Je vous parle cette semaine du roman de Louise Penny, Un homme meilleur.

Quatrième de couverture

« Alors qu’une crue printanière place toute la province sous la menace de terribles inondations, n’épargnant ni Three Pines ni la rivière Bella Bella, Armand Gamache affronte une tempête médiatique. De retour d’une suspension de neuf mois à la suite de décisions “désastreuses”, il est rétrogradé à la section des homicides de la Sûreté du Québec, sous la direction de son gendre et ancien lieutenant, Jean-Guy Beauvoir. Au cœur de ce tumulte, un père fou d’inquiétude sollicite l’inspecteur-chef pour retrouver Vivienne Godin, sa fille disparue. Gamache ne peut que s’associer à la douleur d’Homer Godin et se répéter cette question : comment réagirait-il s’il devait craindre de n’avoir pas su protéger sa propre enfant d’un conjoint violent? »

Ce que j’ai moins aimé

Les livres de Louise Penny sont une série policière dont le héros est Armand Gamache. On peut les lire dans l’ordre ou le désordre. Par contre, le plus difficile au début, c’est de connaitre tous les personnages. Comme je vous l’ai expliqué dans mon autre article sur Louise Penny. La beauté de la chose, c’est que c’est même noyau qui revient toujours. Une fois que vous les avez découverts, vous vous attacherez à eux.

Dans cette histoire, j’ai été une peu déçue à la fin. En ce sens que je trouve la conclusion un peu tirée par les cheveux. Est-elle vraiment plausible? À vous de me le dire dans les commentaires puisque je ne vous expliquerai pas la fin. Évidemment!

Ce que j’ai aimé

J’aime l’écriture de cette auteure parce qu’elle coule bien.

 Il y a de belles références au Québec.

Et j’adore aussi les intéressantes réflexions philosophiques de Gamache. J’apprécie ses analyses «émotionnelles».

Les descriptions des personnages sans être trop longues sont subtiles. Elles nous font comprendre la psychologie de ces êtres humains que l’écrivaine a inventés.

  « Il avait l’apparence d’un homme qui, pendant des années, avait assumé de lourdes responsabilités. Et eu à faire des choses terribles.

Les rides de son visage exprimaient sa détermination. Sa concentration. Ses soucis, étalés sur des années. Son chagrin, étalé sur des décennies.

Mais, devant les agents, Gamache sourit et ils constatèrent que les rides les plus profondes de l’homme essaimaient à partir de ses yeux.

Chez lui, les rides du rire étaient beaucoup plus prononcées que celles de l’inquiétude et de la douleur. Toutes, cependant, se rencontraient, s’entremêlaient, s’entrecroisaient. »

Quelle magnifique description à partir des rides.

Après avoir lu un roman de Louise Penny, on a tous envie d’aller visiter le chaleureux village de Three Pines et d’aller déguster quelque chose au fameux bistro.

Louise Penny fabrique des héros avec des êtres qu’on pourrait trouver ordinaires ou médiocres. Elle fait ressortir la beauté intérieure de l’être humain.Il n’y a aucun personnage qui est parfait. Et l’on retrouve même de l’humanité dans les plus vilains.

Photo de Lhom

Voici pour cette semaine la photographie que l’homme de ma vie vous présente.

Chamonix, France

Bonne lecture.

Phrenssynnes

P.S. J’ai emprunté ce livre à ma bibliothèque municipale. Louise Penny et ses éditeurs n’ont pas été mis au courant de ce projet.