“Bleu de Delft” de Simone van der Vlugt

“Bleu de Delft” de Simone van der Vlugt

Une amie de mon club de lecture m’a prêté ce livre. En ces temps incertains où on est confiné chez soi, je vous recommande cette lecture. Voici la quatrième de couverture:

Au XVIIe siècle, après la mort suspecte de son mari, la jeune Catrijn quitte sa campagne néerlandaise pour tenter sa chance à la ville. Elle se rend à Amsterdam où elle est engagée comme intendante dans une famille. Passionnée de peinture, Catrijn aide la maîtresse de maison à parfaire son apprentissage. Elle fera même la rencontre de Rembrandt dans son atelier. Mais, poursuivie par son passé, la jeune femme doit fuir à Delft où elle est engagée dans une faïencerie, et formée par un ami de Vermeer. Le grand peintre voit d’un œil bienveillant le succès fulgurant de Catrijn lorsqu’elle met au point le célèbre bleu de Delft. Mais les accusations qui pèsent sur elle ne lui laissent guère de répit…

Comment ne pas aimer cette histoire qui me fait penser à Cendrillon. Une jeune fille dans la misère qui réussit malgré tout. En tant que femme, on aime toutes lire des histoires où une des nôtres souffrant de violences et de préjugés réussi à être heureuse en amour, réussir professionnellement et mère. Toutefois, traiter ce roman de conte pour enfant ne lui rend pas justice. Il est bien écrit, les personnages et l’intrigue sont crédibles.

Bleu de Delft

J’ai aimé en apprendre plus sur ce pays méconnu de moi et aussi sur cette époque. L’auteure a dû faire un travail de recherche intensif pour connaître et décrire le quotidien de tous ses personnages. Ce qui a dû prendre un temps colossal. Et elle a toute mon admiration pour cela. À aucun moment de l’histoire je n’ai décroché. On a envie de savoir ce qui arrive à Catrijn.

Le seul point négatif que je peux trouver à ce livre est que c’était un peu rebutant pour moi de me démêler avec ces noms de personnes et de villes incongrus. Par contre, j’aime m’amuser à consulter Google Map pour découvrir l’emplacement de ces villes. Exemple: les villes: De Rijp, Alkmaar, Akersloot, Leyde, etc… Et découvrir ce qu’est un “polder”.

J’ai trouvé certains prénoms très bizarres: Sybrigh, Brecht, Haesje, Cornelis, Magteld, etc… Heureusement, les noms de personnages importants sont plus facilement reconnaissables : Mattias, Govert, Jacob.

Le roman est aussi truffé de belles réflexions:

Nous sommes probablement tous tourmentés par la culpabilité et la peur. Que sait-on finalement de ceux qui nous entourent? Nous avons tous nos petits et nos grands secrets, autour desquels nous bâtissons notre vie tant bien que mal.

Je crois que je lirai d’autres livre de madame Vlugt avec plaisir.

Et vous? Connaissez-vous cette écrivaine?

Phrenssynnes.

P.S. Simone van der Vlugt et ses éditeurs n’ont pas été mis au courant de ce projet.

“Madame Hemingway” de Paula McLain

“Madame Hemingway” de Paula McLain

Quatrième de couverture

Chicago, octobre 1920.  Hadley Richardson a 28 ans et débarque du Missouri.  Elle fait alors la connaissance d’un jeune homme de 20 ans, revenu blessé de la Grand Guerre, Ernest Hemingway.  Après un mariage éclair, ils embarquent pour la France et se retrouvent à Paris au cœur d’une “génération perdue” d’écrivains anglo-saxons expatriés -Gertrude Stein, Ezra Pound, James Joyce, Francis Scott Fitzgerald…

Rive gauche, entre l’alcool et la cocaïne, la guerre des ego, les couples qui se font et se défont et la beauté des femmes, Ernest travail à son premier roman, Le soleil se lève aussi, qui lui apportera consécration et argent.

Mais à quel prix?  Hadley saura-t-elle répondre aux exigences et aux excès de son écrivain de mari?  Pourra-t-elle rester sa muse, sa complice, son épouse?

Madame Hemingway

Roman Paula McLain

Mais qui diable est Hadley Richardson?

Ce livre m’a été prêté par mon amie “droit1975”.  Oui, “droit1975” contribue beaucoup à ma culture.

Ce que j’ai aimé:

J’ai adoré ce roman de Paula McLain.  Écris au “je”, on découvre la vie d’Hadley avec Ernest Hemingway au début de sa carrière d’écrivain.  Ni l’un, ni l’autre ne savait qu’Ernest deviendrait un pilier de la littérature américaine et remporterait un jour le Prix Nobel.

On vit avec eux les difficultés d’un jeune couple vivant à Paris avec peu de moyen.  L’écriture de madame McLain nous rend Hadley très attachante et même si on sait comment l’histoire va finir, l’auteure ne m’a pas perdue un seul instant. Aucune longueur.

Une belle main d’écriture dont voici un parfait exemple.  Hadley nous décrit Zelda, l’épouse de Francis Scott Fitzgerald lors de leur première rencontre.

Elle avait déjà ce je ne sais quoi de flou dans l’attitude quand elle se leva pour nous serrer la main, quelque chose de trouble qu’elle semblait même cultiver.  Sa robe, un pâle fourreau de couches vaporeuses superposées, bougea comme en rêve autour d’elle quand elle se rassit.  Elle avait le teint clair, les cheveux blonds ondulés, tout en elle donnait l’impression d’être de la même couleur, à l’exception de sa bouche, peinte en rouge sombre, qui se découpait en une éclatante ligne droite.

Ce que j’ai moins aimé:

Madame Hemingway est un roman mettant en vedette de vrais personnes; Paula McLain mentionnent à la fin du livre qu’ils sont, dans son histoire, des personnages imaginaires. Par contre, elle s’est appuyée sur de nombreux documents historiques pour relater leurs vies.

Je ressens un certain malaise en m’imaginant à la place d’Ernest Hemingway et d’Hadley Richardson.  Je disais même à Lhom, suppose qu’on écrive un roman sur nous en y décrivant notre relation intime.  Pour reprendre l’expression, je crois que je me retournerais dans ma tombe et serais un peu choqué qu’une auteure relate de tels moments intimes qui ne se sont probablement pas passé comme elle le décrit…  On a le droit de faire ce qu’on veut avec la fiction mais le lecteur doit prendre gare et ne pas croire que c’est la réalité exacte.

C’est une belle lecture qui nous rapproche d’Hemingway et nous donne envie de lire et relire les livres de ce géant littéraire.  Et une excellente suggestion pour un cadeau de Noël.

Bonne lecture.

Phrenssynnes

p.s. Paula McLain et ses éditeurs n’ont pas été mis au courant de ce projet.

 

 

“La disparition de Stephanie Mailer” par Joël Dicker

“La disparition de Stephanie Mailer” par Joël Dicker

Le dernier roman de Joël Dicker.
Quatrième de couverture.

« 30 juillet l994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers : le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
L’enquête, confiée à la police d’État, est mené par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
Avant de disparaître à son tour dans des conditions mystérieuses.
Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer?
Qu’a-t-elle découvert?
Et surtout : que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea? »

Ce que j’ai moins aimé :
Tout un pavé : 635 pages!

Une grosse trentaine de personnages, tellement qu’il y a une liste des principaux à la fin du livre… afin de pouvoir s’y retrouver. Au début de la lecture, ça prend un peu de concentration afin de tous les connaître. À ne pas lire en même temps qu’un autre roman sinon vous vous y perdrez. Avec un tel nombre, l’auteur ne peut pas développer l’histoire de chacun aussi profondément qu’il le devrait, du moins pour certains.
Exemple, je trouve qu’il a un peu trop creusé l’histoire d’enfance de Jesse Rosenberg; un récit d’humiliation de la part de ses grands-parents. Par contre, j’aurais aimé en apprendre plus sur l’enfance et la vie d’un autre homme évoluant dans le roman d’une façon pour moi plutôt inattendue : Steven Bergdorf. Je m’attends d’ailleurs à une suite ou un autre livre avec ce fameux personnage.
L’auteur a failli me perdre avec Kirk Harvey, sa pièce de théâtre et tout ce qui tourne autour. Peu plausible que tant d‘acteurs dans le roman veuillent jouer dans cette représentation théâtrale. J’ai tenu bon pour vous! Et vous faire ma critique!

La disparition de Stephanie Mailer

Livre de Joël Dicker

Ce que j’ai aimé : (suite…)