Isabel Allende.  Cette auteure m’a été recommandée depuis longtemps par une collègue mais je ne l’avais pas encore lue.  Puis ma sœur m’en a aussi parlé.  Je me suis alors décidé et j’ai acheté “La maison aux esprits” pour commencer par un de ses best-sellers.  J’ai choisi l’édition livre de poche car j’adore cette grosseur de bouquin.

Je dois avouer je me suis sentie longtemps perdue dans ce roman car je cherchais toujours qui était le narrateur jusqu’à ce qu’il change.  Écrit à la troisième personne, tout d’un coup, l’histoire est au “je”.  On reconnaît vite le “je” comme étant Estéban Trueba.  Et ensuite on revient encore au narrateur omniscient dont on ignore l’identité.  Cela m’a agacé un peu et j’ai persisté car en général quand j’achète moi-même un roman, je tiens à le finir.  Ce qui n’est pas le cas d’un livre emprunté à la bibliothèque.

J’ai trouvé la lecture ardue, l’écriture étant parsemée de mots inconnus de moi.  Ce   qu’adore ma sœur.  Elle s’amuse souvent à écrire des textes incompréhensibles avec sa collection de mots nouveaux récoltés lors d’une de ses lectures.

Exemple de mots bizarres: catafalque, pétaudière, anachorète,  galène, syllabaire, houppelande, pythonisse et cantilène.  Connaissez-vous la définition exacte de tous ces mots?

Est-ce que cette panoplie de termes rarement utilisés dans la langue française vient du fait que le texte original est en espagnol?  Ou est-ce dû à l’érudition phénoménale de l’écrivaine?  En tous les cas, la mienne a augmentée!

Une autre chose qui m’a un peu rebutée, est, je crois, que je ne me suis pas vraiment attachée ou reconnue dans aucun des personnages.  Sûrement pas à travers Estéban Trueba, cet homme violent incapable de contrôler ses émotions ou Clara, sa femme aux pouvoirs soit disant “extralucides”.

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Dans une grande partie du début, j’ai eu de la difficulté à situer l’époque exacte à laquelle l’histoire se passe.  Mais ensuite, lorsqu’elle décrit les problèmes politiques et le coup d’État, tout est clair.

Parfois on lit un livre, on embarque dans le récit et on ne sait pour quelle raison, à un moment donné, on décroche.  Et l’auteur nous perd.  Dans ce livre d’Isabel Allende, ce que j’ai trouvé difficile, c’est que je n’ai pas embarqué au début.  Est-ce à cause du narrateur?  Mon attachement aux personnages?  Mais une chose est claire, il n’y a pas eu de moment où j’ai véritablement débarquée de l’histoire.  Preuve pour moi d’une grande littérature.

Tout cela étant dit, je peux  vous assurer que du point de vue littéraire Isabel Allende est une écrivaine hors pair.  Ses personnages sont bien campés et les boucles sont bouclées!  On apprécie la lecture, un coup le livre terminé comme cela arrive dans les grandes œuvres.

Et vous?  Avez-vous lu Isabel Allende?  L’avez-vous aimée?

Phrenssynnes.

P.S. Isabel Allende et ses éditeurs n’ont pas été mis au courant de ce projet.