour me contacter.

    Je suis toujours honorée lorsque vous me consultez, car cela démontre votre intérêt.

    Collaboration

    J’ai récemment collaboré avec Josée Cousineau du blogue Des mots et des images. Je vous invite à aller lire l’article en question. Vous y trouverez d’ailleurs une artiste intéressante. Elle m’impressionne avec ses collages et ses talents photographiques.

    Cap

    Le blogue a maintenant atteint le cap de 300 articles publiés. Si vous avez envie d’y jeter un coup d’œil, cliquez sur la bibliothèque ci-dessous. Notez que vous trouverez aussi ce lien sur la page d’accueil du site. Amusez-vous à naviguer, vous verrez peut-être des sujets que vous n’avez pas consultés.

    Edith Wharton? Mais qui diable est Edith Wharton?

    J’ai choisi de vous parler d’Edith Wharton, car j’aime lire les œuvres des romancières américaines.  Je l’ai découverte dans ce livre offert par ma sœur ou mes parents lors d’un de mes anniversaires. L'histoire des plus grands succès littéraires (crédit photo...

    La meilleure recette de granola

    Granola maison Préparez-vous cette recette facile. Regardez les ingrédients de ce granola maison et vous comprendrez qu'il est bon pour la santé. Bien non, ce n'est pas  la recette de granola de Ricardo! La mienne est moins  sucrée et plus protéinée.  On ajoute...

    Brittany Brexit? Mais qui diable est Brittany Brexit?

    Brittany Brexit, la mini Cooper Rouge, brillante et très British, je suis la rutilante mini Cooper de Phrenssynnes. J'ai été conçue à Oxford, United Kingdom, yes my dear! C'était en 2016, au même moment où Phrenssynnes visitait la célèbre université.  Bloody hell!...

    La meilleure recette de tartare de saumon

    Tartare de saumonQuoi de mieux qu’un bon tartare de saumon assaisonné à notre goût. Cette recette est inspirée de celle de mon ami Martin et son frère, les Lucky Brothers. Portions 2 à 4 portionsPrêt en: 30 minutes Bon pour: Lunch ou entrée ou souperInroduction À...

    Citation de Carl Gustav Jung

    La citation préférée des optométristes!  «Votre vision devient claire lorsque vous regardez dans votre cœur.» Carl Gustav Jung Qui est Carl Gustav Jung? Selon Wikipédia, "il est un médecin psychiatre suisse" né en 1875. Il a été un des premiers disciples de Sigmund...

    Où aller en road trip ou les aventures de Brittany Brexit au Mont Tremblant

    Rouge, brillante et très British, je suis la rutilante mini Cooper de Phrenssynnes. Mais qui diable est Brittany Brexit? Envie d'une escapade d'automne? Indeed!  Pourquoi pas le Mont Tremblant.  Situé au nord de Montréal, c'est un des plus beaux endroits de...

    À mes amis surfers, une citation de Jon Kabat-Zinn

    Citation de Jon Kabat-Zinn « You can't stop the wave, but you can learn to surf. » Si vous avez aimé cette citation, je vous exprime toute ma gratitude si vous la partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux.  Je suis également reconnaissante que...

    Vive Coco Chanel

      Si vous avez aimé cette citation, je vous exprime toute ma gratitude si vous la partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux.  Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de contribuer à la popularité du blogue! J’attends...

    Citation de Mark Twain

    Venez découvrir d'autres citations ↓

    Siri Hustvedt. Mais qui diable est Siri Hustvedt?

    Siri Hustvedt?  Mais qui diable est Siri Hustvedt? Siri est une écrivaine américaine mondialement reconnue, elle a fait un Ph.D. en littérature anglaise à l’université Columbia à New York. Elle est issue d’une famille d’origine norvégienne. Poétesse, romancière et...

    L’infolettre

    La semaine prochaine, le 24 août, comme tous les derniers samedis du mois, je publierai mon infolettre sur Substack.

    Je fête le premier anniversaire sur Substack.

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    Les commentaires

    Étant donné que j’adore lorsque vous me donnez vos avis ou vos appréciations, voici les bons trucs.

    Vous savez que je travaille principalement avec deux plateformes. WordPress pour Le blogue de Phrenssynnes (où je publie trois fois par mois) et Substack pour mon infolettre mensuelle.

    Si vous désirez laisser des réflexions sur Substack, vous devez avoir un compte ou l’application sur votre appareil. C’est un peu comme sur Facebook, si on veut y participer, on doit s’abonner avec une adresse courriel.

    C’est la même chose sur le blogue qui est créé avec WordPress.

    La zone pour inscrire vos commentaires se trouve toujours à la fin du texte.

    Habituellement, je partage mes publications sur Facebook le samedi matin. Vous pouvez, là aussi, répondre et partager le lien.

    J’adore lorsque vous me laissez vos avis ou vos appréciations.

    À la recherche de quelque chose?

    J’ajoute une note pour vous mentionner l’endroit du bouton recherche

    Depuis quelque temps, une lectrice me demande le lien pour la recette de clafoutis, une autre pour l’article sur Les survivants d’Alex Schulman, par exemple.

    Si vous cherchez quelque chose sur le site, une recette, un article sur un livre particulier, pensez à regarder en haut à droite. Vous reconnaîtrez l’icône nécessaire telle que vous voyez sur cette image. Tapez votre mot-clé et vous devriez réussir. Si jamais vous n’arrivez pas à trouver, n’hésitez pas à me joindre.

    La partie contact se situe à la fin de la page d’accueil du blogue.

    Icône recherche (capture écran de Phrenssynnes)

    Tapez votre mot-clé et vous devriez réussir. Si jamais vous n’arrivez pas à trouver ce qui vous cherchez, n’hésitez pas à me contacter avec la partie contact qui est à la fin de la page d’accueil du blogue.

    Voici la partie Contact

    Et si l’on vous demande de répondre à une équation mathématique, c’est pour éviter que des robots submergent le site de commentaires inutiles, non pertinents et toxiques.

    Sur le blogue, je peux parfois recevoir des centaines d’attaques de robots en seulement quelques minutes.

    7 + 8 =

    Photo de Lhom

    Pour terminer en beauté, Lhom nous propose cette semaine un panorama d’Attean Pound. Nous avons vu ce magnifique paysage lors de notre pèlerinage annuel à Ogunquit dans le Maine.

    Attean Pound, Maine (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir lu cet article.

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    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    12 août 2024: Achetez votre livre québécois

    Le 12 août, c’est l’évènement Achetez votre livre québécois

    Étant donné que la journée du 12 août arrive à grands pas, je vous propose encore cette année d’encourager le monde du livre québécois.

    Les autres années, je vous ai présenté soit un ouvrage, soit un auteur ou un groupe de livres. Voici les articles des dernières années, cela peut vous donner des suggestions.

    2019, 2020, 2022, 2023

    Cette année, je vous suggère une liste d’auteurs québécois.

    J’ai un souvenir d’une époque où ma sœur et moi, nous nous régalions de romans de science-fiction. Et nous avions découvert Marion Zimmer Bradley. C’est à ce moment que j’ai compris le principe du bon filon. Les lecteurs invétérés savent que l’astuce pour dénicher des bouquins est la trouvaille d’un écrivain prolifique dont on aime les livres.

    Voilà pourquoi je vous propose une liste de bons filons québécois.

    Le livre de Boucar Diouf (crédit photo Phrensssynnes)
    le livre et une théière (crédit photo Phrenssynnes)
    Livre de Jean Lemieux (crédit photo Phrenssynnes)

    Des bons filons pour le 12 août 2024

    Dominique Demers

    Elle a écrit beaucoup de livres pour enfants, mais aussi pour adultes. Entre autres, Maïna que j’ai adoré et Le pari.

    Martin Michaud

    Si vous aimez les romans policiers, Martin Michaud est un incontournable avec sa série Victor Lessard. En plus, j’ai un petit faible pour cet écrivain puisqu’il est originaire de la ville de Québec.

    Chrystine Brouillet

    J’ai découvert Chrystine Brouillet au début de sa carrière lorsqu’elle a gagné le prix Robert-Cliche en 1982 avec Chère voisine. Depuis, cette auteure ne cesse de m’épater.

    Michel Tremblay

    Un impératif de la littérature québécoise, si vous ne l’avez pas encore lu, c’est l’occasion de le faire.

    Jean Lemieux

    Écrivain prolifique, Jean Lemieux a publié plusieurs romans policiers dont l’intrigue se passe aux Îles-de-la-Madeleine. J’ai adoré ses histoires avec le sergent-détective André Surprenant.

     

    Livre de Martin Michaud (crédit photo Phrenssynnes)
    Le torrent d'Anne Hébert (crédit photo Phrenssynnes)
    Livre de Dominique Fortier (crédit photo Phrenssynnes)

    D’autres idées pour le 12 août

    Patrick Sénécal si vous aimez les romans d’horreur est un bon filon à suivre.

    Découvrez Élisabeth Vonarburg, la reine de la science-fiction québécoise. J’ai lu, il y a longtemps, Tyranaël, les rêves de la mer que j’avais trouvé très intriguant.

    Le premier roman d’Alain Beaulieu, Fou-Bar, un roman léger, teinté d’humour et de dérision, précède une importante lignée de publications.

    Dominique Fortier, qui a écrit une quinzaine de livres, est originaire de la ville de Québec. Titulaire d’un doctorat en littérature, elle est également traductrice et ses livres ont gagné plusieurs prix littéraires.

    Profitons de l’évènement du 12 août pour relire les grands classiques québécois. Chaque histoire d’Anne Hébert me rappelle l’odeur des conifères de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. Les émotions y jaillissent aussi fortement que les remous de la rivière qu’elle a rendue célèbre.

     

    Photo de Lhom

    Lhom nous offre cette semaine une photographie tout à fait québécoise. Voici une image capturée à partir du chemin de La Liseuse, sur les bords de la rivière Jacques-Cartier. C’est un endroit magique que nous vous invitons à visiter l’été en vélo et l’hiver en ski de fond.

    Rivière Jacques-Cartier (crédit photo Lhom)

    Et vous? Quel est votre livre pour le 12 août?

    Avez-vous d’autres suggestions?

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    P.S. Les auteurs et éditeurs mentionnés n’ont pas été mis au courant de ce projet avant publication. Je n’ai aucun lien affilié.

     

     

     Cliquez ici pour lire d’autres articles sur Phrenssynnes se cultive.

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    L’ostinato

    Bonjour lecteur et lectrice,

    Je récidive cette semaine et je publie une autre de mes nouvelles intitulée L’ostinato.

    Je me suis creusée les méninges sur ce que j’allais publier cette semaine. En fouillant dans mes fichiers, je suis tombée sur ce texte. Tel que je vous en ai parlé il y a quelques jours, suite au décès récent de Paul Auster, on parle beaucoup, ces temps-ci, de son œuvre.

    Je me suis inspirée du thème du hasard, souvent présent dans les livres d’Auster, pour retravailler cette nouvelle qui, j’espère, vous divertira.

    Cœur dans un café (crédit photo Phrenssynnes)
    Cappuccino et La nuit de l'oracle (crédit photo Phrenssynnes)

    L’ostinato

    Elle entend toujours cette petite ou plutôt cette grande mélodie dans sa tête.  Pas comme un refrain, mais plutôt une obsession fatigante.  Une chanson, un air qui ne la lâche pas, qu’elle ne peut s’empêcher de fredonner depuis des jours.  Et dont elle ne connaît ni le titre ni les paroles.  Non, pense-t-elle, il n’y a pas de mots dans cette musique.  Elle ignore tout en la matière, mais, ça, elle le sait.

    Et cette chanson l’obsède.

    De toute façon, ça finira par passer, se rassure-t-elle.  Tout comme son chagrin d’amour, tout finit toujours par passer.

    Elle se consacre à ses affaires sans trop réfléchir.  Le travail, l’épicerie, le congrès, les impôts, les vacances à venir.  Tout défile dans sa vie et s’accomplit, tac, tac, tac, une tâche après l’autre.  Tout s’emboîte; la gym, le boulot, les amis.  Le tout revêt un certain rythme, mais qui ne fait vibrer personne. Pas même Louise.  Louise qui ne goûte pas, mais se précipite sans cesse.

    Et là, depuis quelque temps, cette mélodie obsédante la harcèle parfois jusqu’au plus bleu de la nuit.  Elle ne la connaît pas, mais l’a déjà écoutée, oui, quelque part, elle l’a entendue.  C’est un air célèbre, elle le croit, mais où donc a-t-elle remarqué cette œuvre?  Elle n’a aucun souvenir qui s’y rattache, mais elle prend conscience, sans savoir pourquoi, que cette harmonie la fait vibrer. Elle change son humeur.

    Cet air l’aide à se concentrer sur le son des oiseaux qui gazouillent, à être attendrie devant un poupon dans un carrosse.  La musique la réconcilie avec la vue d’un couple d’amoureux qui s’embrassent dans la rue. Elle respire, de nouveau, le parfum de l’été. Par miracle, la routine quotidienne se transmue en une joyeuse chorégraphie sous le rythme harmonieux.

    Et Louise se laisse bercer dans la cadence de ce tempo uniforme.

    Parfois, la mélodie diminue sans en avoir véritablement conscience.  Régler les conflits au bureau, diriger le département, faire ses courses. Tac, tac, tac, la machinerie reprend le dessus.  Quand le mécanisme grince, elle se dit que ça va passer.  Tout finit toujours par passer.

    Ses connaissances musicales presque nulles ne l’aident pas. Elle note sur sa liste de choses à faire de tenter de trouver le titre de cette œuvre.  Par malheur, elle chante si faux qu’elle ne se voit pas babiller l’air devant n’importe qui!  Alors sa petite mélopée reste en elle, lovée dans un petit coin obscur.  Toujours là et lentement, en sourdine, elle la comble.

    Par un samedi gris et morne, Louise fredonne dans sa tête tout en bouquinant dans une librairie.  Elle tend la main vers un livre et, alors qu’elle va le saisir, une tierce main croise la sienne. Louise réussit à s’emparer de l’objet avant l’autre.  Elle se retourne et regarde l’intrus.

    « Oh! C’est celui-là que je voulais! susurre-t-il.

    — Désolée, trop tard, déclare-t-elle.  Il n’y en a pas deux.

    — Et vous le prenez?

    — Évidemment! réplique-t-elle, sans réfléchir.

    En fait, elle n’avait pas la certitude de l’acheter, du moins jusqu’au moment où elle l’a touché.  C’est le contact avec l’objet qui la décide.  Elle caresse le dessus, jamais elle n’a senti une telle douceur. Quel est ce nouveau matériau? L’effleurement de ses doigts sur la couverture bleu nuit la trouble. Comme ce livre semble agréable à palper, songe-t-elle. « Mais allez-vous l’acheter, insiste-t-il avec son plus beau sourire.

    — Évidemment que je l’achète! assure-t-elle sans être dupe. »

    La passe de la drague à la librairie, elle se l’est déjà fait faire.  Et, elle catégorise l’importun dans la section « beau gars », en plus.  Ce sont les pires, se convainc-t-elle, ils sont assurés de leur charme.  Il s’éloigne, il a compris, tant mieux.

    Et la musique s’interrompt tout à coup en elle.  Elle regarde autour, personne n’a tressailli.  Bien entendu. Mais pour elle, c’est comme si l’orchestre s’était arrêté.  Un soupir et elle va payer La nuit de l’oracle.

    Dans la file d’attente à la caisse, le moineau ressurgit avec un livre dans les mains qu’il lui tend. « L’ogre de Barbarie de Pierre Brillon, ça ne vous tenterait pas? » Elle le regarde, insultée. « Vraiment? Je pourrais croire que vous me traitez d’ogre! Non, je reste avec mon Paul Auster. » conclut-elle, irritée.

    La nuit de l'oracle de Paul Auster (crédit photo Phrenssynnes)

    Plutôt que de retourner chez elle, elle décide de s’offrir un café au bistrot à côté de la librairie. Assise, patientant pour son cappuccino, elle examine, comme à son habitude, la toute dernière phrase de l’œuvre avant de la débuter.  Elle aime bien Paul Auster.  Elle raffole maintenant de ses livres. Lorsqu’elle a commencé à découvrir cet auteur, la finale la décevait souvent. Depuis, elle a choisi d’accepter ses histoires qui finissent en queue de poisson.

    Café et livre de Paul Auster (crédit photo Phrenssynnes)

    Elle termine la lecture de la première page quand devinez qui se pointe dans le bistro bondé en ce terne samedi après-midi? Et Don Juan s’assoit à la table aux côtés de Louise.  C’est la seule inoccupée, mais cela n’en réduit pas moins son irritation.  Elle a le goût de plier bagage tout de suite. Mais elle a atrocement envie de cette tasse fumante. Ce café mousseux qui vient juste d’être déposé à côté de la douce nuit de l’oracle.  Elle se persuade qu’elle a pris de l’expérience pour éloigner les dragueurs depuis sa dernière rupture.  S’il s’attend à ce qu’elle joue la coquette, il va être déçu.  Elle déguste et s’aperçoit du coin de l’œil qu’il a acheté le même livre qu’elle.

    — Oh! Bonjour, lance-t-il en la voyant.

     Il sourit et montre l’ouvrage.

    — Ils ont réussi à m’en trouver un. Sans rancœur, ajoute-t-il, déployant son aimable dentition.

     En faisant signe au serveur, il commande un allongé et rajoute :

    — Alors, comme ça, vous aussi vous aimez Paul Auster.  Moi, j’adore sauf la fin qui aboutit toujours en queue de poisson.

    Bon! juge Louise, voilà un séducteur doué de télépathie, je devrai m’en méfier. Elle remet le nez dans son livre tout en sirotant son breuvage.

    Quelques pages plus loin, elle songe à quitter les lieux lorsqu’elle entend sa fameuse rhapsodie qui joue dans le café; oh! là! là!  Elle va au moins rester pour entendre sa pièce au complet.  Elle lève la tête, son regard bleu se perd dans les notes de musique et elle savoure.  Il n’en faut pas plus à Casanova pour récidiver. « C’est bon, hein? »

    Malgré son agacement, elle ne peut s’empêcher de sourire et de lui demander: « Oui, est-ce que vous connaissez le titre de ce morceau?

    — Bien sûr, c’est Le Boléro de Ravel.  Et savez-vous quoi?  Je viens tout juste d’acheter le CD en même temps que le livre! » déclare-t-il en lui montrant le disque compact. « Ah! » répond-elle avec une insondable gaieté.

    Première page de La nuit de l'oracle (crédit photo Phrenssynnes)

    Les doigts de Louise se mettent à battre la cadence sur le moelleux de la couverture du bouquin. Un profond sentiment de joie de vivre l’envahit soudain dans un crescendo. 

    Dans la finale tonitruante de l’orchestre, ses doigts quittent La nuit de l’oracle.  Elle se surprend à lever la main et s’entendre dire : « Garçon! Garçon! Je vais prendre un autre cappuccino, s’il vous plaît! »

    Photo de Lhom

    Voici une photo prise de Central Park à New York, la ville où Paul Auster a vécu une grande partie de sa vie.

    New York par une journée ensoleillée (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir lu ce texte.

    Si vous l’avez aimé, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux. 

    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

     

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    Des bons livres pour l’été 2024

    Voici des bons livres pour l’été 2024

    Êtes-vous à la recherche de bons livres pour lire pendant l’été?

    Vous trouverez ici un article pour vous aider à dénicher la perle qui vous accompagnera lors de vos vacances. J’adore m’installer sur le bord de l’eau par une journée caniculaire avec un roman et un verre de limonade. J’oscille entre la chaise longue et la trempette, que ce soit dans la piscine, dans un lac ou dans l’océan. 

    Voici cinq suggestions pour agrémenter vos moments de détente.

    La nuit de l'oracle (crédit photo Phrenssynnes)

    La nuit de l’oracle de Paul Auster

    Homme de lettres américain de Brooklyn, il a enseigné à l’université Columbia et a traduit les œuvres de plusieurs auteurs français. Pourquoi lire Paul Auster cette année? Étant donné qu’il est décédé à la fin d’avril, on a envie de se retremper dans ses histoires où l’action se situe à New York. 

    Je vous suggère La nuit de l’oracle, où on côtoie un écrivain new-yorkais en convalescence d’une maladie qui l’a plongé dans les dettes et l’angoisse de la page blanche. Tout au long de la fiction, on le suit dans les rues de New York où il finit par retrouver l’inspiration en achetant un carnet bleu dans une charmante papeterie.

    Un carnet peut-être aussi bleu que la belle et douce couverture de ce livre?

    Le serment 1 de Tom Clancy et Mark Greaney

    Si vous aimez les histoires d’espionnage et d’action, vous serez servi avec ce roman du célèbre auteur américain, Tom Clancy.

    J’adore son héros, Jack Ryan, devenu, rien de moins que le président des États-Unis. Ce livre, publié en anglais en 2016, nous baigne dans une intrigue d’attentats, de failles informatiques et de patriotisme. Avez-vous vu les séries de Jack Ryan sur Prime Vidéo qui mettent en vedette John Krasinski?

    Le serment 1 vous plongera dans un univers géopolitique excitant et vous pourrez lire la suite dans Le serment 2.

    Bon livre pour 2024 (crédit photo Phrenssynnes)

    Les yeux de Mona de Thomas Schlesser

    Cet ouvrage publié cette année par l’historien de l’art Thomas Schlesser représente un bijou de lecture.

    La trame met en vedette une petite fille ayant des problèmes visuels qui visite les grands musées parisiens avec son grand-père. C’est un voyage éducatif extraordinaire si vous désirez en apprendre plus sur l’histoire de l’art. La beauté du roman apparaît dans chaque œuvre commentée et décrite afin d’en découvrir l’importance.

    C’est aussi attendrissant d’observer l’évolution de cette fillette tout au long du récit.

    Les yeux de Mona (crédit photo de Phrenssynnes)
    Bon livre pour 2024 (2) (crédit photo Phrenssynnes)

    La singularité du bouquin réside aussi dans sa jaquette qui montre les photos des œuvres dont il est question.

    Vous aurez envie de vous envoler vers Paris pour voir ces musées extraordinaires.

    Livre Les lendemains (crédit photo Phrenssynnes)

    Les lendemains de Mélissa Da Costa

    L’héroïne de Mélissa Da Costa, Amande, s’isole dans une maison de la campagne française pour couver un chagrin inconsolable.

    Le roman nous révèle pourquoi la protagoniste a tant de peine et comment elle finira par se reconstruire après ce drame. Le hasard l’aidera à découvrir de nouvelles relations et un calendrier qui lui permettra, grâce au jardinage, de recommencer à neuf.

    Voilà une belle histoire qui vous donne envie d’être en contact avec la nature et qui vous fera ressentir des émotions incroyables.

     

    Bien manger c’est tout simple! de Marie-Ève Caplette

    Je vous présente un livre de recettes très original. 

    Lorsqu’on a le plaisir de vivre longtemps, on se doit d’améliorer la qualité de notre alimentation.

    La nutritionniste Marie-Ève Caplette nous épaule avec délice dans ce bouquin plein d’images et de bonnes propositions. J’ai essayé quelques-unes de ses créations qui m’ont charmée. J’ai retenu celles de cretons végétaliens, les toasts à la ricotta, cinq marinades pour le poulet. Vous aurez envie de cuisiner!

    Elle nous donne une panoplie d’idées et de trucs pour nous aider à effectuer un virage santé avec plaisir et saveur.

    Bon livre de recettes pour 2024 (crédit photo Phrenssynnes)

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    Photo de Lhom

    Lhom nous présente, cette semaine, une image du port de Wells dans le Maine où on sent l’air salin de la mer et la joie des vacances.

    Nous vous souhaitons de profiter au maximum de votre pause estivale.

    Port de Wells (crédit photo Lhom)

    Connaissiez-vous ces auteurs?

    Avez-vous d’autres suggestions à nous faire?

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Je suis reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    P.S. Les auteurs et éditeurs mentionnés n’ont pas été mis au courant de ce projet avant publication.

     

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    Le conte La complainte de Pierrot

    Un conte

    De temps à autre, je publie une œuvre de fiction.  Cette semaine, je vous offre un conte intitulé La complainte de Pierrot.

    La complainte de Pierrot

    On retrouva Pierrot au pied d’un grand pin.

    L’écume à la bouche, le cou désarticulé auprès d’une grande branche aussi cassée.  Qui pouvait bien l’avoir ainsi envoûté?  On demanda au merle, au canard et à l’engoulevent.  Mais nul ne put répondre.  On interrogea le renard et le lapin. Le raton, le hérisson.  Seul un solitaire bûcheron aurait pu raconter.

    Par un temps de grands vents, lui seul avait vu, témoin de ses yeux vus, la rencontre de Pierrot avec sa Pierrette.  Seul le bûcheron savait, pour les avoir entendus, que la Pierrette s’en était allée.  Partie au loin, au nord, dans une autre campagne où un autre gaillard l’attendait.  Ainsi, le Pierrot s’est trouvé abandonné autant par sa Pierrette que par sa destinée.

    Et il s’en est allé lui aussi, de ça, de là, divaguant dans le village jusqu’à l’approche du boisé.

    Arrivée au lieu-dit « du grand pin », une chouette vit Pierrot s’arrêter, hébété devant le majestueux conifère.  Le jeune homme regarda le très haut, celui où, au pied, il avait une première fois embrassé sa douce fiancée.  Puis les muscles bouillant de rage, il se mit à y grimper.  De branche en branche, il monta, ruant au passage l’écorce de rudes coups de pied.  Volant autour de la cime, l’oiseau l’entendit insulter le résineux comme si celui-ci eût été son inconnu rival. Ce long tronc fièrement dressé, symbole des amours passés, prit une autre raclée, violenté par un Pierrot enragé.  Le cocu frappa, cogna et tapa encore.  Mais de là, haut perché, le sifflement des cieux en vint peu à peu à le calmer.

    Et la chouette, au bûcheron, rapporta que c’est vers le nord qu’ensuite Pierrot regarda.  Il scruta, observa, chercha.  Fouilla l’horizon où nulle Pierrette ne se dessinait.  Plus jamais il ne la reverrait.

    Alors, le vertige de son chagrin le saisit.

    Et pendant un long et sombre mois, on entendit dans le village toutes les nuits dans une psalmodie, les litanies de la peine de Pierrot résonnant sur tous les toits du village jusqu’au plus haut du clocher.  Une longue plainte rythmée aux mêmes mouvements des jadis amours désormais évaporés.  Telle la complainte d’un loup ensorcelé, on ne put jamais arrêter cette grande lamentation de notre Pierrot atteint de peine et de surdité.  Car personne, il ne voulait entendre.  Et du jour, il ne donnait aucun signe de vie. À aucun de ses frères venus lui réclamer de descendre. À aucun de ses amis ou cousins. D’aucun pain offert, il n’a voulu manger.  D’aucune eau, il n’a voulu s’abreuver. D’aucun bras il n’a voulu s’entourer et, d’aucunes épaules il n’a voulu de ses larmes mouiller.

    Éploré, couché dans sa litière d’aiguille en haut de son grand pin, il a purgé son tourment. Et c’est ainsi qu’un matin, on le retrouva.  L’écume à la bouche, le cou désarticulé auprès d’une grande branche aussi cassée tout près d’un nid de chouette tombé.

    Accablé de sa peine, il est mort déchu, emporté par le poids de son amour abandonné.

    Toujours est-il que le lendemain matin, on vit que le grand pin, en une seule et bizarre nuitée, vers le nord s’était penché pour que chacun ne puisse jamais oublier que c’est par-là que la Pierrette s’en était allée.

    Depuis, toutes les années, quand vient le temps des grands vents, aux oreilles des merles, des canards et des engoulevents.  Aussi à celles des renards, des lapins, des ratons et des hérissons, pendant un mois on entend. Telle une psalmodie résonnant toutes les nuits. Sur tous les toits du village jusqu’au plus haut du clocher, le solitaire bûcheron entend, lui aussi les litanies et les bruissements.

    L’écho des sanglots de la peine de notre Pierrot.

    Photo de Lhom

    Nous avons bien cherché mais nous n’avons pas trouvé le grand pin de Pierrot!

    En fait, la photo de Lhom de la semaine nous présente une forêt de pins dans le New Hampshire.

    Forêt de pins (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir lu ce conte.

    Si vous l’avez aimé, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux. 

    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

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    Muffins aux fraises et à la rhubarbe, une recette rapide, facile et délicieuse.

    Muffins fraise et rhubarbe (crédit photo Phrenssynnes)

    Lhom adore ces muffins aux fraises et à la rhubarbe

    Les fraises du Québec sont arrivées!

    Une multitude de recettes avec des fraises existent. Le mélange fraise rhubarbe représente une combinaison classique au Québec. La saveur acidulée et surette de la rhubarbe s’entremêle à merveille avec celle plus sucrée de la fraise.

    Cette méthode rapide et facile à réaliser vous comblera. À l’origine, cette recette incluait du beurre fondu. Employer de l’huile d’avocat n’altère pas le goût et améliore la qualité nutritive.

    De plus, cela permet de simplifier l’exécution, car on n’a pas besoin de faire fondre le beurre.

    Elle contient du sucre, mais pas beaucoup. Je n’ai pas expérimenté l’utilisation de purée de dattes pour remplacer le sucre granulé comme l’a popularisée madame Labriski. C’est une bonne idée que je n’ai pas encore testée. Si je l’essaye un jour, j’ajouterai une petite note à cet article.

    Muffins aux fraises et à la rhubarbe

    Ingrédients

    • 500 ml (2 tasses) de farine de blé entier
    • 17 ml (3 ½ cuillères à thé) de poudre à pâte
    • 90 ml (6 cuillères à table) de sucre granulé
    • 2 ml (½ cuillère à thé) de sel
    • 1 œuf battu
    • 200 ml (7/8 de tasse) de lait
    • 45 ml (3 cuillères à table) d’huile d’avocat
    • 250 ml (1 tasse) de fraises fraîches coupées
    • 250 ml (1 tasse) de rhubarbe fraîche en dés

    Préparation des muffins aux fraises et à la rhubarbe

    Étape 1

    Graissez 12 moules à muffins ou utilisez du papier parchemin ou des moules de silicone.

    Chauffez le four à 200 °C (400 °F).

    Étape 2

    Tamisez ensemble les ingrédients secs dans un bol.

    Étape 3

    D’autre part, mélangez l’œuf battu, le lait et l’huile.

    Étape 4

    Créez une fontaine avec les ingrédients secs et versez-y le mélange de liquide. Remuez avec une maryse ou une cuillère de bois, juste assez pour humecter les ingrédients. Ajoutez les fruits et brassez.

    Étape 5

    Versez dans les moules et faites cuire environ 20 minutes dans le four à 200 °C (400 °F).

    Si vos fruits sont congelés, le temps de cuisson peut être un peu plus long.

    Vérifiez si les muffins sont cuits à point avec un cure-dent.

    Moules en silicone (crédit photo Phrenssynnes)

    Vos muffins n’adhéreront pas à ces moules écologiques, mais on doit les laver à la main.

    Quant aux moules en papier, je les déteste car la moitié du muffin colle dessus.

    J’aime bien le papier parchemin mais cela produit plus de déchet. J’essaye de contribuer à ménager la planète.

    Ma sœur dit que chaque geste compte.

    Les outils pour les muffins aux fraises et à la rhubarbe

    Est-ce que j’ai piqué votre curiosité en utilisant le mot maryse au lieu de spatule? Cliquez ici pour apprendre la différence.

    Voici un exemple des moules de silicone mentionnés plus haut.

    moules de silicone dans moule de métal (crédit photo Phrenssynnes)

    Les variations des muffins aux fraises et à la rhubarbe

    Si vous souffrez d’intolérances au gluten ou au lactose, vous pouvez modifier les ingrédients concernés.

    Vous pouvez aussi utiliser un mélange de farine de blé entier et de farine de pois jaune comme dans cette autre recette. Vous bénéficierez de la farine de pois jaune dont je fais mention dans l’article en question.

    Avec une petite tasse de thé, ces muffins vous enchanteront.

    Muffin fraise et rhubarbe vue de haut (crédit photo Phrenssynnes)
    Théière du blogue de Phrenssynnes (crédit photo Phrenssynnes)

    Je vous souhaite une magnifique saison estivale.

    Merci d’avoir lu cette chronique au complet!

    Si vous l’avez aimé, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux. 

    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte jusqu’à la fin et de contribuer à la popularité du blogue!

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne dégustation!

    Phrenssynnes

    P.S. Je n’ai aucun lien affilié dans cet article.

    La recette est certifiée Lhom approved!

    Vous avez envie d’améliorer votre alimentation?

     

    Vous n’êtes pas seul. Je suis ici pour vous aider. Lisez ces articles et vous découvrirez des recettes faciles testées par une maman d’expérience!

     

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    Chronique littéraire : La prisonnière du temps de Kate Morton

    La prisonnière du temps

    J’ai lu La prisonnière du temps de l’Australienne Kate Morton. Elle a publié son premier roman en 2007. En 2019 a paru La prisonnière du temps. Je découvre cette auteure née en 1976 et qui a étudié en littérature victorienne.

    Quatrième de couverture

    Quatrième de couverture  La prisonnière du temps (crédit photo Phrenssynnes)

    Citation de La prisonnière du temps

    « Les branches des arbres n’étaient pas droites. Elles croissaient vers la canopée en rubans ondulés. Les troncs étaient couverts de fougères et de lichens ; il y avait là des chênes, mêlés à quelques bouleaux et noisetiers. La lumière striait le sous-bois et l’air semblait vibrer de quelque attente.

    Lorsqu’ils atteignirent la clairière, Lucy croyait presque entendre la respiration des feuilles. »

    Kate Morton

    Ce que j’ai aimé

    Couverture 2 La prisonnière du temps (crédit photo Phrenssynnes)

    Je me suis laissée séduire par la magnifique image de la couverture.

    L’auteure nous attire au début du roman en piquant notre curiosité avec une accroche très captivante, tel que vous pouvez le lire sur la quatrième de couverture.

    Le lien entre le passé et notre époque s’avère un délice pour ceux qui aiment l’histoire. Les ellipses, c’est-à-dire les allers-retours entre le présent et le passé, coulent aussi bien que l’eau dans la Tamise. On ne s’y perd jamais.

    Plusieurs intrigues structurent la fiction, certaines contemporaines et d’autres dans les temps anciens, donc on ne s’ennuie pas.

    Elodie, l’héroïne principale, m’a charmé avec sa personnalité particulière. Elle ne se laisse pas impressionner par le glamour, l’argent ou le snobisme.

    J’aime le type d’écriture de Kate Morton, visuelle et dynamique. Elle nous donne envie de visiter Birchwood Manor, de faire un tour en chaloupe sur la Tamise ou de nous promener dans ces lieux envoûtants.

    Une des narratrices est un fantôme, on le découvre en cours de lecture. Mais on ne tombe pas dans un excès de surnaturel. La dose s’avère parfaite.

    Citation

    « Chacun de nous chemine vers son crépuscule. »

    Kate Morton dans La prisonnière du temps.

    Ce que j’ai moins aimé

    Telle la Tamise, les méandres du récit nous font découvrir une pléiade de personnages.

    En cours de lecture, je me suis demandé qui était cette Juliet sortie de nulle part et nouvellement parachuté dans l’intrigue. Mais en continuant, on trouve un sens à cette protagoniste.

    Je me suis aussi questionnée sur la nécessité littéraire du personnage d’Ada, dont on comprend plus ou moins le rôle dans le développement romanesque.

    On se rend compte que cette maison, baptisée Birchwood Manor, représente le vrai fil conducteur de cette fiction dont Juliet et Ada font partie intégrante.  L’auteure met en valeur l’importance des lieux chez l’être humain. En brillante écrivaine, Kate Morton finit par rattacher toutes les trames.

    La fin m’a un peu déçue, j’aurais adoré lire plus sur les péripéties amoureuses d’Elodie. Il manque de la prose avec des détails croustillants dans cette partie de l’intrigue.

    Qui sait? Peut-être dans un prochain roman?

    Couverture 3 La prisonnière du temps (crédit photo Phrenssynnes)

    Photo de Lhom

    Voici la photo de la semaine. Lhom nous présente une image de la fameuse Tamise dont il est souvent question dans le roman de Kate Morton.

    La Tamise vue de Londres (crédit photo Lhom)

    Recommandations

    Pourquoi lire La prisonnière du temps ?

    • Vous aimez les romans originaux avec un peu de surnaturel.
    • Si les fictions qui se déroulent en Angleterre vous passionnent.
    • Vous désirez voyager en Grande-Bretagne prochainement, ce livre vous donnera encore plus le goût de partir.
    • Si vous avez besoin de vous distraire avec une bonne histoire, lancez-vous dans ce bouquin.
    • J’espère que ma chronique vous a donné envie de lire cette belle histoire!

    Connaissiez-vous cette auteure?

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    P.S. Les auteurs et éditeurs mentionnés n’ont pas été mis au courant de ce projet avant publication.

     

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    Mémoires d’une de mes ancêtres, un petit bonheur à lire

    Écrire ses mémoires

    J’ai un ami, aussi écrivain, qui travaille sur ses mémoires. Une œuvre qu’il voudrait laisser à ses descendants. Lui-même aurait aimé pouvoir lire ce qu’un de ses arrière-grands-pères aurait écrit.

    J’ai, dans ma bibliothèque, un exemplaire des mémoires d’une de mes grands-tantes.

    Est-ce le genre de lecture qu’on aime faire lorsqu’on avance en âge? Peut-être, à moins d’être féru d’histoire.

    Est-ce qu’un jour j’écrirai mes mémoires ou mon autobiographie? Bonne question, mais une autre interrogation me vient à l’esprit.  Quelle est la différence?

    Selon le site Maxicours :

    « En tant que genre littéraire, le mot mémoires s’utilise uniquement au pluriel (et au masculin). Il désigne le témoignage écrit d’une personne sur sa propre époque et les événements qu’elle a vécus, soit en tant que témoin, soit en tant qu’acteur. Les mémoires sont proches de l’autobiographie, puisque ces deux genres possèdent plusieurs caractéristiques communes. Ce sont en effet des récits rétrospectifs en prose dans lesquels l’auteur assume son propre récit et prétend restituer la vérité des événements vécus. La différence majeure entre l’autobiographie et les mémoires réside dans la nature des faits racontés : dans le premier cas, le récit est centré sur la vie privée de l’auteur; dans le second, sur son époque. »

    La physique des catastrophes (crédit photo de Phrenssynnes)

    Pour et contre écrire ses mémoires

    J’ai commencé à lire La physique des catastrophes de Marisha Pessl et son incipit m’a beaucoup fait rire.

    Voici l’opinion de Gareth van Meer, un personnage de ce roman. 

    Pour mieux comprendre cette citation, le personnage principal, Bleue van Meer, raconte au début du livre l’opinion très rebutante de son père, Gareth, pour quiconque espère écrire ses mémoires.

    Citation

    « Papa disait toujours qu’il faut une sublime excuse pour écrire l’histoire de sa vie avec l’espoir d’être lu.

    “ À moins que ton nom ne soit comparable à ceux de Mozart, Matisse, Churchill, Che Guevara ou Bond — James Bond —, il vaut mieux que tu consacres ton temps libre à peindre avec tes doigts ou à pratiquer le palet, car personne, mis à part ta pauvre mère aux bras flasques et aux cheveux rêches qui te couve d’un regard tendre comme du veau, ne voudra écouter le récit de ta pitoyable existence, laquelle s’achèvera sans doute comme elle a commencé — dans un râle. ” »

    Marisha Pessl dans La physique des catastrophes

    Heureusement que ma grand-tante ne s’est pas laissé décourager, car je suis très contente de posséder un des rares exemplaires de son livre.

    Les mémoires de Marguerite Lescop

    Voici un récit plus positif pour ceux qui désireraient se lancer dans un tel projet.

    Connaissez-vous cette histoire à succès inattendu?  Marguerite Lescop a commencé à rédiger ses mémoires en 1990 : Le tour de ma vie en 80 ans. Elle a publié le livre à compte d’auteur en premier et il s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires! C’est un record, puisque la définition d’un best-seller au Québec est un minimum de 3000 copies vendues. Elle a ensuite publié deux autres bouquins après avoir démarré sa maison d’édition.

    Comme quoi il n’est jamais trop tard!

    Livre de Marguerite Lescop (capture écran de Phrenssynnes)

    Les mémoires de Cécile Boily Soucy

    Cécilie Boily Soucy est ma grand-tante. Elle écrit dans son introduction qu’elle a été encouragée à rédiger son livre par Pierre Paquet lors d’une émission de Radio-Canada.

    Elle nous présente son grand-père, sa grand-mère, leurs enfants ainsi que les arrière-grands-parents. On retrouve à la fin du livre, une brève généalogie des familles Soucy, Boily et Vézina. Cécile Boily Soucy nous raconte toutes les anecdotes dont elle se souvient. Elle décrit les régions où elle a vécu: Baie Saint-Paul, Saint-Joachim, Saint-Raymond, Shawinigan, Petite-Rivière-St-François, Stoneham.

    L’auteure nous fait aussi découvrir ses descendants et fait un lien avec les professions des membres de la famille.

    Elle a commencé la rédaction à 82 ans et a terminé à l’âge de 85 ans en 1989.

     

    « Après cinq années, ma mère a obtenu sa place d’institutrice à Pérou où on s’installa avec plus d’aisance. Nous demeurions à peu près à un mille de l’école. Mes premiers souvenirs furent la mort de la mère de ma grand-mère, Sophie Simard qui avait 91 ans. C’était une petite dame très jolie avec sa capeline noire sur la tête et son châle à trois pointes sur les épaules. »

    Cécile Boily Soucy dans Une vie à découvrir

    Pérou est un rang dans la région de Baie Saint-Paul.

    Une vie à découvrir (crédit photo Phrenssynnes)

    Mes ancêtres

     

    Je suis étonnée de cette description de Sophie Simard, car je n’ai pas le même sentiment lorsque j’observe cette photo. Si j’avais été une petite fille, je crois que j’aurais eu peur de cette vieille grand-mère à l’allure austère.

    C’est une belle leçon à retenir et une preuve que les images ne reflètent pas toujours la réalité.

    Vous verrez plus bas, la photo d’Hélène Côté. Je l’ai connue, elle était mon arrière-grand-mère et nous l’appelions mémère Vézina. De mes souvenirs d’elle émane une douceur toute féminine même si elle portait constamment une longue robe noire.

    Une arrière grand-mère (crédit photo Phrenssynnes)
    Mon arrière grand-mère (crédit photo Phrenssynnes)

    Je vous présente une image du mariage de Cécile Boily avec Omer Soucy. Ils vécurent une grande partie de leur vie à Stoneham où je les ai déjà rencontrés. Mais je n’ai que de vagues souvenirs car j’avais moins de sept ans.

    La demoiselle d’honneur est ma tante Cécilia à l’âge de cinq ans.

    Citation de Cécile Boily Soucy

    « À la maison, on se confectionnait des carrosses pour nos poupées. Quand mon grand-père sciait son bois de chauffage, les premières rondelles servaient de roues pour nos carrosses. On perçait un trou au centre pour passer l’essieu et cela fonctionnait. Le reste du carrosse était fait de bois ou de carton. Pour habiller le toit, on prenait de vieux rideaux. »

    Cécile Boily Soucy dans Une vie à découvrir

    Voici une photo de l’auteure au pensionnat de la Congrégation Notre-Dame.

    Cécile Boily Soucy (drédit photo Phrenssynnes)
    Photo de mariage Cécile Boily Soucy (crédit photo de Phrenssynnes)

    Écrirez-vous vos mémoires?

    Et vous? Y a-t-il quelqu’un dans votre famille qui a écrit ses mémoires. Pensez-vous le faire un jour?

    Connaissez-vous le site Écrire ta vie?

    Citation

    « Au printemps 2020, lors de la première vague de la pandémie de COVID-19, Janette Bertrand, journaliste, actrice et écrivaine de 95 ans, était en confinement. Depuis chez elle, elle a invité les personnes âgées à participer à un atelier inspirant et chaleureux sur l’écriture autobiographique, afin de les guider dans la rédaction de leur histoire de vie durant cette période exceptionnelle de pause mondiale.

    Ainsi est né le projet « Écrire sa vie! ». Mme Bertrand, qui a enseigné l’écriture dramatique pendant 20 ans, a réalisé une série de huit capsules thématiques où elle accompagne les participants dans leur processus d’écriture.  Nous vous invitons à voir, à revoir et à partager ces capsules pour vous aider à écrire vos mémoires. »

    Présentation du site Écrire ta vie

    Aujourd’hui, avec toutes les technologies accessibles, c’est beaucoup plus facile de créer un livre.

    Cela pourrait être l’objet d’une prochaine chronique. Qu’en pensez-vous? Donnez-moi votre avis dans les commentaires.

    Photo de Lhom

    Cécile Boily Soucy a vécu 34 ans à Stoneham et elle a vu naître le centre de ski et le golf.

    « …à Stoneham s’est ajouté un terrain de golf, propriété de M. Jackie Dunn et un centre de ski que j’ai vu construire. On transportait les matériaux sur le mont Hibou en hélicoptère. Cela a donné beaucoup d’ouvrage aux gens de la place. Avant la construction du boulevard Talbot qui a duré à peu près cinq ans, le trafic du lac St-Jean passait par le village. »

    Voici une photo des pentes de ski de Stoneham que Lhom a prise en automne.

    Les pentes de ski de Stoneham (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

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    Salade de farro

    Salade de farro finale (crédit photo Phrenssynnes)

    La saison estivale commence et, avec les chaleurs, nous aimons manger des plats frais.

    Je vous présente une salade de farro qui conviendra pour un brunch, un dîner, ou pour servir en accompagnement lors d’un barbecue.

    Qu’est-ce que le farro?

    On surnomme le farro comme étant le grain traditionnel de la Méditerranée. En fait, c’est de l’épeautre perlé originaire d’Italie et ça ressemble à de l’orge.

    Ce grain entier et ancien contient une bonne quantité de fibres (18 % de la valeur quotidienne), des protéines et du fer (10 % de la valeur quotidienne). Il peut remplacer le riz comme féculent pour votre repas.

    C’est un excellent produit nutritif de base à ajouter dans les soupes, les casseroles et les salades.

    J’ai créé cette recette pour vous aider à adhérer à l’alimentation méditerranéenne en vous délectant.

    Pourquoi c’est important? Cliquez ici.

    Salade de farro

    Ingrédients

    • 125 ml de farro
    • 1 litre d’eau
    • 75 ml d’olives hachées
    • 125 ml de poivron rouge haché
    • 125 ml de poivron jaune haché
    • 75 ml d’oignon vert haché
    • 175 ml de cœur de palmier coupé
    • 250 ml de céleri haché
    • 1 carotte en dés
    • 1 tomate en dés
    • 75 ml de chou rouge haché
    • 2 œufs cuits durs hachés
    • 60 à 80 ml de vinaigrette de Phrenssynnes
    • Basilic frais et ciboulette fraîche pour décorer votre plat

    Préparation

    Étape 1

    Faites cuire le farro dans le litre d’eau environ 30 minutes. Si désiré, vous pouvez le faire tremper une nuit dans juste assez d’eau pour submerger. Le lendemain, vous égouttez. Puis faites cuire dans le litre d’eau. La cuisson prendra seulement 10 minutes au lieu de 30. Égouttez et rincez à l’eau froide.

    Étape 2

    Dans un grand bol à mélanger, réunissez les autres ingrédients. 

    Étape 3

    Ajoutez le farro cuit et la vinaigrette. Bien mélanger.

    Étape 4

    Décorez votre salade avec le basilic et la ciboulette. Réfrigérez.

    Donne environ 6 portions qui se conservent quelques jours au réfrigérateur.

    Tel que vous pouvez le constater, le farro ressemble à de l’orge ou à du riz brun.

    Voilà une belle façon d’améliorer votre alimentation selon la diète méditerranéenne. 

    Emballage de farro (crédit photo Phrenssynnes)
    Le farro cuit (crédit photo Phrenssynnes)
    Salade de farro avec oeuf (crédit photo Phrenssynnes)
    Salade de farro finale (crédit photo Phrenssynnes)

    Je vous souhaite une magnifique saison estivale.

    Merci d’avoir lu cette chronique au complet!

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    Bon appétit!

    Phrenssynnes

    P.S. Je n’ai aucun lien affilié dans cet article.

    Vous avez envie d’améliorer votre alimentation?

     

    Vous n’êtes pas seul. Je suis ici pour vous aider. Lisez ces articles et vous découvrirez des recettes faciles testées par une maman d’expérience!

     

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    Stoneham

    Introduction

    Voici un de mes souvenirs d’enfance qui m’habite chaque été lorsque je m’aventure trop longtemps dans les bois.

    Si vous êtes allergiques aux piqûres de moustiques, vous me comprendrez.

    Sinon, j’espère au moins vous faire sourire.

    Bonne lecture.

    Stoneham

     

    Des relents de souvenirs réveillent chez moi des sentiments équivoques pour ce lieu charmant qu’est Stoneham.  J’aime l’hiver, le ski, les feux de foyer, la bonne bouffe avec les amis.  Pourtant, existe dans mon esprit une sorte de dichotomie, comme si cet endroit adorable se transformait en un monde si différent l’été.

    Boisé Stoneham (crédit photo Phrenssynnes)
    Chemin boisé (crédit photo Phrenssynnes)

    Chez mon oncle

    Nous allions souvent, à l’époque de mon enfance, visiter un oncle, une tante et mes cousins, ces amateurs de pêche, de plein air et de camping.  Ils possédaient un terrain en bordure de la rivière des Hurons, juste à côté de l’église du village.  Mes parents, ma sœur et moi allions pique-niquer avec eux pendant les canicules. De magnifiques journées remplies aussi de maringouins, d’insectes noirs et autres horribles mouches qui raffolaient de ma douce et misérable peau.

    À peine sortie de la voiture, je me transformais en une cible mouvante entourée d’une ombre de moustiques. Je devenais comme un mariage d’oiseaux. Une brume d’insectes volait dans une parfaite harmonie avec tous les mouvements de mon corps.  J’avais beau courir de gauche à droite, descendre à la rivière avec mes cousins, galoper autour de la tente, cavaler dans les hautes herbes avec ma sœur, ils ne me lâchaient point.  Mon exquise chair se métamorphosait en un véritable festin pour eux.

    La frénésie

     

    Mon corps entier venait dans un tel état de crispation, à l’affût du moindre effleurement que provoquaient les pattes de moustique touchant mon épiderme.  Et je ne claquais jamais assez vite. De temps en temps, je criais victoire et mes yeux affolés voyaient une tache de sang auréoler le cadavre aplati de l’insecte maudit.  D’autres fois, je giflais ma cuisse alors que ce n’était qu’un brin d’herbe qui m’avait chatouillé la peau.   Parfois, une perle de sueur qui glissait lentement provoquait la même hystérie.  C’est surtout cet état de tension musculaire qui me rendait folle.  Si mal dans cette peau, véritable aimant à bibitte devenue boursouflée de piqûres.  Et cette rage. Cette frénésie de démangeaison, ce prurit quasi pervers obsédait tous mes sens.  Ah! Quelle jouissance que de gratter ces sales piqûres jusqu’au sang.

    Boisé l'été à Stoneham (crédit photo Phrenssynnes)

    La tartinade ou la baignade

     

    Quelques fois, je laissais ma mère me tartiner de chasse-moustique. Mais mon territoire épidermique déjà à feu et à sang en bénéficiait peu. Et, je me sentais visqueuse et brûlante avec cette odeur si chimique qui me poursuivait toute la journée, si artificielle et incongrue au milieu de toute cette nature.

    Ou j’allais me baigner dans la rivière caillouteuse dont l’eau glaciale contribuait à modifier ma contracture.  L’engourdissement gagnait mes pieds et mes jambes, c’est dans un état proche de l’apoplexie que je me mouillais le ventre.  Bravement, je m’enfonçais jusqu’à la nuque. Enfin, plus d’insectes!

    Faux, je finissais toujours par en apercevoir des géants avec de très longues pattes qui semblaient glisser sur la surface de l’eau comme d’habiles patineuses sur la glace.  Ces araignées d’eau ne piquaient pas, me disait-on.

    Le sandwich

     

    Puis les lèvres bleues, la peau rougie de froid, je courais sur l’herbe sèche qui me picotait les pieds, pour atteindre le sandwich jambon moutarde que me tendait ma mère.  Je m’enfuyais aussitôt dans la tente de mon oncle pour enlever mon maillot détrempé en me claquant à qui mieux mieux tantôt une jambe, tantôt un bras, la bobette d’une main, le sandwich dans l’autre.

    Et, je zippais rapidement la fermeture éclair du campement, je sprintais, lançant ma croûte de pain dans les airs, pour me réfugier dans la voiture de mon père.  La chaude canicule de l’habitacle réchauffait ma chair de poule.  Après avoir fini d’écraser tous les brûlots qui avaient daigné m’accompagner dans l’automobile, j’observais le restant de la famille goûter des joies du plein air.

    Mon corps exténué pouvait commencer à se détendre, une suave léthargie me gagnait, je m’allongeais sur la banquette, en profitant enfin de mon dimanche après-midi.

    Mais l’horreur me réveillait toujours un instant plus tard par le harcèlement d’un fatal bourdonnement me vibrant autour de l’oreille…

    Photo de Lhom

    Cette petite rivière n’est pas celle des Hurons mais Lhom a pris cette photo à Stoneham.

    Rivière à Stoneham (crédit photo Lhom)

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    Phrenssynnes

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    Plus besoin d’épeler le mot Phrenssynnes!

    code QR du blogue (crédit photo Phrenssynnes)

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    Mousse à l’omble de l’Arctique

    Cuisinez une mousse à l’omble de l’Arctique

    Qu’est-ce que l’omble?

    L’omble de l’Arctique ou omble chevalier est un poisson de la famille des saumons qu’on consomme dans les régions nordiques.

    Voici la recette de la mousse à l’omble, vous trouverez mes commentaires plus bas.

    Mousse à l’omble de l’Arctique

    Ingrédients

    • 170 g de hummus
    • 1 sachet de gélatine sans saveur
    • 50 ml d’eau froide
    • 15 ml de jus de citron
    • 30 ml d’olives hachées
    • 15 ml d’échalotes françaises hachées
    • 1 œuf cuit dur haché
    • 250 ml d’omble de l’Arctique cuit
    • 15 ml de céleri haché
    • Eau chaude pour bain-marie
    • Basilic frais et tomates cerises pour décorer

    Préparation

    Étape 1

    Videz le sachet de gélatine dans le chaudron du haut de votre bain-marie. Ajoutez 50 ml d’eau froide à la gélatine, mélangez et laissez reposer 15 minutes.

    Étape 2

    Placez le chaudron du haut de votre bain-marie sur celui du bas et faites chauffer afin de fondre la gélatine déjà gonflée.

    Étape 3

    D’autre part, mettez le hummus dans un bol à mélanger. Ajoutez la gélatine fondue et incorporez. Ensuite, ajoutez l’œuf cuit dur haché, les olives, le jus de citron, le céleri, les échalotes et l’omble cuit. Bien mélanger.

    Étape 4

    Versez dans un moule badigeonné avec un peu d’huile d’olive. Réfrigérez 2 à 3 heures avant de servir. Démoulez la mousse dans une assiette. Décorez-la avec des feuilles de basilic, des craquelins et des tomates cerises pour ajouter de la couleur.

    L'hummus dans le bol (crédit photo Phrenssynnes)
    L'hummus avec la gélatine (crédit photo Phrenssynnes)
    Le poisson cuit (crédit photo Phrenssynnes)

    J’ai une amie qui nous servait souvent comme entrée une délicieuse mousse au saumon.

    J’ai fini par lui demander la recette. Récemment, j’ai eu l’envie de la refaire pour servir comme hors-d’œuvre avec des craquelins. Et vous savez comment Phrenssynnes aime twister les recettes pour les améliorer d’un point de vue nutritif!

    Alors…

     

    Le twist santé (crédit photo Phrenssynnes)

    Comment twister une recette

    La stratégie consiste à remplacer les ingrédients moins bons pour la santé par d’autres.

    Évidemment, je choisis un équivalent qui a de meilleures valeurs nutritives. Ne pas trop altérer le goût et la texture du plat final s’avère crucial.

    La mousse au saumon de mon amie contient de la mayonnaise.

    Donc, son temps de conservation est limité. Je la jette après 24 heures, tel que ma mère me l’a toujours recommandée avec des mets cuisinés avec de la mayo.

    De plus, c’est considéré comme un aliment à diminuer dans notre consommation puisque c’est très gras. Et après plusieurs essais, je n’ai trouvé aucune mayo qui réussissait le test de l’application Yuka.

    Le twist santé (crédit photo Phrenssynnes)

    J’ai pensé remplacer la mayonnaise par du hummus.

    Plusieurs le font souvent pour un sandwich. L’autre amélioration est d’utiliser du poisson frais. Car dans la recette originale, le saumon est en conserve.

    J’ai choisi l’omble chevalier, mais vous pouvez aussi utiliser de la truite ou du saumon.

    Pour cuire l’omble, j’ai utilisé cette recette de Ricardo en substituant le vermouth par du vin blanc et le beurre par de l’huile d’olive. Cela m’a permis de faire un repas pour deux (avec 350 grammes) ainsi que cette mousse.

    Moule pour mousse (crédit photo Phrenssynnes)

    Le moule pour la mousse à l’omble de l’Arctique

     

     

    Voici le moule que j’utilise. Je le trouve pratique, car le fond peut s’enlever, ce qui facilite le démoulage. Sinon, trempez votre moule dans l’eau chaude quelques secondes avant de démouler votre mousse. Mais pensez aussi à passer un couteau au pourtour de la mousse pour décoller le bord et permettre à l’air d’entrer entre le moule et la mousse.

     

    Accessoire de cuisine

    Je possède un autre bidule pour trancher aisément un œuf cuit dur. L’instrument produit des lamelles uniformes. Je m’en sers aussi pour tailler des boules de fromage bocconcini.

    Observez les morceaux fins et égaux.

    N’en cherchez pas d’identique dans le commerce, car c’est une véritable antiquité! Il provient de ma belle-mère qui en avait hérité de sa sœur beaucoup plus âgée.

    Trancheur d'œuf (crédit photo Phrenssynnes)
    Œuf tranché (crédit photo Phrenssynnes)

    Bref, ce coupe œuf doit avoir plus de 50 ans! On faisait les choses solidement à cette époque

    Ces outils ne s’avèrent pas essentiels pour cuisiner, mais cela nous facilite la vie.

    Je suis certaine que vous ravirez vos invités avec cette mousse.

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Phrenssynnes

    Trouver un équilibre peut être un défi mais manger sainement n’a pas besoin d’être compliqué!

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    Floride vers Québec, le trajet formidable pour le retour

    La route de retour Floride vers le Québec

    Les vacances sont terminées et il faut bien revenir. J’aime jumeler le plaisir d’explorer avec le circuit à accomplir. Le choix de l’itinéraire pour la route s’avère important. Nous décidons à l’avance de la distance à parcourir quotidiennement en voiture. Nous planifions les plus longs trajets au début. De plus, nous vérifions les prévisions météorologiques d’avance et nous nous ajustons lorsque c’est possible.

    Le voyage que je vous présente s’étire sur quatre jours et trois arrêts « dodo ».

    Les hautes annonces au loin (crédit photo Phrenssynnes)

    Itinéraire

    En quittant la Floride, nous avons conduit sur l’autoroute 95 jusqu’à la hauteur de Charleston et ensuite sur la 26. Plus exactement, c’est à Whetsell, en Caroline du Sud, que nous sommes engagés sur la route 26. Nous nous sommes arrêtés pour la nuit à Columbia dans le même État.

    Le lendemain, de cette ville, nous sommes partis par l’autoroute 77 jusqu’à Fort Chiswell. Là, nous avons bifurqué afin de rouler sur la route 81. Ce trajet nous a fait éviter de passer près des grandes agglomérations comme Washington et Baltimore où on rencontre beaucoup de trafic. Surtout depuis que le pont s’est effondré à Baltimore.

    Nous avons couché le deuxième soir à Harrisburg, la capitale de la Pennsylvanie.

    Ensuite, la troisième journée, nous sommes partis d’Harrisburg en empruntant toujours la route 81 jusqu’à Binghamton dans l’État de New York.  À cet endroit, nous avons pris la 88 et fait un petit bout sur la route 90 afin de rejoindre la 87, un peu au nord d’Albany.

    Puis, nous avons filé pour Saratoga Springs, que nous avions sélectionné pour notre dernier arrêt avant d’arriver à destination.

    Drapeau américain sur la route (crédit photo Phrenssynnes)

    Nos observations sur la route

    Nous avons remarqué plusieurs choses sur ce long parcours d’environ 2900 kilomètres.

    Voyager sur des autoroutes qui ne traversent pas les grandes villes nous fait découvrir des facettes particulières de l’Amérique.

    Les frontières

    Comme au Canada avec ses provinces, chaque État signale sa frontière par une pancarte ou un emblème. Nous avons aimé celui qui nous annonçait la Caroline du Sud.

    Les entrepôts

    Sur une partie du trajet, en Pennsylvanie et dans l’État de New York, nous avons vu de chaque côté de la route un grand nombre d’entrepôts gigantesques. Ces millions de pieds carrés, propriétés de grosses compagnies comme Amazon, Walmart, etc., nous ont beaucoup impressionnés.

    Les aires de repos

     

    Les Rest Areas sont bien gérés. C’est accueillant et propre.

    Je dirais mieux qu’au Québec où nous nous sommes frappés le nez sur une porte de toilette barrée sur laquelle on avait collé une vilaine feuille de papier barbouillée d’un « FERMÉ ».

    Surtout lorsque ça fait quelques kilomètres qu’on attend…

    Aire de repos aux USA (crédit photo Phrenssynnes)
    Annonce d'avocat sur la route (crédit photo Phrenssynnes)

    Les affiches publicitaires

    Nous avons remarqué beaucoup de panneaux publicitaires. Cela n’a rien d’étonnant au pays du capitalisme. Mais ce qui nous a frappés, c’est leur hauteur.

    Nous avons aussi observé de nombreuses annonces pour des avocats.

    Et, lorsqu’on se situe dans les États du Sud telles la Géorgie et les Carolines, on voit des affiches religieuses, comme vous pouvez le constater sur une photo.

    Les pancartes religieuses me surprennent toujours.

    Blue Ridge Parkway

    Même si nous voyagions dans la région des montagnes Blue Ridge, nous n’avons pas parcouru le célèbre Parkway. Nous nous promettons de le réaliser un jour.

    Cependant, je vous assure que le paysage sur la route 81 entre Charlotte et Harrisburg vous coupera le souffle!

    Les affiches nombreuses (crédit photo Phrenssynnes)
    Ce qui est écrit sur l'annonce (crédit photo Phrenssynnes)

    Lisez ce qui est écrit sur l’affiche!

    Une autre curiosité sur la route de la Floride vers Québec

    À Mount Jackson en Virginie, on a décoré le réservoir d’eau d’un panier de pommes. J’ai trouvé cela joli.

    Nos arrêts

    Columbia

    Nous avons effectué notre premier arrêt dans la ville de Columbia en Caroline du Sud.

    Le temps prévu pour réaliser cet itinéraire représentait environ huit heures et demie, mais nous avons été retardés par un trafic important à l’intersection de la route 26.

    Heureusement que nous utilisons l’application Waze. Cela nous a permis de trouver un parcours alternatif qui nous a fait éviter un énorme bouchon.

     

    Réservoir d'eau décoré avec des dessins de pommes (crédit photo Phrenssynnes)
    Bouchon de circulation (crédit photo Phrenssynnes)
    Fleurs printanières sur la route (crédit photo Phrenssynnes)

    La pizzéria de Columbia

    Nous sommes allés manger dans un petit restaurant local près de notre hôtel.

    Nous avions envie d’une pizza et avons cherché sur le web. En arrivant sur place, nous avons constaté que la devanture du Pizza Palace ne nous inspirait pas beaucoup.  J’hésitais, mais Lhom a dit : « Tant qu’à être rendu, allons voir à l’intérieur. » Je crois qu’il avait faim.

    Le restaurant était presque plein et l’ambiance semblait chaleureuse.

    À une table, un couple très âgé dégustait leur breuvage. Un peu plus loin, trois amies discutaient joyeusement à travers des éclats de rire. Un autre groupe de quatre personnes partageait un pichet de bière. J’aurais parié que c’était les parents de la jeune fille accompagnés de son mari. Nous étions les seuls qui ne venaient pas de la place!

    L’atmosphère s’est révélée sympathique. Nous avons obtenu un excellent service et on m’appelait « darling » avec un bel accent traînant du Sud.  Et nous avons trouvé la nourriture succulente.

    Nous avons vécu une immersion dans la culture « carolinienne » avec beaucoup de plaisir.

    Le cœur de l'Amérique (crédit photo Phrenssynnes)
    Vallée de Shenandoah (crédit photo Phrenssynnes)

    Sur la route vers Harrisburg, voici des photos du cœur de l’Amérique. Les paysages de la vallée de Shenandoah nous éblouissent.

     

    Harrisburg, Pennsylvanie

    Capitole à Harrisburg (crédit photo Phrenssynnes)

    Harrisburg, la capitale de la Pennsylvanie, est située sur le bord de la rivière Susquehanna.

    Nous avons profité d’une demi-journée pour nous délier les jambes. Après toute cette route, nous avions besoin de bouger.

    Murale à St-Petersburg (crédit photo Lhom)

    Nous avons fait la tournée des fresques d’Harrisburg, comme à St Petersburg en Floride où Lhom avait croqué cette belle image.

    Les murales de la ville d’Harrisburg

    Murale 1 Harrisburg (crédit photo Phrenssynnes)
    Murale 2 Harrisburg (crédit photo Phrenssynnes)
    Murale 3 Harrisburg (crédit photo Phrenssynnes)
    Murale 4 Harrisburg (crédit photo Phrenssynnes)
    Des nuages (crédit photo Phrenssynnes)

    En route vers le nord

    En route vers Saratoga Springs, nous avons observé une formation nuageuse inquiétante, pourtant nous avons eu à peine quelques gouttes de pluie.

    Nous avons opté pour Saratoga Springs, mais nous aurions pu aussi arrêter à Hyde Park où nous avons déjà séjourné en revenant de Philadelphie.

     

    Saratoga Springs

    Saratoga Springs était réputé pour ses eaux thermales. Vous pouvez aller vous promener au Saratoga Spa State Park. Cette zone était un lieu sacré pour les Amérindiens.

    « Ces sources sont les seules sources minérales naturellement gazeuses à l’est des montagnes Rocheuses. »

    Saratoga Springs heritage area visitor center

    Pendant la guerre française et indienne (1754-1763), on y amenait des soldats pour aider à guérir leurs blessures.

    L’ancien président Franklin D. Roosevelt qui souffrait de poliomyélite vantait les bienfaits de ces cures thermales.

    La ville est aussi un endroit renommé pour les courses de chevaux pur-sang.

    Étant donné qu’il pleuvait lorsque nous sommes passés, nous avons écourté notre visite.

    Par contre, je peux vous recommander le restaurant où nous avons mangé avec beaucoup d’agrément, le Thirsty Owl.

    Conclusion

    De retour à Québec, nous sommes allés voir le film Guerre civile que je vous recommande d’ailleurs.

    Dans l’intrigue, une équipe de journalistes roulent de New York vers Washington pour aller rencontrer le président. Avec étonnement, Lhom et moi avons reconnu une partie de la route que nous venions juste de conduire!

    Photo de Lhom

    Nous gardons dans nos souvenirs cette image d’une de nos dernières soirées à Delray Beach. 

    Atlantic avenue (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

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    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    P.S. Je n’ai aucun lien affilié avec les endroits recommandés.

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    Lumière dorée prise de Perkins Cove (crédit photo Phrenssynnes)

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    Observation de la faune locale en Floride

    Observation d’une faune variée

    En Floride, vous pouvez faire d’autres activités que de vous étendre sur la plage. Moi aussi j’aime bien me tartiner de crème solaire, m’installer avec un livre à la main sous un parasol coloré et lézarder devant l’océan.  Mais je vous suggère de compléter votre séjour par une visite dans des refuges d’oiseaux.

    Explorer le Green Cay Nature Center and Wetlands vaut le détour.

    Image éducative 1 (crédit photo Phrenssynnes)
    Construction du Green Cay Nature Center (Crédit photo Phrenssynnes)
    Image éducative 2 (crédit photo Phrenssynnes)

    En 1999, la famille Winsberg a vendu, à un prix réduit, leur terrain au Palm Beach County à la condition qu’on y construise un centre pour accueillir la faune sauvage. Avant, cette famille exploitait une ferme prospère de poivrons verts.

    Observation d’un spécimen particulier

     

    Maintenant, les visiteurs peuvent se promener gratuitement sur les immenses trottoirs de bois aménagés pour l’observation de la faune.

    L’endroit est aussi peuplé d’une autre espèce rare : l’homo sapiens accroauxphotos! C’est un être humain dont le visage est caché par un appareil photo muni d’une interminable lentille de zoom. La tête habituellement ornée d’un chapeau, il est vêtu de couleur neutre, se fondant bien avec l’environnement. Je n’ai pas pris en photo ce spécimen malgré le grand nombre observé immobile sur les longues galeries de bois.

    Ah! Ah! Je me trouvais bien mal équipé, par rapport à eux, avec mon minable téléphone cellulaire pour croquer les images incroyables que la nature nous offrait. Pourtant, j’ai conclu que le résultat n’était pas si mauvais.

    J’ai même réussi à filmer cet oiseau qui s’envole.

    Mettez le son pour entendre les chants.

    Trottoirs de bois (crédit photo Phrenssynnes)
    Fleur mauve au centre nature (crédit photo Phrenssynnes)
    Affiche éducative au centre naturel (crédit photo Phrenssynnes)

    Hum… J’étais bien contente de la présence de ce genre de poisson dans le marais, car je suis allergique aux piqûres de moustique.

    Nous avons parcouru le centre vers dix heures le matin et je n’ai pas eu une seule piqûre. Par contre, je ne garantirais pas cela si vous effectuez votre sortie à l’aube ou au crépuscule.

    Même si nous avons visité l’endroit dans le milieu de l’avant-midi, nous avons aperçu une foule d’animaux extraordinaires.

    Des oiseaux blancs (crédit photo Phrenssynnes)
    Une sorte d'héron (crédit photo Phrenssynnes)

    Observation de la faune à une bonne distance

    Dans ce genre d’endroit, nous pouvons aussi voir des alligators. Chanceux, nous avons pu en observer deux. Tel que vous pouvez le constater, il se reposait assez loin de nous, mais j’ai réussi à obtenir une bonne image en zoomant. C’est le même animal sur les deux photos.

    Alligator au loin (crédit photo Phrenssynnes)
    Zoom sur l'alligator (crédit photo Phrenssynnes)

    Observer les oiseaux sans être ornithologue

    C’est une visite très agréable même si vous n’êtes pas un ornithologue chevronné. De plus, si vous vous y rendez avec des enfants, ils trouveront que c’est une expérience incroyable.

    Observation d'un oiseau (crédit photo Phrenssynnes)

    Vous trouverez plusieurs tableaux éducatifs où on explique les variétés d’oiseaux et d’animaux qu’on peut observer.

    Sur cette photo et la vidéo, vous pouvez voir des tortues.

    Deux tortues (crédit photo Phrenssynnes)

    Conclusion sur l’observation de la faune locale

     

    Nous avons adoré cette activité. Vous pouvez aussi visiter gratuitement un autre endroit, le Wakodahatchee Wetlands qui se situe dans la même région.

    J’aime beaucoup entendre le chant des oiseaux et j’ai été comblée dans cette visite. Et vous? Aimez-vous observer les oiseaux?

    Regardez cette vidéo et mettez le son.

    Photo de Lhom

    Cette semaine, nous avons droit non pas à une image, mais à une vidéo de Lhom. Il a réussi à filmer un deuxième alligator qui se promenait paisiblement dans l’étang à côté des volatiles.

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Phrenssynnes

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    Chronique de « Intérieur nuit » de Marisha Pessl

    Pourquoi lire Intérieur nuit?

    J’ai lu le livre, Intérieur nuit, le deuxième roman publié de Marisha Pessl, une écrivaine du Nord-est américain.

    J’aime encourager la gent féminine et je sélectionne des livres où l’intrigue se passe à des endroits que je visite. Donc, je fais des recherches dans ce sens. C’est ainsi que j’ai découvert Marisha Pessl.  Pourquoi l’avoir choisie? Sur un site internet, les noms de plusieurs femmes auteures défilaient.

    Deux petites coïncidences m’ont surprise, tout simplement!

    Intérieur nuit m’attendait à la bibliothèque!

    Depuis que j’ai terminé cette lecture, j’ai décidé d’entamer bientôt La physique des catastrophes.

    Livre de Marisha Pessl sur un palmier (crédit photo Phrenssynnes)

    Citation

    « L’opacité. Je sais que c’est difficile à comprendre de nos jours, mais le véritable artiste a besoin d’opacité pour créer. C’est d’elle qu’il tient son pouvoir. Son invisibilité. Moins le monde en sait sur lui, sur ses faits et gestes, ses origines, ses méthodes secrètes, plus il est fort. »

    Marisha Pessl dans Intérieur nuit

    Quatrième de couverture

    Je trouve inutile de recopier la quatrième de couverture, je préfère vous laisser parcourir le résumé directement sur cette image. La lisez-vous toujours avant de commencer un livre? Moi, oui.

    Quatrième de couverture d'Intérieur nuit (crédit photo Phrenssynnes)

    Citation

    « Ma vie était un costume que je n’avais mis que pour les grandes occasions. La plupart du temps, je l’avais gardée au fond de mon placard, oubliant jusqu’à sa présence. On était censés mourir quand les coutures ne tenaient plus qu’à un fil, quand les coudes et les genoux étaient tachés d’herbe et de boue, les épaulettes abîmées par les étreintes, les pluies torrentielles et le soleil de plomb, le tissu élimé, les boutons arrachés. »

    Marisha Pessl dans Intérieur nuit

    Intérieur nuit sur un palmier (crédit photo Phrenssynnes)

    Ce que j’ai aimé

    Page noire (crédit photo Phrenssynnes)

    L’audace d’Intérieur nuit

    Tout d’abord, lorsque j’ai parcouru le bouquin, j’ai remarqué un fait rare dans un tel type de roman. En feuilletant l’ouvrage, on découvre plusieurs pages avec des images. Vous observerez des rapports médicaux, des photos de chroniques dans des magazines ou des sites internet. En fait, Marisha Pessl a créé ces volets graphiques afin de rendre encore plus réel Stanislas Cordova, un des personnages importants de l’histoire. Il est un cinéaste mythique, très connu, mais également d’une excentricité légendaire. On qualifie ses films de chefs-d’œuvre.

    Mais c’est le journaliste d’investigation, Scott McGrath, que nous suivons tout au long du livre. J’aime son scepticisme et son auto-dérision.

    Ses expériences sont aussi imagées.

    Par exemple, à la page 581 de l’intrigue, Scott éprouve un black-out de trois jours. Or, pour figurer cette perte de conscience, l’auteure a choisi d’insérer dans le bouquin une feuille noire, recto et verso!

    J’admire cette fantaisie artistique de l’écrivaine.

    Une des choses qui m’a frappée dans cette fiction, c’est la complexité dans la construction des protagonistes.

    Pessl a imaginé, non seulement la vie, l’œuvre entière du cinéaste Cordova, mais aussi plusieurs articles de médias à son sujet.

    C’est la première fois où je lis un roman où la création des personnages est si approfondie. Et j’admire cela.

    Livre Intérieur nuit sur fond gris (crédit photo Phrenssynnes)

    Citation

    « Le temps efface de nos souvenirs la plupart des horreurs et des souffrances. »

    Marisha Pessl dans Intérieur nuit

     

    Ce que j’ai moins aimé

    Les italiques

    Marisha Pessl utilise l’italique d’une façon inusitée que je n’ai pas tout à fait compris.

    Le côté sombre

    On perçoit que l’enquête du journaliste Scott McGrath frise l’obsession malsaine.

    De plus, lors de sa quête, il découvre un lien avec la magie noire et on sent bien son angoisse avec tout ça.

    Le réalisateur Cordova crée des films d’une horreur et d’une violence si terribles qu’on en interdit la diffusion dans les salles de cinéma. Des admirateurs divulgueront l’œuvre devenue ainsi mythique, de façon illégale dans les endroits les plus insolites. Cela prendra une tournure virale sur le nombre d’irréductibles adeptes anormalement obnubilés par l’artiste.

    Cela teinte l’histoire d’un côté obscur.

    J’ai aimé la finale

    Par contre, sans vous en dire plus, la fin nous aligne vers quelque chose de plus lumineux. Du moins, c’est mon interprétation.  Mais, puisque cette fin est ouverte, peut-être en discernerez-vous une autre fin.

    Le côté sombre de New York (crédit photo Phrenssynnes)

    Photo de Lhom

    Cette photo de Lhom illustre bien la ville où se déroule le roman. La branche symbolise une autre partie de l’intrigue de Marisha Pessl qui se déroule dans la région au nord du Big Apple.

    New York City vue côté Nord (crédit photo Lhom)

    Recommandations

    Je vous recommande de lire ce roman si :

    • Vous aimez lire les histoires qui se déroulent à New York et dans la région de la Hudson Valley.
    • Vous recherchez des fictions où on met en valeur les artistes.
    • Vous voulez encourager la littérature féminine.
    • Vous désirez lire un livre admirablement écrit et bien traduit.

    Intérieur nuit est le genre de roman qu’on regrette de terminer parce qu’on aurait encore envie de suivre les héros.

    Connaissiez-vous cette auteure?

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Phrenssynnes

    P.S. Je n’ai pas avisé, avant publication, les auteurs et éditeurs mentionnés dans cet article.

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    Version 2 d’un road trip Québec Floride. D’autres beaux endroits à visiter

    Rouler jusqu’en Floride

    Si vous n’avez jamais effectué le parcours du Québec à la Floride, sachez que c’est une belle expérience à faire au moins une fois dans sa vie.

    Vous le faites chaque année ? Cet article s’adresse aussi à vous, car vous découvrirez peut-être un chemin différent du vôtre.

     

    La grisaille du Québec (crédit photo Phrenssynnes)

    Les hôtels sur la route de la Floride

    Nous profitons du chemin plutôt que de nous dépêcher afin d’atteindre notre destination.

    L’objectif est de rouler six à neuf heures par jour selon les endroits que nous voulons visiter.

    Nous réservons, au fur et à mesure, dans la même chaîne pour toutes les nuitées. On s’abonne au club de la compagnie afin de bénéficier de certains avantages.

    Quitter la grisaille du Québec

    Parcourir ce long chemin à la fin de l’hiver, c’est une expérience visuelle. Des teintes de gris ennuyant et de brun fade, on voyage vers la verdure et la couleur des fleurs éclatantes.

    Nous avons pris l’autoroute 87 en passant par Plattsburgh dans l’État de New York.

    Nous avons effectué ce parcours en quatre jours et trois nuits.

    La veille, nous allons nous acheter un casse-croûte à l’épicerie ainsi que des collations protéinées telles que des noix et des barres tendres.

    Avant de partir, nous préparons aussi de bonnes réserves d’eau dans nos gourdes thermiques.

    Gourdes thermiques (crédit photo Phrenssynnes)

    Sur la route

    Toutes sortes d’expériences visuelles nous attendent sur la route.

    Nous avons aperçu un véhicule insolite. Désolée pour la qualité de la photo, mais j’ai dû me dépêcher pour croquer cette image imparable! Remarquez les faux rats sur le toit ainsi que la fausse main sous la voiture.

    Voiture étrange (crédit photo Phrenssynnes)
    Nos premières fleurs (crédit photo Phrenssynnes)

    Les premières couleurs

    Nous avons bifurqué au nord du Big Apple, juste après Gardnertown,  pour rejoindre l’autoroute 84. Ensuite, à Scranton en Pennsylvanie, nous avons pris la 81.

    À Wilkes-Barre, nous avons effectué notre première pause. J’aurais cru qu’après neuf heures de voiture la température serait plus clémente. Mais il faisait froid comme chez nous lorsque nous sommes partis le matin. Et il ventait beaucoup.

    Saviez-vous que Scranton est la ville natale du président Joe Biden?

    À part Scranton et Wilkes-Barre, vous pouvez aussi loger à Clark Summit qui se situe juste à côté. Lisez cet article où Brittany Brexit vous raconte notre arrêt dans cette petite bourgade.

    Le lendemain, nous avons continué sur la route 81 jusqu’à Frederick au Maryland où nous avons rejoint la 270 pour prendre la 495 qui ceinture la ville de Washington.

    On doit attendre à la hauteur de la capitale américaine pour apercevoir les premières couleurs.

    Nous avons vu en premier ces bouquets jaunes et ensuite, nous avons été pâmés par les arbres fleuris. En sortant de la voiture pour manger notre pique-nique, nous avons entendu les mélodies d’oiseaux. Dévorer notre sandwich à l’extérieur autour de la végétation colorée et se faire bercer par les chants de merles, quel bonheur!

    La deuxième nuitée

    Nous avons effectué notre deuxième arrêt à Fayetteville en Caroline du Nord.

    Notre sortie au restaurant nous a permis de vivre une expérience culturelle. Le jeune serveur nous a demandé une carte d’identité pour vérifier notre âge malgré les cheveux blancs de Lhom. Nous avons bien ri avec lui. Il nous a expliqué que la loi l’obligeait à faire cette vérification, peu importe les évidences.

    J’en ai profité pour savourer du grits et du pain au maïs, deux spécialités du Sud.

    Le grits ressemble à la polenta.  C’est une céréale moulue de façon grossière fabriquée à partir du maïs. On cuit cette semoule avec de l’eau ou du lait afin de créer une bouillie crémeuse. Certains la servent chaude au petit-déjeuner comme un gruau mais on la propose aussi pour remplacer les pommes de terre ou le riz.

    Les arbres en fleurs et le soleil (crédit photo Phrenssynnes)
    La couleur rose des fleurs (crédit photo Phrenssynnes)
    Fleurs blanches du printemps (crédit photo Phrenssynnes)

    Savannah, un bel arrêt vers la Floride

    Après avoir dépassé Washington, nous avons pris l’autoroute 95 jusqu’à notre prochain arrêt.

    Nous avons fait un pique-nique dans un des nombreux parcs de Savannah.

    Le détour en vaut la peine. Vous y découvrirez une ville du Sud impressionnante par sa végétation et ses nombreux jardins qu’on appelle des squares. Disséminés au centre-ville, les gens vont s’y détendre et admirer l’environnement.

    Nous avons ressenti une atmosphère douce et calme à l’heure du dîner dans cet endroit.

    Lhom et moi avions déjà visité cette ville il y a plusieurs années. Cette visite rapide nous a donné le goût d’y retourner pour un plus long séjour.

    Les arbres et la végétation y sont magnifiques.

    Les fleurs à Savannah (crédit photo Lhom)

    Allez vous délier les jambes en marchant au parc Forsyth, vous trouverez le site enchanteur.

    Si vous décidez de faire votre arrêt pour la nuit à Savannah, choisissez un hôtel à Richmond Hill. Les tarifs, plus économiques qu’au centre-ville, vous plairont. De plus, c’est au sud et près de l’autoroute 95.

    Vous gagnerez en rapidité lors de votre départ.

    Parc fleuri à Savannah (crédit photo Lhom)
    Les arbres à Savannah (crédit photo Phrenssynnes)

    Un autre truc pour la route vers la Floride

     

    Nous avions envisagé dormir à Savannah mais nous avons changé nos plans en fonction de la température.

    Lhom surveille toujours la météo afin de mieux synchroniser les activités extérieures.  C’est un autre truc à penser pour rendre votre parcours plus agréable.

    Donc, nous avons fait notre troisième halte à Jacksonville et il nous restait seulement quelques heures pour atteindre notre destination, Delray Beach.

    Savez-vous qu’en entrant dans l’État de la Floride, si vous arrêtez au centre d’information, on vous offrira un jus d’orange ou de pamplemousse gratuitement?

    De plus, la quantité de brochures et documents touristiques m’a impressionnée dans ce centre de renseignement. Je dois avouer une petite lubie lorsque je voyage. J’aime les cartes routières. J’adore pouvoir décortiquer et saisir chaque itinéraire dans une vue globale. Et je sais que nous n’en avons pas vraiment besoin avec les applications électroniques d’aujourd’hui.

    Tout le monde me taquine au sujet de ce caprice.

    Application Waze (Capture écran de Phrenssynnes)

    Les applications électroniques

    Pour ce qui est de ces applications électroniques, nous aimons beaucoup Waze. Elle offre plus d’informations que Google Map. Beaucoup de camionneurs l’utilisent, ce qui est une bonne référence!

    C’est un site où tout le monde peut participer. On y signale la présence policière, les accidents, les objets et les débris sur la route. Vous pouvez aussi voir tous les autres chauffeurs en ligne en temps réel. Mais vous pouvez désactiver cette fonction dans les réglages.

    Essayez la avant de partir afin de vous habituer et vous l’adopterez.

    Petit détail à ne pas oublier lors de vos paramétrages, veuillez à bien indiquer non seulement la ville, mais également l’État américain. J’ai remarqué qu’on trouve plusieurs Fayetteville ou Harrisburg. Déterminez bien votre destination, car vous pourriez vous retrouver à un endroit indésiré.

    Des fleurs en Floride

    Les fleurs de la Floride (crédit photo Phrenssynnes)
    Des orchidées (crédit photo Phrenssynnes)

    Nous voici enfin arrivés!

    La végétation luxuriante nous démontre que l’on est rendu dans une région tropicale.

    Fleur d'Hibiscus (crédit photo Phrenssynnes)
    Un jardin d'orchidées (crédit photo Phrenssynnes)
    Fleurs mauves (crédit photo Phrenssynnes)

    Photo de Lhom

    Lors d’un arrêt, Lhom, ce petit coquin, a pris une photo, à mon insu. Hum, je n’ai pas fini de me faire agacer!

    Carte routière (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine et bon voyage.

    Phrenssynnes

    Le challenge de février sans alcool, mon expérience personnelle.

    Introduction

    En 2024, j’ai décidé de me donner un défi. En anglais, ils le nomment Dry February. J’ai choisi le mois le plus court, mais je me suis fait avoir. 2024 est une année bissextile! Un jour de plus. Hum!

    Le défi

    Le défi, c’est de ne pas boire d’alcool pendant les vingt-neuf jours de février.

    Ma consommation d’alcool

    Ma consommation habituelle se résume à quelques verres de vin par semaine, du jeudi au dimanche. Je n’en bois pas tous les jours. Cela équivaut environ à un ou deux verres de vin lorsque j’en prends.

    Exceptionnellement, j’avoue que cela peut aller à quatre verres lors d’une soirée avec des amis.

    J’adore découvrir les saveurs des différents cépages.

    Boisson sans alcool (crédit photo Phrenssynnes)

    Je bois très peu de bière et jamais d’alcool fort comme du gin ou du scotch. Je n’aime pas l’effet désagréable que ce genre de boisson me procure. Souvent en apéro, je prends un verre de vin blanc ou de mousseux. Je n’aime pas les digestifs, c’est trop sucré en général et le cognac se situe dans la catégorie trop fort pour moi.

    Educalcool

    À ce propos, le site Educalcool fournit une réponse à toutes nos interrogations.

    On croit que tout est relatif, mais vérifié sur Éducalcool. Certains diront que je bois peu, mais pour une personne de ma constitution, c’est plus que les recommandations.

    Personne n’est parfait.

    Pourquoi le défi sans alcool

     

    Je suis sensibilisée au problème de l’alcoolisme. Je ne voudrais pas que cela m’arrive.

     

    Mon autre motivation à relever ce défi demeure la curiosité.

     

    • Comment vais-je me sentir?
    • Est-ce que j’en suis capable?
    • Jusqu’à quel point vais-je trouver cela difficile?
    • Est-ce que je me sentirais mieux?
    • Est-ce que cela me ferait maigrir?
    • Est-ce que cela me donnera envie d’arrêter complètement?
    Verre de vin et Ta mort a moi (crédit photo Phrenssynnes)

    Les moyens pour réussir

    Lorsqu’on se fixe un défi, nous devons nous donner les moyens de réussir.

    J’en ai d’abord discuté avec Lhom. Il m’a demandé : « Et à la Saint-Valentin? » J’ai décidé de faire une exception pour cette seule journée et je me suis limitée à un verre de rouge. Du moins, pour ce qui est du vin!

    La bière sans alcool m’a sauvée.

    J’associe la consommation de boissons alcoolisées avec le côté festif des week-ends. Donc, je me suis aussi donné la permission de boire de la bière sans alcool dans les moments où je prendrais du vin. J’ai acheté différentes sortes de bières sans alcool pour faire une expérience de dégustation.

    lettre d'amour (crédit photo Phrenssynnes)

    Les mocktails?

    Je n’ai pas exploré le monde des mocktails (des cocktails sans alcool) car ces breuvages sont souvent composés de jus ou de sirops sucrés. Je ne voulais pas remplacer ma consommation d’alcool par une augmentation de sucre.

    Trouver le moyen de se gâter

    Un autre truc pour raviver un breuvage ennuyant est de me servir une eau minérale dans un élégant verre à martini ou une belle coupe. Je garnis cette boisson avec une rondelle de citron ou une olive.

    Ce que j’ai trouvé difficile

    J’ai trouvé que le moment le plus difficile du mois est quand j’ai reçu des amis à souper. Je sers souvent une assiette de fromages, après le menu principal, avec une baguette au levain. J’ai découvert que c’est meilleur avec un bon verre de rouge qu’avec de la bière.

    Conclusion de mon défi sans alcool

    Première constatation, j’ai réussi!

    Deuxième conclusion, je n’ai pas modifié mon opinion et je préfère le goût du vin à celui de la bière. D’autant plus que c’est moins bourratif.

    Je n’ai pas maigri et je n’ai pas remarqué de changement pour ma santé.

    Le lendemain de la soirée où on a reçu des amis, étant donné que nous nous étions couchés plus tard, j’étais fatiguée. Mais autant que si j’avais pris deux ou trois verres!

    J’ai découvert plusieurs bières sans alcool délicieuses. Je ne vois pas de différence dans le goût, avec et sans alcool. Tellement, qu’à l’avenir, je ne consommerai que des bières sans alcool.

    Cela m’a fait prendre conscience de la quantité qu’on doit boire pour ne pas nuire à notre santé.

    Le premier mars, je ne me suis pas soûlée, mais le vin était bon!

    Photo de Lhom

    Lhom nous offre cette semaine une image de la ville de New York prise à partir de Central Park. Nous y sommes allés quelques jours après l’ouverture de la frontière américaine pendant la pandémie.

    New York (crédit photo Lhom)

    Et vous? Avez-vous déjà fait ce genre de défi?

    Êtes-vous amateur de vin ou l’alcool a-t-il peu de place dans votre vie?

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

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    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    Trouver un équilibre peut être un défi mais manger sainement n’a pas besoin d’être compliqué!

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    Journée internationale de la femme et jardin d’écrivaines.

    Les écrivaines et la Journée internationale de la femme

    Étant donné que le 8 mars est la Journée internationale des droits des femmes, mon article hebdomadaire sera consacré aux femmes et à la littérature.

    Lire les œuvres d’écrivaines est une façon concrète d’encourager les femmes.

    Selon Wikipédia, les sœurs Brontë, Charlotte, Emily et Anne, ont publié sous des pseudonymes masculins.

    Selon une biographie, Jane Austen aurait publié dans l’anonymat!

     

    Persuasion de Jane Austen (crédit photo Phrenssynnes)

    « L’ouvrage paraît donc en 1846 sous des pseudonymes masculins, Currer (pour Charlotte), Ellis (pour Emily) et Acton (pour Anne) Bell. Ce sont des prénoms fort peu courants, mais les initiales de chacune des sœurs sont respectées et le patronyme a peut-être été inspiré par celui du vicaire de la paroisse, Arthur Bell Nicholls. »

    Extrait de Wikipédia

    « Ayant publié ses romans sous anonymat, Jane Austen ne connaît aucune véritable popularité de son vivant, bien qu’elle soit lue et appréciée par l’élite littéraire de l’époque et jouisse de bonnes ventes et de critiques favorables pour la plupart de ses œuvres. Il faut attendre 1869 et la publication de A Souvenir of Jane Austen (Mes Souvenirs de Jane Austen), signé par son neveu James Edward Austen-Leigh, pour que l’écrivaine fasse l’objet d’un regain d’intérêt en Angleterre. »

    Extrait de la biographie de Jane Austen sur le site FNAC.

    Livre sur femme et science (capture écran de Phrenssynnes)

    Les femmes, l’histoire et la science

    Tout d’abord, je vous encourage à lire ces deux livres qui mettent en valeur les femmes dans deux domaines souvent réservés aux hommes.

    Les grandes oubliées : pourquoi l’histoire a effacé les femmes de Titiou LeCocq. Je l’ai trouvé très intéressant et instructif. Il nous apprend beaucoup de choses sur l’histoire des femmes en France. C’est un essai de 325 pages publié en 2022. Non seulement l’auteure nous explique pourquoi l’histoire a effacé les femmes, mais elle nous fait aussi découvrir celles qu’elles étaient et leur rôle important.

    Un deuxième bouquin en attente sur ma PAL (pile à lire) est une recommandation d’un bon ami. Oui, c’est un homme qui m’a suggéré la lecture du livre Les plus grandes femmes de la science de Jean C.Baudet.

     

    Un jardin d’écrivaines

    Cet article se veut un jardin de suggestions de livres publiés par des femmes dans lequel vous pouvez aller cueillir l’inspiration pour vos prochaines lectures.

    Je les ai classés par leur nationalité. Par contre, certaines n’écriront pas nécessairement des histoires qui ont eu lieu dans leur pays natal. Par exemple, Elizabeth George est une Américaine, mais ses romans se déroulent en Grande-Bretagne.

    Si vous cliquez sur le nom d’une auteure, vous serez dirigé vers une chronique sur d’un ses livres.

    Mini jardin botanique (crédit photo Phrenssynnes)
    Tout le bleu du ciel (capture écran de Phrenssynnes pour club de lecture)
    Livre de Sagan et boiserie (crédit photo de Phrenssynnes)
    Femme forêt (crédit photo Phrenssynnes)

    Citation

    « La plus grande gloire pour une femme est qu’on ne parle pas d’elle, disait Périclès qui était, lui, un des hommes dont on parlait le plus. »
    Une chambre à soi, Virginia Woolf

    Si l’historique de la journée du 8 mars vous intéresse, je vous invite à consulter cet article de la blogueuse Ju lit les mots.

    Photo de Lhom

    Lhom nous offre deux photos prises il y a quelques années à Calgary en Alberta.

    C’est une sculpture de cinq femmes canadiennes surnommées les cinq célèbres.

    Il en manque deux sur un cliché, c’est pourquoi vous avez droit à deux images cette semaine.

    Cette magnifique œuvre nous a éblouis. Je dois avouer que je ne les connaissais pas avant d’avoir vu cette statue.

    Je vous présente les cinq célèbres :

    • Emily Murphy
    • Irène Marryat Parlby
    • Nellie Mooney McClung
    • Louise Crummy McKinney
    • Henrietta Muir Ewards

    Quatre Albertaines et Henrietta qui était Québécoise. Elles ont travaillé d’arrache-pied pour le droit des femmes canadiennes. 

    Les Cinq femmes célèbres (crédit photo Lhom)
    Les cinq célèbres(2) (crédit photo Lhom)

     

    Quelles écrivaines allez-vous cueillir dans ce jardin?

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

    Si vous avez aimé cet article, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux. 

    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    P.S. Je n’ai pas avisé, avant publication, les auteurs et éditeurs mentionnés dans cet article.

     

     

     Cliquez ici pour lire d’autres articles sur Phrenssynnes se cultive.

    book-club_illustration-10 (crédit DIVI)

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    Marcher tous les jours peut être plus bénéfique que vous le pensez

    Marcher pour votre santé

    La marche est un exercice facile et bénéfique pour votre santé. Vous avez besoin d’une bonne paire de chaussures. C’est une activité qui comporte peu de risque et qui est accessible.

    Lorsque j’ai commencé ma recherche pour cet article, j’ai tapé sur Google « bienfaits de la marche ». Savez-vous combien de résultats le navigateur m’a fournis?

    62 500 000!

    En cliquant sur le lien plus haut, vous trouverez plus de 62 millions de textes qui expliquent les bienfaits de la marche.

    Pourquoi en faire un de plus? me suis-je demandé.

    • Parce que je peux vous aider en rédigeant cette rubrique à vous convaincre d’être plus actif.
    • La marche est un exercice facile et si vous n’êtes pas en forme, c’est le meilleur moyen pour commencer.
    • Parce que c’est important.

    Bref, je peux vous dénicher une foule de raisons, mais je vais plutôt me concentrer sur le sujet de l’article.

    citation Hippocrate (crédit photo Phrenssynnes)

    Améliorer votre santé avec la marche

     

    Lorsqu’on a le plaisir de vivre longtemps (je ne trouve pas de synonyme avec une connotation positive au mot « vieillir »), c’est notre responsabilité d’avoir une bonne hygiène de vie. On tient souvent la santé pour acquise et c’est quand on est malade que l’on constate son importance.

    Ma sœur qui était médecin me disait toujours que pour aider quelqu’un,  on doit avoir trois conditions. La personne qui est dans le besoin a le devoir de  :

    1. vouloir s’aider elle-même.
    2. avoir la capacité de pouvoir s’aider.
    3. pouvoir accéder à cette aide.

    En rapport avec la marche, le numéro un représente, par exemple, un individu qui aime les activités intellectuelles et ne veut pas faire d’exercice parce qu’il ne s’identifie pas à quelqu’un de sportif. Si vous êtes quelqu’un qui ne veut pas faire d’entraînement physique, continuez quand même de lire cet article et vous me direz dans les commentaires si j’ai réussi à vous faire bouger. Ainsi, je pourrai taquiner ma sœur et lui dire que sa théorie ne fonctionne pas toujours.

    La deuxième catégorie pourrait être, par exemple, une personne handicapée qui se déplace en fauteuil roulant. Elle n’a pas la capacité de marcher, donc c’est une question de pouvoir.

    Dans le troisième cas, j’ai de la difficulté à trouver un exemple pour un individu qui n’aurait pas accès à la marche, habituellement, même les prisonniers ont droit à une heure par jour.

    Mais, pour vous aider à figurer mon propos, cela pourrait être quelqu’un ayant besoin d’un médicament, mais qui, pour une raison ou une autre, est dans l’impossibilité d’obtenir ce médicament.

    Aussi bête que cela soit-il, la condition numéro un est primordiale, mais quelquefois pénible.

    Lorsqu’on n’a jamais été malade, pourquoi ferait-on des modifications dans notre vie? On se croit invincible quand on est jeune, donc pourquoi bougerait-on quelque chose dans nos habitudes? « Changement » est le mot-clé ici.

    La résistance au changement se trouve un mécanisme de défense qui nous est dans certains cas nuisible.

    S'entraîner après les fêtes (crédit photo Phrenssynnes)
    Téléphone cellulaire et balado (crédit photo Phrenssynnes)

    Le plaisir de marcher

    Pour développer le plaisir de marcher, on suggère d’associer une autre activité.

    La marche et les balados

    Un bon moyen d’ajouter du plaisir à la marche et vous permettre d’allonger votre promenade est d’écouter des balados. Par contre, soyez prudent et contrôlez le volume de votre appareil afin d’entendre les autos.

    Venez lire cet article si vous ne savez pas quoi écouter.

    Une activité avec un ou des amis

    Faire une randonnée avec un ou des amis est une excellente façon de développer du plaisir pour la marche.

    Allez marcher dans la nature ou découvrir un nouveau quartier de votre ville. Converser avec un copain ou une copine lors d’une promenade vous permettra de nourrir cette amitié.

    Améliorer les relations dans votre couple

     

    Lorsque les enfants sont assez grands pour se garder seuls, aller faire une petite marche est un excellent moyen de se retrouver en tête-à-tête avec votre conjoint.

    Lorsqu’on n’a pas de téléviseur, de téléphone, de bambins qui pleurent, etc., devant nous, nous finissons par bavarder. La marche facilite la discussion.

    C’est le bon moment pour dialoguer sur les sujets dont vous ne désirez pas parler devant vos rejetons. De plus, la marche vous place côte à côte et vous fait bouger dans la même direction. Inconsciemment, cela vous aidera à mieux vous entendre, plutôt que si vous êtes assis l’un en face de l’autre.

    Bon pour le moral

     

    Le plaisir est associé à la marche, et des recherches ont prouvé que cette activité physique est bonne pour la santé mentale.

    « Une activité physique régulière permets de réduire le risque de maladies cardiaques de 30 %, de diabète de 27 % et de cancer du sein et du colon de 21 à 25 % ; aide à conserver un poids normal ; favorise la santé mentale. »

    Organisation mondiale de la santé

    Aider le système de santé

    Si votre propre santé ne vous motive pas à pratiquer cette activité physique, faites-le pour les autres.

    Tout le monde s’arrache les cheveux pour trouver des moyens pour désembourber les urgences des hôpitaux. Si chacun prend sa santé en main et essaye de diminuer sa sédentarité en faisant plus d’exercice, cela va sûrement épauler notre système de santé surchargé.

    On passe notre temps à chialer contre le gouvernement parce qu’il a fait ceci ou qu’il n’a pas fait cela. Mais vous, aujourd’hui, qu’avez-vous fait pour être en meilleure forme? Si chacun y met du sien, ça va aider.

    « Mieux vaut prévenir que guérir. »

    Proverbe datant de la nuit des temps.

    Le livre de James Clear (crédit photo Phrenssynnes)

    Mes trucs pour développer une habitude

     

    Comment changer vos habitudes et réussir à inclure la marche dans votre quotidien?

    Organisez-vous pour que cela soit facile et qu’il n’y ait aucune friction. Vous devez essayer d’éliminer tous les obstacles potentiels.

    Choisissez non pas l’heure, mais la fenêtre de temps où vous allez marcher. Par exemple, si vous décidez d’exécuter votre entraînement un matin à sept heures et qu’il pleut, vous abandonnerez.

    Vérifiez les prévisions météo.

    Déterminez à l’avance un plan B, c’est-à-dire y aller à un autre moment ou à un endroit différent. Vous pouvez aller vous promener dans un centre commercial si la température n’est pas clémente.

    Préparez-vous!

    Identifiez les vêtements et chaussures que vous porterez, puis sortez-les. Invitez quelqu’un ou choisissez et téléchargez un balado à écouter. Chargez tout appareil nécessaire.

     

    Mettez une alarme dans votre téléphone pour vous le rappeler.

    Cherchez de nouveaux endroits à découvrir en marchant.

    Établissez une destination, un but à votre promenade.

    Ayez un objectif tellement minuscule la première fois que vous ne pourrez pas vous empêcher d’y aller. Ensuite, augmentez cet objectif petit à petit. Le premier matin, fixez-vous pour but de marcher un nombre de minutes ridicules pour vous. Ainsi, juste le fait de vous habiller et de sortir ne vous découragera pas. Seulement mettre le nez dehors sera une victoire.

    Accordez-vous des petites récompenses pour chaque étape mais sans reprendre toutes les calories dépensées!

    Si vous avez de la difficulté à intégrer de nouvelles habitudes dans votre vie, je vous invite à lire ce livre extraordinaire de James Clear, Un rien peut tout changer.

    Je suis certaine que vous pouvez y arriver.

    Photo de Lhom

    Voici un endroit magnifique pour aller marcher surtout l’hiver et l’automne, le sentier du Hibou à Stoneham.

    Sentier du Hibou (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

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    Trouver un équilibre peut être un défi mais manger sainement n’a pas besoin d’être compliqué!

    Jos la serviette

    Il arrive à l’occasion que des personnes me demandent de lire un de mes textes de fiction. Donc,  je vous présente, cette semaine, une nouvelle de mon cru.

    On parle beaucoup d’IA (intelligence artificielle) ces temps-ci mais je vous assure que cette nouvelle a été créée à 100% avec l’IN (imagination naturelle) de Phrenssynnes.

    Bonne lecture.

     

    Signe (création de Phrenssynnes sur Canva)

    Jos la serviette

    Une serviette blanche, épaisse en coton, entoure la taille d’un homme. Il y a de la vapeur dans la pièce puisqu’il sort de la douche. Le bas de son visage est recouvert d’une imposante mousse laiteuse qu’il a étendue grâce à un blaireau. L’homme approche le rasoir pour racler toute cette mousse ainsi qu’une couche de sa barbe. Il se penche pour bien voir dans le miroir devant lui.

    Maintenant, la moitié de sa figure est blanchâtre. Il racle, il gratte et l’on commence à mieux saisir les traits de sa physionomie. La couleur de son épiderme s’apparente à celle des régions méditerranéennes. Son teint est olivâtre et ses cheveux courts et foncés réussissent à boucler. Le brun sombre de ses yeux démontre un regard à la fois noir et rieur. L’épaisseur de ses cils rendrait bien des femmes folles de jalousie. Mais, qui dit longs cils, forts et foncés, dits aussi forte pilosité. Voilà pourquoi, ses muscles abdominaux se trouvent cachés sous une toison laissée à son état sauvage.

    Je vous décris tout cela, mais en réalité, ce que notre personnage fait, en se douchant puis en se rasant, est de répéter. Il se prépare pour la conférence qu’il donnera dans quelques heures devant un public averti. Cet homme se regarde dans le miroir en parlant, agitant parfois le rasoir, comme il déplacera son pointeur en exposant chacune des diapositives de son allocution. Il le connaît par cœur ce discours, mais ce qu’il ne sait pas, c’est qu’aujourd’hui ne sera pas comme les autres jours.

    Jos la serviette vivra un enchevêtrement de petites coïncidences, dont il se souviendra encore longtemps.

    La première se produisit lorsqu’il aperçut son assistant, l’Escargot.

    L’Escargot avait été ainsi surnommé par la blonde de Jos la serviette parce qu’il effectuait l’ensemble de ses mouvements avec une lenteur déconcertante. Il portait toujours un énorme sac à dos de forme arrondie. De plus, il avait le menton fuyant et la peau glabre, voire visqueuse, tel un véritable colimaçon. Mais, l’Escargot représentait un élément essentiel dans la vie de Jos la serviette. Doté d’une intelligence exceptionnelle et d’un sens de l’organisation peu commun, l’Escargot gérait la carrière de Jos.

    Aussi, lorsqu’il aperçut l’Escargot sans son sac à dos, Jos ressentit un instant de panique. Une réflexion disgracieuse s’était faufilée dans son esprit. Si l’Escargot se transformait en limace, qu’adviendrait-il de la carrière en de Jos? Mais, pour l’heure, la coquille n’était pas une priorité. Il avait un déjeuner important avec son mentor avant la conférence de l’après-midi.

    Jos travaillait beaucoup et se posait plusieurs questions sur son avenir, malgré la confiance qui transpirait de sa personne. Il cherchait, mais ne trouvait pas qu’elle devait être sa prochaine étape. Il se sentait un peu perdu.

    Voilà de quoi il voulait discuter avec cet ami.

    Celui-ci l’encouragea à prendre l’entrée de bigorneau qui s’avérait être un subtil délice dans ce restaurant gastronomique. Jos se laissa attirer et fut comblé par les mollusques aromatisés à l’ail, mais déçu des propos de son conseiller.

    Quelques minutes plus tard, Jos installa son micro, son ordinateur et alluma son pointeur. Puis, il se mit à parler en l’agitant comme il l’avait fait avec son rasoir devant la glace.

    Il s’abandonna et débita sa conférence sans l’aisance à laquelle il était habitué. Car sans aucune raison, son ordinateur se mit à faire défiler les images en vrille. Déconcerté, il se perdit dans un dédale de termes techniques. Mais après moult circonvolutions, il réussit à revenir au déroulement prévu. Il acheva sa présentation en réprimant quelques rots à l’ail qui lui firent regretter d’avoir suivi les conseils de son ami.

    Lorsque la conférence fut terminée, une femme de l’assistance vint poser une question à Jos la serviette. En discutant avec elle, il observa ses doigts et la bague portée sur son annulaire droit attira son attention. Elle avait la forme d’un escargot.

    —Vous portez une bague très particulière, déclara-t-il.

    —Oh! Merci. Elle m’a été offerte par ma grand-mère, l’escargot était son animal fétiche.

    La conversation dévia vers l’histoire particulière de cette grand-mère qui prêchait que le gastéropode représentait la lenteur et la persévérance.

    Jos songea qu’il avait hâte de raconter cet étrange récit à sa douce moitié lorsqu’il entendit un brouhaha.

    Il se retourna et vit son assistant, l’Escargot, allongé sur le plancher de la salle de conférence, l’écume à la bouche et le corps agité de tremblements frénétiques. Les ambulanciers arrivèrent peu après et on sauva l’Escargot mais celui-ci fut mis au repos pendant une période indéterminée.

    C’est ce qui décida Jos la serviette à ralentir la cadence et l’amena à se poser encore plus de questions. Son conseiller avait-il raison?

    C’est ainsi qu’il se retrouva un vendredi après-midi à deux heures trente, sur la terrasse d’un café avec sa blonde.

    — C’est vraiment étrange pour moi d’être ici avec toi, un vendredi après-midi, sur une terrasse. Je n’y crois pas. Je suis si peu habitué à ce rythme, à ce genre d’activité que ça sonne vraiment bizarre.

    — Bien non, Jos, répliqua-t-elle. La seule chose qui est bizarre, c’est qu’on est au Krieghoff et que tu prends un thé. Regarde autour de toi. Tout le monde vient ici pour prendre un café, il est tellement bon. Et toi, tu bois du Earl Grey!

    En disant cela, une jolie blonde s’approcha du couple en souriant et s’exclama : « Hé! Salut La blonde de Joslaserviette! Comment vas-tu?»

    — Super! Ça fait une éternité qu’on s’est vu. Tu n’as pas changé, lança-t-elle en l’embrassant.

    —Je te présente mon conjoint, Jos la serviette.

    Jos reconnu Madame bague en escargot.

    — On se connaît nous? enchaîna-t-il.

    — Oui, on s’est rencontré lors de votre dernière conférence. Au fait, est-ce que votre assistant va mieux?

    Et la conversation continua et il se rendit compte que sa blonde était une amie d’enfance de Madame bague en escargot.

    — Je n’en reviens pas, comment le monde est petit, poursuivit-il avec philosophie.

    — Justement, dit Madame bague en escargot, c’est drôle de vous rencontrer, car je voulais vous appeler. Je travaille pour la compagnie Y et on est à la recherche d’une personne comme vous. Et je me demandais si vous seriez intéressé à …

    C’est ainsi que la vie de Jos la serviette prit un tournant inattendu.

    Le matin suivant devant son miroir, le visage recouvert de mousse blanche, il se racla la barbe en se disant que, finalement, son conseiller avait peut-être raison.

    Photo de Lhom

    En lien avec cette nouvelle, Lhom nous offre une image d’un café et d’un rayon de soleil. Il désire mentionner qu’il préfère le café au Earl Grey.

    Café et un rayon de soleil (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

    Si vous avez aimé ce texte, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux. 

    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire ma nouvelle au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

     

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    book club illustration (credit DIVI)

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    Voyager dans l’Est des États-Unis

    Quand voyager dans l’Est américain?

    Vous pouvez visiter facilement toute l’année la région Est des États-Unis. Par contre, votre séjour sera très différent si vous voyagez en été ou en hiver.

    L’hiver

    Si vous aimez skier ou faire des activités hivernales, vous raffolerez des montagnes Blanches, de la région du mont Washington ou du Vermont.

    Vous découvrirez plusieurs stations de ski réputées.

    Le printemps

    Durant cette période de l’année, on essaye d’éviter les zones rurales plus au nord jusqu’à ce que toute la neige soit fondue.

    C’est une bonne idée de faire du tourisme dans une grosse ville comme Boston, New York ou Philadelphie. La neige disparait plus vite et est moins abondante dans ces cités. Le climat est moins caniculaire qu’en été.

    Dans les régions plus au sud comme Cape May dans le New Jersey, le beau temps vous attendra à bras ouverts. La température, ni trop chaude, ni trop froide, sera agréable pour visiter ou profiter de longues promenades sur la plage.

    Cliquez ici pour voir l’article sur Philadelphie.

    Par ici pour voir celui sur l’émission radiophonique à laquelle j’ai participé à CKIA.

    New York (crédit photo Kit4)
    Rochers à Ogunquit Maine (crédit photo Phrenssynnes)

    L’été

    La saison chaude est un moment fantastique pour découvrir l’Est américain. Si vous aimez vous baigner dans l’océan, la côte Est regorge de magnifiques plages de sable fin. Dans les régions au nord de Boston, l’eau de l’Atlantique sera très froide et si vous êtes plus au sud, elle sera plus agréable.

    La côte Est des États-Unis est un terrain de jeu incroyable pour les amateurs de randonnées, de vélos et de camping.

    L’automne

    Se promener sur les petites routes de campagne de la Nouvelle-Angleterre est une expérience que vous devez faire dans votre vie. Les couleurs des arbres rendent le paysage féérique et les décorations d’Halloween mettent une ambiance à la fois amusante et effrayante.

    Nous y allons presque tous les automnes.

    Venez lire mon article sur Lenox, Massachusetts.

    Brittany Brexit Manchester Center, Vermont (crédit photo Phrenssynnes)

    Quelle région visiter dans l’Est américain?

    Vous pouvez choisir la région que vous désirez découvrir selon la saison de vos vacances. Et votre décision dépendra aussi des activités que vous recherchez.

    Le Vermont est magnifique en automne et en hiver. C’est un endroit idéal pour les randonnées pédestres, à vélo ou pour pêcher. À Burlington, vous trouverez une atmosphère pittoresque.

    Le Maine et le New Hampshire nous attirent l’été pour ses belles plages ou ses activités de montagnes.

    Au Massachusetts, vous pouvez visiter Boston, Cape Cod en été, Salem (surtout dans la période de l’Halloween) et beaucoup de petites villes typiques de la Nouvelle-Angleterre comme Lenox au Massachusetts.

    Dans l’État de New York, à part Big Apple, je vous encourage à explorer Saratoga Springs, Hyde Park, la région des Catskills et Lake Placid où ont eu lieu les Jeux olympiques d’hiver en 1980.

    Philadelphie, Cape May, Wildwood et Atlantic City, dans le New Jersey, constituent des places mythiques de l’Amérique.

    Si vous allez au Connecticut, New Haven vaut le détour, non pas pour le charme de la ville, mais pour voir l’université de Yale. Renseignez-vous à l’office touristique, vous pouvez arpenter le campus avec un guide étudiant.

    L’autre endroit à ne pas manquer est la belle ville de Newport au Rhode Island. Vous pourrez, entre autres, visiter les villas des milliardaires du 19e siècle, l’International Tennis Hall of Fame. Et, pour les amateurs de voile, la célèbre course America’s Cup a eu lieu à cet endroit plusieurs fois.

     

    Hôtel avec drapeau américain( crédit photo Phrenssynnes)

    Choisir où rester dans l’Est américain 

    Pour le logement, vous dénicherez une panoplie de possibilités.

    Une fois, en route vers Ogunquit dans le Maine, nous avons dormi dans un Bed and Breakfast dans la petite ville de Jackman. Les propriétaires nous ont servi le petit déjeuner dans la salle à manger de leur demeure probablement centenaire. Nous les avons trouvés fort intéressants et sympathiques. L’homme avait combattu pendant la guerre de Corée!

    Donc, dans ce type de logement, vous aurez l’avantage d’avoir plus d’interactions avec les habitants que si vous louez un condominium ou un chalet.

    Les hôtels et les motels offrent un séjour bien adapté aux voyageurs.

    Chacun a ses propres goûts.

    Choisir où manger dans l’Est américain

    Si vous voyagez dans la haute saison ou dans un endroit achalandé, c’est toujours préférable de réserver. Et, d’un autre côté, certains restaurateurs refusent de prendre des réservations. Vous devez vous y rendre d’avance et y profiter de l’apéro en attendant votre tour. Par exemple, c’est l’habitude que nous avons prise lors de nos sorties à Ogunquit ou à Kennebunkport.

    Lorsque nous sommes allés à Cape May, nous avons eu la surprise de constater que la plupart des restos ne vendaient pas de vin, nous devions l’apporter.

    Si vous en êtes à votre premier périple dans l’Est américain, vous devez goûter au homard, au lobster roll, au clam chowder, au steak, à la tarte aux pommes et au scone au bleuet. Comme partout dans le monde, la crème glacée y est délicieuse.

    Cette zone des États-Unis est une région intéressante à visiter que vous soyez un sportif, un amateur de culture ou de gastronomie. Vous y découvrirez aussi beaucoup de lieux historiques.

    Brittany Brexit près de la rivière Kennebec (crédit photo Phrenssynnes)

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

    Si vous avez aimé cet article, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux. 

    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

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    Des citations pour ajouter un rayon de soleil dans votre semaine.

    Une citation, c’est quoi?

    Qu’est-ce qu’une citation selon Wikipédia :

    « Une citation est la reproduction d’un court extrait d’un propos ou d’un écrit antérieur dans la rédaction d’un texte ou dans une forme d’expression orale. »

    Selon Wikiquotes :

    « Une citation est un passage emprunté à un auteur qui peut faire autorité. »

    Comment faire une citation

    Cela prend deux auteurs pour créer une citation. Le premier la compose et le deuxième la reproduit. Toutefois, un écrivain peut se citer lui-même.

    Citation Alphonse Karr (crédit photo Phrenssynnes)

    Une bonne maxime met en valeur les qualités littéraires, d’intelligence et de sagesse de son créateur. Sa force se trouve dans la concision. Le choix des termes dans un énoncé court s’avère crucial et souligne l’habileté de son concepteur.

    On répète souvent les paroles des politiciens, des écrivains, des grands scientifiques ou des gens célèbres. Ces mots deviennent des citations.

    La citation se trouve plus forte si cette affirmation brillante est rédigée avec un jeu de mots.

    « Be yourself, everyone else is already taken.»

    Oscar Wilde

    Citation d'Oscar Wilde (crédit photo Phrenssynnes)

    Pourquoi aime-t-on les citations ?

    On les adore parce qu’elles exposent des vérités extraordinaires qui font écho ou qui ont une résonance en nous. C’est comme si l’univers nous envoie un clin d’œil. Est-ce que ça vous est déjà arrivé?

    Elles nous font sourire, nous offrent un sujet de réflexion ou de discussion. Les citations suscitent l’admiration.

    Et, on aime bien les répéter pour avoir l’air intelligent!

    Citation Anaïs Nin (crédit photo Phrenssynnes)
    citation Didier Van Cauwelaert (crédit photo Phrenssynnes)

    On les affectionne parce qu’on admire celui ou celle qui l’a dit ou écrit. Elles deviennent célèbres lorsqu’elles bouleversent un grand nombre de personnes.

    J’ai un faible pour celles en lien avec les yeux, la vision ou le regard.

    Citation Carl Gustav Jung (crédit photo Phrenssynnes)
    Citation Dennis Lehane (crédit photo Phrenssynnes)

    Pourquoi j’apprécie les citations et les collectionne

    J’adore lire et découvrir une phrase brève avec du punch qui me fait vibrer ou sourire.

    Cela ajoute un petit grain de sel dans ma semaine.

    Je les collectionne depuis des années, j’ai un carnet bien rempli.

    Lorsque mes enfants vivaient avec nous, j’avais pris l’habitude de coller un bout de papier avec ma dernière découverte sur le frigo.

    Depuis ce temps, j’ai installé un tableau où je les transcris moi-même à la craie. Oui, c’est une véritable ardoise que je photographie. Ce n’est pas une image trouvée sur Internet!

    Citation de Coluche (crédit photo Phrenssynnes)
    Citation Coco Chanel (crédit photo Phrenssynnes)
    Citation de Jonathan Franzen (crédit photo Phrenssynnes)

    Plus la maxime est courte, plus je l’estime.

    Et je retiens aussi celles composées par une personne que j’admire.

    Souvent, les citations ajoutent du positif dans notre vie.

    Les romans regorgent souvent de citations. Surveillez lorsque vous sentez votre lecture s’interrompre par une phrase concise qui vous fait réfléchir.

    Coco Chanel possédait toute une personnalité.

    Coco Chanel sur les yeux (crédit photo Phrenssynnes)

    Photo de Lhom

    Avec la Saint-Valentin qui s’en vient, cette citation me fait penser à Lhom.

    Pour la photo, il a choisi ces magnifiques trois arbres. Nous étions à Manchester Center dans le Vermont lors d’un de nos périples d’automne avec Brittany Brexit.

    Citation de St-Exupéry (crédit photo Phrenssynnes)
    3 arbres (crédit photo Lhom)

    Aimez-vous les citations? Quelles sont vos préférées?

    J’attends vos propositions pour en avoir une nouvelle dans ma collection.

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

    Si vous avez aimé cet article, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux. 

    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

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    S’amuser avec l’insolite

    Des objets insolites

    Je m’amuse parfois à effectuer des recherches insolites. Quel pourrait être l’objet le plus ridicule à se procurer sur le web?

    Cet article n’est pas pour se moquer de vous si vous avez déjà réalisé ce type d’achat, mais plutôt pour vous divertir. J’imagine que la plupart du temps les gens acquièrent ce genre de cossins pour blaguer.

    Je vous propose une collection qui se démarque soit par l’humour, soit par sa futilité ou par le prix.

    Ces machins me font réfléchir et philosopher sur la société actuelle. En ces temps de simplicité volontaire, je suis toujours surprise de découvrir tous ces objets qu’on peut trouver sur l’internet.

    Je vous invite à voter dans les commentaires sur la chose que vous jugez la plus ridicule.

    Poule avec des bras (capture écran par Phrenssynnes)
    Boucle d'oreilles poisson rouge (capture écran Phrenssynnes)

    Comment créer une poule insolite

    Voici pour le magnifique prix de 24,16$ des bras en plastique que vous pouvez greffer sur votre poule favorite.

    Et que dire de ces superbes boucles d’oreilles avec des poissons rouges dans un sac transparent. Veuillez noter que l’on n’a pas oublié de les mettre dans l’eau.

    Lampe sur bracelet (capture écran de Phrenssynnes)
    Livre par IA pour IA (capture écran de Phrenssynnes)

    Intelligence artificielle insolite

    Ici pour la modique somme de 22,99$ vous pouvez vous procurer ces gants munis d’une lampe DEL. Ils s’avèrent utiles pour la pêche, le camping, les réparations, mais surtout pour impressionner vos amis. Hum… est-ce que j’entends quelques messieurs dirent : Wow! C’est ce qu’il me faut absolument!

    L’autre image nous montre que vous pouvez acquérir pour 1,44$ un livre écrit par l’intelligence artificielle destiné à l’intelligence artificielle.

    Rien de moins!

    Papier de toilette (capture écran de Phrenssynnes)
    Bol de riz (capture écran de Phrenssynnes)

    Du papier de toilette insolite

    J’espère ne pas mousser la campagne électorale d’un certain candidat républicain en faisant la promotion de ce produit. Qui achètera ce rouleau de papier de toilette à l’effigie du célèbre personnage? Heureusement qu’il est épais (3 plis), il ne manquerait plus qu’il déchire!

    Achèterez-vous ce somptueux plat pour 100 £ ce qui équivaut à environ 170$ canadien? Pourquoi payer moins pour un bol de riz?

    Avouez, c’est une pièce magnifique.

    Couteau pour beurre dur (capture écran de Phrenssynnes)
    Coupe oeuf cuit dur (capture écran Phrenssynnes)
    Porte cuillère (capture écran Phrenssynnes)
    Coupe oeuf cuit dur (capture écran Phrenssynnes)

    Des ustensiles insolites

    Le monde des ustensiles de cuisine regorge d’exemple d’objets aussi insolites que farfelus, d’autant plus qu’ils ne revêtent qu’une seule et unique fonction.

    Dans la première photo, voici un couteau pour racler du beurre dur. Ensuite, vous pouvez voir un tranche-œuf à la coque. Mangez-vous des œufs à la coque?

    La troisième image nous montre un porte-cuillère amusant. Et j’avoue que le dernier item, le coupe kiwi remporte la  palme pour la pertinence la plus exclusive.

    Exerciseur de mâchoire (capture écran de Phrenssynnes)
    Porte burger (capture écran de Phrenssynnes)

    Des prix insolites

    Plus haut à votre gauche, je présente un exerciseur de mâchoire. Son utilité réside dans son efficacité à obtenir une mâchoire carrée. Mais je serais embêtée de vous expliquer comment l’employer.

    Connaîtriez-vous autant de succès avec le porte-burger? Est-ce que dévorer d’énormes burgers pourrait développer votre mâchoire aussi bien que cet équipement miraculeux? Une étude scientifique s’avère nécessaire. Hum! Qui devrait financer cette étude? Le fabricant de cet appareil ou une grande chaîne de resto rapide?

    Oreiller chère (capture écran Phrenssynnes)
    Mug à plus de 2000$ (capture écran Phrenssynnes)

    Je croyais avoir battu les records avec le bol de riz à 100£ mais j’ai découvert cette tasse à plus de 2000 $ et cet oreiller à 3611 $. J’espère qu’à ce prix les beaux rêves sont garantis.

    On s’amuse avec ChatGPT et l’insolite

    Dans mon dernier article, je vous ai mentionné que j’aime écrire et que je ne me sers pas de l’intelligence artificielle pour composer un texte sur le blogue.

    Mais, ma curiosité l’a emportée et je me suis amusée avec ChatGPT.

    Je lui ai demandé :

    Invente un objet insolite et inutile pour vendre sur amazon.com
    Et voici sa réponse:

    Bien sûr, voici une idée amusante d’objet insolite et inutile à vendre sur Amazon : le « Chapeau silencieux pour animaux domestiques ».

    Il s’agit d’un petit chapeau que l’on attache doucement sur la tête de votre animal de compagnie, qu’il soit un chien, un chat ou même un hamster. L’idée principale est que ce chapeau prétend rendre votre animal « silencieux » pendant une courte période après l’avoir porté.

    Bien entendu, ce chapeau ne change en rien le comportement sonore de l’animal, mais il offre une touche d’humour aux propriétaires d’animaux qui cherchent un moyen farfelu de gérer le bruit de leurs compagnons. Le « Chapeau silencieux pour animaux domestiques » pourrait être disponible dans une variété de couleurs et de styles pour convenir à tous les goûts et tailles d’animaux de compagnie.

    N’oubliez pas d’inclure une description hilarante et une série de photos de chiens, chats, et autres animaux arborant fièrement ce chapeau sur la page Amazon pour attirer l’attention des acheteurs potentiels.

    Avons-nous un ou une volontaire pour créer et mettre en vente ce fameux chapeau?

    Un petit dernier

    Voici une invention primordiale que mon frère ingénieur apprécierait sûrement.

    Le redresseur d’ongle d’orteil!

    Cette conception géniale gagnera-t-elle vos votes pour l’objet le plus insolite?

    Un redresseur d'ongle d'orteil (capture écran Phrenssynnes)

    Voilà, c’était ma collection et j’avoue que j’aurais une petite faiblesse pour le couteau à beurre. Ah! Ah!

    Photo de Lhom

    Cette semaine, Lhom nous offre une photographie qui vous fera aimer la neige. Pour les lecteurs qui n’habitent pas au Québec, sachez que nous avons subi deux tempêtes en quelques jours. Nous avons reçu environ 50 centimètres de neige fraîche.

    C’est le rêve pour nous qui sommes skieurs, car toute l’accumulation tombée avant Noël avait fondu avec les pluies abondantes.

    Donc, la saison est bien amorcée.

    Montagne de ski enneigée (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique et j’espère qu’elle vous a amusé.

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    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

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    La mer de tranquillité, un roman incroyable à lire absolument en 2024

    La mer de la tranquillité d’Emily St-John Mandel

    Ce livre a été publié en 2022 en anglais et en 2023 pour l’édition en langue française. Emily St-John Mandel est une écrivaine canadienne qui vit en Colombie-Britannique. La mer de la tranquillité est son sixième roman publié. Emily St-John Mandel est aussi l’auteure de Station Eleven. Ce livre a été finaliste au National Books Awards en 2014.

    J’ai toujours aimé la science-fiction et j’en lis depuis longtemps.

    Wow! Barack Obama a recommandé ce livre sur sa liste d’été en 2022.

    Quatrième de couverture

    Quatrième de couverture  de La mer de tranquillité (crédit photo Phrenssynnes)

    Ce que j’ai aimé

    Le livre d'Emily St-John Mandel (crédit photo Phrenssynnes)

    On a catégorisé ce livre comme de la science-fiction. Effectivement, c’est de la fiction et l’histoire se déroule sur plus de deux siècles, dont une partie dans l’avenir. Mais je n’ai pas eu l’impression de lire un roman de cette classification.

    Après avoir parcouru environ le premier tiers du livre, je me suis rendu compte qu’un personnage secondaire prenait une plus grande importance dans l’intrigue. Et, j’ai fait quelque chose pour la première fois! Je l’ai relu depuis le début, car je n’avais pas trop porté attention à ce personnage. Je voulais déguster le plaisir de me remémorer tous les infimes détails qui se rattachaient à lui. Vous pensez que c’est décourageant? Non, au contraire, c’était un délice. Oui, j’ai un peu parcouru en diagonale, mais dans ce bouquin, on a envie de bien savourer et de suivre tous les univers intimes des protagonistes.

    264 pages, ce n’est pas trop long.

    Sans exagération poétique, l’auteure a teinté l’histoire d’émotions ressenties par les différents personnages au fil du temps. Peu importe l’époque à laquelle ils vivent, on sent les remous de leurs conditions humaines distinctes.

    Citation

    « Olive désirait-elle réellement pouvoir vivre sur terre? Elle balançait sur la question. Elle avait passé toute sa vie dans les cent cinquante kilomètres carrés de la seconde colonie lunaire, imaginativement baptisée Colonie Deux. Elle la trouvait belle — Colonie Deux était une cité de pierre blanche, de tours à flèche, de rues bordées d’arbres et de petits parcs, alternant les quartiers de hauts immeubles et de petites maisons agrémentées de pelouses miniatures, une rivière s’écoulant sous les passerelles piétonnes— mais les villes dépourvues de plan ont aussi du bon. Colonie Deux était apaisante par sa symétrie et son ordre. Parfois, cependant, l’ordre peut se révéler étouffant. »

    Ce que j’ai moins aimé

     

    Franchement, tout m’a plu dans cette histoire. J’y ai trouvé une belle mosaïque de personnages à découvrir. C’est le genre de livre dans lequel on a hâte de se replonger.

    Je n’ai pas constaté de longueur et bien que l’action se passe à plusieurs époques, le récit est bien structuré. Je ne me suis pas perdue dans les différents espaces-temps.

    Les fils de toutes les trames narratives finissent par se joindre si rapidement à la fin qu’on ne voit pas venir la conclusion.

    Après avoir terminé ce livre, je n’ai qu’une envie. Celle de découvrir ses autres œuvres. D’autant plus qu’on retrouve Mirella, un personnage du livre La mer de la tranquillité, dans un des autres romans de l’auteure : L’hôtel de verre.

    Un roman fascinant sur le thème de la vie intime, de la solitude et la condition humaine. Et aussi une belle réflexion sur l’éthique du voyage spatio-temporel.

    Photo de Lhom

    Voici la photo de Lhom cette semaine. Ce n’est pas la mer de la tranquillité mais c’est un océan bien tranquille.

    Une mer tranquille (crédit photo Lhom)

    Connaissiez-vous Emily St-John Mandel?

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    P.S.: Les auteurs et éditeurs mentionnés n’ont pas été avisés de cet article avant publication.

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    Bilan 2023 et quelques réflexions pour le début de 2024

    2024

    Vous êtes plusieurs à attendre avec anticipation, le samedi matin, pour découvrir le sujet sur lequel je vais vous entretenir. En ce début d’année 2024, je réfléchis sur le bilan de 2023 et l’avenir.

    La surprise des années 60

    Dans les années 60, nos parents nous avaient inscrites à une activité hebdomadaire organisée par la ville. Ma soeur et moi prenions un autobus avec un groupe de jeunes, supervisés par une monitrice, tous les samedis matin, pour aller skier. Nous rentrions, en fin d’après-midi, les muscles endoloris, fourbues, mais surtout affamées. En attendant de dévorer le spaghetti que notre mère nous préparait, comme tous les enfants de notre âge, nous nous écroulions dans le boudoir en face de la télé.

    Un beau début janvier, en entrant dans la maison au retour du ski, nous avons perçu un brouhaha inhabituel. Nous avons couru vers la salle de séjour, toujours vêtues de nos anoraks où des images fluorescentes de Bugs Bunny nous ont saisies. Mon père, parmi un dédale de cartons d’emballage et de sons, tentait d’ajuster le niveau de couleurs sur un immense téléviseur. Ma mère retenait notre petit frère qui essayait de tâter tous les boutons de l’appareil. Pour ajouter au chaos, ma sœur et moi avons hurlé en cœur. Yeah!

    Nos parents avaient acheté une télévision en couleurs!

    Logo blogue de Phrenssynnes (capture écran de Phrenssynnes)

    Bilan 2023

    En ce début de janvier 2024, mes rétines sont happées par autre chose que des images fluorescentes : les chiffres de mon blogue. J’ai le plaisir de vous informer que le site a battu des records de visiteurs cette année.

    Peut-être que je me suis améliorée du point de vue technique? Après cinq ans, Le Dieu Google réussit-il à trouver mon blogue dans l’immense jungle du web? Et que les êtres humains qui cherchent à lire sur mes thèmes me découvrent. Peut-être que le bouche-à-oreille influence?

    L’évolution des blogues

    Mes amis, les blogueurs, Anne-Marie et Justin, ont réalisé des bilans en fin 2023. Je remarque, depuis quelques années, l’évolution de leur projet. Et c’est intéressant de voir la tournure qu’ils prennent ainsi que les différences entre nos blogues. J’ai observé aussi que d’autres ont abandonné. Mais pas Anne-Marie ni Justin!

    Anne-Marie est très structurée sur son blogue de voyage. Elle a intégré des liens affiliés et elle s’est spécialisée dans une niche de voyage pour personne introvertie. J’adore l’organisation de son site.

    Justin, quant à lui, est un Américain tombé amoureux de la France en 2020. Il rédige un blogue en français pour apprendre cette langue. Justin compose une série d’articles sur tous les départements de la France. En plus d’écrire une chronique chaque jour, il anime aussi un balado. J’ai beaucoup d’admiration pour sa persévérance et tout son travail. Un grand nombre de Français le suivent.

    L’intelligence artificielle

    Depuis quelque temps, l’intelligence artificielle (IA) est arrivée dans nos vies et nous nous demandons tous où cela va nous mener. Les choses ont beaucoup brassé à Silicon Valley, où de gros conflits à ce sujet ont perturbé une compagnie technologique. Certains ressentent une menace tandis que d’autres y voient une circonstance opportune extraordinaire. Mais lorsqu’on fait face à l’inconnu, cela peut générer de l’anxiété.

    Je sens de l’inquiétude dans le monde de l’écriture et c’est une réaction normale.

    Vous me trouverez peut-être vieux jeu, mais, à part dans cette chronique où j’ai essayé ChatGPT, je ne me sers pas de l’IA pour la rédaction de mes articles. Au contraire, c’est un plaisir pour moi de créer des textes pour vous informer et vous divertir. Je ne gâcherai pas cet amusement en le faisant faire par une machine!

    Auto et Intelligence artificielle (Création de Phrenssynnes sur Canva)

    Des textes personnalisés

    Sur la plateforme Medium.com (où j’écris aussi) leur nouvel objectif cette année est de privilégier des articles avec des récits personnels. Nous aimons tous découvrir le vécu des autres et nous le faire raconter.

    Des histoires vraies

    J’ai lu le livre de James Clear, Un rien peut tout changer. Au début, il raconte son expérience. Il était joueur de baseball pendant ses études et envisageait d’en faire une carrière professionnelle. Mais un jour, il a reçu une balle en pleine figure qui a provoqué une commotion cérébrale très grave. Il a failli mourir et nous relate bien des détails. Il a pu recommencer à pratiquer son sport après sa longue guérison avec beaucoup de rééducation et de patience.  Mais ce qu’il a surtout appris, suite à cette expérience, c’est le pouvoir des petites habitudes. Il en a écrit un bouquin et il est devenu consultant dans ce domaine. Je vous recommande d’ailleurs la lecture de cet ouvrage fascinant.

    La publication de James Clear ne m’aurait pas aussi intéressé si je n’avais parcouru le récit de cette épreuve que lui et les membres de sa famille ont vécue. Le reste de son livre avec toute la logique des stratégies n’aurait pas eu autant d’impact sur moi si je n’avais pas connu son histoire particulière.

    Je crois que les dirigeants de Medium ont raison en privilégiant les histoires personnelles.

    bilan 2023, Francine et le chemin parcouru  (crédit photo Lhom)

    Un point de singularité

    L’IA représente un point de singularité technologique. Ce qui veut dire :

    L’expression « singularité technologique » ou « point de singularité technologique » désigne un événement spéculatif à venir, intimement lié au développement d’une authentique intelligence artificielle (désormais IA) et censé bouleverser l’ordre des choses.

    L’encyclopédie philosophique.

    Mon père a vécu plusieurs singularités

    Mon père a eu 96 ans l’automne dernier et il a vécu plusieurs grands changements tout au long de sa vie : la radio, la télévision, l’ordinateur, les tablettes numériques et les téléphones intelligents. Il se souvient et nous raconte que, lorsqu’il était petit, il aimait s’approcher de la radio pour écouter le radio-feuilleton pour enfants, Madeleine et Pierre.

    Malgré le choc visuel que mes rétines ont subi dans les années 60, l’avènement de la couleur dans les télévisions ne représente pas une singularité. Mais la venue de la télé en a été une.

    Nous nous rappelons tous de l’arrivée de l’appareil téléphonique cellulaire intelligent, une singularité qui a beaucoup changé notre vie quotidienne.

     Moi, je rêvais du téléphone visuel et je m’en sers presque tous les jours.

    Les tendances à venir

    Face à cette nouvelle technologie, les experts prévoient un retour en force vers le contenu authentique et humain.

    Paradoxe intéressant : bien qu’on emploie de plus en plus l’IA, le public a soif d’interactions humaines et authentiques. Cette tendance influencera fortement les campagnes en 2024.

    Capital Image

    Conclusion

    Donc, je persévèrerai à composer sur ce site en 2024. Je maintiendrai également l’infolettre mensuelle sur la plateforme Substack.

    Ma promesse pour 2024 est de continuer avec le même style d’article, c’est-à-dire des écrits humains et authentiques.

    Je vais aussi me concentrer à développer des microactions, comme le suggère James Clear dans son livre.

    J’espère vous divertir et vous surprendre chaque samedi matin.

    Photo de Lhom

    Lhom a décidé de continuer à collaborer en 2024 en nous présentant toujours une photo en fin d’article.

    Sapin enneigé (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

    Si vous avez aimé cet article, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos amis et votre famille. N’hésitez pas à le partager aussi sur les réseaux sociaux.

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    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

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    Le conte Le prince et le grillon

    Voici un conte

    À la demande de plusieurs, je vous offre, cette semaine, une de mes fictions inédites.  C’est un conte, mais pas une histoire de Noël. Ce genre littéraire nous donne toujours à réfléchir et se prête bien à cette période de fin d’année. Elle nourrira, je l’espère, vos discussions. Amusez-vous à échanger avec vos proches. Est-ce qu’ils l’interprèteront de la même façon que vous?

    Le blogue sera en pause pour la saison de Noël, de retour le samedi 6 janvier 2024.

    Je vous rappelle qu’en vous abonnant sur le blogue (sur la plateforme WordPress), vous recevez le samedi matin ma dernière publication sur différents sujets : la culture, la bouffe, les voyages ou certaines réflexions.

    J’espère vous inspirer à découvrir le bonheur dans les petites joies quotidiennes et ensoleiller vos journées. Voilà mon souhait!

    Vous pouvez aussi souscrire à mon infolettre mensuelle (sur la plateforme Substack). Cette parution est destinée aux lecteurs curieux et passionnés qui aiment se divertir et agrémenter leur café d’un peu de lecture. Je suis une flâneuse qui aime apprendre, donc, dans cette autre publication, je partage les idées géniales découvertes lors de mes navigations sur le web. Sur une note légère, humoristique et positive, j’essaie de livrer celles qui méritent d’être partagées. N’hésitez pas à me communiquer les vôtres!

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    Voici le conte

    Le prince et le grillon

     

    Il était une fois un pays où habitait un prince qui ne voulait pas être charmant.  Non pas qu’il veuille être méchant, mais il n’avait aucune envie de charmer quelque jeune fille que ce soit, eût-elle été princesse.  Il avait seulement envie de vivre en solitaire entre le pré où son bœuf brouterait et sa forêt où des champignons pousseraient. Se complaisant de quiétude, il aspirait à la tranquillité tel un nénuphar dans son étang.  Le prince aimait se promener dans les bois avec son fidèle ami, Grillon, le petit grillon.  Il le transportait dans une minuscule besace faite d’une peau d’âne souple et bien tannée.  Parfois, il s’arrêtait, s’assoyait sur une pierre plate et sortait l’insecte de son sac.  Le prince cueillait un brin d’herbe et nourrissait son compagnon.

    Il savait que sa vie calme désespérait ses parents.  Le prince s’ouvrait et racontait tout cela à son complice.  Le grillon en chantant lui donna une idée.  Il connaissait, pour avoir parcouru tant de distance avant d’être l’ami fidèle du prince, une petite maisonnée abandonnée à l’orée d’un bois.  Il pourrait s’y installer, laissant croire à ses parents qu’il avait disparu magiquement et y vivre en ermite selon ses principes et ses aspirations simples.

    Quelques jours plus tard, suivant un stratagème que l’insecte lui avait soufflé à l’oreille, le prince avait renoncé à ses brillants vêtements pour des hardes plus modestes et avait quitté le château en pleine nuit.  Il s’établit dans la chaumière dont lui avait parlé son insecte.  Il découvrait la joie de chasser, cuisiner, jardiner et vaquer à ses occupations pour vivre en parfaite autarcie avec son compagnon le grillon. De temps à autre, il se rendait jusqu’à l’étang où il aimait voir son reflet de simple solitaire à travers les nénuphars.

    Un étang (crédit photo Phrenssynnes)

    Puis, vint un jour où l’on cogna à sa porte.  Surpris, car n’ayant jamais de visite, il se demanda qui cela pouvait être.  Ouvrant la porte, il aperçut devant lui une charmante sorcière en panne d’essence pour son balai magique.

    —Non, lui répondit-il, il n’avait pas en sa possession cette substance.

     Mais son petit grillon se mit à s’agiter et à siffler dans sa poche.  Le sortant de sa besace, il fit glisser le grillon dans sa main qui se mit aussitôt à chanter. Il connaissait, pour avoir parcouru tant de distance avant d’être l’ami fidèle du prince, un endroit où se trouvait l’essence de balai magique.

    —Et bien, lui répondit le prince, explique à la dame où est cet endroit et elle pourra se ravitailler.

    —C’est un creux de chêne si particulier qu’il n’y a que moi pour le reconnaître, chantonna-t-il. Un creux dans un chêne à des lieux et des lieux d’ici.

    Par bonté d’âme, le prince, refusant de se séparer de son grillon, partit avec la bonne sorcière dans la forêt à la recherche d’essence à balai.

    Ils marchèrent des jours et des jours, traversèrent montagnes et forêts, vallées et rivières, pour arriver dans un pays de neige et de sable. Un pays tout pâle où les troncs d’arbres irradiaient d’une couleur blanche.  Cette contrée bordée d’une mer aussi blême qu’étrange, une mer aux flots houleux et laiteux.

    La sorcière, le prince et le grillon s’en approchèrent.

    L’insecte leur chanta qu’au large, droit devant eux, existait une île où le creux d’un certain chêne renfermait l’essence, la quintessence même du balai magique.  Le prince entreprit alors de fabriquer un radeau pour la traversée de cet océan.

    Voyageant sur une mer troublée, ils furent attaqués par une quantité incroyable de grenouilles.  Émergeant des flots comme des poissons volants, elles sautaient à bord du radeau en frappant les voyageurs.  Ces hideux monstres marins effrayaient la sorcière. Le grillon, ayant peur de se faire manger par ces ignobles batraciens, tremblait, enfoui au fond de sa besace.  « Transformez-les! » houspilla Grillon à la sorcière.  D’un coup de baguette magique, elle changea tous ces horribles ouaouarons en adorables princes charmants.  Soudain, le radeau se mit à tanguer dangereusement sous le poids de tous ces matelots improvisés. La sorcière fit tournicoter de nouveau sa baguette et transforma la bande de princes en papillons multicolores.  Ils s’envolèrent tous dans le vent de la mer, créant ainsi un nuage arc-en-ciel. Les voyageurs continuèrent leur épopée à bord de l’embarcation.

    La sorcière, le prince et le grillon accostèrent sur une plage.

    Reprenant leur marche, ils plongèrent dans la brousse épaisse peuplée d’animaux étranges. Continuant toujours sur leur route, ils parvinrent dans une clairière au centre duquel gisait une énorme pyramide de pierre datant de plusieurs siècles et recouverte d’une épaisse végétation.  Grillon leur fredonna la même ritournelle et savait qu’ils devaient entrer dans cet endroit antique.  À la suite d’un défrichement intense, ils aperçurent une pierre singulière. Grillon se mit à chanter de plus belle en la voyant. Il savait, pour avoir parcouru tant de distance avant d’être l’ami fidèle du prince, qu’on devait faire basculer la roche pour ouvrir un passage secret dans la forteresse.

    La sorcière, le prince et le grillon y pénétrèrent.

    Visitant les différentes pièces de cet ancien palais, ils aperçurent au cœur même de la pyramide un énorme chêne. Celui-ci, tel un roi au sommet du monument, poussait sous la lumière d’un arc-en-ciel provenant d’un orifice plusieurs mètres plus haut.  Et, telle que Grillon l’avait prédit, ils trouvèrent dans la cavité de l’arbre, une moelle si dense et si pure qu’elle redonna au balai de la sorcière une aura immortelle.

    La sorcière s’éleva alors dans les airs, perchée sur son balai. Elle agita sa baguette magique en hurlant une incantation : « Pour te remercier, gentil ermite, je te transforme en prince charmant et ton grillon en une jolie princesse que tu pourras épouser dans ton château que voici au cœur de ton immense royaume où ton peuple t’attend afin de célébrer votre union fantastique.  Soyez heureux et ayez plusieurs enfants! »

    Tandis que l’ensorceleuse disparaissait, une pluie d’étoiles brillantes se déversa sur l’ermite et son grillon. Le prince vit, avec horreur, ses haillons se transformer en habits magnifiques et dorés.  Puis, il entendit un grondement et la pyramide se convertit en un céleste château où trônait, sur une immense table, un bœuf braisé aux champignons au milieu d’un festin.  Son grillon, quant à lui, se mua en une jolie et tendre princesse aux longs cheveux blonds, une adorable jeune fille ressemblant étrangement à la bonne sorcière. Enjouée et souriante, elle chantonnait une douce mélodie racontant son bonheur de ne pas passer le reste de sa vie à siffler ou manger des brins d’herbe dans une vieille besace de peau d’âne tannée par le temps.

    Photo de Lhom

    Cette semaine, Lhom nous offre une photo d’un château dans un étang qui pourrait bien être celui du prince! Reconnaissez-vous le château de Chenonceau?

    Chenonceau (crédit photo Lhom)

    J’en profite pour vous réitérer toute ma gratitude. Je vous remercie, chers lecteurs et lectrices, de prendre le temps de lire et j’apprécie tous vos commentaires ainsi que nos interactions. J’ai découvert depuis le début du blogue des personnes extraordinaires et cette expérience enrichissante pimente mon quotidien.

    Lhom se joint à moi pour vous souhaiter pour cette période festive et la nouvelle année de la santé à revendre, du bonheur à partager et de la prospérité pour tous.

    Phrenssynnes

    Trouvez le cadeau parfait: Des idées de livres à offrir à Noël

    Donner des livres en cadeau pour Noël

    J’ai toujours aimé recevoir un bouquin en cadeau.

    Avez-vous de tels souvenirs?

    Vous êtes enfouie dans un sofa moelleux, vêtue d’un pyjama en flanelle douce et vous tenez un livre d’une main. L’autre enserre une tasse fumante de chocolat chaud. Le silence total dans la maison vous entoure puisque tout le monde dort encore. Mais vous, vous êtes là, et entre deux paragraphes, vous regardez à travers la fenêtre. D’épais flocons de neige tombent lentement. Une petite gorgée, un soupir et vous reprenez votre lecture.

    Un livre, c’est comme un ami qui vous raconte une histoire.

    Prodiguez de tels moments aux êtres chers en leur donnant un bouquin en cadeau. Voici une liste de plusieurs suggestions qui devraient plaire. Est-ce qu’il ou elle aime la belle littérature? Ou plutôt des intrigues policières?  Elle part en voyage bientôt, offrez-lui un roman dont l’action se passe dans la région qu’elle visitera!

    Il veut découvrir le Québec, rien de mieux qu’une fiction pour explorer un coin de pays.

    Des livres en cadeau pour les amoureux de la littérature

    Des livres d’Edith Wharton.

    Ta mort à moi de David Goudreault.

    Des romans de Siri Hustvedt.

    Dolce Agonia de Nancy Huston.

    Marcher jusqu’au soir de Lydie Salvayre.

    L’enfant égaré de Grégoire Delacourt

     

    Les lettres de Edith Wharton (crédit photo Phrenssynnes)
    Coucher de soleil italien (crédit photo Tino)

    Des romans à lire avant d’aller en Italie

    Jaune Caravage de Gilda Piersanti.

    Les huit montagnes de Paolo Cognetti.

    L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante.

    Le train des enfants de Viola Ardone.

    Porca Miseria de Tonino Benacquista.

    Pompéi de Robert Harris

    Des romans à lire avant d’aller en France

    La personne de confiance de Didier Van Cauwerlaert.

    La boîte de Pandore de Bernard Werber.

    La gloire de mon père de Marcel Pagnol.

    Bonjour tristesse de Françoise Sagan.

    La ligne pourpre de Wolfram Fleischhauer.

    Et que ne durent que les moments doux de Virginie Grimaldi.

    La panthère de Stéphanie des Horts.

    L’anomalie d’Hervé Le Tellier.

    Le mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux

    Livre de Sagan sur fauteuil (crédit photo Phrenssynnes)
    Hôtel avec drapeau américain( crédit photo Phrenssynnes)

    Des romans à lire avant d’aller aux États-Unis

    La symphonie du hasard de Douglas Kennedy.

    Rupture de contrat de Harlan Coben.

    La disparition de Stephanie Mailer de Joël Dicker.

    État de terreur de Louise Penny et Hillary Clinton.

    La nuit de l’oracle de Paul Auster.

    Devenir de Michelle Obama.

    Beach music de Pat Conroy.

    Des romans à lire avant d’aller en Grande- Bretagne

    Celle qui brûle de Paula Hawkins.

    La charmante librairie des flots tranquilles de Jenny Colgan.

    Jane Eyre et Hurlevent des sœurs  Charlotte et Emily Brontë.

    La dernière librairie de Londres de Madeline Martin.

    Le festin de Margaret Kennedy.

    La Chorale des dames de Chilbury de Jennifer Ryan.

    Persuasion de Jane Austen.

     

    Le pont de Londres (crédit photo Lhom)
    Entre deux os et théière (crédit photo Phrenssynnes)

    Des livres en cadeau pour les amateurs de romans policiers

    Une chance de trop de Harlan Coben.

    Un homme meilleur de Louise Penny.

    Entre deux os de Kathy Reichs.

    Le visage de l’ennemi d’Elizabeth George.

    L’appel du néant de Maxime Chattam.

    Quantum de Patricia Cornwell.

    L’énigme de la chambre 622 de Joël Dicker.

    L’eau rouge de Jurica Pavicic.

    Les survivants d’Alex Schulman.

    Rien qu’à moi d’Elisabeth Norebäck.

    Des livres québécois en cadeau

    La dame de la rue des messieurs de Jean Lemieux.

    Apprendre sur le tas de Boucar Diouf.

    L’ombre d’un doute d’Esther Croft.

    L’histoire populaire de l’amour au Québec de Jean-Sébastien Marsan.

    Le reste du temps d’Esther Croft.

    Le goût de l’élégance de Johanne Seymour.

    3 livres québécois (crédit photo Phrenssynnes)
    Lutin de Noël (crédit photo Phrenssynnes)

    Des livres en cadeau sous le sapin

     

     

    Voilà qui devrait vous aider à trouver un cadeau mémorable.

    Pensez aussi à vous gâter et vous en offrir au moins un pour le temps des fêtes!

    Photo de Lhom

    Cette semaine, Lhom nous offre une photo prise à la bibliothèque de l’université de Yale. C’est assez impressionnant, n’est-ce pas?

    Bibliothèque université Yale (crédit photo Lhom)

     

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

    Si vous avez aimé cet article, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux. 

    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    P.S. Je n’ai pas avisé, avant publication, les auteurs et éditeurs mentionnés dans cet article.

     

     

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    Biscuits au chocolat sans culpabilité

    Pourquoi j’ai fait des biscuits au chocolat sans culpabilité

    À l’approche de la saison froide, j’ai souvent une envie incontrôlable de dévorer des choses sucrées.

    Ma fille me disait que nous sommes tous pareils. Comme de gros ours faisant des réserves avant d’hiverner! En plus, nous mangeons beaucoup pendant le temps des Fêtes. On se retrouve en début d’année avec quelques kilos en trop. Je cherchais un moyen de rassasier cette envie sans prendre du poids avant Noël. J’ai cuisiné, cet automne, quelques recettes trouvées sur le web. Mais j’ai fini par concocter la mienne.

    Voici celles que j’ai essayées et qui m’ont inspirée pour la création de cette méthode pour préparer des biscuits au chocolat sans culpabilité.

     

    « Malgré sa teneur élevée en gras,
    le chocolat noir est bon pour le cœur.
    »

    Selon Élise Latour, nutritionniste sur le site de l’Institut de Cardiologie de Montréal.

    Bien sûr, nous devons faire attention à la quantité de sucre dans le chocolat, car c’est nuisible. C’est pourquoi je privilégie le chocolat noir.

    Tant qu’à cuisiner, autant se donner la peine de préparer des recettes bonnes pour la santé!

    L’autre avantage de cette recette, c’est qu’elle est très facile à réaliser.

    Allez! Lancez-vous!

    Biscuits au chocolat sans culpabilité

    Ingrédients

    • 175ml de banane écrasée (3/4 de tasse)
    • 30 ml (2 cuillères à table) de sirop d’érable
    • 60 gr (2 onces)  de chocolat non sucré
    • 60 ml (2 cuillères à table)  de psyllium
    • 125 ml (1/2 tasse) de son d’avoine
    • 125 ml (1/2 tasse) de beurre d’arachides
    • 5 ml (1 cuillère à thé) d’essence de vanille
    • Noix de pécan entières pour décorer

    Préparation

    Étape 1

    Faire chauffer le four à 200 °C (400 °F). Faire fondre le chocolat au micro-ondes pendant quelques secondes ou au bain-marie.

    Étape 2

    Mélanger le sirop d’érable avec le chocolat dans un grand bol.

    Étape 3

    Ajouter les autres ingrédients sauf les noix de pécan. Bien mélanger.

    Étape 4

    Former des boules de pâte à l’aide d’une cuillère. Déposer les boules sur une tôle à biscuits recouverte d’un tapis de cuisson ou de papier parchemin.  Espacer légèrement les boules.

    Étape 5

    Mettre une noix de pécan sur chaque boule. Faire cuire au four à 200 °C (400 °F) pendant 15 à 17 minutes.

    Bon appétit!

    Les trucs pour bien réussir

     

    • J’emploie du beurre d’arachide naturel. Je le ramollis au four micro-ondes pendant quelques secondes afin que ce soit plus facile à incorporer.
    • J’ai hérité de cette petite cuillère à crème glacée de ma belle-mère. Je la trouve parfaite pour façonner les boules. Je l’utilise aussi pour cuisiner des galettes Labriski.
    • Mélangez votre pâte avec une cuillère de bois ou une bonne maryse. N’employez pas un malaxeur.
    Cuillère à crème glacée (crédit photo Phrenssynnes)

    Maryse ou spatule?

    Mais qu’est-ce qu’une maryse? Une amie de ma fille qui étudiait en nutrition m’a fait découvrir la différence. Vous pouvez regarder une vidéo intitulée «La différence entre spatules et maryses » de Signé Gourmand où on explique bien la différence.

    Pourquoi utiliser le bon terme? Pour faciliter et améliorer les communications lorsqu’on travaille en équipe!

    Ceci n'est pas une spatule (crédit photo Phrenssynnes)
    Ceci est une spatule (crédit photo Phrenssynnes)
    Maryse de Noël (crédit photo Cabaretemango)

    Un merci spécial

    Voici la maryse de Noël de mon éditrice.

    Cher lectorat, sans vous en rendre compte, une tâche essentielle est effectuée, en arrière-plan, lors de chaque publication. Mon amie, Ann, corrige bénévolement mon texte avec une rigueur incroyable.
    S’il reste peut-être quelques coquilles, j’en prends l’entière responsabilité.
    J’en profite pour souligner l’importance de son travail et lui dire un gros merci.

    Oups! J’espaire ke je né pa fèt de fotes dens le dernié paragrafe…

    Et vous? Est-ce que vous inventez des recettes?

    Ressentez-vous la même fringale de choses sucrées à l’automne?

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    Trouver un équilibre peut être un défi mais manger sainement n’a pas besoin d’être compliqué!

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    Un matin blanc

    Cette semaine, nous avons eu un matin blanc.

    La veille, j’avais écouté sur YouTube une entrevue avec une jeune écrivaine, Anne Bonfert. Elle est également parachutiste, photographe et globe-trotter. D’origine allemande, elle était en Nouvelle-Zélande lors de l’interview, assise devant un arbre et entourée d’oiseaux qui gazouillaient.

    Elle a publié un très bel article intitulé Mastering the Art of Rain Photography. Avec ce lien, vous ne pourrez pas lire le texte complet (puisqu’on doit être abonné à la plateforme payante Medium.com), mais vous pourrez voir quelques images.

    Elle m’a inspirée.

    J’ai essayé, en ce matin blanc, de maîtriser l’art de la photographie de la neige.

    Comment maîtriser l’art de photographier sous la neige ?

    Quel est le secret? Appuyer sur le foutu bouton le plus vite possible, car vos doigts vont geler!

    Ah! Ah! Soyons plus sérieux.

    À la recherche de la beauté dans la neige

    Soyez à la recherche de la beauté. J’avoue qu’au printemps, lorsque la neige est noire, je la trouve moins sublime. Comme vous pouvez le voir sur cette photo.

    J’essaye, à ce moment, de dénicher l’harmonie ailleurs.

    À la recherche de l’émotion

    Lors de ma promenade du matin, j’ai rencontré l’excitation. Celle des enfants sur mon chemin. Ils ressemblaient à des bonshommes de neige après avoir effectué toutes les cabrioles et pirouettes possibles afin de profiter de cette sensation différente.

    C’est attendrissant de les observer s’amuser sur ce tapis blanc.

    Étaient-ils plus énervés par la nouvelle neige que leur congé d’école à cause d’une grève des professeurs? Je ne leur ai pas demandé. J’ai préféré voir juste l’émerveillement.

    Je continue ma promenade dans l’épaisse couche qui assourdit le bruit de mes pas et ranime les exclamations des petits.

    neige noire (crédit photo Phrenssynnes)

    J’adorais faire l’ange dans la neige pendant mon enfance.

    Chêne avec ses feuilles (crédit photo Phrenssynnes)

    Déterminer le sujet de votre photo sous la neige

    J’ai choisi ce majestueux chêne comme sujet d’expérience photographique.

    Un vieil arbre solide et entêté.

    Il n’a pas voulu laisser tomber ses feuilles avant que la neige arrive.

    Neige, chêne et ses feuilles (crédit photo Phrenssynnes)

    L’équipement choisi pour photographier la neige

    • J’aurais pu utiliser un appareil sophistiqué.
    • J’aurais pu travailler le temps d’ouverture du diaphragme, l’exposition à la lumière, jouer avec la mise au point.
    • J’aurais pu prendre des clichés des innombrables motifs géométriques des flocons.

    J’ai choisi le chêne du voisin et mon téléphone intelligent.

    Simplicité volontaire.

    Essayer plusieurs façons d’observer et choisir

    Je m’éloigne de l’arbre. Puis, je m’approche et prends conscience de l’ampleur de son tronc. Je devine son âge.

    Une fois que j’ai trouvé mon sujet photographique, je dois choisir le bon angle.

    J’étudie bien la question.

    Car le gel des doigts n’est pas une plaisanterie! De toute façon, je dois être rapide pour éviter la buée et la neige fondue sur l’objectif.

    Parfois, observer les choses à l’envers nous aide à mieux les percevoir.

    Vue vers le ciel (crédit photo Phrenssynnes)

    C’est en regardant vers le ciel qu’on sent les racines.

    Vue vers le ciel (crédit photo Phrenssynnes)

    Jouer avec la couleur 

    Vous pouvez expérimenter comme Anne Bonfert et créer des images en noir et blanc.

    Je l’ai essayé et cela nous donne la preuve que le temps paraissait bien gris ce matin-là. Ah! Ah! Je ne vois pas beaucoup de différence que les photos aient de la couleur ou pas.

    Vue vers le ciel en noir et blanc (crédit photo Phrenssynnes)
    Linceul de neige (crédit photo Phrenssynnes)

    Le linceul de neige

    En vous écrivant ces mots, je comprends mieux pourquoi j’ai sélectionné cet arbre.

    Cette neige, qui le recouvre comme un linceul blanc, me rappelle celui qui habitait à côté du chêne.

    Celui qui s’en est allé le printemps dernier.

    Solide, majestueux, généreux et presque centenaire comme son chêne.

    Et aussi, un peu entêté.

    Il a laissé beaucoup de glands pour propager sa bonté.

    Hommage à mon voisin décédé en mai.

    Photo de Lhom

    Lhom nous offre cette semaine une photo des montagnes de neige éternelle près de Chamonix.

    Montagnes près de Chamonix (crédit photo Lhom)

    Le mot de la fin

    Êtes-vous photographe dans l’âme, vous aussi?

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Un vieux best-seller qui mérite encore d’être lu

    Comment j’ai découvert Pompéi de Robert Harris

    Je lis depuis toujours, pourtant je n’ai pas vu passer ce best-seller lors de sa publication en 2003 ni en 2004 lorsque la traduction française est sortie.

    Lorsque j’ai fait les recherches pour l’article « Savez-vous pourquoi la lecture est bénéfique pour vous? », le livre Pompéi était le roman choisi par les scientifiques pour une étude.

    « This novel was chosen because it was based on true events but written as historical fiction and conveyed in a classic narrative arc (Freytag, ). »

    Tel que cité dans « Short- and Long-Term Effects of a Novel on Connectivity in the Brain. »

    Cela m’a intrigué et m’a aussi donné l’envie de lire ce bouquin.

    Quatrième de couverture de Pompéi

    Au lieu de copier la quatrième de couverture, je préfère une photo. Cela vous permet de la lire vous-même, un peu comme si vous étiez à la librairie.

     Quatrième de couverture (crédit photo Phrenssynnes)

    Ce que j’ai aimé du livre Pompéi

    Couverture du livre de Robert Harris Pompéi (crédit photo Phrenssynnes)

    Ce roman n’a pas été sélectionné par hasard pour une étude.

    Premièrement, il est bien écrit.  On n’accroche pas sur des phrases trop longues, on comprend bien le propos de l’auteur.

    Cela nous aide à ressentir les émotions des personnages.

    Deuxièmement, le type de narration est judicieusement choisi et elle prend une tournure particulière à la fin. Mais je ne vous en dis pas plus à ce sujet pour ne pas divulgâcher. Robert Harris a écrit son intrigue du point de vue d’un jeune ingénieur romain et de quelques protagonistes. Vous serez impressionnés de découvrir tous les petits détails sur la vie quotidienne à cette époque.

    Même si vous n’êtes pas ingénieur!

    Évidemment, on connait l’histoire de Pompéi. Ce roman est captivant parce qu’on veut savoir comment ces personnages crédibles vont éprouver le drame. Robert Harris met en scène toutes sortes de caractères qui reflètent tous les travers de l’Empire romain. Ce qui est d’autant plus intéressant.

    C’est pourquoi nous les adorons ou nous les détestons, mais ils ne nous laissent pas indifférents.

    L’auteur réussit bien à nous faire sentir les émotions des personnages. Comme vous pouvez le voir, par exemple, dans cette citation.

    « Il jeta sa torche consumée et se laissa sombrer en avant. Il étendit les mains et resta ainsi, sentant les ponces s’accumuler lentement autour de ses épaules en une sensation étrangement réconfortante, comme un enfant qui se fait border le soir dans son lit. »

    Robert Harris dans Pompéi.

    Livre Pompéi avec coussin (crédit photo Phrenssynnes)

    L’originalité de cette œuvre est aussi d’avoir inventé une fiction à partir d’un fait réel si ancien.

    J’ai de l’admiration pour cet auteur qui a dû faire beaucoup de recherches sur cette période. Composer un roman historique demande un travail colossal. Robert Harris a écrit plusieurs livres sur l’époque romaine.

    À un moment dans l’intrigue, un personnage relate qu’il a consulté une sibylle, une prêtresse qui prédisait l’avenir. Robert Harris a dû s’amuser en rédigeant la prophétie qu’elle voit pour la ville de Pompéi. Voici la citation.

    Citation

    « -Elle a vu une ville, notre ville, dans un avenir lointain. Un millier d’années, peut-être plus. Elle a vu une cité célèbre dans le monde entier, poursuivit-il dans un murmure. Nos temples, notre amphithéâtre, nos rues, arpentés par des gens de toutes les langues. Voilà ce qu’elle a vu dans les entrailles des serpents. Longtemps après que les César seront tombés en poussière et que l’empire ne sera plus, ce que nous avons bâti ici perdurera. »

    Robert Harris dans Pompéi.

    Ce que j’ai moins aimé du roman Pompéi

    Quelque chose qui peut parfois rebuter le lecteur, c’est le vocabulaire utilisé. Des mots comme : sibylle, centurie, clepsydre, quadrirème, putéolanum. Nous ne connaissons pas ces appellations puisqu’ils représentent souvent des choses qui n’existent plus ou ce sont des noms techniques comme drisse, cargue, vergue. Ces derniers sont des termes pour désigner certains objets en rapport avec la navigation en bateau à voile.

    Ne vous laissez pas décourager dans votre lecture par ces mots. Faites une petite recherche sur le web, c’est si facile.

    Et je le vois comme une occasion pour améliorer ma culture. Imaginez-vous comment ce sera utile dans votre prochain cinq à sept. Vous aurez l’air plus intelligent quand vous expliquerez à vos amis qu’est-ce qu’une clepsydre! Ah! Ah!

    Photo de Lhom

    Nous ne sommes pas allés à Rome. Mais il y a quelques années nous avons visité le site touristique du Pont du Gard, situé en France entre Avignon et Nîmes. Les Romains ont bâti ce pont au 1er siècle pour le passage d’un aqueduc.

    Ce trésor architectural nous a impressionnés.

    Pont du Guard (crédit photo Lhom)

    Recommandations

    Donc, vous avez tout avantage à lire Pompéi si :

    • Vous aimez les romans historiques et spécifiquement ceux sur l’époque romaine.
    • Vous visiterez bientôt l’Italie et aussi la région de Naples.
    • Vous êtes à la recherche d’une fiction originale et pleine d’actions.
    • Si vous êtes passionnés par l’Italie, tout simplement.

    Noël approche et c’est une bonne idée pour un cadeau à offrir à un ingénieur.

    Connaissiez-vous cet auteur ou ce livre?

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Phrenssynnes

    P.S. Je n’ai pas avisé, avant publication, les auteurs et éditeurs mentionnés dans cet article.

     

     

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    Critique de La dernière librairie de Londres, un roman de Madeline Martin

    La dernière librairie de Londres

    J’ai découvert le livre La dernière librairie de Londres grâce à madame C de mon club de lecture.

    Madeline Martin est une écrivaine américaine spécialisée dans les romans sentimentaux et historiques souvent primés dans le New York Times.

    Fougère, thé et La dernière librairie de Londres (crédit photo Phrenssynnes)

    Quatrième de couverture de La dernière librairie de Londres

    La dernière librairie de Londres (crédit photo Phrenssynnes)

    Ce que j’ai aimé

    Livre de Madeline Martin et thé (crédit photo Phrenssynnes)

    J’ai souvent lu ou vu des récits de la Seconde Guerre mondiale avec des personnages importants du point de vue historique. On a créé beaucoup de fiction ou de film sur les moments clés de cette guerre.

    Dans ce livre, c’est différent.

    Ce que j’ai aimé, c’est découvrir comment monsieur et madame tout le monde ont vécu cette période difficile. L’auteure nous décrit le quotidien de Grace, l’héroïne du roman, ainsi que son entourage à partir de 1939 à Londres.  Ces gens ne sont pas en position de pouvoir, pas de politicien, pas d’espion, pas de général de l’armée. Donc, l’intrigue se différencie de ce qu’on retrouve souvent dans les livres sur la Seconde Guerre.

    Par exemple, j’ai appris, qu’au début, on avait surnommé ce conflit la guerre de l’ennui. Ils étaient sur le qui-vive, dès l’annonce officielle de l’affrontement envers l’Allemagne, mais les attaques ne venaient pas. Par contre, un jour le Blitz a commencé et l’auteur nous fait bien ressentir toute l’horreur de ces bombardements sur Londres.

    On sent cela grâce à la façon dont l’écrivaine décrit les petits détails de la routine quotidienne. On a transformé les jardins de fleurs en potager.

    Les personnages devaient se rendre dans les stations de métro pour y passer la nuit à l’abri des assauts aériens.

    Le gouvernement a rationné les denrées alimentaires.

    Citation

    -J’apprécie ce que vous avez fait pour cette librairie, poursuivit la jeune femme. Ce sont les livres qui nous ont réunis, l’amour des histoires, des aventures, l’évasion qu’ils procurent en ces temps difficiles, le rappel qu’il faut garder espoir.

    Madeline Martin

    Ce que j’ai moins aimé

    La force de ce roman n’est pas l’intrigue. Sans vous la révéler, j’avoue qu’on voit venir la fin et il n’y a rien d’étonnant. J’aime bien me faire surprendre par un auteur, mais ici, ce n’est pas arrivé.

    Par contre, je n’ai pas été déçue de ma lecture.

    L’excellence de cette fiction réside dans sa puissance à évoquer des émotions. Grace se transforme, d’antihéros au début du bouquin, elle devient une jeune femme au caractère remarquable avec un leadership exceptionnel.

    Les livres et la littérature me passionnent comme Grace et les autres personnages. Et je profite de l’évasion qu’ils nous offrent.

    Dans l’histoire, il y a des moments très touchants. Comme mentionné dans cet article au sujet de la lecture, lire nous permet d’expérimenter les mêmes sensations que les protagonistes comme si nous les vivions.

     

    Le livre La dernière librairie de Londres (crédit photo Phrenssynnes)

    Photo de Lhom

    En continuation sur le thème de cette chronique, Lhom nous présente, cette semaine, une magnifique photo du pont de Londres.

    Le pont de Londres (crédit photo Lhom)

    Recommandations

    À lire si :

    • Vous aimez les histoires sur la Deuxième Guerre Mondiale.
    • Vous appréciez les livres qui font du bien ou si vous êtes amoureux des livres tout simplement.
    • Vous visitez Londres bientôt et vous aimez le contexte historique. On y parle des différents quartiers de la ville.

    Connaissiez-vous cette auteure?

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

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    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    P.S. Je n’ai pas avisé, avant publication, les auteurs et éditeurs mentionnés dans cet article.

     

     

     Cliquez ici pour lire d’autres articles sur Phrenssynnes se cultive.

    book-club_illustration-10 (crédit DIVI)

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    Délicieuse recette santé de biscuits aux dattes et aux graines de citrouille

    Biscuits aux dattes et aux graines de citrouille

    J’ai inventé une recette de biscuits aux dattes et graines de citrouille. Lorsque l’automne arrive, j’ai une terrible envie de dévorer des aliments sucrés. Cette sorte de fringale est beaucoup moins présente le reste de l’année. Quand les feuilles rougissent et que le froid se fait sentir, je rêve d’un bon gâteau Reine Elisabeth avec une tasse de thé .

    Étant donné que je m’efforce de manger le moins de sucre raffiné possible, j’ai essayé cet automne d’inventer une recette réconfortante et sans culpabilité!

    La voici.

    Biscuits dattes et graines de citrouille (crédit photo Phrenssynnes)

    Biscuits aux dattes et graines de citrouille

    Ingrédients

    • 150 grammes (1 tasse) de dattes dénoyautées et hachées
    • 125 ml (1/2 tasse) d’eau
    • 175 ml (3/4 tasse) de farine de pois jaune
    • 125 ml (1/2 tasse) de gruau
    • 1 1/2 banane moyenne
    • 125 ml (1/2 tasse) de tahini
    • 125 ml (1/2 tasse) de graines de citrouille décortiquées
    • 5 ml (1 cuillère à thé) d’essence de vanille

    Préparation

    Étape 1

    Chauffer le four à 175 degrés Celsius (350 degrés Fahrenheit).

    Mettre les dattes avec l’eau dans un bol pouvant aller au micro-ondes. Chauffer environ 3 minutes au micro-ondes (puissance max). Réduire en purée avec un pied mélangeur afin d’avoir la même texture qu’un yogourt grec.

    Réserver.

    Étape 2

    Dans un grand bol, mélanger la farine de pois jaune, le gruau, la banane et demie écrasée, le tahini, les graines de citrouille, la vanille et 50 ml (1/4 de tasse) de purée de dattes. Réserver le restant de la purée de dattes pour décorer les biscuits.

    Étape 3

    Faire des boules de pâte à l’aide d’une cuillère à crème glacée et déposer sur une plaque recouverte de papier parchemin ou d’un tapis de cuisson. Espacer les boules de quelques centimètres. Faites un creux dans chaque boule et remplissez d’environ une ou deux cuillères à thé de purée de dattes.

    Étape 4

    Faire cuire dans le four à 175 degrés Celsius (350 degrés Fahrenheit) 20 minutes.

    Bon appétit!

    Biscuits avant la cuisson (crédit photo Phrenssynnes)

    La note écolo

    Avec l’Halloween qui est dans l’air, les citrouilles submergent notre paysage.

    Si vous le désirez, vous pouvez utiliser les graines de vos citrouilles pour cette recette. Vous trouverez sur le web plusieurs sites où on explique comment faire. Toutefois, n’oubliez pas de décortiquer vos graines.

    J’avoue que je n’ai pas cette patience et j’ai employé des graines commerciales.

    Par contre, je me fais un devoir d’utiliser la chair de ma citrouille décorative.

    Graines de citrouille commerciales (crédit photo Phrenssynnes)

    La note théteuse

    Ces biscuits rassasient et ils sont délicieux avec une bonne tasse de thé en collation ou après le repas.

    J’aime beaucoup ce breuvage. Si vous avez envie de développer ce goût, voici mes articles à ce sujet.

     

    Tasse de thé (crédit photo Phrenssynnes)

    La note santé

    Ces biscuits sont bons pour la santé pour plusieurs raisons.

    Ils ne contiennent pas de sucre ajouté.

    On retrouve beaucoup de fibres dans la farine de pois jaune et elle est nourrissante. Voir cet article sur ce sujet.

    Les graines de citrouille sont riches en vitamines et magnésium.

    Les dattes possèdent beaucoup de fibres ainsi que de grandes caractéristiques nutritionnelles. Elles sont très caloriques puisqu’elles contiennent une forte teneur en glucides. Mais elles nous permettent de sucrer une recette avec un goût assez neutre et nous évitent d’utiliser du sucre raffiné.

    Biscuits aux dattes et graines de citrouille et thé (crédit photo Phrenssynnes)

    La note créative

    Madame Labriski m’inspire avec toutes ses recettes. Vous pouvez employer la purée de dattes commerciale de Madame Labriski pour ces biscuits (aucun lien affilié).

    Une autre source d’originalité est Grace Wagner que j’ai découvert sur Instagram.

    Ma recette contient de la farine de pois jaune. J’utilise cet aliment grâce à Allison Van Rassel dont je vous ai parlé dans cette rubrique récemment.

    Je vous invite à consulter ce texte sur la créativité et à inventer de nouveaux biscuits. Vous pouvez choisir d’autres graines, des noix, une sorte de farine différente ou même inclure une petite larme de sirop d’érable.

    Ma fille Kit4 ajoutera sûrement des grains de chocolat!

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Phrenssynnes

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    Trouver un équilibre peut être un défi mais manger sainement n’a pas besoin d’être compliqué!

    Wow! nous avons rencontré le chanteur Henry Honkonen au mont Agamenticus

    Le mont Agamenticus

    Nous visitons Ogunquit depuis la nuit des temps et nous pensions connaître toutes les plus belles perles de la région.

    Cette année, nous en avons découvert une autre et non la moindre. Il y a quelques années, une de mes patientes m’avait parlé de cette montagne près d’Ogunquit. Depuis ce temps, j’avais l’idée d’y aller.

    Je réserve mes randonnées pédestres dans les bois pour les saisons d’automne et d’hiver parce que je déteste les moustiques.

    C’est la première fois que nous nous rendons dans cette région au mois d’octobre. Voilà pourquoi je voulais absolument visiter ce mont, mais j’ai dû convaincre Lhom. Cette tournée au mont Agamenticus nous a enchantés et il ne s’attendait pas à cela.

    La vue sur le mont Agamenticus et BB (crédit photo Phrenssynnes)
    BrittanyBrexit au mont Agamenticus (crédit photo Phrenssynnes)

    Brittany Brexit au mont Agamenticus

     

    Nous avons profité de ce décor enchanteur pour prendre quelques photos de Brittany Brexit.

    L’histoire du mont Agamenticus

    Le York Water District a acheté des terres autour de l’étang Chases pour la protection de l’eau potable en 1897. Puis, en 1980, la ville de York a acquis plusieurs acres du mont Agamenticus pour prévenir le développement commercial. Voici leur crédo :

     « Trouver l’équilibre entre la protection de la faune et la qualité de l’eau avec des loisirs durables. »

    Sur le feuillet informatif, on vante la grande variété de faune et de flore sauvage.

    Pourtant, ce n’est pas ce qui nous a le plus éblouis. Nous sommes montés jusqu’au sommet en voiture par une merveilleuse journée ensoleillée. Le temps sec nous a permis d’avoir une bonne visibilité.

    Le paysage nous a épatés.

    La vue nord au mont Agamenticus (crédit photo Phrenssynnes)

    Le paysage époustouflant du mont Agamenticus

    Vous pouvez tourner votre tête de 360 degrés et l’horizon s’étend à perte de vue. Sur la première photo, au nord, on aperçoit les Appalaches. Sur l’autre image, celle avec la roche, vers l’est, on repère au loin la côte et l’océan.

    Le panorama nous éblouit et l’air sain nous purifie les poumons.

    Avant de redescendre en voiture pour notre randonnée dans une piste, nous avons fait le sentier du sommet.

    La vue du mont Agamenticus (crédit photo Phrenssynnes)

    On voit ici le littoral.

    Sur le haut du mont Agamenticus (Crédit photo Phrenssynnes)
    Henry Honkonen chante sur le mont A (crédit photo Phrenssynnes)

    Un spectacle hors du commun au mont Agamenticus

    Et c’est à ce moment que nous avons remarqué un étrange spectacle. Un jeune homme jouait de la guitare sur un promontoire de bois. Il chantait intensément tandis qu’un drone planait au-dessus de lui.

    Cela nous a bien intrigués.

    Alors, nous avons aperçu ses deux acolytes installés à côté, sur une table à pique-nique. La blogueuse a fait 2 + 2 et nous avons deviné leur objectif. J’ai fait fi de ma timidité et nous sommes allés leur parler.

    Nous avons rencontré Henry Honkonen.

    Une mélodie sur le mont Agamenticus

    Henry est un jeune chanteur qui vient de composer une mélodie qui s’intitule Save me.

    Avec son équipe techno, ils filmaient des séquences pour la vidéo de sa nouvelle chanson. Nous avons trouvé leur idée magique : filmer en plein air sur cette montagne extraordinaire..

    Comme vous pouvez le voir sur les photos, le décor enchanteur résonne bien avec le thème du refrain. Ils ont sélectionné la journée avec une température parfaite.

    Écoutez bien les paroles de la chanson Save me.

    J’aime beaucoup la musique et quel beau message!

    Henry Honkonen au Mont A (crédit photo Phrenssynnes)
    The making of (crédit photo Phrenssynnes)

    Le drone

    Le drone et son pilote, Mike Laselva m’ont beaucoup impressionnée. Il m’a expliqué que les moteurs de son appareil professionnel sont très forts et que, même s’il ventait, il contrôlait bien sa machine. Ce qui pourrait poser un problème, c’est si le drone se situait à 400 pieds plus haut.

    Le spécialiste du drône (crédit photo Phrenssynnes)
    Le chanteur américain Henry Honkonen (crédit photo Phrenssynnes)

    Henry, un natif de la région, porte un nom de famille d’origine finlandaise.

    J’adore sa nouvelle rengaine et vous pouvez visualiser plusieurs clips sur son compte Instagram.

    Par contre, si vous désirez regarder le vidéo officiel, allez sur YouTube.

    J’ai bien ri lorsqu’on nous voit dans l’arrière-plan, Lhom et moi! (Environ la dix-septième seconde).

    Je n’ai aucun lien affilié, mais j’aime bien encourager les jeunes dans leur entreprise créative et positive.

    Je souhaite beaucoup de succès à Henry et je vous invite à partager sa musique.

    Un selfie au mont Agamenticus avec Henry (crétdit photo Phrenssynnes)

    Cette rencontre fortuite, en bonus, a été la cerise sur le gâteau de cette visite déjà intéressante.

    De plus, la route de campagne entre le mont et Ogunquit est un délice à rouler en décapotable, même en octobre.

    Nous nous sommes ensuite époumonés dans les magnifiques sentiers que nous vous invitons à visiter lors de votre prochain passage dans cette région.

    Route de campagne vers Agamenticus (crédit photo Phrenssynnes)
    Sur la route du mont Agamenticus (crédit photo Phrenssynnes)

     

     

     

    Qui sait? Peut-être que vous rencontrerez une vedette vous aussi!

    Photo de Lhom

    Je termine cet article avec la photo de Lhom de la semaine. Voilà l’allure des sentiers du mont Agamenticus.

    Un vrai délice pour les amateurs de plein air.

    Sentier du mont Agamenticus (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Phrenssynnes

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    Lumière dorée prise de Perkins Cove (crédit photo Phrenssynnes)

    Pour lire en plus sur les aventures de Brittany Brexit et autres voyages.

    Muffins aux pommes et à la farine de pois jaune

    Retour vers le pois jaune

    J’ai écouté récemment à Radio-Canada une émission où la journaliste Allison Van Rassel nous parlait de la farine de pois jaune. Étant donné tous les bienfaits de cet aliment, j’ai couru jusqu’à mon épicerie préférée pour acheter cette merveille du monde.

    On mentionnait que la culture de pois jaune a connu un grand déclin depuis les années 70 parce que cette denrée était associée à la pauvreté. Mais aujourd’hui, on en développe à nouveau la production puisque c’est fort nutritif.

    Un bon aliment pour l’environnement

    « La plante a la particularité de capter l’azote de l’air pour nourrir le sol, permettant ainsi une réduction des engrais chimiques. »

    Site Grazia

    Plat de pois jaune (crédit photo Phrenssynnes)
    Farine de pois jaunes (crédit photo Phrenssynnes)

    Voici les valeurs nutritives des pois jaunes et de la farine de pois jaune.

    Valeur nutritive farine de pois jaune(crédit photo Phrenssynnes)
    Valeurs nutritives des pois jaunes (crédit photo Phrenssynnes)

    Les bienfaits des pois jaunes et de la farine de pois jaune

    Les avantages nutritifs des pois jaunes résident dans les quantités de protéines et de fibres qu’ils renferment. La journaliste mentionnait aussi qu’ils contiennent un acide aminé essentiel : la lysine, un nutriment important pour la santé.

    Pour écouter l’émission, cliquez ici.

    J’étais très enthousiasmée de découvrir cette nouvelle farine et j’ai fait une recherche pour dénicher des recettes.

    L’automne, avec une bonne tasse de thé, j’adore me délecter d’une délicieuse gâterie aux pommes, un fruit bien de chez nous.

    À ma grande surprise, je n’ai trouvé qu’une seule recette de muffins à la farine de pois. Elle semblait longue à exécuter et un peu compliquée. C’est pourquoi j’ai décidé d’en inventer une!

    La voici en primeur.

    Muffins aux pommes et à la farine de pois jaune 

    Ingrédients

    • 1 tasse (250 ml) de farine blanche ou de blé entier
    • 1 tasse (250 ml) de farine de pois jaune
    • 3 cuillères à thé et 1/2 (17 ml) de poudre à pâte
    • 6 cuillères à table (90 ml) de sucre
    • 1/2 cuillères à thé (2 ml) de sel
    • 1 œuf battu
    • 7/8 de tasse (220 ml) de lait
    • 3 cuillères à table (45 ml) d’huile d’avocat
    • 2 tasses (500 ml) de morceaux de pommes pelées, cœur et mèche enlevés
    • 1 cuillère à table (15 ml) d’eau
    • 1/4 de tasse (50 ml) de noix de Grenoble
    Muffins à la farine de pois jaune et pommes (crédit photo Phrenssynnes)

    Préparation

    Étape 1

    Faire chauffer le four à 200 degrés Celsius (400 degrés Fahrenheit). Mettre les cubes de pommes dans un chaudron avec l’eau et faire cuire à feu moyen pendant 10 minutes. Réservez.

    Étape 2

    Mélangez les ingrédients secs avec une spatule ou une cuillère de bois dans un grand bol.

    D’autre part, mêlez les éléments humides dans un autre plat.

    Étape 3

    Faites un creux dans le plat des ingrédients secs et versez les liquides. Mélangez à la cuillère jusqu’à ce que la préparation soit bien combinée.

    Étape 4

    Déposez la pâte dans 12 moules à muffins en ne remplissant que la moitié. Mettre une à deux cuillères à thé (5 à 10 ml) de pommes cuites dans chaque moule. Remplir chaque moule avec le restant de la pâte.

    Garnir de noix de Grenoble et d’une tranche de pomme.

    Étape 5

    Faire cuire au four à 200 degrés Celsius (400 degrés Fahrenheit) pendant environ 20 à 22 minutes.

    Noix de Grenoble(crédit photo Phrenssynnes)
    Muffins à la farine de pois jaunes avant cuisson(crédit photo Phrenssynnes)
    Tranches de pommes pour muffins à la farine de pois (crédit photo Phrenssynnes)

    Des muffins à la farine de pois jaune pleins de pommes

    Mettre la compote de pommes dans le milieu de votre muffin donne l’avantage d’inclure beaucoup de fruits dans chacun d’eux. Je déteste, par exemple, manger un muffin aux bleuets pour découvrir qu’il contient seulement un ou deux bleuets!

    Allez, délectez-vous.

    Bon appétit!

    Muffins farine de pois jaunes (crédit photo Phrenssynnes)

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

     

    Vous avez envie d’améliorer votre alimentation?

     

    Vous n’êtes pas seul. Je suis ici pour vous aider. Lisez ces articles et vous découvrirez des recettes faciles testées par une maman d’expérience!

     

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    Savez-vous pourquoi la lecture est bénéfique pour vous?

    Pourquoi la lecture

    Lorsque j’étais petite et que j’avais fini mes devoirs, mon père m’interdisait d’aller écouter la télévision. Il me disait: « Lis dans ta chambre encore trente minutes. » Ça m’embêtait un peu, j’aurais bien voulu regarder la télé, mais le plus fou, c’est que je lisais!

    J’en déduis que j’ai toujours aimé la lecture. Que ce soit des romans, des essais sur différents sujets ou tout simplement des articles sur le web, je trouve la plupart du temps quelque chose d’intéressant à découvrir.

    D’ailleurs, j’ai formé, avec des amies, un club de lecture.

    Étant donné que je désire partager ce plaisir, j’ai fait quelques recherches et constaté quelques faits étonnants.

    book-club_illustration-10 (crédit DIVI)

    Les bénéfices de la lecture pour la santé

    La consultation de cet article m’a appris que la lecture :

    • Améliore la connectivité du cerveau.
    • Aide à prévenir le déclin cognitif relié à l’âge.
    • Réduit le stress.
    • Prépare à une bonne nuit de sommeil.
    • Aide à soulager les symptômes de la dépression.
    • Peut aider à vivre plus longtemps.

     

    En fait, ces effets positifs ne m’étonnent pas. Par contre, mes recherches m’ont amenée à des informations encore plus surprenantes.

    Les bénéfices de la lecture pour votre vie professionnelle

    Souvent, les hommes ont tendance à lire des essais, des mémoires ou des autobiographies. Certains prétendent que lire des histoires inventées est une perte de temps.

    Pourtant, des études scientifiques suggèrent que consommer de la littérature apporte plus d’avantages que des ouvrages non fictionnels.

    Cela m’a beaucoup surprise, car je croyais que c’était la lecture, en général, qui était bonne.

    Lire des œuvres littéraires romanesques développe notre acuité sociale, c’est-à-dire notre capacité à comprendre les motivations d’autrui. La lecture d’essais peut être bénéfique pour améliorer notre culture et notre éducation. Par contre, elle ne contribue pas à accroître notre quotient émotionnel comme le fait une œuvre littéraire.

    Les personnes avec un bon quotient émotionnel sont une force recherchée par les employeurs d’aujourd’hui.

    Cet article de la Harvard Business Review relate les avantages de la littérature de fiction dans le monde du travail.

    Livres anciens (crédit photo Phrenssynnes)

    La lecture et l’empathie

    Souvent, dans les livres sur les affaires, on réduit les questions de façon binaire. C’est bon ou mauvais. Par contre, dans la vie comme dans les romans, nous faisons face à toutes sortes de circonstances complexes avec nos collègues, nos amis ou notre famille. La littérature nous donne l’impression d’être dans la tête d’un autre et nous offre la chance de voir ce point de vue différent du nôtre.

    Par exemple, lorsqu’on découvre l’histoire d’un capitaine de bateau confronté à des décisions difficiles, on peut bénéficier de son expérience ainsi que la façon dont il résout son problème.

    Cela augmente nos facultés empathiques.

    La lecture d’œuvres littéraires donne plus d’expérience

    Dans une étude de 2013, on a prouvé avec une tomodensitométrie cérébrale que lire une œuvre romanesque a un effet sur le cerveau. Au fur et à mesure que la tension montait dans l’histoire, de plus en plus de régions de la masse cérébrale s’allumaient.

    Les tomodensitomètres cérébraux ont dévoilé que pendant la période de lecture, la zone corticale qui réagit aux sensations physiques telles que le mouvement et la douleur s’est activée.

    Dans notre tête, lorsqu’on lit, les zones du cerveau stimulées sont les mêmes que si on avait vécu l’acte du personnage. À un degré moindre que dans la réalité, mais ce sont les mêmes régions!

    Donc, la lecture nous permet d’utiliser plus de parties de notre matière grise. Cela nous donne la possibilité de ressentir plus d’expériences.

    Capture d'écran de Phrenssynnes pour club de lecture : À l'est d'Eden

    Le livre qu’on a fait lire aux participants de l’étude mentionnée ci-haut est le roman Pompéi de Robert Harris.

    Je vous encourage aussi à visionner une conférence de Rita Carter intitulée « Why reading matters » sur YouTube.. Si je n’ai pas réussi à vous convaincre, elle le fera!

    Conclusion

    Il y a quelques années, j’ai participé à une étude de l’Université de Sherbrooke sur les activités de lecture. Un des buts de cette étude était de trouver des moyens de favoriser la lecture chez les hommes afin qu’ils soient cognitivement plus stimulés.

    En général, les femmes lisent plus que les hommes comme le spécifient plusieurs sources. (123)

    Étant donné tous ces avantages, je vous encourage à inclure cette activité phénoménale dans votre quotidien.

    Et l’incitation vaut aussi pour vous, messieurs!

    J’invite d’ailleurs mon lectorat masculin à nous suggérer, dans les commentaires, vos fictions littéraires préférées.

     

     

     

    book club illustration1 (credit DIVI)

    Photo de Lhom

    Lhom nous propose, cette semaine, la photographie d’un bel endroit pour s’installer avec un bon livre dans la nature.

    On entend presque la cascade!

    Cascade sur la rivière du Hibou (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir parcouru cette chronique.

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    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

     

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    Rosbif 101, comment j’ai réussi à cuisiner un excellent rosbif

    Depuis quelques années, nous mangeons beaucoup moins de viande rouge et de charcuterie. Puisque l’Organisation mondiale de la Santé l’a déclaré.

    Donc, nous en mangeons rarement mais lorsqu’on en mange, on choisit de la bonne viande.

    Rosbif, carottes et pommes de terre purée (crédit photo Phrenssynnes)

    Recette de rosbif facile

    Ingrédients

    • rosbif (environ 1 kilogramme pour 4 à 6 personnes)
    • moutarde de Dijon (assez pour recouvrir tout le rôti)
    • Poivre noir et poivre en grains fraîchement moulu
    Poivrez généreusement votre rosbif (crédit photo  Phrenssynnes)

    Préparation

    Étape 1

    Sortir du frigo la pièce de viande au moins une heure avant la cuisson. Le rosbif doit être à la température de la pièce.

    Étape 2

    Chauffer le four à 260 degrés Celsius (500 degrés Fahrenheit). Badigeonner la viande de moutarde de Dijon. Ensuite, la placer sur une grille dans un plat peu profond. Poivrer généreusement.

    Étape 3

    Mettre le rosbif dans le four lorsqu’il a  atteint la bonne température. Cuire 11 minutes par kilogramme. 

    Étape 4

    Ensuite, baisser la température du four à 95 degrés Celsius (200 degrés Fahrenheit). Cuire 44 minutes par kilogramme. Il est interdit d’ouvrir le four pendant la cuisson.

    Étape 5

    Retirer du four le rosbif dès que la cuisson est terminée. Recouvrir d’un papier d’aluminium pendant que vous dressez les assiettes avec les pommes de terre et les légumes. Trancher le rosbif avec un couteau bien aiguisé ou idéalement avec un couteau électrique.

    Bon appétit!

    Une recette infaillible de rosbif

    Cette recette infaillible me vient de ma bouchère préférée. Elle a pris sa retraite mais j’utilise sa recette depuis des années. Si vous suivez les consignes à la lettre, vous réussirez à coup sûr. Je n’en ai jamais raté un.

    Pour la quantité de viande, les recommandations varient de 150 à 300 grammes par personne. Je calcule environ 250 grammes par personne mais j’ai toujours un peu de restant.

    C’est volontaire afin de pouvoir faire d’autres repas dans la semaine tel que je l’explique dans cet article sur l’organisation. Sandwich, pâté chinois, salade, etc.

    Rosbif avant cuisson (crédit photo Phrenssynnes)


    Les secrets pour réussir le rosbif

    Dans la préparation, j’ai souligné les éléments clés pour réussir.

    • Viande à température de la pièce avant de la mettre au four.
    • Placer la viande lorsque le four a atteint 260 degrés Celsius ou 500 degrés Fahrenheit.
    • Faire la règle de trois pour le temps de cuisson.
    • Interdiction d’ouvrir le four pendant la cuisson.
    • Retirer du four dès que la cuisson est terminé et servir.

    Afin d’être bien claire, le boucher va vous vendre un rosbif, disons de 1,458 kilogrammes. Vous n’aurez jamais exactement un kilogramme. Lisez le poids exacte de votre pièce de viande sur l’étiquette. Donc, par exemple, 1,458 x 11 = 16,038 minutes à 500 degrés et 1,458 x 44 = 64,152 minutes à 200 degrés. Si vous préférez votre viande saignante, cuisez 16 et 64 minutes. Si vous l’aimez médium, vous pouvez arrondir les temps de cuisson à 16 et 65 minutes. Pour ceux qui le préfère plus cuit, passez les tranches dans la casserole de sauce quelques instants avant de servir.

    Le type de cuisson

    Cette recette doit être exécutée avec un four classique. J’ai fait cuire le rosbif avec la fonction convection. Je me rend compte que ma recette ne doit pas être faite avec cette fonction. Parce que je trouve la viande légèrement trop cuite tel que vous pouvez le voir sur les photos. C’est une recette ancienne et les fours à convection n’existaient pas a l’époque!  Aujourd’hui, il existe des fours avec toutes sortes de fonctions, avec des thermomètres, des Thermomix, des Air fryers, etc.

    Servir votre rosbif

    Je sers cette viande avec une purée de pommes de terre et des carottes taillées en allumettes. Pour la sauce, j’utilise une demi-glace du commerce. Par contre, l’application Yuka ne donne pas une bonne cote pour ces sachets. Je suis à expérimenter pour trouver la recette de sauce demi-glace maison idéale. La dernière que j’ai faite n’était pas très réussie puisque ma fille Kit4 m’a dit de réutiliser le sachet commercial! Ah! Ah! Je ne me laisse pas décourager et je vais persister quand même. Qui sait? Peut-être vais-je réussir un jour.

    Le fameux rosbif (crédit photo Phrenssynnes)

    Vous avez envie d’améliorer votre alimentation?

     

    Vous n’êtes pas seul. Je suis ici pour vous aider. Lisez ces articles et vous découvrirez des recettes faciles testées par une maman d’expérience!

     

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    Être grand-mère

    Être grand-mère et le chemin parcouru

    Plus jeune, j’étais une personne très douce et j’avais un problème à dire non. Peu après avoir accouché de mon premier bébé, j’ai appréhendé mes difficultés en tant que maman. Je devrais dire niet souvent, agir avec fermeté et inventer des punitions au besoin. Je sais, on utilise maintenant le mot « conséquence », pas punition!

    J’ai compris, alors, le plaisir d’être grand-maman. Je n’aurais pas besoin de dire non à mes petits-enfants et je ne ferais que gâter.

    Je suis grand-mère trois fois. J’ai deux petits-fils, une toute nouvelle petite-fille et beaucoup de chemin parcouru.

    Voici la première photo prise avec l’ainé de mes petits-enfants.

    Vieil arbre sur le Marginal Way, Ogunquit (crédit photo Phrenssynnes)
    Première photo avec mon premier petit-fils (crédit photo Phrenssynnes)

    L’histoire du Zincofax

    Mais avant de devenir une grand-mère, je devais, pour être une bonne maman, faire attention à mon comportement.

    Afin de bien l’éduquer, j’ai dû ne pas rire lorsque mon ainée a fait un immense dégât. Elle avait tartiné plusieurs murs, les meubles de sa chambre ainsi que sa salopette avec la crème blanche et visqueuse appliquée pour son érythème fessier.

    J’ai réussi, par miracle, à croquer cet instant mémorable avec un appareil photo avant que ma fille ne rempire la situation. Nous n’avions pas de téléphone intelligent dans nos poches à cette époque.

    ***

    L’histoire du caillou

    À l’époque, j’étais une maman très occupée. J’éduquais deux enfants, j’avais un mari, un travail avec des responsabilités, etc. L’expression «charge mentale» n’existait pas encore mais on la vivait quotidiennement.

    Un jour, j’étais pressée et je rangeais la chambre de ma cadette. Je ne sais quel évènement me contraignait, mais j’étais obligée de faire ce ménage.

    En même temps, je songeais probablement au menu du souper, à la pile de lavage, à ma prochaine réunion de bureaux ou à n’importe quel autre tracas sur ma liste de trucs à accomplir. Mais avant tout, j’essayais de mettre fin au chaos qui régnait dans cette pièce. Ce dont je me souviens le plus, c’est que je n’en avais pas du tout envie. Et je devais ajouter une tâche de plus, apprendre à ma fille à être plus ordonnée.

    Et, c’est là que j’ai découvert le caillou.

    Une vulgaire pierre sale, pleine de terre au beau milieu du lit. Maintenant s’ajoutaient les draps à laver. Exaspérée, la moutarde me monta au nez et j’ai crié après ma cadette. « Veux-tu me dire pourquoi tu gardes un vieux caillou malpropre dans tes draps et pourquoi ce vieux papier de gomme traîne sur ta table de chevet? Il me semble que ce n’est pas compliqué de le mettre dans la poubelle qui est juste là. » Joignant le geste à la parole, je tirai l’emballage de gomme dans la corbeille tandis que ma fille de cinq ans le rattrapa au vol en s’exclamant : « Attends! »

    Puis, elle ferma les yeux et le huma. « Ça sent bon. »

    Et saisissant le vilain caillou, elle déclara que c’était son oiseau.

    Phrenssynnes qui étend du linge sur la corde (crédit photo Lhom)
    Boite à souvenirs (crédit photo Phrenssynnes)

    La boite à souvenirs

     

     

    Je suis descendue de mes grands chevaux, me suis assise sur le bord du lit pour observer la fameuse roche et prendre conscience qu’il présentait vraiment la forme d’un geai bleu. Puis, j’ai, moi aussi, humé la senteur d’essence de menthe. Je me suis quand même demandée comment j’allais lui faire comprendre qu’on ne pouvait pas conserver tous les bouts de papier jusqu’à ce que l’odeur en ait disparu.

    Pourtant, j’ai placé le geai bleu dans sa boite à souvenirs.

    Une des premières œuvre d'art (crédit photo Phrenssynnes)

    Le plaisir de la semaine d’une grand-mère

     

     

     

    Cette semaine, j’ai eu un gros plaisir. Ma petite-fille, lors de sa visite, portait la robe de baptême de sa mère. Et oui! Je l’avais gardée.

    Vous l’avez compris, un de mes plus grands défauts est de conserver toutes sortes de choses. J’ai de la difficulté à me débarrasser de toute ma collection de cossins. Après réflexion, j’ai découvert que ce défaut me vient du fait que j’attache une valeur sentimentale aux objets.

    Je n’ai pas retrouvé le fameux caillou mais cette première œuvre d’art qu’il me fait plaisir de vous partager ainsi que la robe.

    Imaginez toutes ces années avec une telle philosophie. On se retrouve avec une maison bien remplie.

     Et vlan pour le minimalisme.

    Robe de baptême (crédit photo Kit4)

    La conclusion d’une grand-mère

     

    Mais ce n’est pas la raison pour laquelle je vous raconte ces histoires.

    La vie est remplie de soucis, de stress au travail, de fatigue ressentie, de contrariétés au quotidien et de listes de tâches à réaliser. Mais l’essentiel, c’est que vous ne retiendrez pas tout cela. Le sujet de la réunion de bureaux, ce qui vous a obligé à faire du ménage et votre chicane avec votre conjoint s’estomperont.

    Vous vous souviendrez des histoires de geai bleu et de Zincofax.

    Photo de Lhom

    Une grand-maman qui regarde vers l’avenir ou le chemin parcouru? 

    Une grand-mère qui regarde la montagne (criédit photo Lhom)

    Et vous? Conservez-vous beaucoup d’objets souvenirs?

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

    Si vous avez aimé cet article, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux. 

    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Je vous souhaite une bonne semaine.

    Phrenssynnes

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    Le mage du Kremlin, un bouquin captivant que vous devez lire

    Introduction

    Une ancienne collègue m’a suggéré cette lecture, Le mage du Kremlin de Guiliano Da Empoli, un politicologue. 

    Elle m’a mentionné que ce roman est une très belle façon d’en apprendre davantage sur la culture russe. C’est l’histoire du principal conseiller de Poutine. Après avoir lu mon article de juin dernier où je vous parle d’une conférence de Rafael Jacob, elle se doutait que ce livre m’intéresserait.

    Elle avait raison, je l’ai trouvé captivant.

    Première de couverture Le mage du Kremlin (crédit photo Phrenssynnes)

    Quatrième de couverture

    Quatrième de couverture Le mage du Kremlin(crédit photo Phrenssynnes)

    Ce que j’ai aimé

    C’est le genre de livre que j’aime lire avec une tablette électronique ou un cellulaire à portée de main, car à tout moment, j’avais envie de plus de précisions. Le mage du Kremlin est un roman, donc un récit inventé par l’auteur.

    Par contre, tel que spécifié au début : « Ce roman est inspiré de faits et de personnages réels, à qui l’auteur a prêté une vie privée et des propos imaginaires. Il s’agit néanmoins d’une véritable histoire russe. »

    Ce roman m’a fait connaitre plus en détail l’histoire de la Russie. Cela m’a aussi permis de découvrir ces oligarques russes dont on entend beaucoup parler ces dernières années.

    Cette histoire nous porte à réfléchir sur les différences culturelles. L’auteur ne parle pas de corruption dans le texte, mais pour nous, Nord-Américains, c’est bien ce qui se passe là-bas. C’est le mode de fonctionnement normal, valorisé et accepté.

    Capture écran Prigojine de Phrenssynnes

    Bref, ça marche comme ça en Russie.

    Pour eux, c’est mal vu de payer de sa poche pour une datcha (maison de campagne russe). C’est beaucoup plus prestigieux de se la faire octroyer par le président en remerciement pour services rendus. Le mage du Kremlin est Vadim Baranov, un stratège politique qui guide Poutine dans son poste de dirigeant. C’est Vladislav Sourkov qui a inspiré le personnage de Baranov.

    Les cheveux m’ont dressé sur la tête à certains moments. Lisez la citation 1.

    Ici, au Québec, on se fend en quatre pour inculquer à nos enfants de bonnes valeurs. On souhaite éliminer l’intimidation à l’école et les lieux fréquentés par les jeunes. Nous désirons leur apprendre l’ouverture aux différences culturelles et aux diversités sexuelles.

    On veut qu’ils respectent les handicapés, les aînés et la vulnérabilité que peut vivre un être humain.

    Il n’y a pas qu’en Russie où on voit ce genre de mauvais comportement. Nous nous rappelons tous le règne de Trump.

    Citation 1

    « Les gens pensent que le centre du pouvoir est le coeur d’une logique machiavélique, quand en réalité c’est le coeur de l’irrationnel et des passions, une cour d’école, vous dis-je, où la méchanceté gratuite a libre cours et prévaut immanquablement sur la justice et même sur la pure et simple logique. Parmi les primates, l’homme a le plus grand cerveau, c’est vrai, mais sa bite aussi est la plus grande, plus que celle du gorille. Et ça, ça doit bien vouloir dire quelque chose, non? »

    Les tactiques du mage du Kremlin

    Dans le roman, on nous montre comment Poutine n’hésite pas à se servir de tactiques qui visent les faiblesses d’un autre leader. Notamment, il a fait entrer son gigantesque labrador noir dans la salle où il rencontrait Angela Merkel, elle qui a une phobie extrême des chiens. On peut même voir cette anecdote sur le web.

    J’avoue que ces pratiques d’intimidations de la part des grands leaders du monde me dérangent. Vous me trouverez peut-être fleur bleue, mais comment voulez-vous apprendre des comportements raisonnables aux enfants alors que ceux qui nous gouvernent nous montrent le pire exemple!

    Capture écran Brezovsky de Phrenssynnes

    Quelques passages m’ont marquée. Entre autres, cette citation philosophique en rapport avec l’oeil et la vision a frappé l’optométriste en moi.

    Citation 2

    « L’oeil humain est fait pour survivre dans la forêt. C’est pour cette raison qu’il est sensible au mouvement. N’importe quelle chose qui bouge, l’oeil la capte et transporte l’information au cerveau. En revanche, tu sais ce qu’on ne voit pas? […] Ce qui reste immobile, Vadia. Au milieu de tous les changements, nous ne sommes pas entraînés à distinguer les choses qui restent les mêmes. Et c’est un grand problème parce que, quand on y pense, les choses qui ne changent pas sont presque toujours les plus importantes. »

    Ce que j’ai moins aimé

    J’ai dû mettre un peu de temps et de persévérance pour embarquer dans l’histoire. Contrairement à mon habitude, je n’avais pas lu la quatrième de couverture avant de commencer la lecture du livre. C’est peut-être pour cela. De plus, je ne suis pas spécialiste en politique.

    Mais, un coup parti, vous ne pourrez pas vous arrêter.

    Une autre chose qui m’a un peu rebutée, c’est la difficulté des noms russes. J’avais l’impression de tous les mélanger.

    Par contre, je dois avouer que c’est plus facile que lorsqu’on lit des noms dans un roman islandais! C’est pourquoi parcourir ce bouquin en faisant des recherches sur une tablette électronique ou un téléphone intelligent rajoute de la valeur à cette lecture.

    Capture écran Sechine de Phrenssynnes

    Photo de Lhom

    Lhom nous offre cette semaine une photographie de l’océan et des dunes de Pilat, près d’Arcachon en France.

    Les dunes du Pilat (crédit photo Lhom)

    Recommandations

     Fait marquant de l’actualité, Evgueni Prigojine, dont on parle dans le roman, est récemment décédé dans un accident d’avion.

    Patrick Lagacé, Nathalie Collard et Caroline Montpetit ont parlé de ce roman. Cécile Vaissié en fait aussi une excellente critique.

    Bref, vous devez lire absolument Le mage du Kremlin de Guiliano Da Empora.

    Et surtout si:

    • Vous prévoyez un voyage en Russie. Hum… je me demande si vous êtes nombreux?
    • Vous vous intéressez à ce pays, à la politique internationale ou à la guerre en Ukraine.
    • Vous aimez les romans politiques.
    • Vous avez envie d’en apprendre plus sur les stratégies de bas étage, mais efficace!

    Connaissiez-vous cet auteur?

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

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    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    P.S.: Je n’ai pas avisé, avant publication, les auteurs et éditeurs mentionnés dans cet article.

     

     

     Cliquez ici pour lire d’autres articles sur Phrenssynnes se cultive.

    book-club_illustration-10 (crédit DIVI)

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    Essayez cette recette de noix au cari

    Cette semaine, voici une recette de noix au cari délicieuse.

    Les noix sont excellentes pour la santé car elles contiennent des micronutriments et macronutriments. C’est quoi ces nutriments?

    Micronutriments et macronutriments des noix

    On classe les éléments nutritifs en deux catégories : les macronutriments et les micronutriments.

    Macronutriments

    Les macronutriments fournissent de l’énergie mesurée en calories. Ce sont des parties de l’alimentation que l’on consomme à grande dose.

    Il y a quatre catégories de macronutriments.

    • Protéines
    • Glucides
    • Lipides
    • Fibres

    Micronutriments

    Les micronutriments sont présents dans l’alimentation mais à très faible dose, d’où ce nom de micronutriment. Ces éléments essentiels peuvent par contre être toxiques si consommés à haute dose. Ils nous apportent des éléments indispensables au bon fonctionnement du corps sans jouer un rôle du point de vue calorique.

    • Vitamines
    • Minéraux (exemple : calcium, magnésium, potassium, sodium)
    • Oligoéléments (exemple : fer, fluor, iode, sélénium, zinc.)

    Pourquoi les noix sont bonnes pour la santé?

     

    Les noix sont une bonne source de protéines végétales et de fibres. Elles contiennent des gras mais en majorité insaturés, c’est-à-dire ceux bons pour la santé. Elles offrent un sentiment de satiété à cause des protéines et des fibres.

    De plus, elles contiennent des micronutriments tels que des vitamines, des minéraux et des oligoéléments.

    Noix au cari dans un plat (crédit photo Phrenssynnes)

    Le grand bémol, c’est que l’on doit faire attention à la quantité ingérée puisque les noix sont très caloriques. Il faut aussi faire attention à la quantité de sel, c’est pourquoi il est intéressant de les cuisiner nous-même.

    Une portion équivaut à environ 30 grammes ou une poignée. Oui, une seule poignée! C’est la partie la plus difficile surtout avec cette recette de noix au cari.

    Noix au cari

    Ingrédients

    • 15 à 30 ml d’huile d’olive ou d’avocat
    • 2.5 ml de curcuma
    • 2.5 ml de cari
    • Une pincée de cumin moulu
    • Sel et poivre au goût
    • 125 ml de noix de pacane
    • 125 ml de noix du Brésil
    • 125 ml noix de Grenoble
    • 250 ml de noix de cajou

    Préparation

    Étape 1

    Chauffez le four à 180 degrés Celsius (350 degrés Fahrenheit). Dans un grand bol, mélangez l’huile et les épices (les 5 premiers ingrédients.)

    Étape 2

    Goûtez l’huile épicée et rectifiez l’assaisonnement au besoin. 

    Étape 3

    Ajoutez toutes les noix et bien mélanger.

    Étape 4

    Déposez le mélange sur une plaque recouverte de papier parchemin ou un tapis de cuisson réutilisable. Cuire au four environ 8 à 10 minutes jusqu’à ce que les noix soient bien rôties.

    Noix au cari dans un plat de service (crédit photo Phrenssynnes)

    Je vous remercie d’avoir lu mon article et si vous l’avez aimé, je vous invite à le partager.

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    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne dégustation!

    Phrenssynnes

     

    Noix au cari gros plan (crédit photo Phrenssynnes)

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    Trouver un équilibre peut être un défi mais manger sainement n’a pas besoin d’être compliqué!

    Quelle leçon positive je retiens à partir de vieux souvenirs et du flux

    Les vieux souvenirs

    Cet été au Québec, la température ne nous a pas beaucoup gâtés. Il pleut, il y a de la bruine, c’est nuageux, le soleil apparaît et soudain, voilà une autre ondée. Ou il pleuvasse et un ensoleillement nous éblouit en même temps! L’automne souffle pour nous rappeler qu’il se trouve à nos portes.

    Bref, c’est un moment où nous restons plus à l’intérieur.

    J’en ai profité pour faire du rangement. Et j’ai découvert un petit trésor. Je suis tombée sur une ancienne boite à souvenirs, mais avant de vous en dire plus sur mes trouvailles, je veux vous parler du fromage bleu.

    Le fromage bleu

    Souvent nos goûts ou nos activités préférées sont influencés de façon aléatoire, selon nos expériences au fil du temps.

    Aimez-vous le fromage bleu, le vrai, celui où on peut distinguer la moisissure? Si oui, je parie que la première fois que vous en avez goûté, ce n’était pas un mardi soir pluvieux et ennuyant où votre mère vous a obligé à le finir. Ou était-ce votre père qui vous a forcé à rester à table jusqu’à ce que vous l’ayez tout mangé? Je vous entends répliquer : « Non, ça, c’est l’histoire des choux de Bruxelles! »

    Si vous aimez le bleu, je gagerais plutôt que vous avez vécu cette première expérience avec des amis, à la fin d’un copieux repas bien arrosé de rires et de vieux Bordeaux. Vous l’avez étendu sur un morceau de baguette pour ensuite le savourer avec une gorgée de ce vin corsé au milieu des hilarités.

    Panier de légumes (crédit photo DIVI)

    La boite à souvenirs

    Revenons maintenant à la boite à souvenirs. En avez-vous une? Est-ce que vous en conservez une dans votre grenier? Vous savez, ce genre de contenant dans lequel vous rangez une foule de bidules?

    • Le caillou bien poli qu’un ancien amoureux avait cueilli avec vous lors d’une marche romantique sur une plage.
    • Vos journaux intimes écrits pendant votre adolescence.
    • La première rose que vous avez reçue dans votre vie.
    • Vos médailles gagnées dans différents concours.
    • Votre premier bracelet de breloque démodé.
    • Les clichés pris dans des photos Booth.
    La boite à souvenirs (crédit photo Phrenssynnes)

    Mon gros défaut

    Vous aurez constaté mon défaut ou mon côté mélancolique, celui de conserver trop de trucs en souvenir. C’est le contraire de la simplicité volontaire! Est-ce que j’ai vraiment besoin de garder tout cela?

    Pourtant, j’ai eu beaucoup de plaisir à fouiller dans cette boite retrouvée cette semaine.

    Et j’ai mis le doigt sur une des raisons pourquoi j’aime tant écrire.

    J’ai trouvé, entre autres, le dessin en titre de cet article et une pièce de théâtre composée pour le cours de français de cinquième secondaire.

    La trouvaille dans les souvenirs

     

    Lorsque j’étudiais, en troisième secondaire, je faisais partie de l’équipe du journal de l’école. Un de mes textes, que vous pouvez lire ci-dessous, expliquait le quotidien des étudiants pendant les pauses de dix minutes entre chaque cours.

    On a parlé du premier numéro de notre publication dans le bulletin d’une station radiophonique de la ville de Québec.

    L’éditorialiste, qui était le père d’un élève, a qualifié de « savoureux » ce premier billet diffusé sur les dix minutes. Vous pouvez consulter l’éditorial plus bas.

    Un tel encouragement m’a influencée à un moment charnière de ma vie et j’en garde une forte impression.

    Comme la saveur d’un bon fromage bleu dont je me délecte encore de nombreuses décennies plus tard.

    Les 10 minutes souvenir de Phrenssynnes (crédit photo Phrenssynnes)
    L'éditorial CJRP souvenir (crédit photo Phrenssynnes)

    L’état de flux, les souvenirs et l’écriture

     

    Ces souvenirs m’ont entraînée à une réflexion. J’aime également écrire parce que cela m’amène dans un état de flux que les anglophones nomment flow.

    Connaissez-vous cette sensation décrite par le psychologue hongrois-américain Mihaly Csikszentmihalyi ?

    Cet état est bien expliqué dans son livre Flow : The psychology of optimal experience.

    Pour bien comprendre le concept, vous pouvez aussi cliquer sur ce lien.

    Dans Wikipédia, voici comment on résume l’état de flux :

     « […l’ état mental dans lequel une personne effectuant une activité est complètement immergée dans un sentiment de concentration énergique, d’implication totale et de plaisir dans le processus de l’activité. »

    Et dans cette vidéo, Adam Grant raconte avec un exemple concret comment cette sensation a réussi à l’aider à passer à travers la pandémie. Pendant le confinement, sa sœur, qui habitait à l’autre bout du pays, lui a proposé de jouer en famille à un jeu en ligne. Adam Grant s’est rendu compte, au fil du temps, que cette activité amenait toute sa famille dans un état de flux.

    Cahier (crédit photo Phrenssynnes)

    Les conditions pour le flux

    • Pour atteindre cet état, vous devez effectuer une tâche qui demande un certain défi. Cela ne doit pas être trop facile ni trop difficile.
    • Vous devez être intensément concentré, focalisé sur l’activité donc dans le moment présent.
    • Lorsque vous êtes dans la zone de flux, vous ne sentirez plus votre conscience de soi, vous serez immergé dans votre activité.
    • Vous perdrez la notion du temps que certains qualifient comme une distorsion de l’expérience temporelle.
    • De plus, pour vivre le flux, votre activité doit avoir un sens pour vous. Cela doit être important et gratifiant.

    Citation

    “Flow states are the secret of life. […] No sugar. No naughty videos. No Netflix. No alcohol. No drugs. Flow states are a drug that offers real happiness.”

    Tim Denning

    Conclusion sur les souvenirs et le flux

    Si je vous raconte cette histoire, c’est pour vous sensibiliser à l’influence de vos encouragements auprès des jeunes.

    Souvent, on ne se rend pas compte de l’impact positif que nos paroles ou nos actes peuvent avoir.

    Pour certains, écrire est une activité rebutante, mais pour d’autres, c’est comme un bon fromage bleu. Gardez toujours à l’esprit l’importance de stimuler les gens dans ce qu’ils aiment faire.

    Si vous fouillez dans votre mémoire, vous retrouverez sûrement des moments dans votre existence où vous avez vécu dans une zone de flux.

    Comment l’atteignez-vous?

    • En organisant un voyage à l’autre bout du monde avec votre conjoint?
    • En planifiant l’itinéraire idéal pour la sortie du grand patron?
    • En chantant dans une chorale ou en jouant du piano?
    • En affrontant un adversaire coriace au tennis?
    • En travaillant avec un fichier Excel complexe?
    • En dressant votre chien à marcher au pied?
    • En concoctant une béchamel parfaite?
    • En créant un site web ou un blogue?
    • En opérant une vessie cancéreuse?
    • En lisant un bon bouquin?
    • En écrivant un roman?
    • En tissant au métier?
    • En tricotant?

    Photo de Lhom

    Lhom a capturé cette image à Chamonix. Non, ce n’est pas nous planant en parapente puisque j’ai le vertige. Je ne sais pas si Lhom a voulu nous démontrer une activité où l’on peut ressentir le flux, mais j’aurais plutôt éprouvé une horrible trouille. 

    Parapentes à Chamonix (crédit photo Lhom)

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

    Si vous avez aimé cet article, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux. 

    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

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    12 août 2023 Avez-vous acheté votre livre québécois?

    Le 12 août et le livre québécois

    La journée du 12 août est celle où on achète un livre québécois.

    Vous manquez d’idées? Eh bien! En voilà quelques-unes.

     

    Des suggestions pour votre achat du 12 août

    La dame de la rue des messieurs est un roman de Jean Lemieux. Cliquez ici pour lire ma chronique.

    Cliquez ici pour lire la critique de Femme forêt d’Anaïs Barbeau-Lavallette.

    Le reste du temps est un livre d’une de mes auteures préférées. Voici l’article au sujet de ce bouquin.

     

     

     

    Le reste du temps de Esther Croft (crédit photo Phrenssynnes)
    Livre de Jean Lemieux (crédit photo Phrenssynnes)

    Et voici un autre éventail de suggestions!

    Une panoplie de suggestions (crédit photo Phrenssynnes)
    3 livres québécois (crédit photo Phrenssynnes)
    Livre de Lesley Chesterman (crédit photo Phrenssynnes)

    Pourquoi ne pas acheter un livre de cuisine?

    Lorsqu’on consulte ce genre de bouquin, on a tendance à le feuilleter, à jeter un coup d’œil aux recettes jusqu’à ce qu’on en cuisine une.

    Livres de madame Labriski (crédit photo Phrenssynnes)

    Le livre Chez Lesley : mes secrets pour tout réussir en cuisine est une excellente référence, mais vous aurez aussi beaucoup d’agrément à le lire en totalité d’un couvert à l’autre.

    Vous trouvez qu’il manque quelque chose dans la cloche à gâteau. Hum… Lhom a dit la même chose!

    Peut-être que le prochain article devrait être dans la catégorie Phrenssynnes et la bouffe?

     

    L’évènement littéraire du 12 août

    Créée en 2014 par Amélie Dubé et Patrice Cazeault, cette initiative québécoise continue.

    Encouragez la littérature québécoise!

    L’infolettre mensuelle

    Cette semaine, j’ai aussi publié mon infolettre sur Substack.

    Dans cette infolettre, je vous entretiens sur mes coups de cœur du dernier mois.  On se promène des bonbons choco-banane aux reflets bleus du soleil en passant par Marcel Proust avec Brittany Brexit.

    Je vous invite à découvrir l’infolettre.

    Cliquez ici pour y accéder et inscrivez-vous pour ne rien manquer.

    Photo de Lhom

    En lien avec l’article de la semaine, Lhom nous offre une photo tout à fait québécoise.  Une vue du miroir d’eau et du  fleuve Saint-Laurent capturée à la station de la plage sur la promenade Samuel-de-Champlain.

    Miroir d'eau et fleuve (crédit photo Lhom)

     

    Mon achat pour le 12 août

     Et finalement, voici mon achat.

    Hum… J’ai un peu triché, car je l’ai acheté le 11 août pour vous le montrer dans la publication du 12 août!

    Conclusion

    Je vous remercie d’avoir lu cette chronique.

    Si vous avez aimé cet article, je vous exprime toute ma gratitude si vous le partagez avec vos amis, votre famille ou sur les réseaux sociaux.

    Je suis également reconnaissante que vous ayez pris le temps de lire mon texte au complet et de contribuer à la popularité du blogue!

    J’attends vos commentaires avec plaisir. Faites-moi découvrir votre achat!

    Bonne lecture.

    Phrenssynnes

    P.S. Je n’ai pas informé de ce projet avant publication les auteurs et éditeurs mentionnés dans cette rubrique.

    Mon fol amour (crédit photo Phrenssynnes)

     

    Cliquez ici pour en lire

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    book-club_illustration-10 (crédit DIVI)

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    Une chronique de Beach Music, le roman de Pat Conroy

    Beach Music de Pat Conroy

    J’ai lu Beach Music, le roman de Pat Conroy publié en 1995. Cette idée de lire ce roman particulier m’est venue de Dominique Demers. J’ai assisté à une rencontre, à la maison de la littérature de Québec, pour la promotion du nouveau livre de cette auteure québécoise, Écrire pour que tout devienne possible.

    Livre de Dominique Demers (crédit photo Phrenssynnes)

    Si vous vous intéressez au métier d’écrivain, vous devez lire cet ouvrage. Dominique Demers est surtout connue comme auteure pour enfants mais elle a aussi publié plusieurs romans pour adultes.

    Au Québec, qui n’a pas lu  Valentine picotée à ses rejetons? Et que dire de Pétunia, princesse des pets? Dominique Demers avoue que c’est son histoire la plus drôle.

    Pétunia, princesse des pets (crédit photo Phrenssynnes)

    J’ai adoré Écrire pour que tout devienne possible et j’ai envie de dévorer tous les bouquins de Dominique Demers.

    Dans la catégorie adulte, mes préférés sont Maïna et Le Pari mais cela va peut-être changer puisque ma PAL (pile à lire) en contient quelques-uns.

    Livre de Pat Conroy (crédit photo Phrenssynnes)

    Une chose m’a frappée lors de cette entrevue, l’auteure Dominique Demers recommande le roman Beach Music de Pat Conroy. Elle s’est inspirée de cette œuvre pour écrire son livre Le Pari.

    Je connaissais Conroy de nom, mais je n’avais lu aucun de ses livres. Il est devenu célèbre avec la publication de son œuvre Le prince des marées, en 1986.

    L’auteur est décédé en 2016 d’un cancer du pancréas. Il vivait à Beaufort en Caroline du Sud.

    Je me suis lancée dans le bouquin Beach Music, une brique de 700 pages.

    Quatrième de couverture

    Vous pouvez lire la quatrième de couverture. Je la consulte toujours avant de choisir un livre, ainsi que la première page et la dernière phrase du roman. Nous avons tous nos petites manies de lecteur. 😉

    Quatrième de couverture de Beach Music (crédit photo Phrenssynnes)

    Ce que j’ai aimé

    J’ai adoré ce roman de Pat Conroy tout comme Dominique Demers.

    La région de Charleston est aussi la vedette dans les romans de Kathie Reichs.

    Citation

    Cette première phrase du roman nous jette dans l’histoire de Jack McCall et de sa famille, qu’on veut découvrir.

    « En 1980, une année après le plongeon vers la mort de ma femme qui enjamba le pont Silas Pearlman de Charleston, Caroline du Sud, je partis vivre en Italie pour recommencer de zéro, emmenant avec moi notre petite fille. »

    Pat Conroy

    Après cet excellent incipit, on glisse dans la magnifique prose de Conroy. Jack McCall, le héros de ce roman, originaire de la Caroline du Sud, réside à Rome. C’est un véritable plaisir de se faire raconter les beautés de l’Italie ou de la région de Charleston.

    « Au fur et à mesure que nous avancions, m’arrivait l’air soyeux, brillant, et je sentais mon enfance remonter, tel un rêve lent et dérobé, lorsque je fermais les yeux pour permettre à la chimie du temps de me laisser reprendre possession des fantômes répudiés des parfums de ma jeunesse perdue. »

    Pat Conroy

    Les phrases de ce roman, parfois longues, ne nous ennuient jamais. Les plus interminables nous bercent dans la chaleur de la Caroline du Sud, comme l’intonation traînante du slang particulier des sudistes.

    L’auteur comprend les émotions et réussit avec brio à nous en faire vivre.

    Citation de Pat Conroy

    « Je ne sais pas pourquoi je suis toujours plus heureux lorsque je pense à un endroit où je suis allé ou bien où j’ai envie de me rendre, plutôt qu’à l’endroit où je me trouve. Il m’est difficile d’être heureux au présent. »

    Pat Conroy

    Cette fresque nous présente des personnages bouleversés par certains grands évènements de leur époque. De l’Holocauste à la guerre du Vietnam, Pat Conroy en fait un récit émouvant et a réussi à me tirer quelques larmes.

    Cette fiction met en lumière ce qu’a traversé une génération et l’impact sur leur descendance. Ces enfants doivent connaître l’expérience de vie de leurs parents. La façon dont ils la découvrent et le moment où ils l’apprennent a une importance cruciale.

    Beach Music de Pat Conroy (crédit photo Phrenssynnes)
    Couverture du livre de Pat Conroy (crédit photo Phrenssynnes)

    Ce que j’ai moins aimé

     

    Il n’y a qu’une seule chose qui m’a agacé dans le roman Beach Music. Parfois le ton de Leah, la fille de Jack McCall, ne sonne pas comme celui d’un enfant. Surtout à la fin, lorsque Leah, à l’aube de l’adolescence, donne des répliques qui sentent celles d’une femme de 40 ans.

    Recommandation

    • Si vous aimez vous enfuir dans de grandes histoires, Beach Music est pour vous.
    • Beach Music vous mettra dans l’ambiance si vous planifiez de visiter la Caroline du Sud prochainement.
    • Plusieurs passages de ce bouquin nous donnent envie d’arpenter la ville de Rome. Glissez-vous dans cette histoire si vous vous dirigez vers Rome.
    • Ou si vous aimez tout simplement lire un grand écrivain américain, ce livre est pour vous.

    Photo de Lhom

    Lhom nous présente cette semaine une photo prise en Caroline du Sud. Nous avons visité deux fois la région de Charleston. Nous avons beaucoup aimé le charme du Deep South.

    Près de Charleston (crédit photo Lhom)

    Connaissiez-vous cet auteur? Avez-vous lu ses livres?

    Je vous remercie d’avoir lu cet article. Si vous l’avez aimé, je vous invite à le partager.

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    P.S.: Je n’ai pas avisé, avant publication, les auteurs et éditeurs mentionnés dans cet article.

     

     

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    Brittany Brexit, la mini Cooper, scandale et révélation!

    La mini Cooper Brittany Brexit

    Vous savez qui est Brittany Brexit, mais connaissez-vous son histoire?

    Pour savoir qui est Brittany Brexit, cliquez ici.

    Lors de mon entrevue sur le balado Un coup de foudre de Justin Busch, j’ai raconté pourquoi j’ai baptisé ma voiture Brittany Brexit. Ma sœur, qui a écouté cette entrevue, m’a avoué qu’elle ne connaissait pas cette anecdote et cela m’a surprise. Et, j’ai réalisé que je ne l’avais jamais écrite.

    Voici cette histoire.

    En premier lieu, cette lubie, de trouver des noms pour nos automobiles, vient de Lhom.

    Étant donné son sens de l’humour burlesque, je dois m’empresser de dénicher une appellation décente. Sinon, vous l’aurez compris, je me retrouve avec un mot pas toujours flatteur pour ma bagnole.

    En 2016, j’ai acheté une Mini Cooper décapotable.

    Après l’avoir commandée, nous sommes partis au Royaume-Uni pour un voyage touristique. Nous avons visité, entre autres, Londres et la ville d’Oxford. Peu après notre retour, mon auto est arrivée.

    Elle est entrée au Canada exactement la journée où avait lieu le vote du Brexit au Royaume-Uni, c’est-à-dire le 23 juin 2016.

    Oxford (crédit photo Phrenssynnes)

    À ce moment, j’ai pris conscience que je me baladais probablement à Oxford au moment où mon véhicule y était fabriqué. Quelle coïncidence!

    Tout s’alignait vers le thème britannique. De plus, j’ai toujours adoré le prénom Brittany.

    Alors, de là vient l’appellation de mon petit bolide, Brittany Brexit.

    Révélation

    C’était ma première décapotable. Je l’ai ensuite changée en 2019 pour un modèle identique de la même couleur. Aucun lecteur n’a observé la seule différence qui apparaissait dans la teinte des rétroviseurs.

    Ainsi, dans l’article Road trip automne 2021 : aller aux pommes pour profiter des incroyables couleurs, vous pouvez constater que le dos des miroirs extérieurs est noir. Dans une des premières rubriques du blogue, en 2018, vous pouvez remarquer les rétroviseurs rouges.

    Les couleurs d'automne et Brittany Brexit (crédit photo Phrenssynnes)
    Brittany Brexit en road trip à Wells Maine (crédit photo Phrenssynnes)

    La mini Cooper Brittany Brexit et Google

    Voici un autre fait cocasse si vous vous intéressez au SEO (Search engine optimisation). Vous pouvez vérifier en tapant Brittany Brexit dans Google.  La photo de ma voiture apparaît dans la section image de la première page de résultats de Google!

    Capture d'écran de la mini Cooper (crédit photo Phrenssynnes)

    La mini Cooper s’est reposée pendant la pandémie

    Au début des années 20, lors du confinement, nous n’avons pas beaucoup voyagé.  J’ai si peu utilisé mon auto que j’ai dû faire réparer les freins de façon prématurée. Ils étaient rouillés.

    Vous remarquerez que les rubriques avec Brittany Brexit de cette époque se situent au Québec.

    En 2022, j’ai rédigé un article où Brittany Brexit visite les États-Unis à nouveau dans la chronique sur Lenox au Massachusetts.

    J’ai changé récemment pour une troisième Mini Cooper décapotable. Vous éprouverez un choc en voyant la couleur. Hurlerez-vous au scandale?

    Voilà la version Grey Power : Brittany Brexit the third.

    La mini Cooper dans les bois (Crédit photo Phrenssynnes)
    Arrière de la mini Cooper (crédit photo Phrenssynnes)

    Une randonnée avec la mini Cooper

    Nous avons pu constater lors d’une randonnée dans la région de Portneuf sa bonne tenue de route et sa conduite extraordinaire.

    Fraises de Portneuf (crédit photo Phrenssynnes)
    La mini Cooper avec le toit fermé (crédit photo Phrenssynnes)

    Brittany Brexit the third s’est arrêtée pour que nous puissions acheter des fraises fraîches et aussi rouges que la dernière Brittany Brexit.

    La mini Cooper à Ogunquit

    Nous l’avons testée pour aller à Ogunquit et nous avons réalisé qu’elle est aussi spacieuse que notre dernier modèle. Comme prouvé dans l’article Réussir à tout boucler dans votre mini bolide, nous n’avons pas eu de problème avec les bagages.

    Ogunquit4 2023 (crédit photo Phrenssynnes)

    Consommation

    Et nous avons pu constater qu’elle n’est pas trop gourmande. Elle fait 5,8 litres au 100 kilomètres.

    Ogunquit1 2023 (crédit photo Phrenssynnes)
    Ogunquit2 2023 (crédit photo Phrenssynnes)

    Photo de Lhom

    En lien avec l’article, Lhom nous présente une photo d’Oxford.

    Oxford1 (crédit photo Lhom)

    J’attends vos questions et commentaires avec plaisir.

    Si vous avez aimé cet article, je vous exprime toute ma reconnaissance si vous le partagez sur les réseaux sociaux. Je vous remercie également d’avoir pris de votre temps pour le lire et de merci de contribuer à la popularité du blogue!

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    Lumière dorée prise de Perkins Cove (crédit photo Phrenssynnes)

    Pour lire en plus sur les aventures de Brittany Brexit et autres voyages.

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    La longévité, vivre en bonne santé jusqu’à 100 ans…

    La longévité

    J’ai écouté un balado de Lewis Howes sur la longévité, The school of Greatness.

    Dans l’épisode 1438, intitulé : Live longer and reverse aging with these daily habits with Peter Attia (backed by science), l’invité de Lewis Howes est Peter Attia.  Le docteur Attia vient de publier un livre : Outlive: The Science and Art or Longevity. Ce Canadien de 50 ans a étudié à l’Université Queens et fait ensuite ses études de médecine à Stanford.

    Il a fait sa résidence en chirurgie générale à l’hôpital John Hopkins. Né à Toronto, il vit maintenant à Austin au Texas. Il anime, lui aussi, un balado où il discute de longévité, car il a fondé une clinique médicale spécialisée dans ce domaine.

    Je m’intéresse moi aussi à la longévité.

    J’ai été témoin de ce vieillissement de la population. Au début de ma carrière, je voyais très peu de gens de 85 ans qui conduisaient leur voiture. Et à la fin de ma vie professionnelle, j’en examinais régulièrement.

    J’ai même eu une patiente qui a eu son permis de conduire jusqu’à ses 99 ans!

    En tant qu’optométriste, c’est souvent moi qui donnais la première gifle de la vieillesse en annonçant à mes patients qu’il était presbyte. C’est le premier signe.

    Combien de fois ai-je entendue cette phrase que je déteste : « maudite vieillesse! »

    Avec l’expérience, j’essayais de les faire focaliser (ah! ah! déformation professionnelle) sur la gratitude en répliquant : « Cela fait partie du plaisir de vivre longtemps. »

    Longévité: Life span (vivre longtemps) et Health span (vivre en bonne santé)

    C’est bien beau survivre jusqu’à 100 ans, mais c’est primordial d’être en bonne santé toutes ces années.

    Passer les dernières décennies de notre existence à souffrir ou être victime d’Alzheimer nous empêche de profiter du bonheur de vivre. Le docteur Attia fait partie de ce courant d’experts en longévité ainsi que David Sinclair et Mark Hyman.

    Une brève éternité (crédit photo Phrenssynnes)

    Citation

    «Reste cette duperie fondamentale : ce n’est pas la vie que la science, les techniques ont prolongé, c’est la vieillesse. »

    -Pascal Bruckner dans Une brève éternité.

     Les principes de longévité du docteur Peter Attia

    Dans cet épisode, Peter Attia définit trois fondements essentiels pour vivre longtemps en bonne santé.

    1. L’aspect cognitif qui représente la bonne santé de notre cerveau.
    2. Le physique qui est notre capacité de mouvement et l’absence de douleur.
    3. La résilience émotionnelle est la faculté de rebondir face à des difficultés et de pouvoir revenir à un état d’équilibre.

     

    Il identifie trois grandes maladies chroniques et causes de mortalité par ordre d’importance :

    • Les problèmes cardio-vasculaires.
    • Le cancer.
    • La maladie d’Alzheimer.
    Truite épicée et papardelles (crédit photo Phrenssynnes)

    Diabète et longévité

    Une autre affection, le diabète de type 2, est souvent sous-jacente à celles nommées précédemment.

    Pour prévenir et combattre le diabète de type 2, le docteur Attia suggère :

    La diète

    Il a parlé de l’importance de consommer beaucoup de protéines, car c’est une molécule pour bâtir des muscles.

    L’autre point, à son avis, est de diminuer nos carbohydrates ou de choisir ceux avec d’excellentes qualités nutritives. Par exemple, manger du pain au levain de blé entier plutôt qu’un bon gâteau au chocolat!

    L’exercice

    Ses quatre piliers sont :

    Espadrilles (crédit photo Phrenssynnes)

    Le sommeil

    Le sommeil est très important. Pour améliorer sa qualité, le docteur Attia suggère d’arrêter de manger quelques heures avant de dormir.

    Une autre de ses recommandations est de cesser d’utiliser nos appareils électroniques au moins une heure à une heure et demie avant l’heure du coucher.

    Et pour les siestes, il ne voit pas de problème pourvu que cela n’interfère pas avec notre nuit. Fiou! Je dois avouer que claquer un petit  somme dans l’après-midi est un des grands plaisirs de ma vie!

    Nous avons des cycles d’environ 90 minutes quand nous dormons. Donc, il conseille, si on est un adepte de la siesta, de faire un roupillon d’une durée moindre que ce cycle afin de ne pas affecter notre nuit. Alors, pas de problème avec un power nap de vingt minutes.

    Le livre de Shawn Stevenson (crédit photo Phrenssynnes)

    Santé émotionnelle

    L’autre façon de diminuer nos chances d’avoir du diabète de type 2 est d’apprendre à gérer le stress et l’anxiété dans notre vie. Et, pour cela, il suggère la thérapie! Rien de moins!

    Il recommande particulièrement d’avoir une bonne relation avec le psychologue et une certaine spécialité, la thérapie dialectique comportementale (TDC).

    Hum… Êtes-vous comme moi?  Vous questionnez-vous sur ce que ça mange en hiver ? En fait, ce grand nom compliqué serait la troisième vague de la thérapie cognitivo-comportementale.

     Ça ne vous en dit pas plus…

    J’ai fait quelques recherches et esantementale.ca, un organisme de santé mentale canadien cite :

    La thérapie comportementale dialectique (TCD) est un type de thérapie mis au point pour aider les gens à réguler leurs émotions en leur enseignant diverses compétences telles que 1) la pleine conscience ; 2) l’efficacité interpersonnelle (par exemple, s’affirmer dans les interactions sociales), 3) la tolérance à la détresse (être capable de tolérer des situations stressantes) et 4) la régulation émotionnelle (être capable de réguler ou de gérer les stress et les déclencheurs).

    Pour en lire plus à ce sujet, cliquez ici.

    Si vous désirez écouter ce balado animé par Lewis Howes, voici le lien.

    Et ici, celui du docteur Peter Attia.

     

    Photo de Lhom

    En lien avec cet article, Lhom nous offre cette semaine un paysage dont nous voudrons encore profiter même lorsque nous aurons 125! Ah! Ah! nous adorons le Maine et ces magnifiques plages près d’Ogunquit.

    Plage du Maine, (crédit photo Lhom)

    Nous rêvons tous de la fontaine de Jouvence. Dans les années 90, Petula Clark chantait «Tout le monde veut aller au ciel, mais personne ne veut mourir.»

    Aujourd’hui, les paroles seraient « Tout le monde veut vivre longtemps, mais personne ne veut vieillir! »

    Quels sont les compromis que vous êtes prêts à faire pour être en santé le plus longtemps possible? Là est toute la question.

    Bonne semaine et cultivez le plaisir de vivre longtemps.

    Phrenssynnes

    P.S. Cet article se veut informatif et ne remplace pas les conseils d’un professionnel de la santé. Consultez votre médecin avant de prendre toute mesure pour votre santé personnelle.

    citation Hippocrate (crédit photo Phrenssynnes)

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    Les huit montagnes de Paolo Cognetti, une chronique littéraire

    Introduction

    C’est ma sœur qui m’a suggéré de lire le roman Les huit montagnes de Paolo Cognetti pour ensuite aller voir le film avec elle. Phase un complétée! Je viens de terminer ce bouquin que j’ai beaucoup aimé.

    Quatrième de couverture

    Vous pouvez lire dans cette image la quatrième de couverture.

    Quatrième de couverture  Les huit montagnes (crédit photo Phrenssynnes)

    Ce que j’ai aimé

    Couverture Les huit montagnes (crédit photo Phrenssynnes)

    Sur la quatrième de couverture, on dit qu’on retrouve dans l’écriture de Paolo Cognetti une peu de Jack London, d’Ernest Hemingway ou de Mark Twain.

    J’ajouterais un peu de Marcel Pagnol et de Paolo Coelho.

    Paolo Cognetti a le talent pour relater des moments merveilleux de l’enfance. Vous souvenez-vous de ces journées où on jouait dehors jusqu’à être couvert de poussière et épuisé? En embarquant dans le bain, on découvrait nos pieds tout noirs de saleté!

    Il y a, dans le récit de Paolo Cognetti, des instants comme on en retrouve dans La gloire de mon père de Marcel Pagnol.

    L’autre rapprochement que je fais avec Pagnol est la relation avec le père. Donc, même si la couverture du livre est rose, sachez, messieurs, que vous adorerez probablement ce récit. Vous y trouverez un écho de votre enfance, du temps où vous passiez des heures avec votre meilleur ami.

     

     

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    book club illustration1  (credit DIVI)

    Citation du livre Les huit montagnes

    Les huit montagnes est une belle histoire car racontée avec une écriture simple et avec une goutte de poésie juste bien dosée.

     

    La maison était imprégnée de l’humidité de trop d’hivers, aussi allumions-nous le feu pour le dîner puis restions au chaud devant jusqu’à ce qu’il soit l’heure d’aller au lit. Chacun lisait son livre et parfois, entre deux pages, ravivait la flamme et la conversation. Le grand poêle noir nous écoutait.

    J’ai découvert de nouveaux mots : dame-jeanne et névé.

    Paolo Cognetti Les huit montagnes (crédit photo Phrenssynnes)

    J’ai dû chercher pour savoir ce qu’est une dame-jeanne et un névé. Et vous? Savez-vous ce que c’est?

    Selon Wikipédia :

     « Un névé est une accumulation de neige qui peut perdurer en dessous de la limite de neiges éternelles et ce même pendant une partie de l’été. Elle peut être à l’origine d’un glacier.»

    Et pour la dame-jeanne, une image vaut mille mots, donc cliquez ici si vous désirez en voir une.

    Ce que j’ai moins aimé

    Je suis un peu déçue de la fin.

    Ceux qui l’ont lu me diront, c’est normal puisque… Non! Je ne divulgâcherai pas …

    Voilà ce que je peux dire. Lorsque j’ai fini le livre, j’avais l’impression que le personnage principal n’avait pas vraiment évolué. Puis, en rédigeant cet article, j’ai relu certains passages que j’avais notés. Et, j’ai réalisé avec la citation suivante que le héros avait changé.

    Il avait aussi bien pris conscience de son parcours vers ce changement.

    On trouve sa place dans le monde par des moyens moins imprévisibles qu’on ne le croit. Après bien des détours, j’avais fini dans une grande ville au pied des montagnes avec une femme qui, en fin de compte, faisait la même chose que ma mère. Et avec qui je m’échappais dès que je le pouvais sur les hauteurs, pour reprendre les forces que la ville nous prenait.

     

    Photo de Lhom

    En lien avec cette histoire, Lhom nous présente, cette semaine, une photographie de la région du Piedmont dans le nord de l’Italie.

    Alba, Italie (crédit photo Lhom)

    Recommandations

    Pourquoi je vous recommande de lire ce roman?

    • Si vous visitez le nord de l’Italie dans un avenir rapproché ou si vous connaissez cette belle région.
    • Si vous aimez les randonnées en montagne.
    • Si vous affectionnez les histoires d’amitié.
    • Si vous aimez lire un livre avant de voir le film.

     

    Connaissiez-vous cet auteur?

    Je vous remercie d’avoir lu cet article. Si vous l’avez aimé, je vous invite à le partager.

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    J’ai hâte d’aller voir le film!

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    P.S.: Je n’ai pas avisé, avant publication, les auteurs et éditeurs mentionnés dans cet article.

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    Comment améliorer votre santé grâce à la créativité, 25 idées pour vous amuser

    Créativité

    J’ai lu récemment un article de Forbes sur la créativité.  Datant de 2018, on stipule que la créativité est bonne pour la santé.

    Voici ce que j’ai appris.

    Flow

    La créativité peut nous faire vivre un état qu’on appelle le flow.

    Cela nous submerge de dopamine et nous ressentons du bonheur. Le flow est un concept élaboré par Mihaly Csikszentmihalyi dans son livre Flow: The psychology of optimal experience. C’est un état que beaucoup d’humains connaissent pour l’avoir souvent expérimenté.

    J’ai lu ce livre en français et j’ai adoré.

    Diminue la démence

    Des recherches prouvent que la créativité stimule positivement les patients atteints de démence. Bon, on n’est pas rendu là, mais je me dis que si c’est bon pour eux, ça ne doit pas être mauvais pour nous!

    Faire de la photo (crédit photo Phrenssynnes)

    Améliore la santé mentale

    Une activité créative comme le bricolage ou le coloriage a un effet similaire à la méditation. Cela calme le corps et l’esprit.

    J’ai une amie qui tisse au métier. J’avais de la difficulté à comprendre sa patience dans cette activité. Imaginez, pendant des heures, emboîter des fils l’un à l’autre dans le but d’en faire un bout de tissu! Mais lorsqu’elle m’a expliqué la concentration nécessaire à ne pas faire d’erreur, le mouvement répétitif du corps, j’ai saisi. Et, j’y ai vu une similitude avec la méditation et elle atteint un état de flow.

    Système immunitaire

    Être créatif stimule le système immunitaire. Cette étude conclut :

    Les résultats sont cohérents avec ceux d’études antérieures utilisant l’écriture émotionnelle dans d’autres groupes de patients. Sur la base des auto-évaluations de la valeur de l’écriture et des résultats préliminaires en laboratoire, les résultats suggèrent que l’écriture émotionnelle peut être bénéfique pour les patients infectés par le VIH.

    Je présume que si cela a un effet positif sur leur système immunitaire, il doit aussi en avoir un sur le mien! Certains sceptiques et chercheurs diront que ce n’est pas prouvé scientifiquement, mais je ne suis pas un cobaye!

     

    Citation d’une autre étude :

    L’utilisation des arts dans la guérison ne contredit pas le point de vue médical en apportant des dimensions émotionnelles, somatiques, artistiques et spirituelles à l’apprentissage. Au contraire, elle complète le point de vue biomédical en se concentrant non seulement sur la maladie et les symptômes eux-mêmes, mais aussi sur la nature holistique de la personne. […] Grâce à la créativité et à l’imagination, nous trouvons notre identité et notre réservoir de guérison. Plus nous comprenons la relation entre l’expression créative et la guérison, plus nous découvrons le pouvoir de guérison des arts.

    Cups Cakes de Pâques 1(crédit photo Phrenssynnes)

    Plus intelligent

    Wow! Mais comment?

    Avoir une activité créative pousse le cerveau à utiliser les hémisphères droit et gauche.

    Cet article relate bien ce fait chez les musiciens. Le cerveau gauche est responsable des fonctions motrices tandis que le droit se concentre sur la mélodie.

    Vous savez, depuis cet article, la musique et moi, ça fait deux!

    Je fais des petits gâteaux à la place. Hum… est-ce que ça me rend plus intelligente?  J’en doute mais la dent sucrée de Lhom est si heureuse lorsque je fais ce genre d’activité. Ah! Ah!

    Voici une liste d’activités pour votre créativité

     

    1. Broder
    2. Faire des collages
    3. Colorier
    4. Composer une chanson
    5. Coudre
    6. Créer de bijoux
    7. Créer des bouquets de fleurs séchées
    8. Créer un blogue
    9. Cuisiner
    10. Décorer
    11. Dessiner
    12. Écrire de la fiction, des essais ou de la poésie
    13. Fabriquer des bougies
    14. Faire de l’aquarelle
    15. Jardiner, faire un terrarium
    16. Jouer d’un instrument de musique
    17. Kuntsugi
    18. Macramé
    19. Menuiserie ou ébénisterie
    20. Origami
    21. Peindre
    22. Photographier
    23. Poterie
    24. Scrapbooking
    25. Tisser, tricoter ou crocheter

    Une autre idée pour un projet créatif : créer une histoire avec des tranches de livres comme sur ce post sur Instagram.

    Une histoire sur tranche de livres (crédit photo Phrenssynnes)

    Avez-vous compris mon histoire de tranches de livres?

    Lhom dit qu’elle a besoin d’une traduction!

    Une affaire de charme: c’est une histoire d’amour.

    L’ombre d’un doute: un doute apparait dans la relation.

    Le miroir se brisa: ils rompent.

    Une banale histoire: c’était une histoire d’amour triste et classique.

    Bonjour tristesse: elle ou il est triste.

    Si c’était à refaire: qu’est-ce qu’il ou elle changerait?

    Cartes sur table: parler et dire à l’autre le fond de sa pensée.

    La créativité dans les tranches de livres

    Bref, vous avez compris, la créativité est bonne pour la santé.

    Je vous invite à vous inventer un projet créatif. Pour ma part, cette semaine, j’ai complété une idée pour la fête des pères.

    Je vous en reparle la semaine prochaine, question de garder la surprise pour Lhom!

    Photo de Lhom

    Faire de la photographie, quel beau passe-temps créatif! 😉

    Voici le château de Clos Lucé où Léonard de Vinci a passé les dernières années de sa vie. Un génie de la créativité et si inspirant!

    Château de Clos Ducé (crédit photo Lhom)

    Et vous? Quel est votre passe-temps favori?

    Je vous remercie d’avoir lu cet article. Si vous l’avez aimé, je vous invite à le partager.

     

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

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    Coups de coeur Juin 2023

    La twist santé

    On est au début juin, c’est le temps de faire des réserves pour l’été. Tel que je l’ai déjà expliqué dans cet article, j’ai l’habitude, à l’apparition des premiers signes de la saison chaude, de faire deux gros pots de marinade. Une est au vin rouge que j’utilise pour les viandes rouges et l’autre au vin blanc. Vous vous demandez quel est le petit truc santé de Phrenssynnes avec ces marinades ?

    Ce matin, j’ai fait celle au vin blanc et j’ai pensé à vous. Voici le secret.

    Je mets une quantité équivalente d’huile et de vin blanc. La recette originale stipulait ¾ de tasse d’huile et ¼ de tasse de vin blanc. J’utilise souvent cette marinade avec des poitrines de poulet désossées, une viande maigre qui a tendance à être sèche. J’ai remarqué en ayant une quantité égale d’huile et de vin, le résultat final est aussi délicieux et moins gras.

    Pots de Stephano identifiés (crédit photo Phrenssynnes)

    Cuisiner ce matin m’a fait penser à mon récent article sur les aliments ultra-transformés. Hum… J’ai réalisé qu’un des ingrédients, le bouillon de poulet concentré, doit appartenir à la catégorie 3 ou 4 de la classification NOVA! Si jamais je réussis à trouver un équivalent, je vous fais signe. En attendant, j’utilise la version avec moins de sel et remarquez qu’on ne doit pas ajouter de sel.

    Parlant d’aliment transformé, on en a parlé dans les médias récemment. Il semble que ce soit un sujet au goût du jour.

    La douche froide

    Avez-vous remarqué une nouvelle mode sur Instagram sur les vertus du cold plunge. Wim Hof est un des gurus de cette thérapie. On retrouve même la célèbre Mel Robbins qui s’y est mise aussi sur Instagram. C’est comme se baigner dans l’océan à Ogunquit. Ce bain dans cette eau salée est vivifiant!

    Je suis une adepte de la douche froide.

    À l’époque de mon enfance, le spa n’était pas en vogue. Bien sûr, les saunas existaient, mais cela n’était pas très courant. Depuis plusieurs années, avec la popularité grandissante, j’y suis allée quelques fois. J’en ai découvert les bienfaits. En vérité, après avoir fait les étapes chaud-froid, comme recommandé, cela me donnait la sensation d’être « décrassée ». C’est le même feeling qu’après un entraînement de course. Si vous êtes un adepte du jogging, vous reconnaissez cette sensation. C’est probablement le moment où notre corps sécrète de l’endorphine. C’est un sentiment de bien-être incroyable et on devient accro.

    Chute à Stoneham (crédit photo Phrenssynnes)

    Le Québec regorge d’endroits fabuleux où on peut faire un cold plunge de façon tout à fait naturelle!

    Je l’ai déjà expérimenté dans cette magnifique cascade après une randonnée en montagne par une journée de canicule. Lhom peut en témoigner!

    Douche écossaise

    J’ai ainsi l’habitude des douches écossaises. Dans un premier temps, je prends ma douche chaude et après le savonnage, j’utilise la douche téléphone. Je coupe complètement l’eau chaude et je commence par les pieds. J’asperge d’eau froide le bout des orteils en remontant vers les cuisses. Ensuite, je fais les bras, toujours de l’extrémité vers le corps. Du bas vers le haut, je continue sur le ventre et le dos. Puis le cou et la nuque. Je ne fais pas le visage, car je ne veux pas augmenter ma légère couperose.

    Parfois, j’ai la sensation de sentir chaque vaisseau sanguin de mes jambes se contracter après le passage frigorifiant de l’eau. J’ai l’impression que doucher à l’eau froide des extrémités vers le corps donne un peu le même effet qu’un massage du style drainage lymphatique.

    Étant donné que j’habite au Québec, je vous assure qu’au mois de janvier lorsqu’on a  -30 degrés Celsius avec le refroidissement éolien, la douche n’est plus écossaise, mais glaciale! Peut-être devrais-je la qualifier de Québécoise!

    Pensez à vérifier si ce traitement au froid peut être contre-indiqué pour vous. Je ne voudrais pas que vous fassiez une crise cardiaque dans la douche!

    Les films à regarder

    Cette semaine, le temps a été moins clément. Les températures avoisinant les dix degrés et les bourrasques du nord-est nous ont ramenés devant la télé. C’est un peu décourageant pour un mois de juin.

    Si vous avez envie de vous divertir, j’ai deux suggestions pour vous. Elles sont disponibles en français.

    Sur Netflix, la première option est le film Une belle vie. L’histoire d’un pêcheur de homard danois qui devient une super vedette de la chanson. Voilà toute l’intrigue, mais c’est le genre de récit où divulgâcher la fin ne sabote pas le plaisir. Effectivement, on s’en fiche de savoir la fin, le bonheur est de découvrir comment tout se produit. On vit le même genre d’émoi que dans le conte de Cendrillon.

    C’est un film émouvant qui démontre qu’on peut exploiter notre plein potentiel malgré des traumatismes importants subit dans l’enfance. Je n’en dis pas plus!

    La deuxième suggestion est Official Secrets.

    Voici le résumé sur Netflix.

    L’histoire vraie de Katharine Gun, dénonciatrice des services de renseignement britanniques, qui a divulgué un mémo top-secret de la NSA exposant une opération d’espionnage illégale menée conjointement par les États-Unis et le Royaume-Uni.

    Basée sur une histoire vraie, cette œuvre cinématographique nous révèle les dessous des magouilles américaines et britanniques pour provoquer la guerre avec l’Irak.

    Katharine Gun est une jeune femme courageuse prête à aller jusqu’au bout pour ses convictions. Voilà une belle démonstration de l’ampleur de la bêtise, l’abus de pouvoir des politiciens.

    Visionner un film de ce genre nous fait réaliser à quel point monsieur tout le monde est tenu dans l’ignorance de ce qui se passe dans l’actualité.

    La conférence coup de coeur

    J’ai eu le privilège d’assister la semaine dernière à une conférence de Rafael Jacob, chercheur associé de la chaire Raoul-Dandurand. Sur le thème de l’économie géopolitique, je l’ai trouvé VRAIIIIIMENT intéressant. Dynamique et passionné, il nous révèle de façon enthousiasme sa compréhension de l’Univers géopolitique. Son point de vue met bien des choses en lumière.

    Moi, qui ai étudié en science, je n’ai pas consacré beaucoup de temps à ce domaine. Maintenant que je suis à la retraite et avec le spectacle de téléréalité que les années Trump nous ont fait vivre, je me reprends.

    Rafael Jacob est souvent interviewé dans l’univers médiatique québécois. Ne manquez pas ces reportages.

     

     

    Photo de Lhom

    Lhom nous présente cette semaine une photo du bras de mer à Ogunquit dans le Maine. Un endroit où vous pourrez faire un véritable cold plunge.

    Bras de mer à Ogunquit, Maine (crédit photo Lhom)

    En conclusion

    Depuis le début du blogue, j’écris de temps à autre un article sur mes coups de cœur. J’ai décidé qu’à l’avenir, ce genre d’article prendrait la forme d’un bulletin publié sur la plateforme Substack. Alors pour ne rien manquer abonnez-vous sur ce lien Substack.

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

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    Le Festin de Margaret Kennedy

     

    Le Festin de Margaret Kennedy

    Margaret Kennedy est une écrivaine britannique décédée en 1967 à l’âge de soixante-et-onze ans. Je la découvre avec ce roman, Le Festin, paru en 1950.

    L’action se passe en Cornouailles, au bord de la mer, en 1947, dans l’auberge de la famille Siddal.

    Quatrième de couverture

    Quatrième de couverture  du livre Le Festin (crédit photo Phrenssynnes)

    Le livre Le Festin est séparé en huit parties : le prologue et les sept jours de la semaine qui se terminent par un évènement tragique.

    La falaise surplombant l’auberge s’écrase sur celle-ci, la détruisant complètement. Je ne divulgâche rien ici, car on l’apprend dès les premières pages du bouquin. On sait qu’il y aura des victimes et des survivants.

    L’accroche littéraire est là.

    L’autre truc de l’écrivaine pour bien nous appâter est révélé dans l’avant-propos.

     

    Citation de l’avant-propos 

    « En 1937, alors qu’elle était avec des amis romanciers, la discussion s’est orientée vers les sept péchés capitaux : chacun proposait d’écrire une nouvelle où un personnage moderne incarnerait un péché. Le projet est tombé à l’eau, car tous avaient le sentiment que le résultat final serait trop déprimant. »

    L’idée a fait son chemin dans l’esprit de Margaret Kennedy.

    Citation du livre Le Festin

    « L’orgueil, la gourmandise, l’avarice, la luxure, la colère, l’envie et la paresse sont tous réunis à l’hôtel de Pendizack. »

    Cathy Rentzenbrink dans l’avant-propos

     

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    book club illustration (credit DIVI)

    Ce que j’ai aimé

    Le Festin de Margaret Kennedy (crédit photo Phrenssynnes)

    Tout au long de la fiction, plusieurs incidents se produisent. Chacun réagit à sa façon, révélant le meilleur et le pire de chacun. En conséquence, des clans se créent, des relations se brisent.

    Le lecteur s’égaye à reconnaître les péchés dans les différents personnages pittoresques et ne peut que les détester.

    Le récit de ce roman est écrit avec plusieurs types de narration. Certains chapitres sont des lettres écrites par des personnages ou des extraits de journaux intimes. Dans d’autres chapitres, l’auteure utilise la narration omnisciente.

    Un jour, ma fille Juny m’a demandé pourquoi j’aimais lire des romans policiers. Elle ne comprenait pas pourquoi je passais beaucoup de temps dans des livres dont le sujet est un meurtre. C’est vrai que c’est morbide. La mort d’une personne, peu importe qui elle est, est horrible en soi.

    Cela m’a fait réfléchir et je me suis souvenue du plaisir à lire les romans d’Agatha Christie, les premiers polars que j’ai découverts.

    Agatha Christie et Margaret Kennedy

    Aussi macabre que puisse être une enquête policière, on sent, dans les romans de cette écrivaine britannique, un ton, une ambiance ou une façon d’être avec une vibration joyeuse.

    Est-ce la petite touche d’humour typique à la British? Est-ce cette philosophie à reconnaître tous les travers humains avec indulgente compréhension? Il y a quelque chose de positif ou de profondément humain dans la vision du monde des personnages d’Agatha Christie.

    Et je reconnais, un peu, cette conception dans le roman de Margaret Kennedy.

    Le Festin et le sarcasme britannique 

    C’est horrible de penser qu’une falaise va s’écraser sur une auberge habitée. Mais l’écrivaine, en nous faisant découvrir les personnages dans la dernière semaine avant la tragédie, nous fait ressentir toutes sortes d’émotions.

    Le chichi entre l’intendante et la femme de chambre est un régal.

    Le rapprochement entre Gerry, le fils des propriétaires et une des pensionnaires de l’auberge est attendrissant.

    L’habileté de l’auteure à décrire et raconter les différents évènements du récit nous amène à espérer que nos préférés survivront.

    C’est un récit original et très différent que ce que je lis d’habitude. Une histoire qui nous raconte aussi une époque d’après-guerre avec la déchéance des riches britanniques dont on ne parle pas souvent dans les romans.

    Citation

    « Ils se levèrent toutefois de leur nid dans les ajoncs et reprirent le chemin de l’abri, serrés l’un contre l’autre et s’arrêtant souvent pour s’embrasser et s’exclamer. La lune continuait de s’élever au-dessus des collines et jetait une nappe d’argent sur les buissons au moment où ils arrivèrent à l’abri. »

    Margaret Kennedy

    Quatrième de couverture  du livre Le Festin (crédit photo Phrenssynnes)

    Ce que j’ai moins aimé

     

    Étant donné qu’il y a une panoplie de personnages, on s’y perd un peu au début. Mais avec la qualité de l’écriture, on finit par tous les démêler.

    Pourquoi le titre Le Festin

    Parmi les clients de l’hôtel, il y a plusieurs enfants. Ceux-ci, avec l’aide d’adultes, organisent une fête pour la première fois de leur vie. C’est un véritable festin, voilà le lien avec le titre.

    Photo de Lhom

    Lhom cède sa place, cette semaine, à @thecozylifestyle_. Une jeune Instagrameuse qui a réussi, dans ce cliché, à saisir la candeur et la joie pure de l’enfance. Cette même gaieté qui a inspiré les enfants du livre Le Festin à préparer une fête mémorable.

    Candeur et naïveté de l'enfance (crédit photo Thecozylifestyle_)

    Recommandations

    En bref, c’est un excellent roman à lire:

    • Avant de visiter les Cornouailles ou l’Angleterre.
    • Si vous aimez les romans avec un léger ton sarcastique.
    • Pour découvrir une femme écrivaine.

     

    Connaissiez-vous cette auteure?

    Je vous remercie d’avoir lu cet article. Si vous l’avez aimé, je vous invite à le partager.

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    P.S. Les auteurs et éditeurs mentionnés n’ont pas été mis au courant de ce projet avant publication.

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    Un dessert simple et facile :pouding chocolat et chia nourrissant

    Pouding au chia

    Je vous présente une recette de pouding au chia et chocolat, un dessert savoureux qui plaira aux amoureux du chocolat.

    Du chia? Qu’est-ce que c’est ça?

    J’ai découvert cet aliment il y a quelques années. Le mot «chia» veut dire force en Maya. Les coureurs et les guerriers d’Amérique du Sud en consommaient pour augmenter leur endurance.

    En réalité, cela ressemble beaucoup à des graines de pavot. Elles sont blanches ou gris foncé. Il n’y a pas de différences nutritives entre des deux. Certains prétendent que les plus pâles ont un goût plus neutre, mais pour ma part,  je n’ai pas vu de grosse différence.

    Cliquez ici pour en savoir plus sur l’histoire du chia. Rachel de Jasperdenhealth.com l’explique très bien.

    Les bienfaits du chia

    Ces graines contiennent:

    • Oméga-3
    • Calcium
    • Fer
    • Fibres
    • Vitamine C
    • Protéines

    Lorsque vous trempez des graines de chia dans un liquide, le mélange devient visqueux. C’est ce qu’on nomme un mucilage. Cela provoque un léger effet laxatif.

    Graines de chia (crédit photo Phrenssynnes)
    Pouding chia et chocolat vu de haut (crédit photo Phrenssynnes)

    Les contre-indications

    Ces graines ont un potentiel allergique. Soyez prudents si vous avez des allergies à d’autres graines.

    Elles ont aussi un pouvoir anticoagulant donc, faites attention si vous avez ce genre de problème.

    Plutôt que vous faire un pouding au chocolat avec une poudre chimique correspondant à un aliment de la catégorie d’aliment ultra transformé, faites ma recette.

    Pendant le confinement de la pandémie, je me suis amusée à expérimenter différentes recettes. J’ai trouvé la bonne façon de faire. Tel que je l’explique dans les étapes, il faut faire gonfler les graines entières. Ensuite,  on les passe au mélangeur avec les autres ingrédients. 

    Vous verrez, c’est délicieux.

    Pouding chia et chocolat avec biscuit (crédit photo Phrenssynnes)

    Trouver un équilibre peut être un défi mais manger sainement n’a pas besoin d’être compliqué!

    Pouding au chia et chocolat

    Ingrédients

    • 1 tasse de lait
    • 1/4 tasse de chia non moulu (sinon la texture est gluante: beurk…)
    • 3 cuillères  à table de cacao en poudre non sucré
    • 1 cuillère à thé d’essence de vanille
    • 2 à 3 cuillères à table de miel ou sirop d’érable

    Préparation

    Étape 1

    Faire gonfler le chia dans le lait au frigo environ 10 à 15 minutes.

    Étape 2

    Passer la préparation au mélangeur.

    Étape 3

    Ajouter le reste des ingrédients et bien mélanger.

    Étape 4

    Mettre au frigo pour une heure.

    Bon appétit!

    Pour varier, on peut aussi ajouter une cuillère à table de beurre d’arachide.

    Bon appétit!

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Je vous remercie d’avoir lu mon article et si vous l’avez aimé, je vous invite à le partager.

     

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    [Idée lecture] Une variété de romans captivants de mon club de lecture

    Des suggestions de livres du club de lecture

    L’été sera là bientôt et c’est une saison fantastique pour lire.

    Un bouquin, c’est comme un ami.

    J’adore la lecture et j’espère vous partager cette passion.

    Dans mon club, nous échangeons au sujet de livres que nous avons lus, mais aussi sur des blogues, des balados ou des séries télé.

    La lecture est une activité relaxante que vous soyez à la maison ou en voyage.

    Dans ce billet, je vous propose les dernières recommandations de mes copines.

     

    La servante écarlate (crédit photo Phrenssynnes)

    Suggestions de lecture de madame A

    Madame A a lu Alias Grace de Margaret Atwood et elle a adoré ce bouquin. Vous pouvez aussi voir la série sur Netflix inspirée de ce livre. Basé sur un fait divers du XIXe siècle, ayant bouleversé le Canada, cette fiction nous présente les conversations entre le docteur Simon Jordan et Grace.  Il essaye de découvrir la vérité dans l’histoire de Grace.

    Margaret Atwood est une écrivaine canadienne née à Ottawa. Elle est devenue célèbre avec son roman La servante écarlate publié en 1985.

    Madame A  a eu le plaisir d’assister, en avril, à une rencontre littéraire avec l’auteure lors du Salon du livre de Québec. Elle a été impressionnée par cette personnalité littéraire.

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    Suggestions de lecture de madame F

    Tout le bleu du ciel de Mélissa Da Costa est une bonne brique que Madame F recommande.

    Tout le bleu du ciel (capture écran de Phrenssynnes) Tout le bleu du ciel (capture écran de Phrenssynnes)

    Un bref résumé:

    « Émile, 26 ans, touché par un Alzheimer précoce, décide de quitter l’hôpital et sa famille afin de partir à l’aventure. Une jeune femme, Joanne, répond à son annonce. Ils commencent ensemble un périple… »

    C’est une histoire émouvante et les commentaires de madame F m’ont donné envie de le lire.

    La deuxième suggestion de Madame F est le roman français Trois de Valérie Perrin (conjointe de Claude Lelouch). C’est une belle histoire sur l’amitié de trois personnages qui fait vibrer le lecteur et avec un punch final à ne pas manquer.

    Suggestions de lecture de madame W

    Madame W a lu Perdre la tête de Heather O’Neill, traduit par Dominique Fortier. C’est aussi une histoire sur une grande amitié.

    Un bref résumé:

    « L’écrivaine Heather O’Neill livre ici un récit captivant sur une amitié si intense qu’elle change le cours de l’histoire. Perdre la tête est un roman puissant qui explore les questions de genre et de pouvoir, de sexe et de désir, et la force terrible du cœur humain. »

    Madame W, une admiratrice de la traductrice Dominique Fortier (qui est aussi écrivaine), a été charmée.

    Le deuxième bouquin lu par madame W est le fameux roman italien, L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante. Décidément, encore une histoire d’amitié.

    J’ai entendu le plus grand bien de ce roman et par de nombreuses personnes, dont madame A. Il est sur ma PAL (pile à lire).

    Capture écran de Phrenssynnes L'amie prodigieuse

    Les suggestions de madame C

    Madame C, qui avoue ne pas être une grande lectrice, nous a présenté deux livres. Le premier, Voyage fatal de Kathy Reichs, l’a beaucoup déçue. Selon elle, ses nombreux romans ne sont pas toujours de même qualité.

    Le deuxième, Le dernier templier, est un des premiers livres écrits par Raymond Khoury. Il a été publié qu’en 2005 puisqu’il a été refusé par un éditeur dans les années 90. Ce livre a été vendu à plus de trois millions d’exemplaires. L’éditeur qui l’a refusé a dû s’en mordre les doigts.

    Madame C l’a trouvé intéressant, c’est une histoire un peu dans la lignée du Da Vinci Code de Dan Brown.

    Bref, ce livre fera, lui aussi partie de ma pile mais le dernier que j’ai lu sur le sujet (Le mystère des Templiers) m’a un peu désappointée.

    Les suggestions de lecture de Phrenssynnes

    En plus du livre sur les Templiers, j’ai lu le célèbre roman À l’est d’Eden de John Steinbeck. J’avais déjà lu Des souris et des hommes du même auteur, mais je voulais déguster une autre de ses oeuvres.

    C’est un plaisir d’être guidé par les mots de Steinbeck pour imaginer la Californie au tournant du XXe siècle. Sa description de la région de la rivière Salinas en début de livre est impressionnante. Comme si les deux rives de ce cours d’eau symbolisaient les deux familles de cette saga.

    J’ai succombé au charme de Sam Hamilton qui était, en réalité, le grand-père de l’auteur.

    Ce livre vibrait encore en moi lorsque j’ai assisté, moi aussi, à une rencontre littéraire. Celle de Nancy Huston et de Claudia Larochelle au Salon du livre de Québec.

    Nancy Huston, qui est une militante féministe depuis toujours, m’a fait réfléchir à ce roman de Steinbeck. Cette histoire où on parle du bien et du mal, non, plutôt où « les hommes » parlent du bien et du mal m’a remuée. Ma rencontre avec l’oeuvre de Steinbeck et celle avec Huston ont mis en évidence la misogynie ressortant de ce roman.

    Les personnages féminins principaux sont aux antipodes: une putain qui est aussi tenancière de bordel et une mère aux principes religieux rigides.

    Les deux se sont entrechoqués dans mon esprit.  À l’est d’Eden est une fresque qui reflète les moeurs et les mentalités d’une époque pas si lointaine.

    Capture d'écran de Phrenssynnes À l'est d'Eden

    Et des podcasts dont on a parlé au club de lecture

    Si vous aimez les balados, voici ceux que j’ai suggérés à mes amies du club de lecture.

    La page blanche : C’est une émission où Émilie Deseliène invite des écrivaines à parler de leur dernier livre et de créativité.

    « La Page Blanche est un podcast dans lequel j’invite des autrices pour discuter de leur dernier livre et de leur processus créatif.

    Mon objectif? Raconter deux histoires, celle d’une autrice et de son roman, mais aussi de lever le voile sur un métier qui fait parfois rêver, mais qui n’est pas sans cacher de nombreuses difficultés. Ensemble, on parle du cheminement de l’auteur, de livres, d’édition, des joies et des doutes de l’écrivain, et j’espère partager ainsi avec vous autant d’idées de lectures qu’une bonne dose d’inspiration. »

    Émilie Deseliène

    Le book club :

    « Le podcast présenté par Agathe Le Taillandier est une plongée dans la bibliothèque de nos invité·es. Personnalités du monde de la littérature, de l’humour, de la musique ou encore de la politique, ils et elles nous parlent de leur livre fétiche, celui qui a renouvelé leur perception du monde, les a aidés à comprendre leur histoire, ou vers lequel ils et elles reviennent, à chaque fois qu’elles en ressentent le besoin. »

    Le bruit des pages :

    « Le bruit des pages est un podcast littéraire. Catherine et Marine, deux passionnées de littérature, vous parlent de leurs lectures et de leurs découvertes en discutant de leurs coups de cœur ! Tous les mois, venez partager un moment d’évasion littéraire, et enrichir votre pile à lire avec des idées de romans. »

     

     

     Cliquez ici pour lire d’autres articles sur Phrenssynnes se cultive.

    book-club_illustration-10 (crédit DIVI)

    Je termine avec cette belle citation.

    Citation

    « Il me semble que vous ou moi, au moment de choisir entre deux voies, devons toujours penser à notre fin et vivre pour que notre mort ne fasse plaisir à personne. »

    John Steinbeck, À l’est d’Eden.

    Photo de Lhom

    Cette semaine, Lhom cède la place à notre ami Tino. Cet Italien d’origine nous offre un magnifique coucher de soleil de la Toscane.

    Merci, Tino, pour cette collaboration.

     

    Coucher de soleil italien (crédit photo Tino)

    Et vous? Que lisez-vous? Lesquels de ces livres vous tentent?

    Avez-vous un club de lecture?

    Je vous remercie d’avoir lu cet article. Si vous l’avez aimé, je vous invite à le partager.

    Un merci spécial à mes amies du club de lecture, j’aime beaucoup ces moments passés avec vous!

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    P.S. Les auteurs et éditeurs mentionnés n’ont pas été mis au courant de ce projet avant publication.

    Road trip entre le Québec et la Floride, les bons endroits à visiter

    En direction de la Floride

    Chaque année les snowbirds partent vers le sud et envahissent la Floride. C’est ce que nous avons fait, nous aussi. Vous vous demandez quel itinéraire choisir? Voici notre circuit 2023 et vous n’avez pas besoin d’être un snowbird pour en profiter.

    La destination finale étant Delray Beach, au nord de Fort Lauderdale. Nous avons fait le chemin en cinq jours. Nous avions projeté de le faire en quatre jours mais nous avons eu un aléa de voyage. Lhom a fait un empoisonnement alimentaire… en plein milieu du trajet. L’important est que le tout s’est bien terminé!

    J’ai eu l’impression que ce périple mettait un point final à la pandémie. Cela représentait aussi le vrai début de ma retraite que j’ai pourtant commencé fin 2020.

     

    Citation sur le voyage

     

    « Notre destination n’est jamais un lieu mais une nouvelle façon de voir les choses. »

     

    Henry Miller

    Itinéraire vers la Floride

    Quel plaisir de voir les arbres et la végétation verdir en roulant vers le sud. Et ensuite de voir les premiers palmiers.

    Nous nous sommes arrêtés à Scranton, Pennsylvanie, ensuite à Smithfield en Caroline du Nord.

    Le mystère des Templiers

    Pendant mes vacances, j’ai lu ce livre (voir la photo) dont je ne vous ferai pas de critique puisque ce n’est pas le meilleur roman que j’ai lu… Par contre, ce bouquin m’a fait découvrir qu’à Charlottesville en Virginie on peut visiter Monticello. C’est la résidence de Thomas Jefferson qui est le principal rédacteur de la Déclaration d’Indépendance des États-Unis. Il a aussi été le troisième Président. Nous n’avons pas visité ce lieu mais je me promets d’y aller un jour.

    En 2020, nous avions un voyage prévu en Floride pour découvrir toute la côte est. Saint Augustine faisait partie de ce voyage manqué. Nous nous sommes repris cette année. À cet endroit, nous sommes demeurés un peu plus longtemps pour visiter.

    Livre Le mystère des Templiers (crédit photo Phrenssynnes)

    Saint Augustine, Floride

    C’est une belle petite ville avec beaucoup d’histoire. Au centre d’accueil touristique, j’ai trouvé des dépliants avec les points d’intérêt. Ce que j’ai le plus aimé, c’est d’en apprendre plus sur l’histoire de la Floride.

    Cela me permet de me rattraper moi qui ai étudié en science.

    J’améliore mes connaissances en histoire et en géographie en voyageant. Je ne savais pas que les Espagnols avaient chassé les Francais de Saint Augustine. Si les événements s’étaient déroulés différemment, l’Amérique aurait pu être française!

    Magnolia avenue (crédit photo Phrenssynnes)
    L'océan à Saint-Augustine (crédit photo Phrenssynnes)

    Ma déception au sujet de Saint Augustine, c’est un peu le même sentiment que j’ai eu lorsque j’ai visité Salem au Massachusetts. On exploite de façon inélégante les attractions de style attrape touristes et cela gâche la richesse historique de cette jolie bourgade.

    Delray Beach

    Notre destination était Delray Beach, un endroit très dynamique. Depuis quelques années, de nouveaux restaurants très sélects ont trouvé pignon sur rue dans cette municipalité.

    À la fin mars, on y organise toutes les années, une soirée originale intitulée Savor the Avenue. L’avenue Atlantic se transforme en route piétonnière car on y installe une longue rangée de tables d’environ un demi-kilomètre. Une dizaine de restaurateurs ont leur table, qu’ils décorent pour gagner le concours de la plus belle tablée.

    Tablée bleue Delray, Floride (crédit photo Phrenssynnes)
    Fleurs sur une table (crédit photo Phrenssynnes)
    Tablée marine Delray Floride (crédit photo Phrenssynnes)
    La tablée rose Delray Floride (crédit photo Phrenssynnes)

    C’est la tablée rose qui a gagné!

    On parle beaucoup des algues sargasses et nous en avons vu lors de notre visite. On dit que ce que nous avons observé n’est rien par rapport à ce qui s’en vient l’été prochain.

    Plage venteuse Delray Floride (crédit photo Phrenssynnes)
    Plage Delray Floride 1(crédit photo Phrenssynnes)
    Plage Delray Floride 3 (crédit photo Phrenssynnes)

    Se faire des amis en Floride

    On fait toutes sortes de rencontres en Floride!

    Des amis Floridiens (crédit photo Phrenssynnes)

    Les coups de cœur sur le retour de la Floride

    Sur le retour, nous avons pris la route 81 et nous avons pu découvrir les impressionnants entrepôts gigantesques des grandes compagnies américaines.

    À travers les Carolines et la Virginie, les arbres en fleurs auréolaient l’autoroute de rose et de blanc.

    Que de bonheur pour les yeux.

    Arbres en fleurs sur la route de la Floride (crédit photo Phrenssynnes)

    Un des arrêts que nous avons le plus aimé sur le retour est à Winchester en Virginie.

     

    Winchester, Virginie (crédit photo Phrenssynnes)
    Centre-ville Winchester, Virginie (crédit photo Phrenssynnes)
    Winchester, Virginie (crédit photo Phrenssynnes)
    Winchester, Virginie 2 (crédit photo Phrenssynnes)

    Si vous passez près de Philadelphie, cliquez ici pour lire cet article et découvrir les beaux endroits à visiter.

    Et le dernier coup de coeur sur le retour est le lac George dans le nord de l’état de New York.

    Le plus fou, c’est qu’à notre arrivée, il faisait 30 degrés Celsius. Aussi chaud qu’en Floride!

    Lac George, NY (crédit photo Phrenssynnes)

    Vous préférez la côte ouest de la Floride? Cliquez ici pour lire l’article.

    Bord du lac George NY (crédit photo Phrenssynnes)

    Photo le Lhom

    Lhom a choisi une photo de l’avenue Atlantic animée.

    Atlantic ave, Delray, Floride (crédit photo Lhom)

    Et vous? Avez-vous déjà fait cette route? Quels sont vos arrêts préférés?

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    Cliquez sur l’image pour en lire plus sur la catégorie Voyage

    La diète méditerranéenne, ça mange quoi en hiver?

    Pourquoi la diète méditerranéenne?

    Mon amie blogueuse, Josée de Desmotsetdesimages.com suggérait récemment de faire une mise au point, au printemps, sur les intentions qu’on a pris lors la nouvelle année. Mieux m’alimenter fait partie de mes résolutions. J’ai été inspirée pour essayer de mieux cuisiner.

    Je posais la question à mon médecin à savoir quelle était la meilleure diète pour la santé et anti-inflammatoire. Elle m’a répondu, sans hésiter, la diète méditerranéenne est la seule prouvée scientifiquement. Alors, pourquoi s’obstiner à essayer à gauche ou à droite la nouvelle façon de manger à la mode? J’ai décidé d’axer notre alimentation sur ces principes.

    Panier de légumes (crédit photo DIVI)

    Les principes de l’alimentation méditerranéenne

    Vous pouvez consulter cette infographie sur le site de l’Institut de cardiologie de Montréal qui résument les grands principes.

    Je vous les résume.

    • Quelques fois par mois : sucreries et pâtisseries.
    • Quelques fois par semaine : viandes rouges maigres et volailles.
    • Trois fois par semaine : poissons (gras de préférence comme, par exemple, le saumon ou les sardines).
    • Tous les jours : produits laitiers maigres (lait, fromage, yogourt), huile d’olive, fruits, noix, légumineuses soya, légumes (vert foncé, orangés ou rouges), produits céréaliers à grains entiers (pain, pâtes, céréales, riz, couscous).
    Soupe truite au cresson3 (crédit photo Phrenssynnes)

    Mes recherches

    J’ai découvert lors de mes recherches une variété de cette diète, la MIND, c’est-à-dire un acronyme pour Mediterranean-DASH for intervention neurodegenerative delay. Le grand avantage de cette sorte d’alimentation est qu’elle diminue de 53% le risque de développer la maladie d’Alzheimer.

    Cette autre référence mentionne aussi les bénéfices de cette diète. En voici une autre pour convaincre les sceptiques.

    La différence entre l’alimentation méditerranéenne et la MIND.

    Les principes de la MIND

    Éviter les desserts.

    Éviter le beurre et le remplacer par l’huile d’olive. 

    Manger du poisson une fois par semaine.

    Un verre de vin rouge ou des raisins une fois par jour.

    Consommer de la volaille deux à trois fois par semaine mais éviter la volaille frite.

    Manger des noix cinq fois par semaine, notamment des pistaches qui diminuent la pression sanguine.

    On recommande trois portions par semaine de légumineuses.

    Pour les légumes verts, on préconise six portions par semaine car c’est excellent pour la santé vasculaire. 

    Il faut consommer des petits fruits (bleuets, fraises et compagnie) au moins deux fois par semaine. Une autre recherche qui prouve les bienfaits de cette catégorie d’aliments.

    On suggère du fromage seulement une fois par semaine, sinon choisir du fromage maigre. (Zut! moi qui adore ça)

    Pour la viande rouge, la recommandation est une fois par semaine.

    Et le dernier conseil, éviter le fast-food et la friture.

    Trouver un équilibre peut être un défi mais manger sainement n’a pas besoin d’être compliqué!

    Ça mange quoi en hiver comme on dit en bon québécois?

    En fait, que vous choisissiez l’une ou l’autre de ces alimentations, je crois que ce sera bénéfique pour votre santé.

    Voici les recettes déjà publiées, ainsi que les liens, qui peuvent correspondre à cette façon de l’alimenter. Cela peut vous donner des idées. À la grande déception de Lhom, le gâteau aux pommes, les cupcakes de Pâques et les bonbons de Noël sont des sucreries à consommer quelques fois par mois seulement!

    Recettes en accord avec les principes d’une diète méditerranéenne

    La soupe truite et cresson.

    Le bouillon de soupe maison.

    Le smoothie.

    Fruits (crédit photo Phrenssynnes)

    Photo de Lhom

    En lien avec cet article, Lhom nous présente une photo de la région méditerranéenne. Pouvez-vous deviner où c’est?

    Méditerranée près de Cannes (crédit photo Lhom)

    Je vous souhaite bonne semaine et bon appétit!

    Phrenssynnes

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Je vous remercie d’avoir lu mon article et si vous l’avez aimé, je vous invite à le partager.

     

    Être à la mode ou pas? That’s the question.

     

    Suivre la tendance

    J’ai lu cet article intéressant intitulé The age of average. 

    Il décrit, preuves à l’appui, comment tout se ressemble aujourd’hui. Qu’il s’agisse de la décoration intérieure des maisons ou des bistros-cafés, de l’architecture urbaine, du design des voitures et leurs logos, tout se ressemble.

    Il existe même ce que l’on appelle un visage Instagram. Toutes les célébritées ou influenceuses ont tendance à avoir le même look à la Kim Kardashian. Elle est la norme de base.

    C’est hallucinant!

    Brittany Brexit l'automne(crédit photo Phrenssynnes)

    L’auteur poursuit en expliquant la tendance de ces dernières années pour les publicités de films ou d’émissions télévisées. Il mentionne les titres de romans et d’essais qui se ressemblent tous, ainsi que les couvertures de livres. On passe ensuite aux marques de produits de beauté ou d’hygiène dont les photos publicitaires ont le même look.

    Tout cela est vrai, mais n’est-ce pas ce que l’on appelle le phénomène de mode ou de tendance ?

    Quand a-t-on commencé à suivre la tendance?

    À la préhistoire, la mode n’existait pas. La mode vestimentaire est apparue au XIVe siècle chez les aristocrates français.

    Puis, vers 1800, Charles Frederick Worth invente le défilé de mode.

    Le phénomène de la mode s’est accentué au fil du temps.

    Point de vue vestimentaire, je n’ai jamais beaucoup suivie la mode. J’ai toujours opté pour le style classique car je déteste le magasinage. J’essaye de ne pas être trop démodée. Ah! Ah!

    Chemin boisé (crédit photo Phrenssynnes)

    Suivre la tendance au max

    Alex Murrell mentionne que ce phénomène s’est étendu à tous les domaines. Il s’est développé de manière exponentielle ces dernières années. Il affirme que nous sommes à l’âge de la moyenne.

    Phrenssynnes en Floride (crédit photo Lhom)

    Suivre la tendance sur Instagram

     

    Consultez le site insta_repeat où l’on montre des répétitions de photos Instagram similaires. J’ai moi-même succombé à ce genre de photo (photo de dos avec l’océan). Nous sommes à la merci des algorithmes.

    Impressionnant.

    C’est un brillant exemple de la tendance à la polarisation vers le même style.

    Mondialisation et technologies

    Cela a commencé à l’époque de la mondialisation dans les années 1990. Le phénomène de la mondialisation a commencé au 19e siècle mais s’est accentué dans les années 1990. Il est dû aux développements technologiques. À cette époque et encore aujourd’hui, quel que soit l’aéroport où vous vous rendez, vous trouverez le même type de magasins.

    L’avènement des médias sociaux a accentué ce phénomène dans tous les domaines.

    Est-ce parce que les médias sociaux nous donnent ce que nous demandons ? C’est fort probable. Les publicités sont ciblées. Et, comme indiqué dans l’article : Derrière nos écrans de fumée, ces médias ont tendance à nous polariser. Et à radicaliser nos opinions. Au lieu d’être flexibles dans nos jugements, nous sommes plus dichotomiques. Il est important de mettre l’accent sur les multiples couleurs de l’arc-en-ciel. Ou de se rappeler qu’il existe de nombreuses nuances de gris entre le blanc et le noir.

    Que faisons-nous?

    Or, depuis quelques années, nous faisons le contraire.

    Par exemple, Netflix nous propose des suggestions qui correspondent à nos goûts. Au lieu de présenter de la variété, Netflix nous propose des films qui ressemblent à ce que nous avons déjà regardé.  Cela entraîne un effet pervers de concentration et cela commence souvent par un film ou une série très populaire.  Cela crée un cercle vicieux qui nous pousse à choisir de plus en plus ce que tout le monde regarde.

    « The Instagram pictures we post, the tweets we read, the TV we watch, the app icons we click, the skylines we see, the websites we visit and the illustrations which adorn them all look the same. The list goes on, and on, and on. »

    Alex Murrell

    Un autre effet négatif est la diminution de la créativité des créateurs de contenu.

    Alex Murrell recommande d’essayer d’accroître la créativité. Il suggère que lorsque le monde fait du Zig, si vous voulez être original, faites du Zag.

    Il nous dit d’être encore plus créatif.

    Veut-il dire qu’il faut faire Zag pour devenir la nouvelle référence et définir la nouvelle tendance ?

    « I believe that the age of average is the age of opportunity. »

    Alex Murrel

    Il y a là matière à réflexion.

    Photo de Lhom

    Lhom nous offre une photo de Riviera Maya. Ouch! On ne peut pas faire plus Instagram que ça!

    Riviera Maya, Mexique (crédit photo Lhom)

    La morale de cette histoire?

     

    Soyons audacieux.

    J’attends vos commentaires avec beaucoup de plaisir.

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    Suggestions de lecture pour vos vacances

    Des suggestions lecture du club

    Lire est une activité fantastique pour les vacances. Un livre, c’est comme un ami. Que ce soit sur la plage, en avion ou avant de s’endormir, la lecture est un passe-temps reposant.

    Ne soyez pas découragé par l’image de présentation de mon article. Ce ne sont pas de vieux bouquins que je vais vous proposer!

    J’ai lancé, avec mes amies, un club de lecture en 2018.  Dans une même envolée, j’ai démarré le blogue.

    Et, dans cet article, je vous offre les suggestions de lecture que mes copines ont présentées à notre dernière rencontre du club.

     

    Couverture du livre Hurlevent (crédit photo Phrenssynnes)

    Suggestions de lecture de madame A

    Madame A, qui est amateur d’intrigue en lien avec la Seconde Guerre mondiale, a lu pour nous La carte postale de Anne Berest. On raconte l’histoire d’une jeune femme juive qui va à la découverte du destin de ses ancêtres à partir d’une carte postale.

    La deuxième lecture de madame A est, pour elle, un retour vers un livre déjà lu. Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë. Un grand classique de la littérature britannique qui m’a fait vibrer pendant mon adolescence.  À noter, un film sur Emily Brontë sortira bientôt au cinéma et soyez assuré que j’irai le visionner.

    4ième de couverture de Hurlevent (crédit photo Phrenssynnes)

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    Suggestions lecture de madame F

    Si vous vous posez la question, madame F, ce n’est pas moi. Elle est notre dernière recrue.

    Elle nous propose trois livres :

    Le choix de Viola Ardone. Cette histoire est celle du choix de liberté d’Olivia Denaro, une jeune femme sicilienne.

    Si vous suivez le blogue, vous vous rappelez que j’ai déjà écrit un article sur un livre de Viola Ardone.

    La deuxième suggestion est Une vie comme les autres de Hanya Yanagihara. Ce livre, dont les thématiques abordées sont difficiles et violentes, est devenu un best-seller. Publiée en 2015, la traduction française fait plus de 1000 pages. Un beau roman, selon madame F, qui nous fait réfléchir.

    La troisième proposition est un bouquin paru en 2013. N’essuie jamais de larmes sans gants de Jonas Gardell est une histoire dont l’intrigue a lieu en Suède sur le sujet du SIDA.

    Suggestions lecture de madame W

    Madame W assistera bientôt à une rencontre littéraire avec Nancy Huston. Animée par Claudia Larochelle, cette présentation fait partie de la programmation du Salon du livre de Québec. C’est pourquoi madame W a lu Ligne de faille  de cette auteure née à Calgary.

    L’autre suggestion de madame W est Je suis chercheur d’or  de Guillaume Dulude. Ce psychologue québécois parcourt le monde à la rencontre de tribus n’ayant pas de contact avec la civilisation moderne. Vous pouvez aussi retrouver ses aventures à l’émission Tribal sur TV5.

    Et finalement, À la recherche de l’arbre-mère  de Suzanne Simard. Elle est professeur d’écologie forestière en Colombie-Britannique et son livre raconte sa relation particulière avec les arbres et la nature.

    Les suggestions lecture de Phrenssynnes

    J’ai parlé à mes amies du livre Et vous? Comment vivrez-vous?, ce livre dont j’ai discuté dans mon dernier article et qui m’a beaucoup touché.

    Je suis en train de lire un roman québécois: L’étonnante mémoire des glaces de Catherine Lafrance, une auteure que je découvre. Je vais me souvenir de son nom, car elle est un bon filon! Son polar m’a accroché tout de suite. Elle a une belle écriture visuelle et bien équilibrée pour un suspense. Elle sait nous garder en haleine et son héros, le journaliste Michel Duquesne, est captivant.

    Mon autre lecture en cours est À l’est d’Eden de John Steinbeck. J’ai emprunté le livre à la bibliothèque, je me suis laissée un peu décourager par les pages jaunies et la finesse de la police de caractère… Mais après avoir lu quelques pages, ce lauréat du prix Nobel de la littérature m’avait accroché avec son histoire.

    Et des blogues

    Je termine ma présentation au club en suggérant des blogues littéraires. Voici deux blogues que vous pouvez aussi consulter pour trouver des idées de lecture.

     Collectif Polar

    Charlotte Parlotte qui suggère dans cet article des livres sur le thème de la fratrie.

     

     

     Cliquez ici pour lire d’autres articles sur Phrenssynnes se cultive.

    book-club_illustration-10 (crédit DIVI)

    Ah! Lire à la plage, quel plaisir incroyable!

    Plage, Ouest de la Floride

    Je termine avec cette belle citation et je remercie mes amies du club de lecture. J’adore ces moments passés en votre compagnie.

    Citation

    « The only way to have a friend is to be one. »

    Ralph Waldo Emerson

    Kennebunkport (crédit photo Lhom)

    Photo de Lhom

    Lhom nous offre cette semaine une photo d’un endroit magique pour des vacances : Kennebunkport, Maine.

    Faites-nous part de vos lectures du moment ou de celles que vous projetez faire pendant vos vacances.

    Je vous remercie d’avoir lu cet article. Si vous l’avez aimé, je vous invite à le partager.

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Bonne semaine et si vous partez, bonnes vacances!

    Phrenssynnes

    P.S. Les auteurs et éditeurs mentionnés n’ont pas été mis au courant de ce projet avant publication.

    Et vous, comment vivrez-vous? de Yoshino Genzaburô

    Et vous, comment vivrez-vous? 

    J’ai découvert ce livre dans Âme brisée d’Akira Mizubayashi. Republié en 2021 par les Éditions Picquier, il fait 236 pages.

    En fait, Et vous, comment vivrez-vous? est le livre que le jeune Rei, âgé d’environ douze ans, lit au moment où son père se fait arrêter par des soldats japonais. Et cette œuvre a eu une grande importance tout au long de la vie de Rei. Ce livre m’intriguait.  De plus, mes amis, F et R, me l’ont fortement recommandé.

    L’auteur, Yoshimo Genzaburô, est diplômé de l’université de Tokyo. Au début de sa carrière, il a été bibliothécaire pour ensuite devenir éditeur et écrivain. Il est décédé en 1981 à l’âge de 82 ans.

    Quatrième de couverture

    Vous pouvez ici lire comment l’éditeur présente le livre en quatrième de couverture.

    Quatrième de couverture de Et vous, comment vivrez-vous? (crédit photo Phrenssynnes)

    Cliquez ici pour lire d’autres articles sur Phrenssynnes se cultive.

    book club illustration1  (credit DIVI)

    Ce que j’ai aimé de Et vous, comment vivrez-vous?

    Livre Et vous, comment vivrez-vous? (crédit photo Phrenssynnes)

    J’ai adoré plusieurs choses de ce livre.

    Premièrement, ce bouquin me fait approfondir ma connaissance de la culture japonaise. Par contre, je me sens un peu mitigée par rapport à cela. 

    Deuxièmement, j’admire les principes moraux que l’on met en valeur. Je les trouve encore plus fondamentaux que ceux qu’on m’a inculqués dans ma jeunesse.

    Cela me fascine, l’auteur a écrit cet ouvrage en 1937 et on l’a réédité plus de 80 fois! Mais le comble est qu’il demeure toujours d’actualité!

    Cette citation, plus bas, m’a touché.

    Citation de Yoshino Genzaburô

    « Si tu te contentes de faire quelque chose parce qu’on t’a dit que c’était bien, ou parce que c’est cela que la société reconnaît comme critère pour mesurer la valeur d’un individu, bref, si tu te contentes de faire comme on t’a dit de faire – écoute-moi bien, Coper -, jamais tu ne deviendras un être pleinement humain. »

    Couverture de Et vous, comment vivrez-vous? (crédit Photo de Phrenssynnes)

    Ce que j’ai moins aimé

    C’est un peu comme lorsqu’on lit un livre dont l’intrigue se passe en Islande.

    On trouve beaucoup de mots incompréhensibles, des lieux dont les noms sont presque impossibles de se souvenir. Alors dans ce livre de Yoshino, on retrouve certains mots ou références à la culture japonaise que je ne connaissais pas. Oui, cela me fait découvrir cette culture, mais c’est parfois un peu rebutant.

    Par exemple, j’ai fini par apprendre que l’aburaage est du tofu frit. Malgré tout, cela ne m’a pas empêché d’en terminer la lecture.

    D’autre part, cet ouvrage est dédié aux adolescents. En tant qu’adulte, j’ai lu en diagonale certains passages mais j’ai quand même trouvé beaucoup d’intérêt à le lire.

    Photo de Lhom

    Lhom nous offre cette semaine cette magnifique photo d’un lac en Suisse. Un paysage qui nous porte à prendre du recul et à réfléchir, un peu comme le livre de Yoshino Genzaburô.

    Lac de Brienz, Suisse (crédit photo Lhom)

    Conclusion

    C’est un roman parfait pour lire avant d’aller au Japon.

    Si vous êtes enseignant, c’est une excellente suggestion pour les adolescents et même pour vous, puisqu’on y parle d’intimidation et de morale.

    Bref, c’est l’œuvre que j’aurais aimé lire quand j’avais quinze ans.

    Vous trouverez probablement quelqu’un à qui l’offrir.

    Connaissiez-vous cet auteur?

    J’attends vos commentaires avec plaisir.

    Je vous remercie d’avoir lu mon article et si vous l’avez aimé, je vous invite à le partager.

    Bonne semaine.

    Phrenssynnes

    P.S. Les auteurs et éditeurs mentionnés n’ont pas été mis au courant de ce projet avant publication.

    L’alimentation ultratransformée

     Alimentation ultratransformée

    Pendant mon enfance, c’était ma mère qui avait la charge de cuisiner pour la famille.

    Mon père, qui est comptable à la retraite, ne s’est jamais intéressé à l’alimentation. Sauf quand son médecin lui a diagnostiqué un problème de cholestérol. Depuis ce temps, il a développé la mentalité : tout ce qui goûte bon est mauvais pour la santé.

    Pourtant, lorsque je lui demande de savourer une framboise nature, il confirme que c’est bon.

    Étant donné qu’il en faut un peu plus pour le convaincre, j’ai effectué cette petite recherche. Il ne comprend pas pourquoi, un petit-déjeuner dans un restaurant-minute peut être moins nutritif. Un œuf, c’est un œuf après tout!

    Le mot du docteur

    Ma sœur qui est médecin retraitée m’a expliqué une chose importante. Dans la guérison, le docteur doit faire son travail, mais l’individu malade doit aussi collaborer. Lorsqu’un patient a un problème de santé, trois conditions doivent être respectées pour le régler.

    • La première, la personne doit avoir la capacité à prendre soin d’elle. Par exemple, quelqu’un qui souffre d’Alzheimer ne l’a pas.
    • La deuxième exigence, le patient doit pouvoir résoudre son mal. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette possibilité. Par exemple, le médicament dont a besoin la personne n’est pas accessible à cause d’un retard de fabrication.
    Panier légumes de DIVI
    • Et, troisièmement, la personne doit vouloir réaliser les efforts nécessaires pour se soigner.
    • Vous seriez surpris du nombre de personnes dans cette catégorie. Certains refusent d’aller voir un nutritionniste parce qu’ils ne veulent pas arrêter de manger dans un restaurant fast-food. Sans oublier ceux qui désirent continuer à manger des desserts sucrés parce que c’est trop bon.

    Si vous êtes dans le troisième groupe, vous avez peut-être déjà cessé de lire cet article!

    Trouver un équilibre peut être un défi mais manger sainement n’a pas besoin d’être compliqué!

    Alimentation ultratransformée et l’OMS

    Il y a quelques années, l’Organisation mondiale pour la santé a déclaré que les viandes rouges et transformées étaient cancérigènes.  Le sandwich au jambon le midi et un repas au steak haché le soir faisaient en grande partie du menu standard de notre époque.

     

    Récemment, on parle beaucoup de l’effet nocif des aliments ultratransformés. Les études nous aident à comprendre pourquoi.

    Carottes nantaises (crédit photo Phrenssynnes)

    L’alimentation ultratransformée, c’est quoi?

    La classification NOVA est une façon de classer les aliments en quatre groupes. Vous pouvez la consulter ici.

    1. Groupe 1 : Aliments non transformés ou peu transformés. Exemple : ma framboise fraîche.
    2. Groupe 2 : Ingrédients culinaires transformés. Exemple : du beurre salé, du miel extrait des nids d’abeilles.
    3. Groupe 3 : Aliments transformés. Exemple : pains fraîchement préparés (non emballés) à base de farine de blé, de levure, d’eau et de sel, légumes en cannettes, bacon.
    4. Groupe 4 : Aliments ultratransformés. Exemple : crème glacée et desserts congelés, margarine, produits de boulangerie fabriqués avec des ingrédients tels que la graisse végétale hydrogénée, sucre, levure, lactosérum, émulsifiants et autres additifs.
    Petits pois de DIVI

    L’alimentation ultratransformée et les études scientifiques

    Cette recherche de 2023 démontre un lien entre la consommation d’aliments du groupe 4 et le cancer.

    On a aussi prouvé un lien entre le diabète de type 2 et l’alimentation de produits ultratransformés.

    Les aliments du groupe 4 contiennent des émulsifiants. Et, on fait un lien entre ces additifs et la perturbation du microbiote intestinal. Cela peut favoriser la prévalence de maladies inflammatoires en altérant le microbiome.

    Huit cups cakes (crédit photo Phrenssynnes)
    Balance de DIVI

    Conclusion

    Pour en revenir avec l’œuf de mon père, je suis allée voir le site d’un célèbre restaurant-minute et ce que contient le fameux sandwich déjeuner.

    Il fait partie du groupe 4 sans conteste, mais je dois avouer que c’est ce qui entoure l’œuf qui s’avère le plus problématique! Et la grande question est : voudra-t-il faire des compromis pour améliorer son alimentation et sa santé?

    Cet article vous démontre le fait que la malbouffe est mauvaise pour la santé et que ce n’est pas une question de désinformation.

    L’équilibre

    En vieillissant, on doit prendre plus soin de nous et mieux manger est une bonne façon. Vieillir, c’est apprendre à faire des choix et des compromis et savoir ceux qui nous conviennent. Ce n’est pas de la sagesse que ça prend en vieillissant, c’est de la patience!

    Et, peu importe votre âge, l’important est l’équilibre.

    Photo de Lhom

    Lhom, ce petit coquin, nous montre cette semaine, la photo d’une vitrine au centre de Londres au Royaume-Uni.

    Une photographie qui l’a fait beaucoup rêver!

    Gâteaux multicolores (crédit photo Lhom)

    Et vous? Dites moi ce que vous en pensez, j’adore lire vos commentaires. Quel est votre truc pour améliorer votre alimentation ?

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    Bonne semaine.

    Phrenssynnes.

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    Soupe truite et cresson

    Soupe truite et cresson

    Cette semaine, je vous ai concocté une recette de soupe à la truite et au cresson.

    Les bienfaits du cresson

    Selon cette étude, le cresson est un excellent aliment antioxydant et il contient de bons minéraux. tels le calcium, le potassium et le magnésium.

    Le cresson est une plante semi-aquatique qu’on consomme beaucoup en région méditerranéenne. Son goût est un peu piquant et poivré et on l’utilise, le plus souvent dans les salades ou en soupe. C’est un aliment hypocalorique qui est faible en sodium, il ne contient pas de graisse. On lui trouve plusieurs propriétés : antioxydantes, anti-inflammatoires, cardioprotectrices et anticholestérols. Étant donné qu’il est riche en vitamine K, si vous prenez des anticoagulants, vérifiez auprès de votre pharmacien si c’est une bonne idée d’en manger.

    Plat de cresson (crédit photo Phrenssynnes)

    Dans un autre ordre d’idées, plus amusant, voici une anecdote reliée au cresson.

    Wikipédia rapporte que :

    « En Grande-Bretagne, selon la croyance populaire toujours, une jeune fille qui, le 24 mars, sème une ligne de cresson et une  ligne de laitue, peut connaître le caractère de son futur mari : il sera doux et conciliant si la laitue pousse en premier, mais si c’est le cresson, il sera exigeant et parfois violent.»

    Ha! Ha! Je me demande si on retrouve les mêmes vertus si  on sème le 24 mai ou le 13 juin?

    Soupe truite et cresson

    Ingrédients

    • Environ 300 grammes de filet de truite
    • 250 ml de cresson frais haché
    • 2 litres de fumet de poisson ou de bouillon de poulet ou de légumes 
    • 1 branche de céleri haché
    • 3 oignons verts hachés
    • 1 carotte hachée
    • 8 tomates cerise coupées en deux
    • 1 cuillère à thé d’herbes salées du Bas-Saint-Laurent
    • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
    • Sel et poivre au goût
    Légumes pour soupe truite et cresson (crédit photo Phrenssynnes)

    Préparation

    Étape 1

    Faire pocher le poisson dans un litre de bouillon ou de fumet. Réserver.

    Étape 2

    Dans une autre casserole, faire sauter les légumes dans l’huile d’olive.

    Étape 3

    Retirer le poisson du bouillon et enlever la peau ainsi que la chair grise. (Voir plus bas).

    Étape 4

    Ajouter aux légumes le bouillon qui reste du pochage du poisson ainsi que l’autre litre de bouillon ou de fumet.

    Ajouter les herbes salées. Faire mijoter pendant environ 30 minutes.

    Étape 5

    Ajouter la truite à la soupe et la défaire en gros morceaux. Faire mijoter deux minutes.

    Rectifier l’assaisonnement avec le sel et le poivre.

    Bon appétit!

     

     

    J'enlève la chair grise de la truite

     

    Avant d’enlever la chair grise (crédit photo Phrenssynnes)

    La chair grise enlevée

     

    La chair grise enlevée (crédit photo Phrenssynnes)

    Pourquoi enlever la chair grise du poisson

    Selon la nutritionniste Sofia Abdelkafi :

    «Comme les contaminants se retrouvent principalement dans les matières grasses, il faut éviter de manger la peau du poisson, ainsi que la couche de gras en dessous (chair grise).»

    Particularité de cette soupe truite et cresson

    Pour cette recette, j’ai utilisé du bouillon de poulet non salé mais vous avez l’option de cuisiner cette soupe avec du fumet de poisson ou du bouillon de légumes.

    Vous pouvez aussi utiliser du saumon frais ou n’importe quel poisson à chair blanche.

    L’autre option est d’utiliser d’autres légumes et vous aurez une autre recette de soupe.

    Tout cela selon les principes de cet article sur la soupe.

    Soupe truite au cresson3 (crédit photo Phrenssynnes)

    Bon appétit!

    Trouver un équilibre peut être un défi mais manger sainement n’a pas besoin d’être compliqué!

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