Un magnifique roman sur la résilience: La Chorale des dames de Chilbury

Madame A de mon club de lecture m’a prêté ce livre avec une recommandation très positive. La Chorale des dames de Chilbury est un roman bouleversant de l’auteure Jennifer Ryan.

Quatrième de couverture

1940. Un paisible village anglais voit partir ses hommes au front. Restées seules, les femmes affrontent une autre bataille : sauver la chorale locale pour défier la guerre en chantant. Autour de miss Primrose Trent, charismatique professeur de chant, se rassemble toute une communauté de femmes, saisie dans cet étrange moment de liberté : Mrs. Tilling, une veuve timide; Venetia, la “tombeuse” du village; Silvie, une jeune réfugiée juive; Edwina, une sage-femme qui cherche à fuir un passé sordide. Potins, jalousies, peurs, amours secrètes… Entre rires et larmes, Jennifer Ryan, s’inspirant des récits de sa grand-mère qui a vécu le conflit depuis un petit village du Kent, sonde avec talent les âmes de ce chœur attachant et inoubliable. 

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5 suggestions de lecture pour vous distraire ce printemps

J’ai commencé ce blogue il y a un peu plus de deux ans et en même temps, j’ai lancé un club de lecture avec des amies.  Je rêvais depuis longtemps d’écrire en ligne et je trouvais que les deux activités se mariaient bien.  Cela me permettait de partager ainsi mes résumés de livres sur un site web après ma rencontre littéraire.

J’étais loin de penser, au début, que cela m’amènerait à publier si assidument.  C’est sûrement parce que j’aime ça! Après tous ces mois, je suis fidèle au poste. Tous les samedis matin, mon article a déjà atterri dans votre boîte courriel prêt à être consulté pendant que vous savourez votre café.

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Un peu, beaucoup, à la folie de Liane Moriarty

J’ai lu pour vous un livre de la romancière australienne, Liane Moriarty.  Née en 1966, elle a travaillé en publicité avant de publier son premier roman.  J’avais déjà lu, il y a une couple d’années, Le secret du mari, que j’avais beaucoup aimé.

Un peu, beaucoup, à la folie.

J’ai emprunté le livre électronique à ma bibliothèque municipale.  Bien pratique en temps de pandémie…

Résumé de l’éditeur:

Sam et Clementine ont une vie de rêve: deux petites filles, un nouveau travail pour Sam et l’audition de sa carrière pour Clementine, violoncelliste.  L’amie d’enfance de cette dernière, Erika, les invite à un barbecue chez ses voisins, Tiffany et Vid.  Alors que l’amitié entre les deux femmes s’est compliquée, le couple accepte l’invitation, mais rien ne se déroule comme prévu.

On a hâte de savoir CE qui s’est passé à ce fameux barbecue.  Le tout est présenté en un découpage de présent et de flashback intriguant ayant comme but de nous faire tourner les pages. J’ai trouvé que ça prenait un peu de temps à venir mais Liane Moriarty réussit tout de même à nous tenir en haleine.

On apprend aussi à découvrir ces couples, au fil des pages, et comment leur vernis de personnes, qu’on penserait parfait, craquèle au fur et à mesure de l’histoire.

J’aime l’analyse psychologique des personnages, comment l’auteur nous fait découvrir leurs émotions et réactions après les faits.

Elle sentait monter quelque chose en elle.  Une sorte d’impatience.  Elle plantait la cuillère dans le pot et mangeait bien trop vite.  Elle repensa à la mélodie d’ouverture du Sacre du printemps de Stravinsky.  Les aigus du basson.  Les étranges mouvements saccadés qui allaient crescendo jusqu’au déferlement extatique.  Elle avait envie d’écouter ce morceau.  Elle avait envie de le jouer, il correspondait exactement à ce qu’elle éprouvait en cet instant.  Elle sentait une force s’élever dans sa poitrine.  Il y avait de la drogue dans ce yaourt?

Bien sûr, je ne vous révèlerai pas la fin pour ne pas gâcher le plaisir de votre lecture. L’histoire fini avec un détail que je n’avais pas vu venir et que j’ai aimé.

Livre que je vous recommande.  Normalement,  je vous aurais dit: le livre parfait à apporter en vacances… mais puisqu’on ne peut pas voyager…

Le roman est distrayant en cas de pandémie…  Ce qu’on a bien besoin ces temps-ci.

Phrenssynnes.

P.S.  Liane Moriarty et ses éditeurs n’ont pas été mis au courant de ce projet.

"Bleu de Delft" de Simone van der Vlugt

Une amie de mon club de lecture m’a prêté ce livre. En ces temps incertains où on est confiné chez soi, je vous recommande cette lecture. Voici la quatrième de couverture:

Au XVIIe siècle, après la mort suspecte de son mari, la jeune Catrijn quitte sa campagne néerlandaise pour tenter sa chance à la ville. Elle se rend à Amsterdam où elle est engagée comme intendante dans une famille. Passionnée de peinture, Catrijn aide la maîtresse de maison à parfaire son apprentissage. Elle fera même la rencontre de Rembrandt dans son atelier. Mais, poursuivie par son passé, la jeune femme doit fuir à Delft où elle est engagée dans une faïencerie, et formée par un ami de Vermeer. Le grand peintre voit d’un œil bienveillant le succès fulgurant de Catrijn lorsqu’elle met au point le célèbre bleu de Delft. Mais les accusations qui pèsent sur elle ne lui laissent guère de répit…

Comment ne pas aimer cette histoire qui me fait penser à Cendrillon. Une jeune fille dans la misère qui réussit malgré tout. En tant que femme, on aime toutes lire des histoires où une des nôtres souffrant de violences et de préjugés réussi à être heureuse en amour, réussir professionnellement et mère. Toutefois, traiter ce roman de conte pour enfant ne lui rend pas justice. Il est bien écrit, les personnages et l’intrigue sont crédibles.

Bleu de Delft

J’ai aimé en apprendre plus sur ce pays méconnu de moi et aussi sur cette époque. L’auteure a dû faire un travail de recherche intensif pour connaître et décrire le quotidien de tous ses personnages. Ce qui a dû prendre un temps colossal. Et elle a toute mon admiration pour cela. À aucun moment de l’histoire je n’ai décroché. On a envie de savoir ce qui arrive à Catrijn.

Le seul point négatif que je peux trouver à ce livre est que c’était un peu rebutant pour moi de me démêler avec ces noms de personnes et de villes incongrus. Par contre, j’aime m’amuser à consulter Google Map pour découvrir l’emplacement de ces villes. Exemple: les villes: De Rijp, Alkmaar, Akersloot, Leyde, etc… Et découvrir ce qu’est un « polder ».

J’ai trouvé certains prénoms très bizarres: Sybrigh, Brecht, Haesje, Cornelis, Magteld, etc… Heureusement, les noms de personnages importants sont plus facilement reconnaissables : Mattias, Govert, Jacob.

Le roman est aussi truffé de belles réflexions:

Nous sommes probablement tous tourmentés par la culpabilité et la peur. Que sait-on finalement de ceux qui nous entourent? Nous avons tous nos petits et nos grands secrets, autour desquels nous bâtissons notre vie tant bien que mal.

Je crois que je lirai d’autres livre de madame Vlugt avec plaisir.

Et vous? Connaissez-vous cette écrivaine?

Phrenssynnes.

P.S. Simone van der Vlugt et ses éditeurs n’ont pas été mis au courant de ce projet.

« Ta mort à moi » de David Goudreault

J’ai entendu parler de ce roman sur Twitter et ma fille Kitkat me l’a offert pour mon anniversaire.  Je l’ai commencé tout en ne sachant rien de l’histoire à l’exception que plusieurs l’avait aimé.

Sur la quatrième de couverture:

«  La famille, c’est comme un bouquet de ballons: ça vole plus haut attaché serré, et on ne sait jamais lequel va crever le premier. »

On y lit aussi que l’auteur est travailleur social, chroniqueur, poète et romancier.

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David Goudreault nous raconte l’histoire de Marie-Maude Pranesh-Lopez.  La première chose m’ayant frappé dans ce roman est que les titres des chapitres sont dans le désordre.  Certains sont intitulés « réflexions préparatoires no 1 ».  D’autres sont des sections de journal intime du personnage principal, Marie-Maude.  Et les chapitres numérotés sont désordonnées.  Exemple, le chapitre 1 est à la page 105.  J’ai été très intriguée par ce désordre.  Est-ce que cela faisait partie du processus d’écriture?  Comme si l’auteur avait écrit et intitulé ses chapitres et les a ensuite placé dans un certain ordre sans en changer les titres.  Et pourtant, on suit très bien le fil de l’histoire.  C’est là, le génie de l’écrivain.

On ne sait pas trop au début du livre qui est le narrateur. Cela ne m’a pas agacé comme dans La maison aux esprits d’Isabel Allende.  On sait que c’est le biographe de Marie-Maude Pranesh-Lopez et on apprend à la fin qui est vraiment cette personne par rapport à Marie-Maude.

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Une autre particularité m’ayant étonné dans ce roman, c’est l’originalité du personnage de Marie-Maude. Troubles de l’attachement semble être le diagnostic qui explique sa personnalité.
Elle a un frère jumeau qui souffre de problème respiratoire grave.

Étant donné le tempérament du personnage principal,  on veut savoir comment ça va finir quoiqu’on sache rapidement qu’elle va mourir et comment.  Et, tout cela est intriguant.  Une fille à l’intelligence rare.

Alors qu’au départ il comptait s’en servir comme simple intermédiaire pour quelques négociations avec des importateurs australiens, le boss confiait de plus en plus de tâches névralgiques à l’unique femme de sa bande. Tandis que la vaste majorité de la vingtaine d’hommes sous ses ordres flirtait avec l’innumérisme, Pranesh-Lopez était capable de calculs mentaux complexes, habileté non-négligeable lorsqu’on est mêlé au trafic de milliers d’armes de poing et de fusils mitrailleurs. Elle mémorisait chaque transaction et pouvait se passer de notes.

J’aime l’écriture de David Goudreault. À preuve, cet extrait où un chef de gang se délecte dans son bain.

Huynh se prélassait dans son bain moussant, une coupe de Petrus dans une main, une de ses prostitués préférées sous l’autre.

Et quelques instants plus tard où il vient d’apprendre qu’un délateur vient de le rapporter aux policiers et que ceux-ci s’en viennent.

Son contact lui raccrocha au nez, coupant court à ses inutiles renâclements. Lahela relâcha de suite le phallus détumescent du gangster, faisant preuve d’un discernement certain. Pantois, le cul dans l’eau chaude, l’homme perdit de précieuses secondes à encaisser le choc. Il jugea, avec raison, que s’il quittait son bain spacieux à la robinetterie d’or maintenant, il ne le retrouverait jamais. La liberté lui parut tout de même plus attrayante.

Moi qui écris aussi, je crois que j’aurais  été incapable d’inventer  des caractères aussi originaux. Vers la fin Marie Maude est propriétaire d’une maison où toute une tribu de personnes vient habiter.  Je me suis demandé où David Goudreault était allé chercher l’inspiration pour créer ces personnages tout aussi loufoques les uns que les autres.  C’est en relisant la quatrième de couverture que j’ai fait une supposition.  L’auteur est travailleur social et il s’est peut-être inspiré du genre de clientèle qu’il doit côtoyer dans son quotidien.

Un livre différent, original. À lire.

Avez-vous déjà lu David Goudreault?

Bonne lecture.

Phrenssynnes.

P.S. David Goudreault et ses éditeurs n’ont pas été mis au courant de ce projet.

La maison aux esprits d’Isabel Allende

Isabel Allende.  Cette auteure m’a été recommandée depuis longtemps par une collègue mais je ne l’avais pas encore lue.  Puis ma sœur m’en a aussi parlé.  Je me suis alors décidé et j’ai acheté « La maison aux esprits » pour commencer par un de ses best-sellers.  J’ai choisi l’édition livre de poche car j’adore cette grosseur de bouquin.

Je dois avouer je me suis sentie longtemps perdue dans ce roman car je cherchais toujours qui était le narrateur jusqu’à ce qu’il change.  Écrit à la troisième personne, tout d’un coup, l’histoire est au « je ».  On reconnaît vite le « je » comme étant Estéban Trueba.  Et ensuite on revient encore au narrateur omniscient dont on ignore l’identité.  Cela m’a agacé un peu et j’ai persisté car en général quand j’achète moi-même un roman, je tiens à le finir.  Ce qui n’est pas le cas d’un livre emprunté à la bibliothèque.

J’ai trouvé la lecture ardue, l’écriture étant parsemée de mots inconnus de moi.  Ce   qu’adore ma sœur.  Elle s’amuse souvent à écrire des textes incompréhensibles avec sa collection de mots nouveaux récoltés lors d’une de ses lectures.

Exemple de mots bizarres: catafalque, pétaudière, anachorète,  galène, syllabaire, houppelande, pythonisse et cantilène.  Connaissez-vous la définition exacte de tous ces mots?

Est-ce que cette panoplie de termes rarement utilisés dans la langue française vient du fait que le texte original est en espagnol?  Ou est-ce dû à l’érudition phénoménale de l’écrivaine?  En tous les cas, la mienne a augmentée!

Une autre chose qui m’a un peu rebutée, est, je crois, que je ne me suis pas vraiment attachée ou reconnue dans aucun des personnages.  Sûrement pas à travers Estéban Trueba, cet homme violent incapable de contrôler ses émotions ou Clara, sa femme aux pouvoirs soit disant « extralucides ».

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Dans une grande partie du début, j’ai eu de la difficulté à situer l’époque exacte à laquelle l’histoire se passe.  Mais ensuite, lorsqu’elle décrit les problèmes politiques et le coup d’État, tout est clair.

Parfois on lit un livre, on embarque dans le récit et on ne sait pour quelle raison, à un moment donné, on décroche.  Et l’auteur nous perd.  Dans ce livre d’Isabel Allende, ce que j’ai trouvé difficile, c’est que je n’ai pas embarqué au début.  Est-ce à cause du narrateur?  Mon attachement aux personnages?  Mais une chose est claire, il n’y a pas eu de moment où j’ai véritablement débarquée de l’histoire.  Preuve pour moi d’une grande littérature.

Tout cela étant dit, je peux  vous assurer que du point de vue littéraire Isabel Allende est une écrivaine hors pair.  Ses personnages sont bien campés et les boucles sont bouclées!  On apprécie la lecture, un coup le livre terminé comme cela arrive dans les grandes œuvres.

Et vous?  Avez-vous lu Isabel Allende?  L’avez-vous aimée?

Phrenssynnes.

P.S. Isabel Allende et ses éditeurs n’ont pas été mis au courant de ce projet.

 

 

 

« Madame Hemingway » de Paula McLain

Quatrième de couverture

Chicago, octobre 1920.  Hadley Richardson a 28 ans et débarque du Missouri.  Elle fait alors la connaissance d’un jeune homme de 20 ans, revenu blessé de la Grand Guerre, Ernest Hemingway.  Après un mariage éclair, ils embarquent pour la France et se retrouvent à Paris au cœur d’une « génération perdue » d’écrivains anglo-saxons expatriés -Gertrude Stein, Ezra Pound, James Joyce, Francis Scott Fitzgerald…

Rive gauche, entre l’alcool et la cocaïne, la guerre des ego, les couples qui se font et se défont et la beauté des femmes, Ernest travail à son premier roman, Le soleil se lève aussi, qui lui apportera consécration et argent.

Mais à quel prix?  Hadley saura-t-elle répondre aux exigences et aux excès de son écrivain de mari?  Pourra-t-elle rester sa muse, sa complice, son épouse?

Madame Hemingway
Roman Paula McLain

Mais qui diable est Hadley Richardson?

Ce livre m’a été prêté par mon amie « droit1975 ».  Oui, « droit1975 » contribue beaucoup à ma culture.

Ce que j’ai aimé:

J’ai adoré ce roman de Paula McLain.  Écris au « je », on découvre la vie d’Hadley avec Ernest Hemingway au début de sa carrière d’écrivain.  Ni l’un, ni l’autre ne savait qu’Ernest deviendrait un pilier de la littérature américaine et remporterait un jour le Prix Nobel.

On vit avec eux les difficultés d’un jeune couple vivant à Paris avec peu de moyen.  L’écriture de madame McLain nous rend Hadley très attachante et même si on sait comment l’histoire va finir, l’auteure ne m’a pas perdue un seul instant. Aucune longueur.

Une belle main d’écriture dont voici un parfait exemple.  Hadley nous décrit Zelda, l’épouse de Francis Scott Fitzgerald lors de leur première rencontre.

Elle avait déjà ce je ne sais quoi de flou dans l’attitude quand elle se leva pour nous serrer la main, quelque chose de trouble qu’elle semblait même cultiver.  Sa robe, un pâle fourreau de couches vaporeuses superposées, bougea comme en rêve autour d’elle quand elle se rassit.  Elle avait le teint clair, les cheveux blonds ondulés, tout en elle donnait l’impression d’être de la même couleur, à l’exception de sa bouche, peinte en rouge sombre, qui se découpait en une éclatante ligne droite.

Ce que j’ai moins aimé:

Madame Hemingway est un roman mettant en vedette de vrais personnes; Paula McLain mentionnent à la fin du livre qu’ils sont, dans son histoire, des personnages imaginaires. Par contre, elle s’est appuyée sur de nombreux documents historiques pour relater leurs vies.

Je ressens un certain malaise en m’imaginant à la place d’Ernest Hemingway et d’Hadley Richardson.  Je disais même à Lhom, suppose qu’on écrive un roman sur nous en y décrivant notre relation intime.  Pour reprendre l’expression, je crois que je me retournerais dans ma tombe et serais un peu choqué qu’une auteure relate de tels moments intimes qui ne se sont probablement pas passé comme elle le décrit…  On a le droit de faire ce qu’on veut avec la fiction mais le lecteur doit prendre gare et ne pas croire que c’est la réalité exacte.

C’est une belle lecture qui nous rapproche d’Hemingway et nous donne envie de lire et relire les livres de ce géant littéraire.  Et une excellente suggestion pour un cadeau de Noël.

Bonne lecture.

Phrenssynnes

p.s. Paula McLain et ses éditeurs n’ont pas été mis au courant de ce projet.

 

 

« La disparition de Stephanie Mailer » par Joël Dicker

Le dernier roman de Joël Dicker.
Quatrième de couverture.

« 30 juillet l994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers : le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
L’enquête, confiée à la police d’État, est mené par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
Avant de disparaître à son tour dans des conditions mystérieuses.
Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer?
Qu’a-t-elle découvert?
Et surtout : que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea? »

Ce que j’ai moins aimé :
Tout un pavé : 635 pages!

Une grosse trentaine de personnages, tellement qu’il y a une liste des principaux à la fin du livre… afin de pouvoir s’y retrouver. Au début de la lecture, ça prend un peu de concentration afin de tous les connaître. À ne pas lire en même temps qu’un autre roman sinon vous vous y perdrez. Avec un tel nombre, l’auteur ne peut pas développer l’histoire de chacun aussi profondément qu’il le devrait, du moins pour certains.
Exemple, je trouve qu’il a un peu trop creusé l’histoire d’enfance de Jesse Rosenberg; un récit d’humiliation de la part de ses grands-parents. Par contre, j’aurais aimé en apprendre plus sur l’enfance et la vie d’un autre homme évoluant dans le roman d’une façon pour moi plutôt inattendue : Steven Bergdorf. Je m’attends d’ailleurs à une suite ou un autre livre avec ce fameux personnage.
L’auteur a failli me perdre avec Kirk Harvey, sa pièce de théâtre et tout ce qui tourne autour. Peu plausible que tant d‘acteurs dans le roman veuillent jouer dans cette représentation théâtrale. J’ai tenu bon pour vous! Et vous faire ma critique!

La disparition de Stephanie Mailer
Livre de Joël Dicker

Ce que j’ai aimé : Lire la suite

Dolce Agonia de Nancy Huston

La température, le vent et la fraîcheur de l’automne me donnent envie de manger de la dinde, de la purée de patate douce et de la tarte à la citrouille. Pourquoi ne pas se replonger dans Dolce agonia de la canadienne Nancy Huston. J’ai trouvé que la saison des feuilles mortes serait un bon moment pour le présenter aux membres de mon club de lecture. Avec plaisir, une bonne tasse de thé et une galette Labriski (l’énergie de fer) (Mais qui diable est madame Labriski? ) je me suis lancée dans la relecture de ce roman publié en 2001.

Résumé :

Une douzaine de convives se retrouvent pour le souper du Thanksgiving américain (en novembre aux USA alors qu’au Canada c’est en octobre) chez leur ami Sean, un irlandais, professeur de littérature dans une université américaine. Le narrateur est Dieu lui-même! Les parties du livre alternent entre le déroulement de la fête chez Sean et un chapitre dédié à chaque invité où Dieu nous explique la mort de chaque personnage. Lire la suite

Harlan Coben? Mais qui diable est Harlan Coben?

Harlan Coben

Harlan Coben, écrivain américain de roman policier, est un de mes préférés.  D’origine juive, habitant au New Jersey, il a étudié les sciences politiques à Amherst College avec entre autre, l’auteur Dan Brown.  Il est marié avec une pédiatre et ils ont quatre enfants.

Myron Bolitar

Il a écrit plus d’une vingtaine de romans policiers dont une série où son personnage, Myron Bolitar, est le héros.  Joueur de basket-ball professionnel blessé sérieusement à un genou, Myron doit abandonner son sport.  Après un passage au FBI, il devient agent sportif d’athlètes de haut niveau.  Situation le menant parfois à jouer au détective privé; qu’est-ce qu’il ne ferait pas pour que ses clients soient heureux.  Cela avec son  proche et très riche ami, Windsor Horne Lockwood III.  Le surnommé Win, personnage à la limite de la psychopathie, est d’une loyauté indéfectible envers son ami Myron.  L’équipe de Myron est complétée par son assistante Esperanza Diaz, alias Pocahontas.   Une ancienne lutteuse professionnelle connue à travers le pays pour sa silhouette menue mais dotée d’une musculature « agréable ».

Rupture de contrat

Rupture de contrat

Rupture de contrat, voilà le roman dont je vais vous parler.  L’histoire nous amène à un litige de contrat dans le monde du football, sport d’une importance sans borne aux U.S.A.  Myron doit renégocier  pour son jeune poulain, un quart-arrière d’un grand talent.  Et voilà que la disparition d’une jeune fille vient brouiller les choses.  D’autant plus que la victime est la sœur de l’ancienne amoureuse de Myron.  Notre héros doit éclaircir cette disparition et défendre sa place sur le marché compétitif des agents sportifs tout cela avec la douleur aigre douce de côtoyer son ex-amante.

Quatrième de couverture:

Jusqu’à présent, Myron Bolitar, agent sportif, officiait plutôt en seconde division.  Mais en prenant sous son aile le quaterback le plus prometteur de sa génération, Christian Steele, il se retrouve propulsé en première ligne.  Entre négociation de contrat, rumeur de meurtre et photographies porno, l’ex-agent du FBI est à nouveau sur le pied de guerre.

Ce que j’ai aimé

J’aime Harlan Coben et son personnage de Myron Bolitar pour son sens de l’humour.  À la fois tendre, tenace et agressif, Myron fait preuve d’une conscience absente chez son ami Win. Ça bouge beaucoup dans ce roman, il y a aussi de nombreux dialogues où l’ironie et l’art du sarcasme de Myron sont mis en valeur.  Bref, les personnages sont attachants.

Ce que j’ai moins aimé

Le côté que j’aime moins; la traduction aux accents d’argot français nous irrite toujours un peu nous, les québécois.

Pour Win, c’était de la routine. Il maîtrisait toutes les attaques et toutes les esquives. Il excellait surtout dans l’art de tromper son adversaire. Quand on le rencontrait dans la rue, on le prenait pour une lavette arrogante et snob incapable d’écraser une pêche trop mûre d’un direct du droit. Dans un dojang, il se transformait en terreur. Le taekwondo est considéré comme un art et le mot convient parfaitement. Win était un artiste. Le meilleur que Myron eût connu.

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