“Marcher jusqu’au soir” de Lydie Salvayre

“Marcher jusqu’au soir” de Lydie Salvayre

Lydie Salvayre est née en France en septembre 1948.  Elle a étudié en lettres à l’université de Toulouse et ensuite en médecine.  Spécialisée en psychiatrie, elle a exercé pendant plusieurs années à Marseille. Elle a écrit plusieurs livres et a gagné de nombreux prix, dont le Prix Goncourt en 2014 pour son roman Pas pleurer.

Marcher jusqu’au soir m’a été recommandé par ma voisine, madame D.  Elle en avait entendu parler à Radio-Canada.  J’ai emprunté le bouquin à la bibliothèque.

(suite…)
“Dans les bois” de Harlan Coben

“Dans les bois” de Harlan Coben

Pendant le confinement, mon amie “droit1975” m’a prêté un livre.  Sachant que j’aime bien l’écrivain Harlan Coben, elle a laissé dans ma boîte aux lettres (confinement oblige…) le roman “Dans les bois”.

Dans les bois de Harlan Coben

Le livre de Harlan Coben “Dans les bois”

Je me suis demandé si j’avais déjà lu ce livre.  Quand je l’ai commencé, l’histoire me disait vaguement quelque chose.  Plus j’avançais dans ma lecture, plus je me rappelais (suite…)

“Madame Hemingway” de Paula McLain

“Madame Hemingway” de Paula McLain

Quatrième de couverture

Chicago, octobre 1920.  Hadley Richardson a 28 ans et débarque du Missouri.  Elle fait alors la connaissance d’un jeune homme de 20 ans, revenu blessé de la Grand Guerre, Ernest Hemingway.  Après un mariage éclair, ils embarquent pour la France et se retrouvent à Paris au cœur d’une “génération perdue” d’écrivains anglo-saxons expatriés -Gertrude Stein, Ezra Pound, James Joyce, Francis Scott Fitzgerald…

Rive gauche, entre l’alcool et la cocaïne, la guerre des ego, les couples qui se font et se défont et la beauté des femmes, Ernest travail à son premier roman, Le soleil se lève aussi, qui lui apportera consécration et argent.

Mais à quel prix?  Hadley saura-t-elle répondre aux exigences et aux excès de son écrivain de mari?  Pourra-t-elle rester sa muse, sa complice, son épouse?

Madame Hemingway

Roman Paula McLain

Mais qui diable est Hadley Richardson?

Ce livre m’a été prêté par mon amie “droit1975”.  Oui, “droit1975” contribue beaucoup à ma culture.

Ce que j’ai aimé:

J’ai adoré ce roman de Paula McLain.  Écris au “je”, on découvre la vie d’Hadley avec Ernest Hemingway au début de sa carrière d’écrivain.  Ni l’un, ni l’autre ne savait qu’Ernest deviendrait un pilier de la littérature américaine et remporterait un jour le Prix Nobel.

On vit avec eux les difficultés d’un jeune couple vivant à Paris avec peu de moyen.  L’écriture de madame McLain nous rend Hadley très attachante et même si on sait comment l’histoire va finir, l’auteure ne m’a pas perdue un seul instant. Aucune longueur.

Une belle main d’écriture dont voici un parfait exemple.  Hadley nous décrit Zelda, l’épouse de Francis Scott Fitzgerald lors de leur première rencontre.

Elle avait déjà ce je ne sais quoi de flou dans l’attitude quand elle se leva pour nous serrer la main, quelque chose de trouble qu’elle semblait même cultiver.  Sa robe, un pâle fourreau de couches vaporeuses superposées, bougea comme en rêve autour d’elle quand elle se rassit.  Elle avait le teint clair, les cheveux blonds ondulés, tout en elle donnait l’impression d’être de la même couleur, à l’exception de sa bouche, peinte en rouge sombre, qui se découpait en une éclatante ligne droite.

Ce que j’ai moins aimé:

Madame Hemingway est un roman mettant en vedette de vrais personnes; Paula McLain mentionnent à la fin du livre qu’ils sont, dans son histoire, des personnages imaginaires. Par contre, elle s’est appuyée sur de nombreux documents historiques pour relater leurs vies.

Je ressens un certain malaise en m’imaginant à la place d’Ernest Hemingway et d’Hadley Richardson.  Je disais même à Lhom, suppose qu’on écrive un roman sur nous en y décrivant notre relation intime.  Pour reprendre l’expression, je crois que je me retournerais dans ma tombe et serais un peu choqué qu’une auteure relate de tels moments intimes qui ne se sont probablement pas passé comme elle le décrit…  On a le droit de faire ce qu’on veut avec la fiction mais le lecteur doit prendre gare et ne pas croire que c’est la réalité exacte.

C’est une belle lecture qui nous rapproche d’Hemingway et nous donne envie de lire et relire les livres de ce géant littéraire.  Et une excellente suggestion pour un cadeau de Noël.

Bonne lecture.

Phrenssynnes

p.s. Paula McLain et ses éditeurs n’ont pas été mis au courant de ce projet.

 

 

Harlan Coben?  Mais qui diable est Harlan Coben?

Harlan Coben? Mais qui diable est Harlan Coben?

Harlan Coben

Harlan Coben, écrivain américain de roman policier, est un de mes préférés.  D’origine juive, habitant au New Jersey, il a étudié les sciences politiques à Amherst College avec entre autre, l’auteur Dan Brown.  Il est marié avec une pédiatre et ils ont quatre enfants.

Myron Bolitar

Il a écrit plus d’une vingtaine de romans policiers dont une série où son personnage, Myron Bolitar, est le héros.  Joueur de basket-ball professionnel blessé sérieusement à un genou, Myron doit abandonner son sport.  Après un passage au FBI, il devient agent sportif d’athlètes de haut niveau.  Situation le menant parfois à jouer au détective privé; qu’est-ce qu’il ne ferait pas pour que ses clients soient heureux.  Cela avec son  proche et très riche ami, Windsor Horne Lockwood III.  Le surnommé Win, personnage à la limite de la psychopathie, est d’une loyauté indéfectible envers son ami Myron.  L’équipe de Myron est complétée par son assistante Esperanza Diaz, alias Pocahontas.   Une ancienne lutteuse professionnelle connue à travers le pays pour sa silhouette menue mais dotée d’une musculature “agréable”.

Rupture de contrat

Rupture de contrat

Rupture de contrat, voilà le roman dont je vais vous parler.  L’histoire nous amène à un litige de contrat dans le monde du football, sport d’une importance sans borne aux U.S.A.  Myron doit renégocier  pour son jeune poulain, un quart-arrière d’un grand talent.  Et voilà que la disparition d’une jeune fille vient brouiller les choses.  D’autant plus que la victime est la sœur de l’ancienne amoureuse de Myron.  Notre héros doit éclaircir cette disparition et défendre sa place sur le marché compétitif des agents sportifs tout cela avec la douleur aigre douce de côtoyer son ex-amante.

Quatrième de couverture:

Jusqu’à présent, Myron Bolitar, agent sportif, officiait plutôt en seconde division.  Mais en prenant sous son aile le quaterback le plus prometteur de sa génération, Christian Steele, il se retrouve propulsé en première ligne.  Entre négociation de contrat, rumeur de meurtre et photographies porno, l’ex-agent du FBI est à nouveau sur le pied de guerre.

Ce que j’ai aimé

J’aime Harlan Coben et son personnage de Myron Bolitar pour son sens de l’humour.  À la fois tendre, tenace et agressif, Myron fait preuve d’une conscience absente chez son ami Win. Ça bouge beaucoup dans ce roman, il y a aussi de nombreux dialogues où l’ironie et l’art du sarcasme de Myron sont mis en valeur.  Bref, les personnages sont attachants.

Ce que j’ai moins aimé

Le côté que j’aime moins; la traduction aux accents d’argot français nous irrite toujours un peu nous, les québécois.

Pour Win, c’était de la routine. Il maîtrisait toutes les attaques et toutes les esquives. Il excellait surtout dans l’art de tromper son adversaire. Quand on le rencontrait dans la rue, on le prenait pour une lavette arrogante et snob incapable d’écraser une pêche trop mûre d’un direct du droit. Dans un dojang, il se transformait en terreur. Le taekwondo est considéré comme un art et le mot convient parfaitement. Win était un artiste. Le meilleur que Myron eût connu.

(suite…)

“Persuasion” de Jane Austen

“Persuasion” de Jane Austen

Quatrième de couverture :

« Depuis quand une jeune fille a-t-elle besoin qu’on lui dicte sa conduite? Si elle s’est laissé persuader trop jeune de rompre ses fiançailles, Ann Eliott n’est plus dupe. Et lorsque son ancien amant réapparaît, auréolé de gloire, l’heure n’est pas à l’indécision. Pour Anne, il est temps de faire fi des convenances et de la vanité de son entourage!

persuasionMon impression.

J’ai lu ce roman dans le cadre de mon club de lecture. J’avoue qu’adolescente, j’étais plus Emily Brontë que Jane Austen. Il n’est jamais trop tard pour se cultiver alors je me suis lancée. Au début j’ai trouvé un peu rébarbatif le vocabulaire, les tournures et longueur des phrases de madame Austen.  Peut-être que c’était la façon de parler ou d’écrire à l’époque. J’ai persévéré et comme dans toute lecture, on s’habitue à l’écriture de l’auteur et j’ai appris à estimer cette grande dame des lettres britanniques. (suite…)