Top lecture: l’incroyable roman Signe de vie de J.R. Dos Santos

Top lecture: l’incroyable roman Signe de vie de J.R. Dos Santos

J’ai lu pour vous le livre Signe de vie de J. R. dos Santos.

Quatrième de couverture

« Voilà quarante ans que les antennes de l’institut SETI, en Californie, écoutent en silence l’espace infini. Quand soudain, un signal leur parvient, depuis les étoiles, par fréquence radio. Erreur de calcul ? Simple satellite ? La NASA, l’Agence spatiale européenne, la CNSA chinoise, le pape lui-même sont obligés d’en convenir : nous ne sommes pas seuls.

Que dit ce message d’origine extraterrestre ? Pour le savoir, personne n’est mieux indiqué que le cryptanalyse Tomás Noronha. Les grandes ambitions de la mission internationale conduiront Tomás bien au-delà du simple déchiffrage, à bord d’une navette, à la rencontre de l’inconnu… »

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Un essai captivant à lire cet été 2021: Histoire populaire de l’amour au Québec, De la Nouvelle-France à la Révolution tranquille

Un essai captivant à lire cet été 2021: Histoire populaire de l’amour au Québec, De la Nouvelle-France à la Révolution tranquille

Tome 1 — avant 1760 de Jean-Sébastien Marsan

Je vous présente une bonne suggestion de lecture pour l’été 2021. C’est un livre différent de mon registre habituel. Madame A de mon club de lecture m’a proposé le premier tome de l’Histoire populaire de l’amour au Québec. L’amour au temps de la Nouvelle-France. Wow! Quel sujet!

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Florence Foster Jenkins, une artiste unique qui m’a émue littéralement

Florence Foster Jenkins, une artiste unique qui m’a émue littéralement

Syndrome de la page blanche

Ces temps-ci, j’ai de la difficulté à trouver l’inspiration donc, j’ai décidé de voir un film. Certains diront que c’est de la procrastination, mais consommer de la culture me donne le goût d’écrire. Une muse vient me chatouiller les doigts lorsque je visite un musée, quand je lis un roman ou que j’écoute de la bonne musique. Et, c’est justement ce que suggère l’auteur Ankit Singh dans son article sur medium.com: How to write when you don’t feel like it at all. Je me suis installée, un matin, avec un cahier et un crayon tout près de moi pour regarder le film : Florence Foster Jenkins avec Meryl Streep et Hugh Grant.

Ce film m’a fait réfléchir. Vous savez, pour avoir lu mon article sur le livre Devenir de Michelle Obama, que je ne suis pas musicienne. J’aime la musique, mais je n’y comprends rien d’un point de vue technique. Malgré cela, je peux attester que Florence Foster Jenkins chantait faux d’une façon abominable.

Qui est Florence Foster Jenkins?

J’ai fait des recherches sur cette cantatrice. Il semblerait qu’elle aurait inspiré Hergé pour son personnage caricatural de la Castafiore. Selon Wikipédia,

“Florence Foster Jenkins, née le 19 juillet 1868 à Wilkes-Barres et morte le 26 novembre 1944 à New York, est une chanteuse soprano américaine. Elle est notamment connue et ridiculisée, en tant que chanteuse lyrique, pour son manque total de rythme, de justesse et de timbre, sa prononciation aberrante et plus généralement son incapacité à chanter correctement.”

Sur Wikipédia, vous pouvez même l’entendre grâce à un extrait sonore  !

Dans le film, on apprend que cette femme a contracté la syphilis de son mari lors de son voyage de noces à l’âge de dix-huit ans.  Elle a vécu jusqu’à soixante-seize ans. Dans l’histoire, après l’avoir examiné, un médecin fait la remarque qu’il n’a jamais vu quelqu’un survivre à cette maladie pendant plus de cinquante ans.

Florence est une riche héritière et elle n’a pas eu un seul enfant. Après son divorce, elle a eu une relation platonique avec son agent, St-Clair Bayfield, qui l’a protégée des mauvaises critiques tout au long de sa carrière.

Elle aurait voulu être pianiste. Ses problèmes de santé l’en ont empêché, car les nerfs de sa main gauche étaient endommagés.

À la fin de sa vie, elle a chanté devant une salle comble au Carnegie Hall. Cela se passait en 1944 et elle avait offert gratuitement un millier de billets à des soldats de la Deuxième Guerre mondiale. Elle les a divertis, mais peut-être pas de la façon dont elle aurait voulu. Ils ont cru à une comédie.

Carnegie Hall en 2021 crédit photo Kit4
Carnegie Hall en 2021 crédit photo Kit4

Un film qui suscite des questions

Comment définit-on le succès  ?

Est-ce qu’en étant riche, on peut se payer n’importe quoi, y compris une prestation à Carnegie Hall ?

Peut-on vivre nos fantasmes artistiques si l’on est son propre mécène ?

Est-ce que se bercer d’illusions est bon pour la santé ?

Ou est-ce plutôt le fait de pratiquer un art qui aide à survivre à une maladie grave ?

Plusieurs conclusions

En tout cas, je ne crois pas qu’elle souffrait du syndrome de l’imposteur!

Sa carrière est un exemple frappant des valeurs superficielles qui régnaient, à cette époque, dans certains groupes de la riche société new-yorkaise.

Jusqu’à un certain point, avec sa connaissance de l’art musical, madame Foster Jenkins devait bien comprendre qu’elle n’était pas la meilleure soprano au monde.  Son amour du chant la fait persévérer et assurément le plaisir qu’elle retirait de cette activité.

Elle a fait une démonstration de courage et de générosité en montant sur la scène du Carnegie Hall.

L’art musical et le sport

Ayant étudié en science, on m’a inculqué à faire confiance aux chiffres et aux faits prouvés rigoureusement. J’ai toujours eu un malaise par rapport à la subjectivité de l’art. J’ai plus tard appris qu’on aime une œuvre d’art à cause de l’émotion qu’elle nous fait ressentir. Et ce qui lui donne de la valeur, c’est si elle en suscite chez un grand nombre de personnes.

Le premier émoi que nous fait vivre l’œuvre de Florence est négatif. On ne peut pas croire qu’elle persévère à chanter malgré son peu de talent. Pourtant, à force de l’écouter, on sent sa ténacité. On ne peut qu’avoir de l’admiration pour cela.

C’est comme dans le sport, il n’y a pas seulement des athlètes élites. Tous les amateurs d’activité physique de ce monde ressentent aussi cette agréable impression d’être vivant. Et cela est accepté. Pourquoi cela devrait-il être différent dans tous les arts ?

Les émotions et la santé

Madame Foster Jenkins a souffert de syphilis à partir de l’âge de dix-huit ans. Pendant l’enfance, elle a appris à jouer du piano. De là, son amour de la musique.

On sait depuis toujours que de violentes colères peuvent provoquer des crises cardiaques ou d’apoplexie. Il existe plusieurs études scientifiques sur le sujet.

Peut-on en conclure que les émotions positives sont bonnes pour la santé ? Mon expérience de vie m’en a donné la conviction profonde.

J’ai l’impression que les sentiments ressentis par cette cantatrice lorsqu’elle chantait étaient tels que cela a aidé sa condition. Cela lui a-t-il permis de vivre si longtemps avec cette maladie ?

Une personne unique

Madame Foster Jenkins malgré son manque de talent était unique. Elle a performé pendant une trentaine d’années. On a réalisé deux films sur son histoire.

Sa profonde humanité nous émeut. Et c’est pour cela qu’on parle encore d’elle de nos jours.

Est-ce Florence Foster Jenkins ou la prestation de Meryl Streep qui a réussi à m’asticoter les doigts ? Vous aurez compris, que regarder ce film m’a touchée et j’admire cette mauvaise cantatrice pour son courage et son indécrottable persévérance.

Sur son lit de mort, elle a dit : “On pourra dire de moi que je ne savais pas chanter, mais on ne pourra jamais dire que je ne l’ai pas fait.”

Elle avait tout à fait raison.

Pour terminer sur une note new-yorkaise, voici une photographie de Lhom.

Et vous? Connaissiez-vous Florence Foster Jenkins? Qu’en pensez-vous?

Phrenssynnes

Un magnifique roman sur la résilience: La Chorale des dames de Chilbury

Un magnifique roman sur la résilience: La Chorale des dames de Chilbury

Madame A de mon club de lecture m’a prêté ce livre avec une recommandation très positive. La Chorale des dames de Chilbury est un roman bouleversant de l’auteure Jennifer Ryan.

Quatrième de couverture

1940. Un paisible village anglais voit partir ses hommes au front. Restées seules, les femmes affrontent une autre bataille : sauver la chorale locale pour défier la guerre en chantant. Autour de miss Primrose Trent, charismatique professeur de chant, se rassemble toute une communauté de femmes, saisie dans cet étrange moment de liberté : Mrs. Tilling, une veuve timide; Venetia, la “tombeuse” du village; Silvie, une jeune réfugiée juive; Edwina, une sage-femme qui cherche à fuir un passé sordide. Potins, jalousies, peurs, amours secrètes… Entre rires et larmes, Jennifer Ryan, s’inspirant des récits de sa grand-mère qui a vécu le conflit depuis un petit village du Kent, sonde avec talent les âmes de ce chœur attachant et inoubliable. 

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À la recherche d’un excellent roman policier à lire pour l’été 2021: Entre deux os, de Kathy Reichs

À la recherche d’un excellent roman policier à lire pour l’été 2021: Entre deux os, de Kathy Reichs

Une amie de mon club de lecture m’a prêté cet ouvrage. J’avais déjà commencé un livre de Kathy Reichs, il y a longtemps. Je ne me rappelle pas lequel, mais j’ai été incapable de le terminer, car je le trouvais farci de détails scientifiques tout à fait ennuyeux. J’ai décidé de donner une deuxième chance à Kathy Reichs avec Entre deux os.

Quatrième de couverture

« Un drogué enterré, une clocharde noyée, un ancien policier pendu : il fallait bien tout le talent de Temperance Brennan pour distinguer, derrière la diversité des techniques utilisées, la main d’un homme. À défaut d’un statut social, d’un profil physique ou d’une scène de crime comparables, tous ont un point commun : ils ne manqueront à personne. Et tous portent, sur une vertèbre bien précise, la signature insolite de leur assassin…

Sous le soleil de Charleston, fleuron de la vieille Caroline du Sud, les vacances de Tempe tournent vite au délire. Quand l’anthropologue judiciaire n’est pas mandatée d’urgence auprès d’un squelette, elle doit jouer les négociatrices entre Peter, son ex-mari, et Ryan, son amant québécois. Les caprices du cœur, pourtant, ne sont rien : dans cette affaire, ce sont bien d’autres organes qui entrent en jeu… »

Ce que j’ai moins aimé

En fait, j’ai bien aimé cette histoire. Dans ce livre, l’accumulation de faits ou de détails scientifiques ne m’a pas submergée comme la dernière fois.

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Un joyau de la littérature québécoise: Le reste du temps de Esther Croft

Un joyau de la littérature québécoise: Le reste du temps de Esther Croft

Pour relever le défi “Mai en nouvelles” de madame Couette de  Hop sous la couette , j’ai lu Le reste du temps, le recueil de nouvelles littéraires de ma nouvelliste préférée, Esther Croft.

Une dizaine de courtes histoires où le fil conducteur est le décès. Ou plutôt l’écho de la disparition d’une personne. Et ses conséquences sur le parcours d’une autre existence.

Quatrième de couverture

“À quel âge cessons-vous d’être immortel? Par quelle fissure la pensée de la mort vient-elle ébranler notre inconscience? Quelles transformations, passagères ou profondes, cette révélation provoque-t-elle dans notre existence?

La prise de conscience toute personnelle de la mortalité peut surgir en un éclair, ne laissant derrière elle que quelques vagues, suffisantes cependant pour brouiller la clarté de l’eau.

Elle peut aussi se creuser dans l’angoisse d’une attente interminable; ou s’apprivoiser lentement, dans la grâce d’un sursis inespéré.  Les changements qu’elle entraîne peuvent emprunter des formes spectaculaires, imprévisibles, apparemment inexplicables; mais ils peuvent également s’accomplir de de petits mouvements secrets, à peine perceptibles, mais combien significatifs.

Ce sont ces ondes de choc, ces sursauts de vie, ces pulsions soudaines de réaliser de vieux rêves, cet appétit de saisir toutes les occasions de dernière chance que tente d’explorer chacune des dix nouvelles qui composent ce recueil. »

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