Edith Wharton? Mais qui diable est Edith Wharton?

J’ai choisi de vous parler d’Edith Wharton, car j’aime lire les œuvres des romancières américaines.  Je l’ai découverte dans ce livre offert par ma sœur ou mes parents lors d’un de mes anniversaires.

Vous voyez qu’elle figure à côté de grands écrivains.

Qui est cette écrivaine?

Les lettres de Edith Wharton
Les lettres de Edith Wharton

Née à New York en 1862 et morte en France à l’âge de soixante-quinze ans. Sa famille appartenait à la haute société new-yorkaise, son nom de jeune fille est Edith Newbold Jones. Elle passa une importante partie de son enfance en Europe.

Elle marie en 1885, monsieur Wharton de douze ans, son aîné et issu du même milieu.

En 1902, elle s’installe à The Mount, la maison que le couple a fait construire à Lenox au Massachusetts.

En 1903, elle retourne en Europe où elle rencontre en Angleterre Henry James, auteur américain naturalisé britannique. Ils seront très en bons termes jusqu’à la mort de James. Henry fit plusieurs séjours à la résidence d’Edith à Lenox où ils allaient, avec d’autres amis écrivains, faire de grandes promenades en voiture dans les collines vertes du Berkshire.

Les nombreuses infidélités de monsieur Wharton et sa santé mentale déclinante mettent à rude épreuve le mariage. Edith et son époux divorcent en 1913. Ils n’ont pas eu d’enfant.

Elle habite ensuite en France où elle a acheté une maison près de Paris. Suite à son installation elle fréquente Théodore Roosevelt, Paul Bourget, André Gide et Jean Cocteau.

Elle reçoit le prix Pulitzer en 1921 pour le « Temps de l’innocence » publié un an plus tôt. C’était la première fois que ce prix était décerné à une femme. Elle est aussi la première à être faite docteur honoris causa à l’université de Yale.

Les lettres

« Les lettres » est l’histoire d’une jeune fille qui devient amoureuse. C’est un court roman de quatre-vingt-douze pages ou peut être devrait-on dire une nouvelle. J’ai moi-même acheté ce livre.

La quatrième de couverture:

« À Paris, Lizzie West devient amoureuse de Vincent Deering, le père de la petite fille dont elle est l’institutrice. Devenu veuf, Deering, doit repartir aux États-Unis. Les amants se promettent de s’écrire, mais rapidement Lizzie ne reçoit plus aucune lettre. Quelques années plus tard, elle le croise par hasard… »
Pendant ces deux ou trois ans de séparation, Andora Macy, une voisine de pension, se lie d’amitié avec Lizzie West. Elle est témoin du désarroi de Lizzie lorsqu’elle n’a aucune nouvelle de monsieur Deering.

Puis la pauvre Lizzie devient riche en touchant un héritage inattendu, suite au décès de son vieil oncle très radin. Elle est presque fiancée à un monsieur Benn, un ami de ses cousins. Lors d’un déjeuner avec eux, elle rencontre monsieur Deering.

Quelques jours plus tard, il lui demande une entrevue d’une heure… Ils ont une discussion féroce.

L’écriture nous amène quelques années après, où la jeune femme est mariée à Vincent Deering, ils ont un bébé et habitent une résidence à Neuilly.  La fameuse Andora est toujours présente dans la vie de Lizzie. Sans vous dévoiler les détails de l’intrigue, Lizzie découvre les fabuleuses lettres qu’elle a envoyées à son Vincent il y a quelques années. Missives qu’elle retrouve dans leur enveloppe originale encore scellée. Lizzie passe par une foule d’émotions d’autant plus qu’Andora est avec elle lors de la trouvaille. Et c’est là le génie de l’auteur : sa capacité à utiliser les mots pour décrire, nous faire sentir les mêmes émotions que ses personnages. Je suis d’accord avec l’éditeur lorsqu’il qualifie son « analyse fine et pénétrante du cœur d’une femme amoureuse. »
J’avais lu ce livre il y a quelques années et je ne rappelais pas la fin. Après cette relecture, j’ignore si c’est parce que ça fait longtemps que je suis mariée, mais je vais m’en souvenir.

P.S. . Pour les passionnés de la Nouvelle-Angleterre, vous pouvez visiter The Mount, oui, la maison d’Edith Wharton à Lenox au Massachusetts.  Je vous en parlerai dans un autre article sur mes voyages.

Les éditeurs n’ont pas été mis au courant de ce projet.

0 thoughts on “Edith Wharton? Mais qui diable est Edith Wharton?

  1. wincricri septembre 15, 2018 / 3:29

    Félicitations Francine pour ce 1e texte de ton blogue. Quelle belle découverte! J’ai été étonné d’apprendre, en consultant tes références, à quel point l’oeuvre d’Édith Warthon était prolifique et diversifiée. Elle a écrit en 1904 Italian Villas and Their Gardens, un essai qui a été publié en France en 1995 sous le titre Villas et Jardins d’Italie. Je compte bien le lire!

    Wikipedia suggère ce lien http://www.litteratureaudio.com/livres-audio-gratuits-mp3/tag/edith-wharton, une version écrite et audio gratuite de sa nouvelle Les deux autres.

    Au plaisir de s’en reparler de vive voix!

    • francineboilard septembre 15, 2018 / 3:53

      Merci de ton commentaire. Je n’avais pas réalisé mais c’est vrai que ce livre sur les jardins devrait t’intéresser, toi la passionnée d’horticulture.

  2. Anne septembre 16, 2018 / 1:57

    Francine, ton texte sur Edith Wharton me donne le goût de découvrir cette auteure! J’aurai certainement beaucoup de plaisir à la découvrir. Au plaisir de s’en reparler!

    • francineboilard septembre 16, 2018 / 11:50

      Merci beaucoup Anne de participer à mon blogue. Je suis désolée que tu aies eu de la difficulté. Maintenant c’est réglé.
      J’apprécie ton commentaire.

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