Paru cette année aux Éditions Fallois, j’ai lu le dernier roman de Joël Dicker.
Livre acheté par moi-même et fortement recommandé par ma belle-sœur et plusieurs de mes amies.
Quatrième de couverture :
« Une nuit de décembre, un meurtre a lieu au Palace de Verbier, dans les Alpes suisses. L’enquête de la police n’aboutira jamais.
Des années plus tard, au début de l’été 2018, lorsqu’un écrivain se rend dans ce même hôtel pour y passer des vacances, il est loin d’imaginer qu’il va se retrouver plongé dans cette affaire.
Que s’est-il passé dans la chambre 622 du Palace de Verbier?
Lydie Salvayre est née en France en septembre 1948. Elle a étudié en lettres à l’université de Toulouse et ensuite en médecine. Spécialisée en psychiatrie, elle a exercé pendant plusieurs années à Marseille. Elle a écrit plusieurs livres et a gagné de nombreux prix, dont le Prix Goncourt en 2014 pour son roman Pas pleurer.
Marcher jusqu’au soir m’a été recommandé par ma voisine, madame D. Elle en avait entendu parler à Radio-Canada. J’ai emprunté le bouquin à la bibliothèque.
Quatrième de couverture de Marcher jusqu’au soir (suite…)
J’ai trouvé le livre Elle et lui de Marc Lévy dans une caisse que ma fille Kit4 a entreposée à la maison. Paru en 2015, je me suis rendu compte que je ne connaissais pas ce roman: « Elle et lui » de Marc Lévy. J’ai lu quelques livres de cet auteur mais il y a très longtemps.
Un roman de Marc Lévy (crédit photo Phrenssynnes)
Quatrième de couverture
Elle est actrice. Lui, écrivain.
Elle s’appelle Mia. Lui, Paul.
Elle est anglaise. Lui, américain.
Elle se cache à Montmartre. Lui vit dans le Marais.
Elle a beaucoup de succès. Lui, pas vraiment.
Elle est même une star. Mais lui ne le sait pas.
Elle se sent seule. Lui aussi.
Il la fait rire. Elle enchaîne les maladresses.
Elle ne doit pas tomber amoureuse. Lui non plus.
Paul est un personnage dans d’autres romans de Marc Lévy: « Et si c’était vrai » et « Vous revoir ». On retrouve aussi les amis de Paul, Arthur et Lauren, qui ont été aussi dans les mêmes romans précédents.
L’histoire se passe à Londres, Séoul et Paris.
C’est un roman tout à fait dans le style de Marc Lévy, comme cet auteur nous y a habitué. Une comédie romantique légère, un bon divertissement lorsqu’on a besoin de quelque chose de pas trop compliqué pour se changer les idées. Du bonbon… !
Ce que j’ai aimé.
Cette légèreté et la facilité à lire.
On aime tous les intrigues se déroulant dans les grandes villes. Je me suis sentie à Paris!
J’ai aussi été surprise par l’intrigue. Lorsque Paul, le héros, apprend à Séoul un fait inattendu à propos de la traductrice coréenne de ses romans. Non, je ne vous le révélerai pas! Ah! Ah! Je vous laisse le plaisir de le découvrir.
J’ai aimé le personnage de Daisy. Elle est l’amie parisienne de Mia, une chef propriétaire de restaurant avec les deux pieds sur terre.
Ce que j’ai moins aimé
Comédie légère… parfois un peu trop. Ça frise le petit film de fille sentimental de série B. Est-ce dû au fait que j’ai eu de la difficulté à m’identifier à Mia? Cette star britannique, riche, populaire, mariée à une autre grande vedette du cinéma… Ou est-ce la plume ou le rythme de l’écrivain qui ne réussit pas à me faire ressentir les émotions de ce personnage féminin?
Beaucoup de dialogues et aussi de « textos ».
« Répondant à l’appel d’une copine qui l’avait suppliée de l’accompagner à l’inauguration d’un restaurant, Mia avait décidé de se faire belle. Elle aussi était capable de rendre David jaloux. Et puis mieux valait être entourée d’inconnus que chez soi à broyer du noir. »
Marc Lévy
Bref, je ne donne pas vraiment de note aux livres que je lis.
Ce livre peut être parfait pour vous, si vous partez en vacances et avez envie de légèreté pour vous distraire.
Par contre, si vous avez envie de lire un bouquin où l’écriture, la voie et le rythme de l’auteur fera vibrer quelque chose au tréfonds de votre être, vous serez déçu.
Voici la photo de Lhom de la semaine.
Est-ce que Mia aurait pu visiter ce magnifique jardin?
Kensington Palace, Londres (crédit photo Lhom)
Et vous? Avez-vous lu Marc Lévy? Quel est votre préféré?
Pour la journée du livre québécois du 12 août, le livre que j’ai acheté est le dernier de Johanne Seymour.
Avant d’acheter ou de lire un livre, je lis toujours la quatrième de couverture. La voici:
« Un jour, tu te lèves, et ton destin prend une tournure inattendue. Ta petite vie ordinaire et soudain plongée au cœur d’un tourbillon dont la beauté insoupçonnable et la puissance amoureuse t’étaient étrangères. Tu n’es plus seule.
Tel que mentionné dans un dernier article (Délicieux plaisir, hautement coupable.), j’ai promis à ma sœur de lire ce livre qu’elle m’a prêté: Le Consentement de Vanessa Springora. Avec un « C » majuscule! Et bien je l’ai fini. C’est un ouvrage qui se lit bien, rapidement… si vous êtes capable de digérer le tout aussi vite que vous lisez.
Un sujet difficile
Le sujet n’est pas facile et dans un registre très différent de celui de Sophie Kinsella! Évidemment. C’est un livre important! Une oeuvre que tout le monde devrait lire. Devrait-on le mettre au rang des lectures obligatoires à l’école? Je pense que oui. Surtout avec tout ce qui se passe avec les jeunes sur les réseaux sociaux, ils auraient beaucoup à apprendre de cette lecture. Cela les amènerait à réfléchir et à discuter.
Quatrième de couverture:
« Séduite à l’âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l’emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d’une époque et la complaisance d’un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Lire un chick-lit. Je dois vous avouer ce petit plaisir coupable. Vous savez, quelque chose que vous avez fait dont on est un peu gêné de se vanter. Mais tellement bon et que vous avez savouré jusqu’à la dernière goutte.
Ma fille Kit4 avait une caisse de livres à donner. Elle a demandé à Lhom d’aller la porter à un organisme de charité. La dite caisse traînant à la maison quelque temps, impossible pour moi de ne pas y jeter un coup d’œil… Je n’ai pas pu m’empêcher d’en garder mais seulement trois. Raisonnable quand même… Et j’ai découvert Sophie Kinsella. Mais qui diable est Sophie Kinsella?
Livre de Sophie Kinsella sur un coussin
Quatrième de couverture :
«La vie de Lara, 27 ans, par en cacahouète : un fiancé qui la plaque, une entreprise au bord de la faillite, des factures qui s’accumulent… Et la cerise sur le gâteau : sa meilleure amie l’a lâchée pour partir vivre en Inde! Bref, Lara n’a ni le temps ni la patience de s’occuper de cette mystérieuse jeune fille qui semble tout droit sortie des années vingt. Et pourtant, la voilà embarquée dans une chasse au trésor pour le moins rocambolesque…»
Le livre de Sophie Kinsella sur mon sofa (crédit photo Phrenssynnes)
Qu’est-ce que le « Chick-lit »?
C’est une expression anglaise qu’on pourrait traduire comme « écriture de poulette ». Un courant littéraire visant un lectorat féminin ayant débuté fin des années 90. Sex in the city , Le journal de Bridget Jones et Confessions d’une accro du shopping. Ça vous dit quelque chose? Et bien, c’est ça du Chick-lit.
Ces romans mettent en scène des jeunes femmes de plus ou moins trente ans vivant un quotidien cruel. Que ce soit professionnellement et/ou dans leur vie amoureuse. Elles sonts à la recherche du prince charmant. S’abreuvent de cocktail à la mode dans les bars à la mode dans une grande ville… à la mode. L’intrigue est basée sur le schéma de celui de Cendrillon! Il est aussi caractérisée par un ton humoristique frisant avec l’ironie. Il faut de la romance et une fin heureuse (la plupart du temps.). Bref, un genre de comédie romantique.
Catégories du genre chick-lit
Avec le temps, plusieurs sous-catégories du genre se sont développés : paranormal, religieux, vampire. La variation que j’ai lue pour vous est Très chère Sadie. Écrit par Sophie Kinsella ou Madeleine Townley de son vrai nom. Une histoire de fantôme.
Un contrat avec l’auteur
Quand on lit un roman, c’est un peu comme si on faisait un contrat avec l’auteur; il nous raconte une histoire. On accepte que ce soit une fiction et on est prêt à se la faire raconter. Pour lire ce livre, vous devez vouloir croire au fantôme au moins le temps du roman. Et aussi, accepter de lire un genre pas très sérieux. Pendant cette période estivale, envie de lire quelque chose de léger, distrayant, comme du bonbon, c’est le livre qu’il vous faut.
Moi, comme je vous ai avoué, c’est la première fois que je lisais cette auteure. Alors, je n’avais pas de grandes attentes. J’ai trouvé le récit intéressant, bien dosé. On sait ce qui s’en vient! Par contre, la plume de l’écrivaine nous donne du plaisir à le découvrir en le lisant.
Citation du chick-lit de Sophie Kinsella
«En soupirant, je ferme le site des joailliers et me tourne vers ma grand-tante. Aujourd’hui, elle porte une robe argentée qu’elle convoitait quand elle avait vingt et un ans mais que sa mère avait refusé de lui acheter. Elle est assise sur le rebord de la fenêtre ouverte, côté rue, ses jambes pendant dans le vide. À l’exception de deux fines bretelles, sa robe est dos nu. De toutes ses tenues de fantôme, c’est ma préférée.»
Lara, l’héroïne découvre quelque chose d’intéressant et c’est agréable de voir comment elle évolue à travers ce qu’elle vit. Très chère Sadie (crédit photo Phrenssynnes)
La photo de Lhom
Et pour terminer voici la photo de Lhom de la semaine, à défaut d’y aller (soupir…)
Ogunquit, Maine (crédit photo Lhom)
Je vous souhaite une bonne semaine et j’aimerais vous exprimer ma gratitude, toute ma reconnaissance pour votre fidélité!
Phrenssynnes.
P.S. Sophie Kinsella et ses éditeurs n’ont pas été mis au courant de ce projet avant publication.
P.P.S. Bon! Maintenant j’ai promis à ma sœur de lire «Le consentement » de Vanessa Springora. Un peu différent…
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J’ai eu le privilège de participer à la révision de la traduction française du livre de Derek Sivers Votre musique et les gens. Je vous dirai, d’entrée de jeu, que ma rémunération a été d’en avoir une copie électronique gratuite. Ce que j’espérais… car je l’ai trouvé très intéressant.
J’ai découvert cette personne dans le livre de Tim Ferriss « Tribe of mentors ». Derek Sivers en est un des « mentors ».
Je me suis abonnée, il y a quelques mois, à la liste d’envoi par courriel de monsieur Sivers. Comme je le fais souvent pour mes blogues favoris. Et, surprise, il m’a répondu! Il a une façon bien particulière de déterminer si oui ou non vous êtes un robot. Au début, j’ai cru que c’était LUI le robot! Ah! Ah! À ce moment, je ne le savais pas mais il se fait un point d’honneur de répondre à tous ses courriels.
Un échange avec Derek Sivers
On a échangé comme ça et un jour, autre surprise, il m’a demandé de participer à la révision de la traduction de son livre. J’étais, à l’époque, en arrêt de travail à cause de la pandémie. Ne sachant trop si c’était un pavé de trois mille pages, quoique très honorée par sa demande, j’ai un peu hésité de peur de manquer de temps. Après tout, peut-être que ce fameux coronavirus allait disparaître par magie et que ma vie bien remplie d’optométriste allait reprendre ses droits. Et lorsque je m’engage à faire une chose, je veux être certaine de la finir…
Le livre Votre musique et les gens
Derek Sivers m’a envoyé le travail à faire. Pour découvrir que son style d’écriture est très succinct. Son processus d’écrivain semble assez laborieux mais cela donne un résultat incroyable. Pas un mot de trop.
Votre musique et les gens de Derek Sivers (crédit photo Phrenssynnes)
Le sous-titre, « Le succès avec tact et créativité », est inspirant.
Je dirais que ce n’est pas le genre ou le sujet de livre qu’on lirait à « mon âge ». Pour être franche avec vous, sans vous révéler le secret d’état qu’il est, je peux vous dire que j’ai l’âge de mentir sur celui de mes enfants! Et j’ai quand même retenu plusieurs des conseils de l’auteur… entres autres pour mon blogue. De plus, je n’ai rien lu qui était en désaccord avec mon expérience de vie personnelle ou professionnelle.
Cela étant dit, je trouve que le livre de Derek Sivers en est un qu’il fait bon lire. Notre société, que dis-je, notre monde a besoin de leader valorisant le tact au lieu de l’intimidation. N’êtes-vous pas d’accord avec tout ce qu’on voit sur les réseaux sociaux ces temps-ci?
Pendant le confinement, mon amie droit1975 m’a prêté un livre. Sachant que j’aime bien l’écrivain Harlan Coben, elle a laissé dans ma boîte aux lettres (confinement oblige…) le roman Dans les bois.
Dans les bois de Harlan Coben (crédit photo Phrenssynnes)
Je me suis demandé si j’avais déjà lu ce livre. Quand je l’ai commencé, l’histoire me disait vaguement quelque chose. Plus j’avançais dans ma lecture, plus je me rappelais l’intrigue mais je ne me souvenais pas des détails du récit et de la fin. Je l’ai donc continué et pensé vous le présenter. Mais, lorsque que j’ai vu que le copyright datait de 2007, je me suis dit, à quoi bon faire une critique sur mon blogue d’un livre aussi ancien. Probablement que tout le monde a déjà lu…
Cette semaine, je vous fais découvrir un livre de Bernard Werber: La boîte de Pandore, publié en 2018. Tel que vous pouvez le voir, j’ai lu l’édition de poche. J’adore cette grandeur de bouquin; pas trop gros, léger, facile à traîner avec soi. Pour moi, un livre c’est comme un ami, j’adore sa compagnie et j’aime lorsqu’il me raconte une histoire. Un ouvrage assez long, 563 pages donc de quoi vous distraire pendant un bon moment.
Ce qu’en dit Wikipédia: « Ses œuvres ont été traduites en trente-cinq langues. Avec 30 millions d’exemplaires vendus dans le monde, Bernard Werber est, avec Marc Levy, l’un des auteurs français contemporains les plus lus au monde. Il est même considéré comme une star en Corée du Sud, pays où il vend davantage qu’en France, et a reçu un accueil très enthousiaste en Russie. «
Si vous désirez en savoir plus sur cet auteur, je vous invite à visionner la conférence intitulée L’écritothérapie de Bernard Werber sur TEDxMarseille. D’une durée d’environ dix-sept minutes, je l’ai trouvée très intéressante. Elle vous fera découvrir l’homme qu’il est.
La boîte de Pandore
Quatrième de couverture de La boîte de Pandore
Alors qu’il assiste à un spectacle d’hypnose, un homme est choisi dans l’assistance pour participer au numéro final. Dubitatif mais intrigué, René se plie au jeu et se retrouve soudain plongé dans une vie antérieure. Ce n’est que la première… Au fil de ses découvertes, il comprend que ce qu’il a vécu dans ses précédentes existences peut influer sur sa vie présente. Professeur d’histoire, un nouveau défi passionnant se pose alors à lui : peut-il changer le passé, le réécrire et modifier ainsi la mémoire collective? De Paris à l’Égypte, en passant par l’Atlantide, un livre drôle et audacieux sur les mécanismes de la mémoire –commune ou individuelle- et le sens de l’histoire.
Se faire raconter une histoire
Un livre de Bernard Werber
Lorsqu’on lit un roman, c’est un peu comme si on faisait un contrat avec un écrivain; j’accepte que tu me racontes une histoire mais elle doit être plausible et me distraire. Ce roman de Bernard Werber a comme thème les vies antérieures. Vous devez donc avoir une certaine ouverture par rapport à ce concept. Pour moi, c’est un peu comme de la science-fiction ou de la « fantasy » et je me laisse aller au plaisir d’imaginer ce que ce serait si ça existait. Alors que mon cerveau gauche me dit : « Voyons Phrenssynnes, ce n’est que des bobards! » Je réponds à cette partie de mon cerveau: « Tais-toi et laisse toi distraire, ça fait du bien en tout temps. »
L’hypnose
René Toledano est le héros de ce roman où une simple expérience d’hypnose transforme à jamais la vie de ce tranquille professeur d’histoire. En découvrant ses vies antérieures et de nouveaux amis, il nous rappelle que l’histoire n’est pas nécessairement la version de ce qui s’est passée de façon véridique. Plutôt celle des vainqueurs ou des gens au pouvoir.
Le plaisir de lire; le blogue de Phrenssynnes
J’ai aimé ce livre parce qu’il n’y a pas de longueur, il est rempli d’informations historiques. L’écrivain sait comment écrire une bonne histoire, il y a un bon équilibre dans le récit.
L’été est arrivé, voilà une bonne lecture pour peupler vos moments de détente.
« Vouloir comprendre notre monde en regardant les actualités revient à vouloir comprendre Paris en visitant le service des urgences d’un de ses hôpitaux. »
Et en finale, voici la photo de Lhom de la semaine. Un endroit charmant visité dans une de mes vies antérieures… à une époque où on pouvait voyager… Soupir…
Et vous? Quel votre livre préféré de Bernard Werber?
Bonne lecture et bonne semaine.
Phrenssynnes.
P.S. Bernard Werber, ses éditeurs ainsi que les sites mentionnés n’ont pas été mis au courant de ce projet avant publication. J’ai moi-même acheté ce livre.
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J’ai lu pour vous le roman Un peu, beaucoup, à la folie de l’auteure australienne, Liane Moriarty. Née en 1966, elle a travaillé en publicité avant de publier sa première fiction. J’avais déjà lu, il y a une couple d’années, Le secret du mari, que j’avais beaucoup aimé.
« Un peu, beaucoup, à la folie » crédit photo Le blogue de Phrenssynnes
En premier lieu, je tiens à mentionner que j’ai emprunté le livre électronique à ma bibliothèque municipale.
Résumé de l’éditeur:
Sam et Clementine ont une vie de rêve: deux petites filles, un nouveau travail pour Sam et l’audition de sa carrière pour Clementine, violoncelliste. L’amie d’enfance de cette dernière, Erika, les invite à un barbecue chez ses voisins, Tiffany et Vid. Alors que l’amitié entre les deux femmes s’est compliquée, le couple accepte l’invitation, mais rien ne se déroule comme prévu.
Ce que j’ai moins aimé
Tout d’abord, on a hâte de savoir CE qui s’est passé à ce fameux barbecue. Le tout est présenté en un découpage de présent et de flashback intriguant ayant comme but de nous faire tourner les pages. Donc, j’ai trouvé que ça prenait un peu de temps à venir mais Liane Moriarty réussit tout de même à nous tenir en haleine.
D’autre part, on apprend aussi à découvrir ces couples, au fil des pages, et comment leur vernis de personnes, qu’on penserait parfait, craquèle au fur et à mesure de l’histoire.
Ensuite, j’aime l’analyse psychologique des personnages, comment l’auteur nous fait découvrir leurs émotions et réactions après les faits.
Elle sentait monter quelque chose en elle. Une sorte d’impatience. Elle plantait la cuillère dans le pot et mangeait bien trop vite. Elle repensa à la mélodie d’ouverture du Sacre du printemps de Stravinsky. Les aigus du basson. Les étranges mouvements saccadés qui allaient crescendo jusqu’au déferlement extatique. Elle avait envie d’écouter ce morceau. Elle avait envie de le jouer, il correspondait exactement à ce qu’elle éprouvait en cet instant. Elle sentait une force s’élever dans sa poitrine. Il y avait de la drogue dans ce yaourt?
En fait, je ne vous révèlerai pas la fin pour ne pas gâcher le plaisir de votre lecture. Enfin, je tiens à vous révéler que l’histoire fini avec un détail que je n’avais pas vu venir et que j’ai aimé.
En somme, ce bouquin m’a aussi permis de connaître un peu plus ce pays lointain qu’est l’Australie.
En conclusion, c’est un livre que je vous recommande. C’est le roman parfait à apporter en vacances ou pour vous distraire
Bonne lecture.
Phrenssynnes.
P.S. Liane Moriarty et ses éditeurs n’ont pas été mis au courant de ce projet.
Une amie de mon club de lecture m’a prêté ce livre de Simone van der Vlugt.
La quatrième de couverture
Au XVIIe siècle, après la mort suspecte de son mari, la jeune Catrijn quitte sa campagne néerlandaise pour tenter sa chance à la ville. Elle se rend à Amsterdam où elle est engagée comme intendante dans une famille. Passionnée de peinture, Catrijn aide la maîtresse de maison à parfaire son apprentissage. Elle fera même la rencontre de Rembrandt dans son atelier. Mais, poursuivie par son passé, la jeune femme doit fuir à Delft où elle est engagée dans une faïencerie, et formée par un ami de Vermeer. Le grand peintre voit d’un œil bienveillant le succès fulgurant de Catrijn lorsqu’elle met au point le célèbre bleu de Delft. Mais les accusations qui pèsent sur elle ne lui laissent guère de répit…
Ce que j’ai moins aimé
Le seul point négatif que je peux trouver à ce livre est que c’était un peu rebutant pour moi de me démêler avec ces noms de personnes et de villes incongrus. Par contre, j’aime m’amuser à consulter Google Map pour découvrir l’emplacement de ces villes. Exemple: les villes: De Rijp, Alkmaar, Akersloot, Leyde, etc… Et découvrir ce qu’est un « polder ».
J’ai trouvé certains prénoms très bizarres: Sybrigh, Brecht, Haesje, Cornelis, Magteld, etc… Heureusement, les noms de personnages importants sont plus facilement reconnaissables : Mattias, Govert, Jacob.
Roman Bleu de Delft( crédit photo Phrenssynnes)
Ce que j’ai aimé
Comment ne pas aimer cette histoire qui me fait penser à Cendrillon. Une jeune fille dans la misère qui réussit malgré tout. En tant que femme, on aime toutes lire des histoires où une des nôtres souffrant de violences et de préjugés réussi à être heureuse en amour, réussir professionnellement et mère. Toutefois, traiter ce roman de conte pour enfant ne lui rend pas justice. La qualité de l’écriture m’a impressionné. Les personnages et l’intrigue sont tout à fait crédibles.
J’ai aimé en apprendre plus sur ce pays méconnu de moi et aussi sur cette époque. L’auteure a dû faire un travail de recherche intensif pour connaître et décrire le quotidien de tous ses personnages. Ce qui a dû prendre un temps colossal. Et elle a toute mon admiration pour cela. À aucun moment de l’histoire je n’ai décroché. On a envie de savoir ce qui arrive à Catrijn.
Le roman est aussi truffé de belles réflexions:
Nous sommes probablement tous tourmentés par la culpabilité et la peur. Que sait-on finalement de ceux qui nous entourent? Nous avons tous nos petits et nos grands secrets, autour desquels nous bâtissons notre vie tant bien que mal.
Simone van der Vlugt
Je crois que je lirai d’autres livre de madame Vlugt avec plaisir. Et vous? Connaissez-vous cette écrivaine?
Phrenssynnes
P.S. Je n’ai pas mis madame Simone van der Vlugt et ses éditeurs au courant de ce projet.
J’ai entendu parler du roman Ta mort à moi de David Goudreault sur Twitter et ma fille Kitkat me l’a offert pour mon anniversaire. Je l’ai commencé tout en ne sachant rien de l’histoire à l’exception que plusieurs l’avaient aimé.
Sur la quatrième de couverture
« La famille, c’est comme un bouquet de ballons: ça vole plus haut attaché serré, et on ne sait jamais lequel va crever le premier. »
On y lit aussi que l’auteur est travailleur social, chroniqueur, poète et romancier.
Des titres de chapitres qui piquent la curiosité
David Goudreault nous raconte l’histoire de Marie-Maude Pranesh-Lopez. La première chose m’ayant frappé dans ce roman est que les titres des chapitres sont dans le désordre. Certains sont intitulés « réflexions préparatoires no 1 ». D’autres sont des sections de journal intime du personnage principal, Marie-Maude. Et les chapitres numérotés sont incohérents. Exemple, le chapitre 1 est à la page 105. J’ai été très intriguée par ce désordre. Est-ce que cela faisait partie du processus d’écriture? Comme si l’auteur avait écrit et intitulé ses chapitres et les a ensuite placés dans un certain ordre sans en changer les titres. Et pourtant, on suit très bien le fil de l’histoire. C’est là, le génie de l’écrivain.
On ne sait pas trop au début du livre qui est le narrateur. Cela ne m’a pas agacé comme dans La maison aux esprits d’Isabel Allende. On sait que c’est le biographe de Marie-Maude Pranesh-Lopez et on apprend à la fin qui est vraiment cette personne par rapport à Marie-Maude.
Un roman spécial de David Goudreault
Une autre particularité m’ayant étonné dans ce roman, c’est l’originalité du personnage de Marie-Maude. Troubles de l’attachement semble être le diagnostic qui explique sa personnalité. Elle a un frère jumeau qui souffre de problème respiratoire grave.
Étant donné le tempérament du personnage principal, on veut savoir comment ça va finir quoiqu’on sache rapidement qu’elle va mourir et comment. Et, tout cela est intrigant.
Une fille à l’intelligence rare.
« Alors qu’au départ il comptait s’en servir comme simple intermédiaire pour quelques négociations avec des importateurs australiens, le boss confiait de plus en plus de tâches névralgiques à l’unique femme de sa bande. Tandis que la vaste majorité de la vingtaine d’hommes sous ses ordres flirtait avec l’innumérisme, Pranesh-Lopez était capable de calculs mentaux complexes, habileté non-négligeable lorsqu’on est mêlé au trafic de milliers d’armes de poing et de fusils mitrailleurs. Elle mémorisait chaque transaction et pouvait se passer de notes.»
David Goudreault
Une belle écriture
J’aime l’écriture de David Goudreault. À preuve, cet extrait où un chef de gang se délecte dans son bain.
Huynh se prélassait dans son bain moussant, une coupe de Petrus dans une main, une de ses prostituées préférées sous l’autre.
David Goudreault
Et quelques instants plus tard où il vient d’apprendre qu’un délateur vient de le rapporter aux policiers et que ceux-ci s’en viennent.
Son contact lui raccrocha au nez, coupant court à ses inutiles renâclements. Lahela relâcha de suite le phallus détumescent du gangster, faisant preuve d’un discernement certain. Pantois, le cul dans l’eau chaude, l’homme perdit de précieuses secondes à encaisser le choc. Il jugea, avec raison, que s’il quittait son bain spacieux à la robinetterie d’or maintenant, il ne le retrouverait jamais. La liberté lui parut tout de même plus attrayante.
David Goudreault
Moi qui écris aussi, je crois que j’aurais été incapable d’inventer des caractères aussi originaux. Vers la fin Marie Maude est propriétaire d’une maison où toute une tribu de personnes vient habiter. Je me suis demandé où David Goudreault était allé chercher l’inspiration pour créer ces personnages tout aussi loufoques les uns que les autres. C’est en relisant la quatrième de couverture que j’ai fait une supposition. L’auteur est travailleur social et il s’est peut-être inspiré du genre de clientèle qu’il doit côtoyer dans son quotidien.
Un livre différent, original.
À lire.
Avez-vous déjà lu David Goudreault?
J’attends vos commentaires avec plaisir
Bonne lecture.
Phrenssynnes.
P.S. Je n’ai pas avisé David Goudreault et ses éditeurs de ce projet avant publication.
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Apprendre sur le tas biologie des bouses et autres résidus de digestion est un livre de Boucar Diouf que ma sœur m’a prêté. Qui oserait écrire un livre sur la « marde »? C’est comme ça, nous, québécois que nous nommons la « merde ».
Je dois dire que je connaissais très peu Boucar Diouf. Tout ce que je savais c’était qu’il est noir, Africain et humoriste. Aussi j’ai été surprise d’apprendre que c’est un scientifique: il est venu au Québec pour faire un doctorat en océanographie! Il se présente aussi comme humoriste et animateur de radio et télévision.
Citation
J’ai bien aimé cette citation.
«Recevoir une fiente d’oiseau sur la tête est, par exemple, souvent associé à la chance. « Quand on a sa propre statue dans un parc, on commence à regarder les pigeons d’un autre œil « , disait Winston Churchill.»
Boucar Diouf
Ce que j’ai aimé
J’ai aimé son livre pour plusieurs raisons. En tant que scientifique, Boucar nous apprend beaucoup de choses inusitées et évidemment amusantes sur le monde de la crotte. On en apprend vraiment sur le tas! Et aussi à quel point une chose aussi naturelle que la moufa (synonyme de caca pour Boucar) est importante pour l’environnement et l’équilibre de la nature. J’aime apprendre. Même sur les « résidus de digestion. Qui l’eût cru?
Son bouquin est séparé en trois partie après un avant-propos: en premier, « le caca dans le monde animal », deuxièmement, « ce moufa humain dont on se méfie » et troisièmement « le vent avant l’orage ». En bon universitaire, l’écrivain ne manque pas de citer ses sources à la fin du livre.
Aidant à la légèreté du ton, le livre est truffé d’illustrations amusantes de Philippe Béha. Cet ouvrage se lisant rapidement (130 pages), est un excellent divertissement en plus de vous instruire. Pensez comment vous aurez l’air intelligent quand, lors de votre prochain cinq à sept, vous apprendrez à votre interlocuteur que si une baleine bleue chie de la marde rouge, c’est parce qu’elle a mangé du krill. Ah! Ah!
Sur le tas de Boucar Diouf (crédit photo Phrenssynnes)
L’auteur réussi un autre exploit, c’est-à-dire à bien utiliser tous les synonymes de la chose!
Et vous? Connaissez-vous Boucar Diouf? Sinon, je vous souhaite une bonne lecture.
Phrenssynnes.
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L’auteure Isabel Allende m’a été recommandée depuis longtemps par une collègue mais je ne l’avais pas encore lue. Puis ma sœur m’en a aussi parlé. Je me suis alors décidé et j’ai acheté « La maison aux esprits » pour commencer par un de ses best-sellers. J’ai choisi l’édition livre de poche car j’adore cette grosseur de bouquin.
Ce que j’ai moins aimé
Je dois avouer je me suis sentie longtemps perdue dans ce roman car je cherchais toujours qui était le narrateur jusqu’à ce qu’il change. Écrit à la troisième personne, tout d’un coup, l’histoire est au « je ». On reconnaît vite le « je » comme étant Estéban Trueba.
Et ensuite on revient encore au narrateur omniscient dont on ignore l’identité. Cela m’a agacé un peu et j’ai persisté car en général quand j’achète moi-même un roman, je tiens à le finir. Ce qui n’est pas le cas d’un livre emprunté à la bibliothèque.
J’ai trouvé la lecture ardue, l’écriture étant parsemée de mots inconnus de moi. Ce que ma sœur adore. Elle s’amuse souvent à écrire des textes incompréhensibles avec sa collection de mots nouveaux récoltés lors d’une de ses lectures.
Exemple de mots bizarres: catafalque, pétaudière, anachorète, galène, syllabaire, houppelande, pythonisse et cantilène. Connaissez-vous la définition exacte de tous ces mots?
Est-ce que cette panoplie de termes rarement utilisés dans la langue française vient du fait que le texte original est en espagnol? Ou est-ce dû à l’érudition phénoménale de l’écrivaine? En tous les cas, la mienne a augmentée!
J’ai été un peu rebutée par ce roman car je ne me suis pas vraiment attachée ou reconnue dans aucun des personnages. Sûrement pas à travers Estéban Trueba, cet homme violent incapable de contrôler ses émotions ou Clara, sa femme aux pouvoirs soit disant « extralucides ».
Dans une grande partie du début, j’ai eu de la difficulté à situer l’époque exacte à laquelle l’histoire se passe. Mais ensuite, lorsque l’auteure décrit les problèmes politiques et le coup d’État, tout est clair.
Ce que j’ai aimé
Parfois on lit un livre, on embarquée dans le récit et on ne sait pour quelle raison, à un moment donné, on décroche. Et l’écrivain nous perd. Dans ce livre d’Isabel Allende, ce que j’ai trouvé difficile, c’est que je n’ai pas embarqué au début. Est-ce à cause du narrateur? Mon attachement aux personnages? Mais une chose est claire, il n’y a pas eu de moment où j’ai véritablement débarquée de l’histoire. Preuve pour moi d’une grande littérature.
Tout cela étant dit, je peux vous assurer que du point de vue littéraire Isabel Allende est une écrivaine hors pair. Ses personnages sont bien campés et les boucles sont bouclées! On apprécie la lecture, un coup le livre terminé comme cela arrive dans les grandes œuvres.
Et vous? Avez-vous lu Isabel Allende? L’avez-vous aimée?
Bonne semaine,
Phrenssynnes.
P.S. Isabel Allende et ses éditeurs n’ont pas été mis au courant de ce projet.
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J’ai découvert Louise Penny grâce à un de mes voisins qui m’a chaleureusement recommandé la lecture de ses romans policiers. Il m’avait dit que c’était une anglophone vivant dans l’Estrie et qu’elle était dans la liste des Best-Sellers du New York Time. J’ai été impressionnée.
Qui est Louise Penny selon Wikipédia :
« Louise Penny, née le 1er juillet 1958 à Toronto, est une femme de lettres canadienne surtout connue pour ses romans policiers. Elle demeure à Lac Brome (Knowlton) au Québec où se situe le décor des enquêtes de l’inspecteur québécois Armand Gamache de la Sûreté du Québec. Les livres de cette série lui ont valu quatre fois de suite (2007–2010) le prix Agatha pour le roman policier de l’année qui se conforme au genre du whodunit dans le style d’Agatha Christie. »
Louise Penny a publié une vingtaine de romans, la majorité dans la série sur Armand Gamache. Chacun d’entre eux est une enquête sur un meurtre. Il y a un fil conducteur entre chacune de ses histoires où on apprend à découvrir la vie de ce fabuleux détective, de ses collègues, amis et sa famille.
Lorsque j’ai commencé son premier roman, En plein cœur, j’ai trouvé le début ardu. L’histoire se passe dans le village de Three Pines, il y a beaucoup de personnages et je les mélangeais tous. Cela m’a pris du temps à les démêler et bien les reconnaître. Cela valait la peine car je trouve que Louise Penny a une belle écriture et j’adore tous ses personnages.
Liste complète des romans de Louise Penny en français
Voici les titres français de ses romans dans l’ordre de publication en français.
Ce qu’il y a d’admirable, c’est son héros Armand Gamache, un policier au bon cœur et qui a de bonnes valeurs. De plus, il est, non seulement marié, mais heureux avec son épouse Reine-Marie. Contrairement à plusieurs romans policiers où le personnage principal est un détective séparé, divorcé, alcoolique, drogué ou perturbé émotivement. Pour en citer quelques-uns: Harry Bosch de Michael Connelly Victor Lessard de Martin Michaud, Harry Hole de Jo Nesbo, Kurt Wallander de Henning Mankell. L’auteure réussit bien à nous faire ressentir son humanité. Il a ses « dadas » et ses démons, et j’aimerais les découvrir.
Le village de Three Pines
Ce fameux village est presqu’un « personnage » dans les romans. À chaque tome, on a hâte de le retrouver. Il a été nommé ainsi en l’honneur des trois gigantesques pins de la place centrale.
On y découvre le bistro d’Olivier où se passent plusieurs scènes. Ce bistro se situe au rez-de-chaussée d’un bed and breakfast, où loge toujours Gamache et son équipe. Et la cuisine du chef satisfait le côté gourmet de l’inspecteur Gamache. L’eau nous vient à la bouche juste en lisant.
J’aimerais aussi visiter la librairie de Myrna, une ancienne psychologue devenue libraire.
Ce village fait partie intégrante du succès de la série.
Des romans qui se passent au Québec
Mon petit côté chauvin est content de lire ces romans qui se passent au Québec. Louise Penny est née en Ontario mais elle a adopté le Québec où, dit-elle, elle se sent chez elle. Elle y parle de l’hiver rigoureux, des forêts denses où on ne doit pas s’aventurer au risque de s’y perdre, de la chaleur d’un café bistro, de notre goût pour la bonne gastronomie, etc. Au début de son dernier roman, elle décrit un blizzard où Armand Gamache doit se déplacer en voiture avec d’autres personnes. Elle nous fait bien ressentir le danger. Moi qui vis ici depuis ma naissance, je suis habituée, comme tous mes compatriotes, à ces énormes tempêtes de neige et on oublie parfois comment elles peuvent être dangereuses. Bref, j’adore que Louise Penny fasse connaître au monde entier ce coin de pays que j’aime moi aussi.
Louise Penny ne nous déçoit pas. Je ne saurais vous recommander un livre plus que l’autre car je les aime tous. Par contre, j’ai peut-être une petite préférence pour Enterrez vos morts car l’action a lieu dans la ville de Québec!
FAQ
Louise Penny écrit-elle encore de nouveaux romans ?
Oui, un nouveau tome de la série doit sortir en octobre 2026 en anglais : Miss Wolcott’s ghost.
Est-ce que ses romans ont été adaptés en série télévisée ?
En 2013, un film a été produit sur une adaptation du premier roman de Louise Penny, Still life. Et en 2022, Amazon a produit une série de 8 épisodes. Je dois avouer que cette dernière ne m’a pas beaucoup plu car je n’y retrouvais pas la même ambiance que dans les romans.
Est-ce que le village de Three Pines existe vraiment ?
Non, si vous cherchez le village de Three Pines sur Google Map, vous serez déçus puisque c’est un endroit imaginaire mais inspiré de la ville où elle habite, Knowlton. Depuis quelques années, on peut faire une visite guidée de la région et voir les endroits qui ont tant inspiré l’auteure.
Voici une photo prise de ma fenêtre. Je n’habite pas en Estrie mais je blague en disant que je vis à Four Pines à cause de cette magnifique vue sur ces sapins! Ah! Ah!
En conclusion
Nous avons, elle et moi, quelques atomes crochus; nous sommes de la même génération, j’aime les romans policiers et écrire. J’ai beaucoup d’admiration car elle a traversé des moments difficiles dans sa vie personnelle. J’aimerais bien la rencontrer un jour.
Et vous? Connaissiez-vous Louise Penny? Sinon, je vous souhaite une bonne lecture.
Phrenssynnes.
P.S. Louise Penny, ses éditeurs et ses maisons d’édition n’ont pas été mis au courant de ce projet. Les livres que j’ai lus d’elle ont été achetés par moi, ou reçus en cadeau d’un de mes proches ou empruntés à la bibliothèque.
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Timothy Ferriss est un auteur dont les livres figurent sur la liste des New-York Times Best-Sellers.
Guinness Record
Entrepreneur américain né à New York en 1977. Il s’est fait connaître pour avoir un record Guinness du plus grand nombre « spin » de tango en une minute !
4-hours work week de Tim Ferriss
Son premier livre, 4-hours work Week a été longtemps sur la liste des best-sellers du New-York Time. Le manuscrit avait été rejeté vingt-sept fois par des éditeurs.
Oui, Tim Ferriss est un type avec toute une personnalité. Après avoir lu plusieurs de ses livres, écouté ses podcasts et ses conférences, on peut dire qu’il se distingue de la masse de différentes façons. Comme lui, j’aime beaucoup apprendre et j’apprécie sa vision des choses fraîche et inédite.
Aujourd’hui, je désire vous faire connaitre un de ses livres : Tribe of Mentors publié en 2017.
Ce bouquin, comme il l’explique au début, est né de sa crise de la quarantaine. Époque qui semble avoir été particulièrement difficile pour lui et a amené beaucoup de questionnement. Et que fait-on lorsqu’on se pose des questions existentielles? On se tourne vers un mentor. C’est ce qu’il a fait mais en choisissant plusieurs mentors exceptionnels et en sélectionnant une liste de questions tout à fait pertinentes pour eux mais surtout pour nous.
Les héros de Tim Ferriss
Son livre un grand résumé de toutes ces rencontres individuelles avec une centaine d’experts éclectiques. Ils ont subi le même interrogatoire, des questions pointues et originales. Ce sont des interrogations demandant de la réflexion et qui amènent des réponses intéressantes sur ces personnes. Exemple: Quelle habitude peu commune ou quelle chose absurde aimez-vous?
Cela m’a permis de découvrir plusieurs individus fait de grandes réalisations dans leur vie ou tout simplement très connus comme des acteurs ou des athlètes champions. Parmi les noms célèbres notons:
Larry King, Ray Dalio, Greg Norman, Ashton Kutcher, Arianna Huffington, and Maria Sharapova.
J’ai découvert beaucoup de personnes très inspirantes et inconnues de moi.
Brené Brown, Dara Torres, Esther Perel.
Brené Brown Brown, une professeure de l’université de Houston qui a fait une conférence Ted Talk ayant été visionnée plus de 36 millions de fois!
Dara Torres, une nageuse olympique ayant fait de la compétition jusqu’à l’âge de quarante-et-un ans.
Esther Perel, une psychothérapeute de New York ayant trente-quatre ans de pratique en thérapie de couple.
C’est un livre qu’on peut lire de A à Z tout d’un coup ou de façon aléatoire. Tel que vous pouvez le constater sur la photo, c’est une bonne brique. Un livre à garder sur la table à café à lire petite dose et à savourer doucement. Avec une bonne tasse de thé, évidemment.
Alors, dites-moi, le connaissiez-vous?
L’avez-vous déjà lu?
Phrenssynnes.
N.B. Le livre m’a été offert par Lhom et je n’ai reçu aucune rétribution financière de Timothy Ferriss ou de ses éditeurs.
Cette semaine, je vous offre en guise de cadeau pour Noël une nouvelle de mon cru! Cette histoire écrite et publiée dans une défunte revue de nouvelles québécoise il y a plusieurs années, se passe dans les années 90.
Pour les critiques littéraires qui me suivent, « lâchez-vous lousse » comme on dit en bon québécois! J’ai sorti mon bouclier et je devrais survivre aux blessures de vos plus impitoyables commentaires.
Avis à tous les Pierre, Louise, Philippe et Anne de ce monde: cette nouvelle est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les évènements sont le fruit de l’imagination de l’auteure et toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou mortes serait pure coïncidence.
Bonne lecture et j’attends vos commentaires avec plaisir.
Phrenssynnes
La lettre
nouvelle
Elle allait déchirer la lettre de rupture qu’elle avait écrite à son mari. Elle avait essayé d’oublier l’homme qui obsédait ses pensées, celui qu’elle voyait dans sa soupe, dans ses rêves, dans ses fantasmes les rares fois où elle faisait l’amour avec son mari. C’était impossible. Finalement, elle avait décidé de se séparer et avait écrit à Pierre cette lettre qui languissait dans son sac à main depuis deux jours. Missive rédigée sous le coup de la colère après une de leurs nombreuses disputes à propos d’une futilité d’une importance primordiale pour son obsessif-compulsif de mari. C’était idiot de l’écrire : Philippe, son amant, n’était même pas au courant. Et c’est en conduisant sur cette autoroute mouillée en ce matin de mars qu’elle avait décidé de faire marche arrière. Elle allait détruire cette enveloppe et son contenu. Ouvrant son sac à main placé sur le siège à côté d’elle, elle jeta un coup d’œil pour vérifier si elle était bien là. Elle reconnut le vélin blanc de l’enveloppe.
Et splash… Un camion vient de la dépasser. Les giboulées de mars rendent son humeur agressive et noient le pare-brise de la voiture. Les essuie-glaces n’en finissent pas de tasser toute cette pluie. À la radio, le morning man annonce encore du mauvais temps pour les prochains jours. Il sera bientôt parti en vacances, le chanceux; alors il se fiche du temps qu’il fera ici prochainement. Il nous tourne le fer dans la plaie, se dit Louise. Elle change de poste. « Et vlan! Ta cote d’écoute vient de baisser vieux con! Cela t’apprendra à dire des niaiseries », dit-elle tout haut. La radio grince jusqu’à la prochaine station. Musique tonitruante qui nous casse les oreilles. Clic! Louise éteint la radio. Mieux vaut se concentrer sur autre chose; établir ma liste de priorités, pense-t-elle. Elle qui est si désordonnée. Tout le contraire de son mari. L’ordre règne toujours autour de lui. Que ce soit les notes dans ses dossiers ou ses caleçons dans son tiroir, tout est parfaitement aligné comme les soldats d’un régiment au garde-à-vous. Pierre est toujours déçu des talents de Louise pour l’organisation de la maisonnée. Elle jongle du mieux qu’elle peut avec agendas, secrétaire pour lui rappeler les rendez-vous, femme de ménage, liste de choses à faire pour satisfaire son mari exigeant. Mais rien n’y fait. Il y a toujours une varicelle, une gardienne malade, une urgence au bureau, un bouton décousu ou un enfant dans la maison avec des chaussures sales pour contrarier son maniaque de la propreté et de l’ordre. Et lorsque s’écroule, tel un château de cartes, l’organisation qu’elle avait échafaudée de peine et misère, il a toujours une petite remarque perfide toute prête comme si elle macérait en lui et attendait le moment propice pour jaillir depuis longtemps. Si au moins elle avait des compensations pour équilibrer cette relation conjugale frustrante, si sa vie sexuelle était satisfaisante, cela pourrait compenser et équilibrer son bonheur. C’était sans doute pourquoi elle était devenue amoureuse de Philippe, le beau Philippe, le mari d’une consœur de travail. Quelle catastrophe que de tomber en amour avec lui! Louise avait l’impression que cette liaison avait été inévitable. N’étaient-ils pas destinés à découvrir leurs sentiments réciproques à ce party de bureau qui avait eu lieu chez Philippe et Anne? Était-ce vraiment le hasard qui les avait réunis seuls dans la cuisine ce soir-là? Attiré par le corps callipyge de Louise, qui, penchée vers le frigo, cherchait un plat de canapés, Philippe n’avait pu s’empêcher de mettre une main sur sa taille et déposer l’autre sur son flanc opposé pour ensuite la faire glisser jusqu’à la naissance de son sein. Elle avait senti le souffle chaud de son haleine au creux de son oreille lorsqu’il lui avait dit : « Alors, tu l’as trouvé ce plat de canapés? » Le geste de Philippe par ailleurs chaleureux n’avait pas vraiment dépassé la limite de la convenance, mais les mamelons de Louise s’étaient durcis et elle avait senti les ondes chaudes du désir se diriger vers son ventre. L’audace de l’ivresse, sa véritable attirance pour cet homme ou sa libido frustrée depuis trop longtemps l’avaient fait répondre à cette caresse un peu trop chaudement. Elle s’était reculée contre son corps à lui. Au lieu d’en être choqué, il avait réagi à son tour avec avidité. Le bruit d’un verre brisé dans le salon les avait fait reprendre leur sens. Mais il était trop tard, le courant avait passé, la glace était brisée, l’intimité des sentiments était révélée. Le lundi suivant, Philippe l’avait invitée pour le lunch. Un rendez-vous anodin dans la cafétéria de l’hôpital où Philippe est médecin. Son horaire contraignant l’empêchait de manger en dehors de l’hôpital; Il voulait seulement une rencontre pour mettre les choses au clair. Rencontre qui s’était terminée dans son bureau, porte close. Un seul baiser, s’était-elle dite. Juste le toucher une fois, caresser de ses doigts entre les boutons de sa chemise son torse poilu, palper sa nuque rasée, effleurer son corps. Une fois, seulement une fois. Finalement, le tout avait été digne du dernier succès de la cinématographie érotique. Quelle débâcle! Quand elle y repensait, ses cheveux se dressaient sur sa tête. C’était scandaleux! Comment avait-elle pu se laisser aller à ce point! Pour mettre un peu de piquant dans sa vie quotidienne si routinière : voilà la seule réponse qui lui venait à l’esprit. Mais au lieu d’ajouter un peu d’agrément à sa terne existence, la culpabilité l’avait accablée. Le plaisir ressenti lors de ces quelques minutes pimentées ne contrebalançait pas le désarroi qui lui rongeait l’âme. Coupable. Elle se sentait coupable. Surtout lorsqu’elle voyait Anne au bureau. Anne avec ses grands yeux verts, tristes comme ceux d’un épagneul. À toutes les fois, Louise se demandait : « Mon Dieu! Est-ce qu’elle le sait? »
L’insoutenable était de se retrouver les deux couples ensemble. Elle essayait de prévenir cela le plus possible, mais parfois c’était inévitable. Philippe était très bon comédien. Cela ne pouvait pas durer. Elle changerait de bureau, tout simplement. Elle pourrait ouvrir son propre cabinet de dentiste. Elle resterait avec son mari, investirait temps et énergie dans son mariage. D’ailleurs, sa sœur ne lui avait-elle pas dit qu’elle regrettait son divorce? Que si elle pouvait remonter dans le temps, les choses seraient différentes. Changer un homme pour un autre, est-ce que cela valait tout le trouble? Philippe avait sûrement des défauts qu’elle n’avait pas encore découverts. Elle l’avait bien épousé son Pierre. Elle essaierait de retrouver la petite étincelle qui les avait réunis des années plus tôt. Certes, avec le temps, la flamme s’était atténuée, mais elle devait bien couver encore ici ou là. À elle de la dénicher.
En arrivant au garage, elle déchirerait cette lettre dans laquelle elle annonçait à son mari qu’elle était amoureuse de Philippe. Trouver la poubelle pour jeter la lettre, ensuite direction bureau avec la voiture du garage, après le bureau prendre Valérie à l’école pour son rendez-vous chez le pédiatre. Le bœuf haché, ne pas oublier le bœuf haché pour le souper. Seigneur! Mais qu’est-ce qu’ils ont à freiner sur cette autoroute? Il est neuf heures. J’ai un traitement de canal à faire à neuf heures quinze. Mais qu’est-ce qu’il fout ce con devant? Un énorme camion freine et dérape devant elle. Il est complètement perpendiculaire à la circulation. Le véhicule est si long qu’il prend toute la largeur de la route. Louise enfonce la pédale des freins, mais sa voiture s’écrase brutalement contre le mastodonte. Après quelques secondes, son premier réflexe est d’embrayer pour essayer de se ranger sur le côté de la route, mais rien ne veut bouger. « Merde, la transmission doit être brisée. Il faut que je sorte de l’auto au plus vite. » Telles sont ses dernières pensées avant qu’elle entende le bruit de métal broyé que fait de nouveau sa voiture. Elle n’a pas le temps de réaliser qu’elle s’est fait frapper à son tour. Elle n’entend rien des sirènes, des cris des ambulanciers et des policiers.
Lorsqu’elle reprend conscience, elle flotte entre ciel et terre. Elle a l’impression d’être accrochée au plafond. D’un côté, elle voit un grand tunnel avec une lumière blanche et vive au bout. De l’autre côté, une grande pièce : les murs blancs percés de petits trous à intervalles réguliers sont parsemés de crochets où sont suspendues toutes sortes de choses. Le long des murs, il y a plusieurs chariots remplis d’objets. Le tout donne une impression d’efficacité et d’organisation parfaite. Tout y est méticuleusement rangé de façon à pouvoir trouver tout rapidement. Elle entend parler. Au centre de la pièce, plusieurs personnes habillées en blanc sont penchées sur quelqu’un qui est couché. Une des personnes se met à crier des ordres. C’est un homme. Louise ressent soudain un coup de poing dans le ventre. C’est l’émotion, le choc qui fait exploser ses synapses quand elle se reconnaît sur la civière dans une salle d’urgence. Une atmosphère de panique règne et elle bénit le rangement irréprochable qui lui sauvera probablement la vie. Est-ce que je suis blessée? Idiote, si tu ne l’étais pas, tu ne serais pas ici. Ça ne doit pas être grave, je ne sens rien. Ah non ! Qu’est-ce qu’elle fait cette femme avec ces ciseaux? Mon pantalon. Elle coupe mon pantalon de soie qui m’a coûté une fortune. Mon Dieu! Le bureau! Je vais être en retard! « Que quelqu’un appelle ma secrétaire », crie-t-elle. Personne ne l’entend. Eh bien, tu t’es foutue dans un beau pétrin ce matin. Merde! Pourquoi ai-je mis ces sous-vêtements? Les pires petites culottes que j’ai dans mon tiroir. J’ai l’air d’une vraie folle. Avoir su, j’aurais fait mon lavage hier soir. Tiens, est-ce qu’ils savent que je suis allergique à la pénicilline? « Eh toi! Doc, ne me donne pas de pénicilline » crie-t-elle. Est-ce qu’on donne des antibiotiques à un blessé? Louise, ne panique pas. Sois logique. Non, ça ne doit pas être une des premières choses qu’ils donnent à un accidenté de la route, mais ça me fatigue. « Hé! Quelqu’un, allez voir dans mon porte-monnaie. Écoutez-moi! Je suis allergique à la pénicilline », hurle-t-elle. Une infirmière entre dans la salle en criant : « Groupe sanguin A positif, allergique à la pénicilline ». Ouf! se dit Louise. Il est temps qu’ils se réveillent. A positif! Pourquoi parlent-ils de mon groupe sanguin? Je ne veux pas de transfusion. Il n’en est pas question. J’ai bien trop peur du sida. « Eh! Espèce de con, si tu me fais une transfusion, je te poursuis. Mon mari est avocat. Tu es obligé de me faire signer un formulaire. Tu n’as pas le droit. Je préfère être anémique plutôt que séropositive. »
Seringues, solutés, tubes de toutes sortes passent d’une main à l’autre pour aboutir inévitablement au corps de Louise. On s’active. Les chariots se vident. Puis, tout à coup, la porte à battants s’ouvre d’un coup sec. Philippe, le visage défait, entre dans la salle. Accablé, il parle avec le médecin, celui qui n’arrête pas de crier. La lettre, se dit Louise. Merde et triple merde! La lettre qu’elle devait détruire. Pierre la trouvera sûrement. « Philippe! Philippe! Déchire la lettre qui est dans mon sac à main », crie-t-elle à tue-tête. Ma foi! Il est sourd comme un pot! Il ne faut pas que Pierre voie cette lettre. Je ne veux pas qu’il sache que j’ai eu une aventure avec Philippe. Après tout, on ne détruit pas quinze ans de mariage pour une passade. Anne sera mise au courant. Rien ne sera plus comme avant. Quel désastre!
« La pression chute. Je n’ai plus de pouls », annonce la grosse infirmière aux cheveux roux. Philippe prend alors la main de Louise dans la sienne. Il l’appelle : « Louise, Louise, reviens! » Elle se sent soudainement tirée, aspirée vers la civière comme si elle avait un cordon attaché au milieu du dos. « O.K., c’est beau, le pouls est revenu », déclare maintenant l’infirmière. Louise ressent une douleur partout dans son corps et perd de nouveau connaissance.
Quand elle se réveille, elle flotte encore dans les airs. Philippe est encore là. Il tient le sac à main de Louise dans ses mains. « Fouille, Philippe fouille dans mon sac à main, jette la lettre », ordonne Louise. Soudain, Philippe se retourne vers la porte qui vient de s’ouvrir et repousse Pierre qui essaie d’entrer dans la salle. « Je veux la voir », crie-t-il, le visage rempli de larmes. Philippe le retenant de force lui répond : « Ça ne sert à rien que tu sois là. Ils font tout ce qu’ils peuvent. Je connais l’urgentologue, c’est un des meilleurs. Tiens, c’est son sac à main… » Et la porte se referme. Et voilà! C’est fait, se dit Louise. Ce n’est plus qu’une question de secondes ou de minutes et il aura la lettre. J’ai tout gâché. Et puis merde, allez tous vous faire foutre! Envahie par une tristesse infinie, elle se sent inexorablement entraînée vers cette lumière blanche au bout du tunnel pendant qu’elle entend un « bip » continu. Ce son est interminable et l’accompagne tout au long de son voyage dans ce canal lumineux. De très loin, elle se voit couchée sur la civière, la tête renversée vers l’arrière, un tube transparent lui sortant de la bouche, plusieurs fils émergeant de petites suces fixées un peu partout sur son corps. Elle songe à ses enfants, Nicolas et Valérie. Puis elle ne peut s’empêcher de penser à cette maudite missive! Désespérément, elle essaie de s’accrocher, mais les murs lisses du canal n’offrent aucun obstacle, aucune aspérité pour lui permettre d’arrêter sa course folle vers la mort. Le trépas la rattrape avant qu’elle ne puisse rattraper sa lettre.
Lettre qui en réalité gît pour l’éternité dans le fond de la carcasse de métal broyé à côté du tube de rouge à lèvres, lui aussi oublié par l’ambulancier ayant ramassé le contenu renversé du sac à main de Louise…
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Chicago, octobre 1920. Hadley Richardson a 28 ans et débarque du Missouri. Elle fait alors la connaissance d’un jeune homme de 20 ans, revenu blessé de la Grand Guerre, Ernest Hemingway. Après un mariage éclair, ils embarquent pour la France et se retrouvent à Paris au cœur d’une « génération perdue » d’écrivains anglo-saxons expatriés -Gertrude Stein, Ezra Pound, James Joyce, Francis Scott Fitzgerald…
Rive gauche, entre l’alcool et la cocaïne, la guerre des ego, les couples qui se font et se défont et la beauté des femmes, Ernest travail à son premier roman, Le soleil se lève aussi, qui lui apportera consécration et argent.
Mais à quel prix? Hadley saura-t-elle répondre aux exigences et aux excès de son écrivain de mari? Pourra-t-elle rester sa muse, sa complice, son épouse?
Ce livre m’a été prêté par mon amie « droit1975 ». Oui, « droit1975 » contribue beaucoup à ma culture.
Ce que j’ai aimé:
J’ai adoré ce roman de Paula McLain. Écris au « je », on découvre la vie d’Hadley avec Ernest Hemingway au début de sa carrière d’écrivain. Ni l’un, ni l’autre ne savait qu’Ernest deviendrait un pilier de la littérature américaine et remporterait un jour le Prix Nobel.
On vit avec eux les difficultés d’un jeune couple vivant à Paris avec peu de moyen. L’écriture de madame McLain nous rend Hadley très attachante et même si on sait comment l’histoire va finir, l’auteure ne m’a pas perdue un seul instant. Aucune longueur.
Une belle main d’écriture dont voici un parfait exemple. Hadley nous décrit Zelda, l’épouse de Francis Scott Fitzgerald lors de leur première rencontre.
Elle avait déjà ce je ne sais quoi de flou dans l’attitude quand elle se leva pour nous serrer la main, quelque chose de trouble qu’elle semblait même cultiver. Sa robe, un pâle fourreau de couches vaporeuses superposées, bougea comme en rêve autour d’elle quand elle se rassit. Elle avait le teint clair, les cheveux blonds ondulés, tout en elle donnait l’impression d’être de la même couleur, à l’exception de sa bouche, peinte en rouge sombre, qui se découpait en une éclatante ligne droite.
Ce que j’ai moins aimé:
Madame Hemingway est un roman mettant en vedette de vrais personnes; Paula McLain mentionnent à la fin du livre qu’ils sont, dans son histoire, des personnages imaginaires. Par contre, elle s’est appuyée sur de nombreux documents historiques pour relater leurs vies.
Je ressens un certain malaise en m’imaginant à la place d’Ernest Hemingway et d’Hadley Richardson. Je disais même à Lhom, suppose qu’on écrive un roman sur nous en y décrivant notre relation intime. Pour reprendre l’expression, je crois que je me retournerais dans ma tombe et serais un peu choqué qu’une auteure relate de tels moments intimes qui ne se sont probablement pas passé comme elle le décrit… On a le droit de faire ce qu’on veut avec la fiction mais le lecteur doit prendre gare et ne pas croire que c’est la réalité exacte.
C’est une belle lecture qui nous rapproche d’Hemingway et nous donne envie de lire et relire les livres de ce géant littéraire. Et une excellente suggestion pour un cadeau de Noël.
Bonne lecture.
Phrenssynnes
p.s. Paula McLain et ses éditeurs n’ont pas été mis au courant de ce projet.
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« 30 juillet l994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers : le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres. L’enquête, confiée à la police d’État, est mené par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration. Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque. Avant de disparaître à son tour dans des conditions mystérieuses. Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer? Qu’a-t-elle découvert? Et surtout : que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea? »
Ce que j’ai moins aimé
Tout un pavé : 635 pages!
Une grosse trentaine de personnages, tellement qu’il y a une liste des principaux à la fin du livre… afin de pouvoir s’y retrouver. Au début de la lecture, ça prend un peu de concentration afin de tous les connaître. À ne pas lire en même temps qu’un autre roman sinon vous vous y perdrez. Avec un tel nombre, l’auteur ne peut pas développer l’histoire de chacun aussi profondément qu’il le devrait, du moins pour certains. Exemple, je trouve qu’il a un peu trop creusé l’histoire d’enfance de Jesse Rosenberg; un récit d’humiliation de la part de ses grands-parents. Par contre, j’aurais aimé en apprendre plus sur l’enfance et la vie d’un autre homme évoluant dans le roman d’une façon pour moi plutôt inattendue : Steven Bergdorf. Je m’attends d’ailleurs à une suite ou un autre livre avec ce fameux personnage. L’auteur a failli me perdre avec Kirk Harvey, sa pièce de théâtre et tout ce qui tourne autour. Peu plausible que tant d‘acteurs dans le roman veuillent jouer dans cette représentation théâtrale. J’ai tenu bon pour vous! Et vous faire ma critique!
La disparition de Stephanie Mailer (crédit photo Phrenssynnes)
Ce que j’ai aimé
J’ai commencé ce livre avec beaucoup d’attente. Tout d’abord parce qu’il m’a été prêté et recommandé par mon amie « Droit 1975 ». Et j’ai adoré les deux premiers livre du même auteur, c’est-à-dire: La vérité sur l’affaire Harry Quebert et Le Livre des Baltimore.
Dans la foule de personnages, il y en a bien sûr auquel on s’attache plus. On peut voir leur évolution dans la vie puisque l’histoire se répartie entre deux époques. Mes préférés sont Jesse Rosenberg et Anna Kanner. Évidemment. Vous comprendrez si vous lisez jusqu’à la fin… J’ai aimé l’intrigue compliquée avec une narration multiple. Chaque personnage a son mot à dire dans son chapitre. J’ai de l’admiration pour l’auteur de ne pas s’être perdu avec une histoire si sophistiqué et si longue; il lui a fallu un bon plan. Faire une histoire avec deux récits, se passant à plusieurs années d’intervalle, est aussi le thème des autres romans que j’ai lu de cet écrivain.
Un roman policier?
Dans certains sites littéraires, on rapporte que Joël Dicker se défendait de ne pas avoir écrit un roman policier mais plutôt une histoire sur fond d’enquête policière. Moi j’aime bien les polars parce que j’ai de l’admiration envers les enquêteurs criminels. C’est une raison pour laquelle j’ai apprécié ce livre peu importe comment l’auteur le qualifie. Vous savez que j’aime la Nouvelle-Angleterre pour l’avoir tant visitée. Et j’adore y retourner dans les romans. J’ai aimé la fin malgré tout. Et même si ce n’est pas son meilleur livre à mon avis, je serai fidèle à Joël Dicker avec ses prochains écrits.
Bonne lecture.
Phrenssynnes.
P.S. Joël Dicker et sa maison d’édition n’ont pas été mis au courant de ce projet avant publication.
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La température, le vent et la fraîcheur de l’automne me donnent envie de manger de la dinde, de la purée de patate douce et de la tarte à la citrouille. Pourquoi ne pas se replonger dans Dolce agonia de la canadienne Nancy Huston. J’ai trouvé que la saison des feuilles mortes serait un bon moment pour le présenter aux membres de mon club de lecture. Avec plaisir, une bonne tasse de thé et une galette Labriski (l’énergie de fer) (Mais qui diable est madame Labriski? ) je me suis lancée dans la relecture de ce roman publié en 2001.
Résumé :
Une douzaine de convives se retrouvent pour le souper du Thanksgiving américain (en novembre aux USA alors qu’au Canada c’est en octobre) chez leur ami Sean, un irlandais, professeur de littérature dans une université américaine. Le narrateur est Dieu lui-même! Les parties du livre alternent entre le déroulement de la fête chez Sean et un chapitre dédié à chaque invité où Dieu nous explique la mort de chaque personnage.
Ce que j’ai le moins aimé:
C’est que tous ces gens ne semblent pas très heureux. Chacun a un grand malheur dans sa vie qu’on découvre au fur et à mesure que l’histoire progresse.
Ce que j’ai aimé:
Disons que j’ai un petit préjugé favorable pour les histoires se passant en Nouvelle-Angleterre. J’adore l’atmosphère et la plume de Nancy Huston. Dans ce roman, l’écriture me fait un peu penser au « flux de conscience » qu’utilise Virginia Wolfe dans Mrs Dalloway. L’auteure décrit ce qui se passe dans le réel de cette soirée et aussi les pensées intimes de chacun des invités. Ce qui est possible grâce à son narrateur spécial! Cela doit être difficile à écrire, de passer des états d’âme d’un personnage à l’autre. La personnalité de chaque participant de cette fête mémorable, est très bien développée. On apprend à les connaître à travers plusieurs de leurs souvenirs.
Dans les chapitres où Dieu nous parle de la mort de chacun, on apprend aussi ce qui se passera dans la vie de cette personne après ce fameux Thanksgiving. Même le plus jeune invité, un bébé, y passe!
Théière et livre de Nancy Huston (credit photo Phrenssynnes)
Nancy Huston est une grande dame de la littérature et elle le prouve dans ce roman. J’ai beaucoup d’admiration pour cette compatriote, anglophone de naissance écrivant maintenant dans la langue de Molière.
Et bien maintenant, il ne vous reste plus qu’à aller dans votre cuisine vous concocter une délicieuse recette Labriski Wow! j’ai fait des carrés aux datteskis , vous infuser un thé et vous installer dans votre fauteuil préféré et vous délecter avec Dolce agonia.
Bonne lecture!
Phrenssynnes.
P.S. Je n’ai reçu aucune rétribution pour cet article. Le livre provient de ma bibliothèque personnelle et Mme Huston n’a pas été mise au courant de mon projet.
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Je viens de visiter l’exposition de Miró à Québec. Ou plutôt devrais-je dire Miró à Majorque.
Miró à Majorque Un esprit libre
Je suis allée seule voir l’exposition de Miro puisque Lhom, difficile à convaincre, a préféré aller courir. J’ai joint l’utile à l’agréable et je suis allée à pied, histoire moi aussi de faire mon exercice. En cheminant, je réfléchis et m’interroge sur ce que je devrais faire ou exploiter pour avancer mes projets littéraires. Retravailler mon premier jet de roman? En commencer un nouveau? Bâtir un recueil de nouvelles avec ce que j’ai déjà écrit? Au bout de quarante-cinq minutes, le musée est là qui m’attend.
Miró au Musée de Québec (crédit photo Phrenssynnes)
« Le 12 août, j’achète un livre québécois » est célébrée pour la sixième année consécutive par tous les libraires québécois.
Née en 2014 d’un mouvement spontané sur les réseaux sociaux (à l’initiative des auteurs Patrice Cazeault et Amélie Dubé), la journée du « douzou » est désormais inscrite au calendrier de la très grande majorité des librairies du Québec. »
La journée officielle du 12 août dernier, j’étais en vacances en Ontario. Je me suis reprise, car il n’est jamais trop tard pour participer à la journée du « douzou ». (suite…)
Harlan Coben est écrivain américain de roman policier et un de mes préférés. D’origine juive, habitant au New Jersey, il a étudié les sciences politiques à Amherst College avec entre autres, l’auteur Dan Brown. Il est marié avec une pédiatre et ils ont quatre enfants.
Myron Bolitar, le héros d’Harlan Coben
Il a écrit plus d’une vingtaine de romans policiers, dont une série où son personnage, Myron Bolitar, est le héros. Joueur de basket-ball professionnel blessé sérieusement à un genou, Myron doit abandonner sa carrière de sportif. Après un passage au FBI, il devient agent d’athlètes de haut niveau. Cette situation le mène parfois à agir en détective privé; qu’est-ce qu’il ne ferait pas pour que ses clients soient heureux. Il travaille avec son proche et très riche compagnon, Windsor Horne Lockwood III. Surnommé Win, ce personnage à la limite de la psychopathie, est d’une loyauté indéfectible envers son ami Myron. Son assistante, Esperanza Diaz, alias Pocahontas, complète l’équipe. C’est une ancienne lutteuse professionnelle connue à travers le pays pour sa silhouette menue, mais dotée d’une musculature « agréable ».
Rupture de contrat (crédit photo Phrenssynnes)
Rupture de contrat
Rupture de contrat, voilà le roman dont je vais vous parler. L’histoire nous amène à un litige de contrat dans le monde du football, un sport d’une importance sans borne aux U.S.A. Myron doit renégocier pour son poulain, un quart-arrière d’un grand talent. Et voilà que la disparition d’une jeune fille vient brouiller les choses. D’autant plus, la victime est la sœur de l’ancienne amoureuse de Myron. Notre héros doit éclaircir cette disparition et défendre sa place sur le marché compétitif des agents sportifs. Tout cela, il le fait avec la douleur aigre-douce de côtoyer son ex-amante.
Quatrième de couverture:
Jusqu’à présent, Myron Bolitar, agent sportif, officiait plutôt en seconde division. Mais en prenant sous son aile le quarterback le plus prometteur de sa génération, Christian Steele, il se retrouve propulsé en première ligne. Entre négociation de contrat, rumeur de meurtre et photographies pornos, l’ex-agent du FBI est à nouveau sur le pied de guerre.
Ce que j’ai aimé
J’aime Harlan Coben et son héros de Myron Bolitar pour son sens de l’humour. À la fois tendre, tenace et agressif, Myron fait preuve d’une conscience, qualité inexistante chez son ami Win. Ça bouge beaucoup dans ce roman, j’aime aussi les nombreux dialogues où l’ironie et l’art du sarcasme de Myron sont mis en valeur. Bref, les personnages sont attachants.
Ce que j’ai moins aimé
La traduction aux accents d’argot français est irritante pour les Québécois.
Pour Win, c’était de la routine. Il maîtrisait toutes les attaques et toutes les esquives. Il excellait surtout dans l’art de tromper son adversaire. Quand on le rencontrait dans la rue, on le prenait pour une lavette arrogante et snob incapable d’écraser une pêche trop mûre d’un direct du droit. Dans un dojang, il se transformait en terreur. Le taekwondo est considéré comme un art et le mot convient parfaitement. Win était un artiste. Le meilleur que Myron eût connu.
Quoi de plus agréable que de s’installer à la plage ou sur le bord de la piscine avec un bon livre par une journée de canicule.
La personne de confiance (crédit photo Phrenssynnes)
Didier Van Cauwelaert, un écrivain que j’aime
Et c’est un bon filon, cet écrivain. Quand je découvre un auteur intéressant, j’ai l’habitude de lire plusieurs de ses livres. Or monsieur Cauwelaert en a écrit une panoplie; plus d’une vingtaine de roman et de nombreuses pièces de théâtre. Je l’ai découvert en 1994 lorsqu’il a remporté le Prix Goncourt pour Un aller simple que je vous recommande. (suite…)
« Depuis quand une jeune fille a-t-elle besoin qu’on lui dicte sa conduite? Si elle s’est laissé persuader trop jeune de rompre ses fiançailles, Ann Eliott n’est plus dupe. Et lorsque son ancien amant réapparaît, auréolé de gloire, l’heure n’est pas à l’indécision. Pour Anne, il est temps de faire fi des convenances et de la vanité de son entourage!
Mon impression sur le livre de Jane Austen
J’ai lu ce roman dans le cadre de mon club de lecture. J’avoue qu’adolescente, j’étais plus Emily Brontë que Jane Austen. Il n’est jamais trop tard pour se cultiver alors, je me suis lancée. Au début, j’ai trouvé un peu rébarbatifs le vocabulaire, les tournures et la longueur des phrases de madame Austen. Peut-être que c’était la façon de parler ou d’écrire à l’époque. J’ai persévéré et comme dans toute lecture, on s’habitue à l’écriture de l’auteur et j’ai appris à estimer cette grande dame des lettres britanniques.
C’est le premier livre de Douglas Kennedy que je lis alors je ne peux pas comparer avec une autre de ses œuvres.
La symphonie du hasard (crédit photo Phrenssynnes)
L’auteur a grandi à New York, a étudié à Bowdoin College dans le Maine et à Trinity College à Dublin. Il vit actuellement à Londres, Paris, Berlin et Wiscasset dans le Maine. Mais où diable est Wiscasset, Maine?
Douglas Kennedy parle très bien le français et Wikipédia mentionne qu’il
« est un écrivain américain qui décrit de manière très acerbe certains aspects des États-Unis d’Amérique. Il dénonce notamment leur puritanisme religieux. «
J’ai lu La symphonie du hasard sur la recommandation d’une amie et je ne l’ai pas regretté. C’est le premier tome d’une trilogie. La vie d’Alice Burns à partir de son adolescence et on la suit lors de sa première année à l’université à Bowdoin College dans le Maine. L’histoire se passe au début des années 1970. À travers le récit on y retrouve les grands évènements politiques américains et comment ces épisodes historiques influencent la vie de cette jeune femme.
Voici la quatrième de couverture de l’édition de poche:
« Toutes les familles sont des sociétés secrètes. » En lisant ces mots, Alice reste frappée par leur justesse. Les secrets, les non-dits, elle connaît. Chez les Burns, on en a fait une spécialité. La dernière en date? Cette révélation que son trader de frère, Adam, vient de lui faire depuis le parloir de sa prison… Et qui la ramène une quinzaine d’années en arrière. C’était l’Amérique des années 70, celle des droits civiques et des campus en ébullition. Un vent de liberté attisait les désirs et Alice rêvait d’évasion. C’était l’heure des choix. Les premières notes d’une symphonie à venir… »
Au début, je me suis dit: « Ah! Non. Pas encore un livre avec une famille malheureuse qui se chicane dans une atmosphère déprimante, etc. » Il n’a fallu que de quelques pages pour que j’embarque complètement dans cette belle histoire. Il faut dire que j’ai moi-même vécu ces fabuleuses années 70 (mais en beaucoup, beaucoup plus jeune que l’héroïne. Évidemment! Ah! Ah!) Autre raison qui m’a fait aimer ce roman, j’ai visité la ville de Brunswick et le magnifique campus de Bowdoin College l’automne dernier… mais je ne suis pas allée à Wiscasset… pas encore. Cela pourrait faire l’objet d’une belle virée avec Brittany Brexit. Mais qui diable est Brittany Brexit?
Douglas Kennedy est un bon conteur.
Citation de Douglas Kennedy
« Je brûlais soudain de répéter le secret que Hancock m’avait confié dans son bureau, et dont je n’avais soufflé mot à personne depuis, pas même à Bob. Non que je le croie incapable de tenir sa langue. Mais Hancock avait tellement insisté pour garder la chose secrète, et j’étais touchée d’être sa confidente, flattée par sa confiance. J’aurais eu l’impression de la trahir. »
J’ai apprécié ce livre car on s’attache à l’héroïne.
L’auteur nous accroche au début, on veut savoir ce qui s’est passé pendant ces quinze dernières années. Contrairement à ma première impression, l’atmosphère n’y est pas déprimante et désagréable. On sent le fourmillement de la jeunesse de cette époque importante pour l’Amérique.
On vit les amours d’Alice, le conflit inévitable avec ses parents, les relations avec ses deux frères qui évoluent et tout cela entremêlé d’évènements politiques ayant un impact direct sur la vie d’Alice.
Ce livre est écrit par un homme et son héroïne principale est une femme. Mon petit côté féministe trouve que l’auteur a bien rendu ce que les femmes de cette époque pouvaient vivre dans une grande université américaine.
C’est un bon roman à lire si vous allez dans le Maine. Le Bowdoin College est situé dans la ville de Brunswick près de Freeport. Par exemple, en allant à Ogunquit comme nous l’avons fait avec Brittany Brexit. Si vous prévoyez un road trip dans cette région, allez vous balader sur le campus universitaire en sirotant un petit café. Vous pourrez ensuite magasiner dans les célèbres outlets de Freeport!
J’espère vous avoir convaincu de lire ce livre, car si vous le faites, vous passerez un bon moment. Et devinez quels seront les projets d’Alice à la fin du roman?
Siri est une écrivaine américaine mondialement reconnue, elle a fait un Ph.D. en littérature anglaise à l’université Columbia à New York. Elle est issue d’une famille d’origine norvégienne. Poétesse, romancière et essayiste, elle s’intéresse beaucoup à la neurobiologie. Née en 1955, elle est originaire de Northfield au Minnesota. Le 23 février 1981, Siri Hustvedt rencontre lors d’une séance de poésie l’écrivain Paul Auster. Elle l’épouse l’année suivante. Ils vivent à Brooklyn et ont une fille, Sophie Auster devenue chanteuse et comédienne.
Dans une petite ville du Minnesota, Lily Dahl est une jolie serveuse de dix-neuf ans. Elle rêve de Marilyn et de s’enfuir de cette bourgade où tout le monde jase sur tout le monde.
« Les hommes qui entraient là pendant cette première heure n’avaient ni épouse ni bonne amie, mais chacun d’entre eux aurait eu, s’il s’était décidé, une histoire à raconter, l’histoire d’un accident, du décès, du coup de malchance ou de la bizarrerie de caractère qui avait fait de lui ce qu’il était à présent : un type solitaire qui s’amenait au point du jour pour déjeuner seul dans une salle peuplés d’autres types solitaires en train de déjeuner seuls. »
Siri Hustvedt
Une suite d’événements étranges se produisent dans la vie de Lily et on se demande où cela va nous mener dans l’histoire du personnage. Lily vole une paire de souliers ayant appartenue à une personne peut-être morte. Lily développe une amitié avec une voisine très âgée et très éduquée. Ensuite, elle joue dans une pièce de théâtre que sa voisine connait presque par cœur. Lily côtoie Martin, un étrange ami d’enfance qui joue dans la même pièce de théâtre. Lily met sa vie en danger quand la santé mentale de Martin dévie.
Elle quitte son petit ami, policier de la place, pour séduire Ed, un mystérieux peintre juif new-yorkais en pension à l’hôtel de la place. Histoire qui alimente les commérages. Que représentent les étranges tableaux que peint son nouvel amoureux? D’autres rumeurs circulent : on a vu quelqu’un transporter un cadavre ressemblant à Lily.
Livre L’envoûtement de Lily Dahl(crédit photo de Phrenssynnes)
Ce que j’ai moins aimé
Toutes ces histoires racontées avec quelques longueurs mais avec des personnages hors du commun; on continue à lire pour voir comment les fils vont se rattacher mais en vain. C’est un peu une description de la « vraie vie » de quelqu’un alors que dans un roman on s’attend à ce qu’il se passe quelque chose. Ou bien on s’attache au personnage, on a envie de le suivre. Je n’y suis pas arrivée. Lorsque j’ai tourné la dernière page, je me suis demandé comment le personnage a évolué. La fin est ouverte, on ne sait pas ce que Lily va faire.
Mon impression est que Lily, sans s’en rendre compte, avait des comportements auto destructeurs. La suite de ces choses étranges qui se sont passées dans sa vie ainsi que la dernière action, traumatisante pour Lily, vont faire d’elle une nouvelle personne. On aurait aimé savoir ce qu’elle devient et comment tout cela a eu un impact sur elle.
Ce que j’ai aimé
-La façon dont le peintre explore les personnages qui sont ses modèles et comment il en fait des œuvre d’art. -Les descriptions; on sent vraiment l’atmosphère de cette petite place perdue, « l’Amérique profonde ». Les descriptions de personnages.
J’ai découvert « Songe d’une nuit d’été », la pièce dans laquelle jour Lily.
« La robe révélait une poitrine abondante, et le tissu était trop mince pour dissimuler le boudin de chair autour de la taille. La peau des bras nus était blanche et lisse, avec de très légères taches de rousseur. »
J’ai choisi de vous parler d’Edith Wharton, car j’aime lire les œuvres des romancières américaines. Je l’ai découverte dans ce livre offert par ma sœur ou mes parents lors d’un de mes anniversaires.
L’histoire des plus grands succès littéraires (crédit photo Phrenssynnes)
Comme l’illustre cette image, vous voyez qu’elle figure à côté de grands écrivains.
Succès littéraires Edith Wharton (crédit photo Phrenssynnes)
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